La Vie n’a Pas de But ! La Thérapie Franck Lopvet par Acceptation de Soi 

Pendant des années, dans ma quête de développement personnel à la poursuite de la meilleure version de moi (la fameuse), je sautais de livre en livre, d’auteur en auteur.

Tous me racontaient que je pouvais avoir une vie meilleure avec villa et piscine si je le désirais : 

Il suffisait de “vouloir pour pouvoir”, de se lever à 6h du matin et de crier des incantations ayant pour but de reprogrammer mon subconscient et cesser mes bullshits.

Sauf que le constat était là, cette quête en mode “lutte” contre moi-même, à faire du forcing très musclé, ne fonctionnait pas.

C’est là que, sur le chemin, je suis tombé sur un personnage haut en couleur : Franck Lopvet.

Sa franchise et sa sincérité m’ont touché (percuté, même) et ses propos m’ont mis une tarte monumentale qui m’a amené (obligé ?) à changer de paradigme.

Moi qui me pressais dans une course perpétuelle vers une meilleure vie, ça m’a remis les idées en place, un peu comme un bain d’eau glacé quand t’es encore endormi (et que tu n’es pas Wim Hof).

J’ai compris que l’idéal de vie que je m’imaginais était complètement contre-productif : ça générait l’exact opposé.

Une antitélie en bonne et due forme (antitélie = une action qui génère un résultat opposé à celui attendu)

J’ai envie de te partager mon parcours sur le chemin de la thérapie Franck Lopvet.

Faisons un retour rapide sur mon histoire récente.

Fissure dans les certitudes

Quand j’ai redécouvert Franck Lopvet en 2019 et en 2020 (je l’avais déjà vu ici et là), j’ai commencé à écouter comme à mon habitude beaucoup de ses contenus depuis mon salon, à télécharger son podcast, à lire son livre “un homme debout”…

Problème : avec Franck Lopvet, ce n’est pas comme tous les autres contenus qui donnent des conseils et qui t’expliquent comment être riche ou heureux en 12 étapes.

Non, quand tu écoutes Franck Lopvet en étant présent à ce qu’il exprime, tu prends uppercut sur uppercut. C’est pas un livre jeunesse ou juste de la littérature. Lire ou écouter du Franck est une activité de concentration !

Cela demande de laisser infuser quelques instants, comme quand tu as mis ta boule à thé dans ton mug d’eau chaude.

Forcément, écoute après écoute, podcast après podcast, mes croyances et mon modèle du monde ont commencé à se craqueler.

Mon identité construire sur un ensemble d’illusions s’est fissurée.

Toute la structure a été ébranlée, comme un bon vieux 8/10 sur l’échelle de Richter.

Une phrase m’a marqué plus que les autres :

La vie ne peut pas être échouée tout comme elle ne peut pas être réussie.

(Forcément, vu mon profil ennéagramme, ça m’a percuté.)

La vie est juste là pour être vécue.

Des punchlines de ce type, Franck en sort à tire larigot. Je kiffe.

On pourrait faire un album de rap ensemble !

Moi qui me berçais depuis des années avec des discours du type “tu es ici pour une raison”, “tu dois accomplir ta mission de vie”, “c’est important de réussir ton entreprise”, “arrête tes jeux et tes loisirs”, avec toujours une teinte de “il faut réussir et non pas échouer dans la vie parce que sinon t’es un gros looser qui va mourir dans d’atroces souffrances“…
(j’en étais jusqu’à travailler mon organisation afin de faire les comptes annuels de ma société et éviter à tout prix de “perdre du temps” dans des jeux ou des tâches non productives. Mon activité “fun” et mes loisirs, c’était la lecture… et ça aussi c’était “productif”)

Ça m’a mis un gros coup de prendre en pleine gueule l’absurdité de ces injonctions.

Je ne savais plus bien qui j’étais, ce que je devais croire ou non.

Ca remettait en questions des années et des années de développement personnel, tout ce que j’avais lu, tout ce dont je m’étais persuadé, tout ce que j’avais construit.

(dans le terme “développement personnel”, tout est dit, c’est de la muscu de l’ego)

La puissance de Franck Lopvet réside dans la simplicité et le bon sens de ce qu’il raconte.

Telle une bonne vieille truite des familles, il va dans le sens contraire du courant à la Tony Robbins et de tout ce qu’on entend dans ces milieux de l’amélioration de soi.

J’étais parti loin dans la conviction que j’étais investi d’une mission et je me mettais une pression contre-productive qui me faisait courir partout, après l’argent, après le bonheur, après la célébrité.

Après plusieurs semaines intensives à intégrer ce qu’il racontait dans ses causeries ainsi que dans son livre un peu perché mais très pertinent “Un homme debout”, j’ai décidé d’arrêter pour intégrer toute cette matière dans mes cellules.

J’en avais pris plein la gueule, il était temps de mettre sur pause. 

De quoi souffler après le round, avant d’être complètement KO.

Des mois plus tard, j’ai lu son deuxième livre “ton autre vie” qui m’a apporté bien d’autres pépites qui, loin d’être des conseils, sont d’excellents rappels pour qui veut se lâcher la grappe.

Maintenant passons à 5 punchlines qui mettent un uppercut à l’ego et aux certitudes qui protègent ce dernier.

5 claques made in Franck Lopvet

1/ Ce que je suis suffit

“On est pas ici pour évoluer, on est ici pour être.”

Suite à cet épisode, j’ai laissé tomber de plus en plus de livres, de formations et j’ai cessé de croire que je devais être quelqu’un d’autre que moi.

Cette sauce est beaucoup vendue dans le développement personnel parce qu’elle permet de vendre énormément.

L’idée que tu n’es pas assez (et que tu dois t’améliorer) est attrayante pour un marketeur parce que il peut te vendre ce qu’il veut du moment que ça correspond à ce que tu crois qu’il te manque.

Ce marketing calqué sur le syndrome du manque accroît encore plus la fracture entre qui tu penses être et qui tu devrais être.

En clair, le fossé entre le moi présent et le moi idéal.

Ce fossé représente la frustration et la souffrance que tu vis.

Cette souffrance est palpable chez énormément de personnes avec qui j’échange aujourd’hui, elles se pensent cassées, avec une pièce manquante. Tout comme je l’ai cru aussi pendant longtemps.

Peu à peu, mes expériences m’ont amené à mieux cerner le principe d’unité.

Clairement quand je veux devenir la meilleure version de moi-même, je suis en train de courir après ce que ce que je ne suis pas donc je m’éloigne de qui je suis.

Je nage en pleine dualité.

La société occidentale nous a abreuvé de cette soupe nauséabonde depuis notre plus tendre enfance : le bien et le mal, les gentils et les méchants (merci Disney). C’est tellement ancré qu’on ne le voit même pas.

Gentil chevalier, méchant dragon.

Embrasser l’unité, c’est arriver à la conclusion magnifique que “Je suis assez”.

Il y a rien d’autre à faire que vivre, qu’être moi, pas d’autre mission que celle de vivre ma vie incarnée. 

Jouer ma note, écrire ma partition, exprimer ma chorégraphie. 

Simple, non ?

Ce que je suis suffit.

Pourtant la simplicité est très difficile pour les esprits tordus.

De Marisa Peer à Jamie Smart, ce paradigme de l’unité commence à émerger et c’est tant mieux.

Ca revient à une réalité profondément évidente : me voir comme étant exactement qui je dois être en cet instant. Ni plus ni moins.

2/ Je suis tout

“Nous sommes des êtres de boue et de lumière, l’un ne va pas sans l’autre. Parfois les deux se confondent, et là, dans cet espace ni blanc ni noir, se tapit notre humanité.”

Dans le concept de dualité qui existe en perfusion à l’intérieur de nous tel un junkie en manque, il y a la volonté permanente d’être du côté du bien, d’être quelqu’un de bon, de généreux, d’heureux, d’altruiste.

En faisant ça, nous coupons la part sombre de nous-même qui existe simultanément.

L’ombre n’existe pas sans la lumière, le jour n’existe pas sans la nuit et la gentillesse n’existe pas sans la méchanceté.

Comme si nous voulions garder juste une polarité, un seul côté de la pièce.

As-tu déjà vu une pièce à une face ? Moi pas.

En nous coupant de la partie ombre, nous nous assurons de la faire vivre dans les tréfonds de notre âme, causant un certain nombre de désagréments que nous allons vivre malgré nous et projeter à l’extérieur de nous.

(miroir miroir)

Alors que je peux juste réaliser que je suis absolument tout, tout est en moi.

Je suis la gentillesse ET la méchanceté, la générosité ET l’égoïsme, l’intelligence ET la connerie.

J’ai tous ces potentiels, ils se sont d’ailleurs tous déjà exprimés.

La Vie est tellement paradoxale : c’est en voulant être quelqu’un de bon (me coupant au passage de mon côté sombre), que je deviens con et désagréable avec les gens qui ne pensent pas comme moi.

Ai-je besoin de te donner l’exemple de certains vegans pouvant être extrêmement violents et virulents alors qu’ils prônent le respect envers les animaux ?

En accueillant mon côté sombre, j’assume mon humanité et je suis beaucoup plus en paix.

Je n’ai plus besoin de le projeter sur les autres puisque je l’assume entièrement, le côté obscur de la force n’aura alors pas raison de moi (sorry Vador).

A partir de là, je peux choisir dans l’instant quelle partie de moi j’ai envie d’exprimer. Vivre, c’est juste ça.

3/ La vie ne veut rien pour nous.

“La loi d’attraction n’est pas quelque chose que l’on peut utiliser. On n’utilise pas la vie. On vit.”

Nous avons tendance à projeter notre vision du monde à l’extérieur, à raconter nos certitudes à qui veut les entendre, c’est encore une histoire d’ego.

Nous parlons de karma, comme si une entité divine nous punissait pour certains de nos actes. Avec encore une notion de bien et de mal.

Mais la vie ne veut rien pour nous, l’univers ne veut rien pour nous, Dieu non plus.

Laissons la vie, l’univers, Dieu, ou je ne sais qui en dehors de tout ça.

Il n’y a que moi et ce que je veux pour moi. C’est tout. Le karma, c’est juste moi qui me punis tout seul car je sais au fond de moi que j’ai manqué d’intégrité dans cette situation.

Partant de ce constant, j’arrête de projeter mon monde à l’extérieur.

Les projections sont une façon de se déresponsabiliser et remettre la responsabilité à l’extérieur.

Je l’entends beaucoup chez les aficionados du développement personnel qui parlent de physique quantique et d’univers.

“L’univers veut notre bien.”

“L’univers nous aide à évoluer.”

“L’univers m’aide à accomplir mes désirs.”

C’est OK, parle d’univers si tu veux.

Mais l’univers, Dieu, ou qui tu veux, te renvoie simplement qui tu es et ce que tu émets dans ce monde en permanence.

Que tu appelles ça ta fréquence ou ton énergie, peu importe, c’est ce que nous ressentons de toi en ta présence.

C’est ça et uniquement ça qui matérialise à l’extérieur de toi ce que tu expérimentes dans la réalité tangible en 3D.

Le monde extérieur nous renvoie toujours ce que nous vivons dans notre monde intérieur, et nous pouvons tous le constater des millions de fois au cours de notre vie.

4/ La vie n’a pas de but.

“Le but de la vie c’est d’être moi, c’est de jouer ma note, de faire ce qui me fait tripper.”

Pour certains la vie est un terrain de jeu, pour d’autres elle est un endroit où il faut se dépasser.

Pour d’autres encore, la vie est là pour se faire plaisir ou pour élever son niveau de conscience.

Oui et non.

Tout ça est valable, mais ce n’est pas LE but de la vie.

Ne confondons pas “ce qui est important pour moi” et “le but de la vie”.

Quand j’exprime “le but de la vie est…” je parle de moi et uniquement de moi.

La vie ne veut rien pour moi, tout comme elle n’a pas de but.

C’est moi qui ai le luxe d’en définir le sens !

Que je veuille faire de ma vie un combat, une partouze ou une exploration, c’est mon choix.Il n’y a aucune réponse universelle.

La question qui peut m’aider à clarifier est la suivante :

Qu’est-ce que, MOI, je veux vivre ? Quel type d’expérience j’aimerais vraiment faire dans cette vie ?

Mes réponses me permettent de savoir instantanément ce qui est important pour moi.

Pas pour les autres.
Il n’est que question de moi, c’est entre moi et moi.

5/ Ce que je vis est exactement ce que je dois vivre

“Il n’y a rien à chercher, rien à être, rien à vouloir, il n’y a pas d’ailleurs autre que maintenant. Le seul endroit où aller c’est là où je suis.”

S’il y a bien une habitude qui nous rend malheureux, c’est celle de résister à ce qui est.

Byron Katie a écrit un fabuleux livre intitulé “Aimer ce qui est” qui résume bien cet état d’esprit.

En arrêtant de lutter contre les événements extérieurs, j’accueille simplement ce que je vis comme étant exactement ce que je dois vivre.

Ainsi, je ne suis plus dans la quête illusoire d’un mieux être futur, dans une conséquence du syndrome “l’herbe est plus verte ailleurs”.

Je fais juste l’expérience de ma vie dans l’instant et quelle que soit cette expérience, elle est juste à l’instant T.

Cet accueil inconditionnel nous plonge dans un état de paix immense.

Quel bonheur absolu quand on dépose les armes et qu’on cesse le combat.

Évidemment c’est plus facile à dire qu’à faire, l’ego s’accroche au sentiment d’exister et il a besoin de s’insurger, de lutter, de pester, pour exister. Il s’agit de passer de la théorie à la pratique.

Si nous voulons voir à quoi ça ressemble, ouvrons les yeux et regardons tout autour de nous ces personnes qui sont dans un combat permanent, qui veulent vivre autre chose que ce qui est là.

Fuir la réalité est LA stratégie de prédilection de tellement de Sapiens, par la nourriture, les substances psychoactives, les vacances en Thaïlande, la TV, le smartphone ou tout autre support hypnotique qui permet d’apaiser son vide existentiel.

Panem & Circensens (du pain & des jeux) dans la Rome Antique. Ca n’a pas changé, seulement de support.

Et pourtant, il suffit de se poser dans une respiration apaisée, de revenir au corps et de constater qu’en cet instant, tout est parfait.

Et si nous arrêtions de fuir ?

“Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir demeurer en repos dans une chambre.” Blaise Pascal

Personnellement, la “thérapie” Franck Lopvet m’a fait beaucoup de bien.

J’ai fait la paix avec certaines parts de moi avec lesquelles j’étais en conflit (comme la partie enfant, artiste), j’ai arrêté de courir partout et j’ai commencé à accueillir la simplicité de ma vie, le kiff absolu de vivre chaque instant.

Et bordel, ça fait du bien !

De gros recadrages sont parfois nécessaires quand nous partons dans des délires de notre ego et de notre mental tels que “je dois devenir une meilleure personne” ou “je ne suis pas assez compétent”.

Franck Lopvet est un Maestro de ce type de reframing qui fait du bien.

Ces illusions paraissent très réelles parce que nous avons dans notre tête un Spielberg extrêmement compétent pour nous faire croire des histoires ubuesques (et pourtant cohérentes a priori)

Les recadrages simples et pragmatiques proposés par Franck Lopvet sont d’une pertinence incroyable : on se sent remis en place bien comme il faut.

Mise à jour de paradigme validée !

La vie devient beaucoup plus simple et agréable.

Et dans notre société de Sapiens torturés, ce message est comme un baume au miel sur une plaie encore purulente.

Au fait, c’est qui Franck Lopvet ?

Si tu ne le connais pas, Franck Lopvet, c’est cet homme que tu peux écouter sur YouTube ou en podcast faire des causeries sur moult sujets depuis ton salon.

Si ce n’est pas déjà fait, je t’invite à découvrir Franck Lopvet à travers ses livres : son premier livre “Un homme debout et son deuxième livre “Ton autre vie”. Pas besoin d’être féru de littérature, c’est un livre court, concis, pratique. Chaque page apporte son lot de punchlines. Mon avis sur ses deux livres est très positif.

Son activité consiste à organiser des conférences et des stages partout en France, c’est le cœur de sa société.


3 causeries impactantes de Franck Lopvet

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