Pourquoi la vie n’est qu’amour pour certains?

Pourquoi, pour d’autres, tout est séparé en bien/mal avec un absolu indiscutable ?

Pourquoi, pour d’autres encore, c’est la croissance et la réussite personnelle qui prime ?

 

Depuis l’aube de l’humanité, Homo Sapiens est en conflit avec ses pairs.

L’humain veut piquer à son frère sa bouffe, sa femme, son territoire, son argent…

 

Ce n’est pas sans rappeler la théorie du conflit mimétique et du désir mimétique développé par René Girard, avec une approche sacrificielle des rapports sociaux.

(En théorie des jeux, c’est le jeu à somme nulle : un gagnant-un perdant.)

 

Nous avons tous une façon propre d’appréhender le monde, l’ennéagramme est un modèle de base pour comprendre ce truisme.

Chaque profil de personnalité a sa façon bien à lui d’interpréter le réel.

 

 

Cependant, la personnalité n’explique pas tout : il y a une autre dimension à prendre en compte.

 

Nous pouvons voir le développement personnel et le développement spirituel comme deux approches complémentaires qui donnent une vision tridimensionnelle de la psyché humaine : 


• La dimension horizontale est couverte par les profils de personnalité. On peut utiliser le modèle de l’ennéagramme où on compte 9 bases. Comme un nénuphar à la surface de l’eau, en deux dimensions (même si l’ennéagramme contient aussi la dimension verticale avec les processus d’intégration et de désintégration de la personnalité).

 

• La dimension verticale est appréhendée par les niveaux de conscience. On peut utiliser le modèle de la spirale dynamique dont nous allons parler aujourd’hui et qui rejoint énormément l’ennéagramme. Nous reparlerons des liens entre les deux modèles.

La spirale dynamique, zékazo ?

 

La spirale dynamique est un modèle, une représentation imagée de l’évolution par stades successifs de la conscience humaine et des systèmes de valeurs développés par les humains tout au long de l’évolution. 


Chaque niveau d’existence de la spirale dynamique détermine
 la perception qu’on a de la réalité et s’applique autant à l’échelle individuelle que collective (famille, tribu, pays, société).

 

Qu’est-ce qu’un niveau d’existence ?

Quand un être humain est centré sur un niveau d’existence, il a la psychologie de ce stade particulier.

Ses sensations, motivations, éthique et valeurs, biochimie, degré d’activation neurologique, systèmes d’apprentissage, systèmes de croyances, conception de la santé mentale, idées sur ce que la santé mentale est et ce qui devrait être, conception et préférence de management, éducation, théories politiques et économiques, sont tous appropriés à ce stade.

 

À chaque niveau d’existence il y a :

• Des conditions de vie

• Une configuration fonctionnelle de l’esprit

• Une vision du monde, un paradigme

• Un système de valeurs


 

Autrement dit, à chaque stade, les priorités de la vie, la perception du réel et les centres d’intérêts diffèrent.

 

Aujourd’hui, 8 niveaux d’existence ont été cartographiés avec précision : Beige, Violet, Rouge, Bleu, Orange, Vert, Jaune, Turquoise. 

(D’autres existent mais nous n’en parlerons pas aujourd’hui tant leur présence est infime)

 

On doit la spirale dynamique initialement à Clare Graves, professeur de psychologie influencé par la psychologie évolutionniste, les stades de développement (Piaget, Erikson) et la théorie des besoins et des valeurs (Maslow).

Elle a été ensuite affinée par 2 de ses élèves, Beck et Cowan.

 

Avant de les détailler, précisons quelques principes et prenons quelques précautions.

5 remarques sur la spirale dynamique

1/ La spirale dynamique est une holarchie (cercle) et pas une hiérarchie (pyramide). 
Dans l’holarchie, chaque niveau est transcendé et inclus dans le niveau suivant, et il est pleinement intégré.

Hiérarchie (gauche) et Holarchie (droite)

2/ Comme ce n’est pas une hiérarchie, aucun stade n’est mieux qu’un autre. (ça signifierait qu’il y a un absolu) 
Il n’y a pas d’objectif d’arriver au bout, puisqu’il n’y a pas de bout (ça continue au-delà des 8 niveaux, mais ça représente tellement peu d’individus…), ni d’objectif de progresser à tout prix dans la spirale dynamique (ce serait un enfermement dans Orange qui, paradoxalement, empêcherait l’évolution).

 

3/ Chaque stade alterne entre sacrifice de l’individu (couleurs froides : Violet, Bleu, Vert, Turquoise) et sacrifice du collectif (couleurs chaudes : Beige, Rouge, Orange, Jaune). Ca va avoir son importance !

 

4/ Ce modèle peut très vite être récupéré pour juger et classer les individus, les étiqueter. L’idée ici est d’abord de l’appliquer à soi-même et de développer une compréhension profonde et bienveillante de soi comme des autres.

 

5/ Ca reste un modèle, solide certes, mais un modèle quand même. La carte n’est pas le territoire. La priorité va toujours au réel : ne restons pas bloqués dans nos conceptions quand le réel ne colle pas à l’idée qu’on s’en fait.
(C’est comme ça que certaines personnes se retrouvent au fond d’un lac en voiture en ayant suivi aveuglément leur GPS au détriment de la route devant eux.)

Les 8 niveaux en bref

Source : Cyrille Champagne

À chaque niveau, on alterne entre sacrifice self et express self.

– Sacrifice self : l’individu est sacrifié au profit du collectif.

– Express self : le collectif est sacrifié au profit de l’individu. 

Beige

Beige c’est la survie immédiate. L’existence se fait dans le présent en satisfaisant les besoins physiologiques de base (nourriture, eau).
Il n’y a pas de concept, ni de planification, il n’y a pas de “Je”, de soi séparé. 

Très peu de personnes sont centrées en Beige à notre époque, à part des personnes dépendantes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ainsi que les bébés.

Violet

Violet, c’est la tribu, les mythes, les traditions, les rituels. La priorité est à la sécurité, d’où la grégarisation qui se met en place après Beige.

La pensée est animiste, superstitieuse et irrationnelle : pour faire face à la complexité et la dangerosité du réel, on use de rituels magiques pour croire qu’on contrôle quelque chose.

Les dieux sont inspirés des éléments de la nature.

Il n’y a toujours
pas de soi séparé du groupe, l’individu se fond dans la tribu et existe en tant que tribu.

Violet peut être très chaleureux au sein du groupe, par contre il est très méfiant envers l’extérieur (normal car l’inconnu est source de danger).

Tous ce qui relève de la pensée magique et de la superstition (heures miroirs, poupée vaudou, sorts, magie, cartomancie, pouvoir des pierres…) relève de Violet.

Note : avec la mise à l’écart des religions (Bleu) dans nos sociétés, il y a un vrai regain d’intérêt pour Violet (cercles d’hommes/de femmes, sexualité sacrée, divination avec les cartes et tout ce qui dérive du New Age, vies antérieures, chamanisme…).

Rouge

Rouge, c’est l’empire, la violence, la conquête, l’immoralité et l’impulsivité.

A partir de rouge, l’être humain existe en dehors de la tribu en tant qu’individu et la naissance de ce “JE” autoritaire implique la volonté de satisfaire ses besoins immédiats. 

Il y a la volonté de sécurité face à la prédation, une volonté de contrôler le monde extérieur avec une priorité absolue au “moi” et donc une volonté de pouvoir.


Cette volonté de pouvoir est proportionnelle au sentiment d’insécurité ressenti.

En Rouge, il y a le dominant et le dominé, c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort, la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent). On prend des risques, on veut être un héros.
Il n’y a aucune morale (qui arrive avec Bleu), aucune rationalité (on se moque de l’argumentation).

 

On peut constater ce stade chez l’enfant à l’âge du “Non”, au moment où il exprime son individualité. Cette période est cruciale pour ne pas créer un “enfant roi” qui croit que tout lui est dû, l’enfant a besoin d’un cadre.

 

Note : dans nos sociétés très imprégnées par Bleu, il y a un rejet profond de Rouge, causant un Bleu et un Orange ± malsains. 

 

Bleu

Bleu, c’est l’organisation hiérarchique, la structure, les règles immuables, la morale avec le bien et le mal.

Bleu a tenté de mettre de l’ordre dans le chaos de Rouge, sans quoi ce serait une guerre sanguinaire permanente motivée par la loi du plus fort.

Il veut trouver le sens de l’existence, atteindre la vie éternelle, le paradis. L’individu se sacrifie pour un bien-être futur et il sacrifie son individualité au service du collectif.

 

Bleu, c’est l’avènement des religions, avec UN absolu, UNE vérité non négociable, indétrônable et dogmatique.

Ainsi, il y a la peur de la sanction, peur de la punition divine, d’où la culpabilité qui est un thème récurrent chez Bleu.

Bleu c’est aussi l’armée, l’éducation nationale, l’entreprise, avec une nécessaire inégalité des classes sociales.

Il n’y a aucune rationalité, la pensée est absolutiste et manichéenne (bien/mal).

On cherche à devenir quelqu’un de meilleur, du côté du Bien, absoudre ses péchés et atteindre le salut.

Bleu est très représenté dans les sociétés actuelles, c’est le niveau le plus présent.

 

Note : Bleu a une sainte horreur de Rouge (qui n’est que barbarie et violence) et Orange (qui n’est qu’égoïsme et matérialisme), et de façon générale il déteste TOUT ce qui ne suit pas SES règles absolues. Pour Bleu il faut se sacrifier pour le collectif, c’est une histoire de “bien commun” et ça ne se négocie pas.

Orange

Orange, c’est la science, la rationalité, l’entrepreneuriat, la rentabilité, l’exploitation des ressources.

Là où Bleu favorisait l’ordre et la structure, Orange veut s’émanciper et à nouveau satisfaire ses besoins immédiats.

Il veut “sortir de la rat race”, croître, progresser, s’améliorer.

 

 

C’est l’ère du toujours plus, de la consommation et du progrès : tout est une ressource potentielle (le pétrole, l’argent, les humains, les arbres…)

Notons que c’est seulement à Orange qu’apparaît la rationalité avec l’approche scientifique (et ses dérives comme le scientisme), consistant à séparer ce qui est rationnel (logique) de ce qui est pré-rationnel (purement émotionnel).

On découpe, on tranche, on mesure, on analyse, on pose des hypothèses que l’on teste. 

Là où en Bleu on se satisfaisait très bien d’un “fais ça, c’est bon pour toi”, avec Orange on questionne “pourquoi ? Qui le dit ? Quelles sont les preuves ?”

 

Orange cherche à modéliser le réel pour mieux le comprendre. Pour ce faire, Orange met en avant la logique, la rationalité et délaisse les émotions qu’il considère comme inopportunes.

Orange est le niveau qui possède le plus de pouvoir dans ce monde et qui est de plus en plus représenté dans nos sociétés modernes, juste derrière Bleu.

 

 

Note : Orange est fortement agacé par le conformisme de Bleu et le manque d’action de Vert.

Vert

Vert, c’est l’apparition de la vraie altérité l’autre est considéré comme un être à part entière, avec ses besoins, ses émotions, que l’on respecte.

 

En Vert on réintègre nos propres émotions en plus de la rationalité (c’est ET, pas OU car la rationalité a été acquise en Orange).

 

C’est le niveau où “tout est relatif” donc tout se vaut : humains, plantes, crustacés, bonobos, mantes religieuses, riches, pauvres.
Paradoxalement, ce “tout est relatif” est posé comme un absolu.

On cherche le consensus et on n’agit pas tant qu’il n’a pas été trouvé : on a à cœur que tout le monde puisse s’exprimer avec transparence et que personne ne se sente lésé. 

Ce qui rend la mise en action beaucoup plus lente, et qui a tendance à déranger Orange qui priorise le résultat et l’efficacité.

La hiérarchie fait place à une structure plus horizontale du type communauté, association avec un fonctionnement du type leadership partagé et coopération.

En Vert on réalise les dégâts qui ont été causés par Orange qui considérait tout comme une ressource (les humains comme la planète) et on cherche à trouver des solutions ensemble.

Vert représente 10% des individus dans les sociétés actuelles occidentales, plus ou moins selon d’où on parle. Ce niveau est plus présent dans les pays scandinaves qu’en France par exemple. Cela dit, il émerge de plus en plus avec les conséquences de Orange sur l’environnement, sur les humains…

Note : Vert est souvent vu comme l’écologie, l’anti-capitalisme où “il FAUT respecter l’autre, la planète”… C’est une erreur. Vert n’est pas CONTRE, Vert n’impose pas. Ce genre d’absolu revient à Bleu, une autre forme d’absolu et d’injonction à l’écologie, au respect. Par contre, Vert cherche réellement à faire autrement car il a à cœur de respecter un maximum l’écologie de chacun, d’où sa lenteur à agir.

Jaune

Avec Jaune, apparaît la vision systémique du monde, la pensée nuancée qui cherche à embrasser la complexité du monde.

Jaune n’a aucun problème de jongler de modèle en modèle, de carte en carte, pour expliquer les choses.

Jaune a accès à tous les niveaux précédents et peut switcher en temps réel pour s’adapter en fonction de son interlocuteur.

Les 6 premiers niveaux forment la première boucle de la spirale dynamique, Jaune amorce la deuxième boucle.

Jaune revient sur un niveau individuel. L’individu commence par définir ses principes personnels et il va les suivre avec congruence. 

Il a conscience que ces derniers sont relatifs et est capable d’en changer, de s’adapter à la situation.
Nous ne sommes plus dans des principes érigés en vérité qui étaient l’apanage de Bleu.

A Jaune, il y a une souplesse psychique qui permet d’adaptabilité à l’impermanence du monde. 

Jaune cherche à comprendre le monde à travers des modèles qui permettent d’en saisir toute la nuance, d’où son attirance pour les grilles de lecture que sont l’ennéagramme et la spirale dynamique où on peut vraiment considérer la vision en systèmes.

Tout comme Vert, il ne se satisfait plus des explications unidimensionnelles et simplistes.

Jaune cherche l’efficience, à savoir un effet de levier maximal avec un minimum de ressources : une forme de fainéantise stratégique !

Jaune n’est pas dans la volonté d’efficacité et de résultat à tout prix qui était la priorité de Orange.

Jaune est OK avec l’incertitude et le chaos, il comprend la limite des modèles et il est capable de voir ses failles et ses zones d’ombre sans les masquer.

Peu d’individus sont centrés en Jaune dans nos sociétés, ce sont des individus isolés.
On peut citer Nassim Taleb, Idriss Aberkane, qui sont probablement centrés en Jaune.

Turquoise

 

Avec Turquoise, arrive la réintégration du collectif dans cette vision systémique de Jaune.

L’être humain voit plus large, il se voit comme une cellule d’un gigantesque organisme auquel il appartient et dont il convient de prendre soin.

 

Turquoise réalise la limite de sa recherche de savoir et qu’à chaque fois qu’il trouve une réponse, celle-ci amène une nouvelle question. 

Il constate que la connaissance est tel un savon qui s’échappe dès qu’il essaie de le saisir.

 

Il prend conscience de la complexité des problèmes et des enjeux planétaires, et comprend qu’aucune solution individuelle ne peut fonctionner, seules les démarches collectives peuvent amener à quelque chose de pérenne et durable.

 

 

 

 

Il souhaite restaurer l’harmonie globale et développe par conséquent une dimension spirituelle forte, sans pour autant oublier son individualité : il a une conscience accrue de qui il est mais ne s’y attache pas. 

Tout comme Jaune, il est à l’aise avec le hasard, le chaos et la complexité.

Il accepte tous les niveaux d’existence antérieurs et est capable de vivre simultanément sur plusieurs d’entre eux.

 

Turquoise est encore plus rare que Jaune, très peu d’individus sont centrés en Turquoise à l’heure où j’écris ces lignes.

 

3 pistes pour jouer avec la spirale dynamique

Nous allons voir 3 pistes d’exploration de la spirale dynamique pour soi.
Ce sont des suggestions, libre à toi de t’approprier ce modèle pour l’utiliser de la façon qui te paraît pertinente !

1. Se situer sur la spirale dynamique

Maintenant que nous avons une vision grossière de chaque niveau d’existence de la spirale dynamique, que fait-on avec ça ?

Nous pouvons nous observer et voir où nous nous situons pour prendre conscience de notre état actuel.

Attention : comme pour l’ennéagramme, il s’agit d’observer factuellement et non pas voir ce que nous voudrions voir.

On aimerait tous être à Jaune ou Turquoise (quoique), attention au biais d’optimisme : se croire plus intelligent que les autres, meilleur en conduite automobile…

Regardons factuellement où nous en sommes.

La lucidité est la première étape pour utiliser la spirale dynamique.

On peut repérer la nature de nos pensées, nos comportements, nos motivations, notre contexte, nos préoccupations, nos priorités, notre vision du monde, notre niveau de conscience, nos valeurs, nos blocages

Tout cela nous renseigne sur notre niveau d’existence de la spirale dynamique.

Evidemment, nous sommes à cheval sur plusieurs niveaux !

Par exemple, tu peux constater une dominante Bleu chez toi, avec Orange qui émerge et quelques accès à Vert.

2. Observer chacun de ses niveaux

Un travail de développement personnel très intéressant consiste à reprendre chacun des niveaux de la spirale dynamique pour en faire un état des lieux le plus objectif possible.

 

 

Objectif au sens où tu regardes ta réalité telle qu’elle est, tu es honnête envers toi et tu fais en sorte de ne pas te mentir à toi-même.

Si tu as un doute, ou simplement pour corroborer ton bilan, tu peux demander du feedback à plusieurs personnes qui te connaissent très bien, dans différents contextes.

 

Tu peux constater par exemple que ton Beige est très présent, très marqué, par la peur du manque, la volonté d’accumuler, le manque de sécurité et, à l’inverse, l’absence de Rouge avec une répression de ta colère, de ta violence, de ton assertivité.

 

L’idée est de nourrir et assainir en priorité les niveaux les plus fondamentaux de la spirale.

Pourquoi ?
Pour la simple raison qu’un Beige perturbé cause énormément de difficultés dans une vie : tu ressens de l’insécurité, tu as peur du lendemain, tu crois toujours que tu vas manquer…

3. Evaluer la "pureté" de ses niveaux

Comme pour l’ennéagramme, chaque profil de personnalité a un certain degré d’intégration ou de désintégration.

Que ce soit l’ennéatype ou le niveau de la spirale dynamique, il n’a aucune valeur intrinsèque.
Il est important de sortir du jugement arbitraire et absolu de Bleu qui dirait “C’est mieux d’être Vert que Rouge”.

Chaque niveau s’exprime d’une façon qui t’est personnelle, il peut être ± sain, ± malsain.

Un Rouge sain amène de l’expression de soi, une expression saine de sa colère, de ses limites, de ses besoins. 

Un Rouge malsain amène de la violence gratuite, de la domination ou encore de la destruction.

A l’image de l’outil, c’est toi qui en fais quelque chose de merveilleux ou de terrible.

La réalité n’étant pas manichéenne, il y a une large palette entre la “pureté” et la “saleté” d’un niveau de la spirale dynamique.

Tu peux ainsi regarder en quantité et en qualité comment chaque niveau s’exprime chez toi.

Prendre conscience que nous avons un Orange ou un Bleu malsain est déjà un bel acte de courage.

Ensuite, à nous de décider ce que nous voulons faire avec ce que nous avons observé chez nous !