Comment faire une reconversion professionnelle quand on ne se sent pas à sa place ?

Nous vivons dans un monde où le burn out est à toutes les rues, où les humains sont devenus des objets, des machines à consommer.
Déconnectés d’eux-mêmes, ils sont dans des vies qui ne leur correspondent pas et ils ne s’en rendent pas compte.

Si tu es en train de me lire, c’est que tu arrives à un carrefour de ta vie où tu aspires à changer de métier, de projet, peut-être créer ton entreprise, sculpter ton métier sur tes propres critères, voire changer de vie.

Dans cet article, tu vas découvrir comment te reconvertir, les différentes voies qui s’offrent à toi, les erreurs à éviter…

La reconversion professionnelle est un chemin passionnant, arpentons-le ensemble.

Comment on en arrive à la reconversion professionnelle ?

“Fabien, j’ai l’impression de passer à côté de ma vie.”
J’entends très (trop) souvent cette phrase de la bouche de personnes qui me contactent.
Il est classique de suivre une route toute tracée.
Adolescent, tu ne sais pas ce que tu veux faire de ta vie.
Alors tu vas voir une conseillère d’orientation (qui elle-même ne sait pas ce qu’elle veut faire de sa vie) pour savoir, parmi tous les métiers possibles, quel travail est fait pour toi.
Tu prends un métier par défaut, faute de mieux.

Ou alors tu suis la lignée familiale (ingénieur, médecin…) en faisant un métier qui respecte la tradition familiale parce que c’est ce que tu connais et pour ne pas briser la loyauté. Tout ça est inconscient.

Voilà comment tu te retrouves dans un métier et dans une vie qui ne sont pas cohérents avec qui tu es jusqu’au jour où s’impose la nécessité d’une reconversion professionnelle.

Il faut dire qu’il y a plusieurs facteurs qui n’aident pas :
1/ Si tu n’as jamais pris ce temps, tu ne te connais pas, tu ne sais pas comment tu fonctionnes, tu ne te comprends pas. Jusqu’au jour où tu tombes sur le développement personnel.

2/ L’école ne nous apprend pas la méditation ni l’introspection, il n’y a pas de cours de connaissance de soi. Cela créerait des individus qui savent ce qu’ils veulent et qui ne jouent pas le jeu du cadre de la société et cela menacerait l’équilibre du système tel qu’il est conçu.

3/ Ton fonctionnement cérébral. Le cerveau est câblé sur l’économie d’énergie, l’une des conséquences est le pilote automatique. Tu peux observer le phénomène de rail mental qui nous incite à “continuer de faire ce qu’on a toujours fait”.
En psychologie sociale, ce phénomène s’appelle “engagement et cohérence”.
C’est une des raisons qui fait que, si tu es médecin/avocat (ou autre profession ayant nécessité une formation longue), il y a une inertie naturelle à vouloir rester dans ce métier. Il y a un coût psychique à changer de voie car pour le cerveau ce serait une pure perte d’énergie.
Evidemment, au plus le temps passe, au plus l’inertie est présente.
À 50 ou 60 ans, les gens qui ne se sentent pas à leur place rationalisent “à mon âge personne ne voudra de moi”, “c’est trop tard” ou “il n’y a plus que quelques années à tirer.”
Ils restent alors dans leur emploi, même si la vie s’éteint peu à peu en eux avec les années, quitte à avoir le ventre serré (même vomir pour certains) tous les matins en allant au travail.

4/ L’ignorance des ressentis. Nous vivons dans une société qui glorifie le mental et la rationalité, qui n’est pas à l’aise avec les émotions.
Si tu veux faire une expérience pour valider ce fait, mets-toi en plein milieu de la rue et pleure toutes les larmes de ton corps, ou pousse un cri de colère. Observe ce qui se passe : tu vas mettre les gens mal à l’aise.
Les membres de cette société moderne sont handicapés des émotions, ils n’écoutent pas ce qu’ils ressentent dans leur cœur et dans leurs tripes.
En réprimant leur ressenti de la sorte et en le rationalisant… Ils vont droit au burnout.
Seul un déni de notre ressenti, de notre état de fatigue, de nos limites personnelles, peut amener à une situation comme le burnout.
Quand nous ne tenons pas compte de notre ressenti, nous avons tendance à le rationaliser “non ça va bien”, “je peux encore tenir”.
C’est purement et simplement de la maltraitance envers soi-même.

Bref, le constat est clair : nous arrivons à une période de vie où nous ne savons pas qui nous sommes, nous ne nous connaissons pas.
C’est la criste existentielle, la fameuse crise de la quarantaine où nous sommes face au vide de sens.
A force de vivre une réalité inconfortable tous les jours dans un métier qui ne te correspond pas, ça finit par être trop fort pour ne plus l’écouter.
Ca tambourine à la porte.

Et un jour, ce n’est plus possible.
Tu constates que tu es en train de passer à côté de ta vie et qu’il est temps de changer.
C’est bien gentil, tu sais ce que tu ne veux plus… Mais après ?
Tu n’as peut-être aucune dans quoi t’engager… Alors comment faire ?

Justement, explorons la suite de notre parcours de reconversion professionnelle.

Comment orienter sa reconversion professionnelle

Ayant fait le constat que ton métier d’avant ne te convient plus, tu commences à partir en quête d’un projet, d’une formation, d’un nouvel emploi… Ce travail de recherche et de réflexion est le cœur de la reconversion professionnelle.

J’aimerais attirer ton attention sur un point clé à ce stade.
Et pour ça, je dois te parler des 4 saisons (non, pas la pizza).

Quand tu perds le sens dans ton métier, tu es dans une phase automnale, une phase de déclin où tu as moins d’énergie, moins envie, tout ralentit…

Si tu pars en quête immédiatement d’un nouveau projet, d’une nouvelle formation, d’un nouvel emploi, tu repars direct au printemps… Et il y a comme un problème.

Il est où l’hiver ?!
C’est froid, c’est au ralenti, oui… Pourtant ça reste une saison nécessaire dans la Nature.
Et tu fais partie de la Nature, donc tu n’y coupes pas.

Dans un monde dominé par le Faire et la productivité, il n’est pas de bon ton de s’arrêter pour revenir à soi.
Et pourtant… Ne pas le faire est la garantie de tomber dans les mêmes schémas encore et encore.

Dans ta reconversion professionnelle, comme dans le potager, la phase hivernale est nécessaire.
Au potager, il ne se passe rien en surface dans le potager en hiver. Par contre le sol se régénère, les réseaux de champignons, les vers… Tout travaille intensément.

Pour ta reconversion, c’est la même chose : après avoir agi frénétiquement dans le monde via ton ancien travail, vient le temps d’un retour à toi.
Cette phase hivernale t’invite au calme, au ressourcement et à 2 mots qu’on déteste dans cette société consumériste : Les vacances (au sens de l’étymologie “vide”) et la retraite (au sens de l’étymologie “se retirer de”).

Se retirer du monde pour vivre une retraite en introspection, faire le vide d’activités, de consommation voire d’interactions, pour aller voir à l’intérieur de toi.
La phase hivernale est aussi l’occasion parfaite pour faire un bilan (tout court, pas de compétences), revenir sur l’expérience passée afin de tirer les enseignements, faire du tri, simplifier ta vie.

Te retirer du monde pendant quelques temps (2 jours, 1 semaine, 2 mois voire plus) est le moment parfait pour creuser en toi : qui tu es, comment tu fonctionnes, de quoi tu as envie,…
Il est intéressant d’explorer chaque domaine de ta vie : vie personnelle, vie professionnelle, finances, santé, relations, spiritualité… Chaque pôle est nécessaire à ton équilibre.

Tu peux creuser via l’ennéagramme, via l’IKIGAI, qui peuvent t’aider à mettre des mots sur tes fonctionnements.

L’invitation avant d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau est de revenir à “Être” avant de “Faire”.

Quand ce “travail” est clarifié (même si ce n’est jamais 100% terminé), tu es fin prêt à repartir en phase printanière pour envisager un nouveau projet, une formation, un nouvel emploi ou carrément la création d’entreprise.
Il est alors temps de concrétiser ta reconversion professionnelle !

Les 2 cas de figure de la reconversion professionnelle

Pour ce chapitre, nous partons du postulat que tu as encore envie d’œuvrer dans le monde, sinon tu ne lirais pas cet article. Pour diverses raisons, certaines personnes préfèrent rester sans “travail” (investisseur qui vit de ses rentes, chômeur au RSA…). Je n’ai aucun avis à ce sujet, chaccun fait bien ce qu’il veut de sa vie !

Dans l’hypothèse où tu veuilles te reconvertir, il y a 2 grandes catégories de reconversion à mon sens : le salariat et l’entrepreneuriat (il y a aussi investisseur, mais c’est encore autre chose).

Dans la catégorie “salariat”, tu veux juste changer de métier mais rester dans le cadre salarié. Ca peut aussi concerner les entrepreneurs qui veulent abandonner leur entreprise et passer en mode salarié dans une entreprise.

Dans la catégorie “entrepreneuriat”, tu étais salarié et tu aspires à créer ton entreprise. On ne parle pas de la taille (que ce soit auto-entreprise ou société), juste du modèle. Ca inclut aussi les professions libérales (qui sont une forme entrepreneuriat), que ce soit kiné, médecin, comptable…

Pour mon propre cas de reconversion professionnelle, par exemple, je suis passé d’un métier libéral à créer mon propre emploi via un projet d’entreprise.

Quelle que soit la direction dans laquelle tu souhaites te diriger, t’as vraiment intérêt à commencer par l’introspection et la connaissance de toi.
L’ennéagramme est un excellent modèle pour te découvrir en profondeur et creuser dans les couches de l’oignon ce qui te motive vraiment dans la vie.

Ensuite, l’IKIGAI te permet de faire la jonction avec ce que tu veux faire dans le monde.

Si ta voie est le salariat, je serais bien malhonnête de te dire quoi faire étant donné que je ne l’ai jamais été. J’ai toujours été libéral et entrepreneur, le seul emploi que j’ai eu était un job d’été quand j’étais étudiant, à balayer les rues, repeindre des poteaux et à surveiller les incendies dans les collines de Marcel Pagnol 🙂 Déjà là c’était difficile d’être dans un métier où l’on me dise ce que je dois faire.

Quel que soit la direction que prend ta reconversion professionnelle, la seule chose que je te recommande est de ne pas bâcler cette introspection.
Même si tu fais un bilan de compétences, tu n’auras jamais la profondeur et la pertinence d’un vrai travail introspectif (que tu peux faire via ce site entre autres). Ca reste dans le domaine professionnel, ça reste superficiel et ça te maintient dans un cadre étriqué. Peut-être que ton nouveau métier demande à être créé car il n’est pas dans une case ?

Selon la voie que tu choisis, cela peut nécessiter de passer par une formation spécialisée. Les formations sont très à la mode depuis plusieurs années, avec les plateformes en ligne qui explosent, les aides type cpf… La reconversion professionnelle n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui. Tu peux créer un site en parallèle de ton travail et créer du contenu sur un sujet qui te passionne : ça ne demande quasiment aucune compétences (par rapport à celles que tu as déjà).

Si tu aspires à lancer un business, commence par lire cet article si ce n’est pas déjà fait.
Dans le cas où tu veuilles devenir entrepreneur, je te recommande fortement de te faire accompagner par quelqu’un, que ce soit moi ou quelqu’un d’autre.

90% des personnes en reconversion professionnelle, qui décident de démarrer un projet d’entreprise et qui me contactent, se sentent seules, procrastinent, galèrent avec leurs doutes et leurs peurs…
Tout seul, sans avoir le soutien et le cadre adéquat, c’est extrêmement difficile de déployer une entreprise avec succès, ça peut prendre des années à douter, suivre des dizaines de formations à distance grâce au web, en appliquant même pas 10%.

Les 3 erreurs à éviter dans ta reconversion professionnelle

Pour terminer, voyons 3 erreurs fatales dans la reconversion professionnelle.
Elles ne concernent pas que le domaine professionnel.

1/ Sauter la phase hivernale

Il est classique de vouloir se reconvertir tout de suite pour ne pas être face à soi-même car on a peur de ce qu’on pourrait découvrir.
C’est le plus grand danger à mon sens : à sauter l’introspection, on repart comme en 40 et c’est la garantie de rejouer le même schéma.
Même principe dans une relation qui vient de se terminer et où tu te recases avec la première venue pour fuir le vide.

Ce “no man’s land” intérieur, vide d’activité, est ESSENTIEL.
Rien ne peut le remplacer, c’est une phase naturelle, une nécessité vitale dans l’équilibre de tout être humain.

2/ Persister dans la phase automnale

Beaucoup de personnes ne veulent pas “lâcher”, tels des bouledogues qui s’accrochent à leur travail, leur objectif, leur projet.
Le problème, c’est quand tu continues de t’accrocher alors que tu n’as plus l’envie ni l’énergie.
Le fossé se creuse de plus en plus entre ce que tu vis intérieurement et ce que tu fais extérieurement.
Pour combler ce fossé, tu déploies une énergie de vie considérable, tu te suradaptes et ça a un coût : ta joie, ton énergie, ta santé.
A un moment, il est nécessaire de lâcher la tente, comme Tintin dans “Tintin au tibet” pour ne pas tomber dans le ravin.
Tu pourrais être tenté de repousser la date de départ… Ca peut finir en dépression, en burnout ou en suicide.
S’il te plaît, ne joue pas avec ça. Ecoute toi.

3/ Garder sa fierté

Il est classique de vouloir tout faire tout seul, d’acheter plein de livres et d’avoir un côté fier pour brandir le drapeau du “self made man”.
Je ne dépense rien, je fais tout moi, je ne demande pas d’aide…

C’est une énorme perte de temps, d’énergie et… d’argent, paradoxalement.
En particulier si tu es entrepreneur, rester seul dans son coin avec des livres, c’est s’assurer de galérer.
Comme quand tu ne vas pas bien, que tu broies du noir, que tu es sumbergé par tes émotions, ravaler sa fierté et faire appel à un thérapeute.
On a tous le droit d’être vulnérable et de se faire aider.
Laissons tomber cette toute puissance, à se croire purement rationnel alors qu’on est avant tout des êtres émotionnels.

L’erreur ultime de la reconversion professionnelle…

La dernière erreur que je vois beaucoup chez les gens qui sont en reconversion professionnelle, ce sont ceux qui veulent devenir entrepreneur et qui font appel à des dispositifs de l’état pour se reconvertir…
En gros, tu fais un bilan de compétences, tu suis des formations dispensées par des gens qui n’ont jamais été entrepreneur, tu te fais aider par un conseiller pôle emploi qui n’a jamais “joué sa peau”.

Ca n’a aucun sens.
C’est comme demander à quelqu’un qui achète des légumes au supermarché comment faire ton potager ! Quand j’ai commencé mon potager, j’ai acheté des livres de maraîchers amateurs qui font ça depuis des années et ont développé une expérience en récoltant de quoi nourrir leur famille, en regardant des vidéos de personnes qui le font, en appelant le frère d’un ami qui a des centaines de kilos de courges chaque année… Pas en demandant à mes amis qui vivent en plein centre de Paris et qui ne savent pas reconnaître un pied de tomate. Logique.
Ca s’applique de la même façon à ta reconversion professionnelle.

Je comprends que c’est bien pratique d’avoir des formations financées par le cpf, de faire un bilan de compétences qui t’aide à ne rien sortir de ta poche.
Mais c’est comme aller au magasin et acheter des chaussettes roses qui ne sont même pas à ta taille parce qu’elles sont en promo…

Si tu veux être entrepreneur et lancer ton projet d’entreprise, va voir des entrepreneurs.

Va voir quelqu’un qui fait un métier que tu as envie de faire ou dans un secteur similaire :
Tu veux être bûcheron, contacte des bûcherons.
Tu veux élever des chèvres, contacte des éleveurs de chèvres.
Tu veux être coach, contacte des coachs.

Si tu as un projet d’entreprise, le bilan de compétences ne te sera d’aucune aide.
Paie des personnes compétences pour t’aider à faire un point, à mieux te connaître et à trouver LE business qui est fait pour toi, tant qu’à faire des gens qui ont eux-mêmes une entreprise.

Tu pourrais te dire “Fabien, il y a un peu conflit d’intérêt là, non ?”

Oui, bien sûr, c’est quelque chose que je propose avec le bilan de personnalité (pour se connaître) ou la session extraction de cerveau (pour trouver le business qui colle à qui tu es).
Peu importe que tu prennes chez moi ou quelqu’un d’autre.
Tu as l’info, après tu en fais bien ce que tu veux.

Simplement, je vois trop de gens qui restent dans le cadre des dispositifs de l’état, dans les formations “officielles”, dans les bilans de compétence… Alors que ça n’a rien à voir avec la réalité du terrain de l’entrepreneur.
Ils suivent des formations pendant des mois ou des années, et au moment de se lancer, ils font face à la désillusion du réel, ils se prennent dans la gueule le fait que c’est dur, et que toute leur formation n’a gratté que la surface de la surface. Et qu’aucun client n’arrive par magie dans leur entreprise.

Penses-tu qu’un conseiller de pôle emploi dans son bureau chauffé qui n’a jamais eu à prospecter, à faire de site web, à faire d’appel de vente, de vidéo, à monter de structure, à prendre de risque… soit à même de te conseiller sur le lancement de ton projet d’entreprise ?
Attention : j’entends beaucoup le “non mais moi je ne veux pas être entrepreneur, je suis juste coach/consultant.ostéopathe/naturopathe/poilopattes.” Tu ES entrepreneur, puisque tu dois attirer des clients, vendre des produits et/ou services, les délivrer avec succès… Tu n’y couperas pas.

Et si t’as pas quelqu’un pour te guider qui a parcouru le chemin avant toi, prépare-toi à te prendre les ronces, achète-toi une machette pour arpenter le chemin car tu vas devoir tracer toi-même ton parcours.

Créer ton business, c’est comme faire une rando en haute montagne :
Sans compétence ni expérience, ça viendrait à l’idée de peu de personnes de le faire seul.
Ca viendrait à l’idée de peu de personnes de faire appel à un coach sportif qui soulève de la fonte et qui n’a jamais fait de rando.

Si tu veux escalader le Mont Blanc : tu t’entraînes ET tu prends un guide de haute montagne.
Les livres sur la condition physique, les coachs sportifs en salle ou y aller sans expérience, ça ne suffit pas, ce serait même suicidaire.

Pour te reconvertir et créer ton entreprise, c’est pareil. Forme-toi (aux BONNES formations) et prends un guide qui a déjà parcouru le chemin avant toi.

Si tu veux que ce guide soit moi, c’est possible.

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