Trouver son ikigai, sa raison de vivre, peut provoquer un électrochoc dans notre vie.

 

Illustrons le avec une histoire :

 

Il était une fois un pommier planté là, immobile.

Par ses racines, il absorbait tous les nutriments et l’eau dont il avait besoin.

Ses branches élevées vers le soleil comme des bras tendus vers l’horizon.

Il donne des pommes en abondance, pour tout le monde : hommes, animaux, micro-organismes…

 

Par sa simple présence, son existence est remplie.

Il n’a rien à faire pour cela.

 

 

A l’image du pommier, nous n’avons pas besoin de faire pour être. 

 

L’équation est dans l’autre sens : 

Le FAIRE est la conséquence de l’ÊTRE.

 

 

Trouver son IKIGAI amène, comme le pommier, à se placer là où ça pousse pour nous.

 

 

Si tu es sur cet article aujourd’hui, il est possible que tu te demandes : 

– Qu’est-ce que l’IKIGAI ?

– D’où vient l’IKIGAI ?

– Comment trouver son IKIGAI ?

– Quel type d’exercice faire pour trouver son IKIGAI ?

 

 

 

Dans ces quelques lignes, je vais te dévoiler ma méthode pour trouver ton ikigai.

L'ikigai, une définition nuancée

 

Dans la philosophie japonaise, la réponse à une vie pleine de sens est simple : ikigai.

 

L’ikigai est un concept qui vient de la culture japonaise depuis des siècles et signifie simplement “raison de vivre”.

 

 

Au-delà de la traduction littérale, l’ikigai est une façon de vivre, un style de vie.

 

“Iki” signifie la vie, le fait d’être en vie.

“Gai” signifie la raison, le sens, la profondeur.

Il est intéressant de noter la connotation de “challenge”.

 

 

La traduction a toujours tendance à appauvrir un terme et ici cela ne fait pas exception.

 

 

L’ikigai pourrait signifier à la fois :

– raison de vivre

– but de la vie

– raison d’être

– sens de la vie

– raison de se lever le matin

– bonheur d’être

– ce pourquoi on vit

 

 

La vérité n’est aucun de ces termes et tous à la fois.

Aucune traduction littérale ne saurait être satisfaisante.

 

L’ikigai est un mélange de toutes ces traductions.

C’est bien plus qu’une méthode destinée à trouver notre raison d’être.

Pourquoi trouver son IKIGAI ?

Dans une société dominée par le conditionnement psychologique dès le plus jeune âge, les individus ne sont pas habitués à aller chercher au fond de leur être qui ils sont vraiment et ce qui les rend vivant.


Très tôt, on installe des références externes : avec des évaluations, un système de classement, un savoir mort qui doit absolument rentrer dans la tête avec un programme prédéfini (le même pour tout le monde), des horaires fixes et indiscutables, des devoirs à rendre obligatoires, le jugement subjectif d’un professeur par rapport à une norme…


Toutes ces références externes ont tendance à couper l’individu de lui-même pour le restant de sa vie.


On ne tient pas compte de la spécificité de chaque individu et le fait que l’un adore construire des LEGO et l’autre s’amuse à filmer des gags, ne change pas grand chose à sa scolarité, à part quelques facilités dans certaines matières (et difficultés dans d’autres).

L’élan vital du gamin est brisé au profit d’une vérité absolue : “arrête de jouer, sois sérieux et trouve-toi un vrai métier.”


Il en résulte (souvent) des adultes perdus, dépressifs, sur le rail d’une vie faite de conditionnements où leur enfant intérieur meurt à petit feu car il n’est plus écouté.


L’engouement de l’ikigai depuis des années est le signe d’un besoin de sens et de contribution qui crient famine.


Si nous avions tous grandi dans une école démocratique, l’ikigai n’aurait pas de sens car il aurait émergé de lui-même en vivant simplement.


Pour l’observer, on peut constater la voie professionnelle prise par des individus ayant été dans des écoles type Sudbury où l’enfant fait ce qu’il veut. 


Pour nous autres n’ayant pas eu la chance d’aller dans ce type d’école, l’ikigai peut nous aider à reconnecter à ce qui nous rend vraiment vivant.


Trouver son ikigai apporte bon nombre de bénéfices :

– Simplification de sa vie : on revient à l’essentiel

– Enthousiasme et plaisir : on a de la joie à faire ce qu’on fait

– Motivation : plus besoin d’un réveil matin ou d’un patron pour nous dire quoi faire.

– Des relations plus saines : lorsqu’on est plus épanoui dans notre vie, on a plus de joie à partager, plus de ressources à apporter aux autres.

– Une meilleure santé : quand on est à sa place, on a beaucoup moins besoin de frustrations à compenser par des comportements excessifs, des addictions…

Trouver son IKIGAI : mode d'emploi

 

Il existe énormément de livres, de tests, d’exercices, pour trouver son ikigai.

 

Mon but ici n’est pas de faire une synthèse de ces livres ou de proposer un énième test, simplement de t’aider ici et maintenant à le trouver.

 

Gardons à l’esprit que l’ikigai n’est pas une “méthode japonaise” pour trouver du sens à la vie.

 

C’est juste du bon sens.

 

L’ikigai consiste à un retour à soi, tout comme le propose la méditation, la spirale dynamique ou l’ennéagramme.

 

 

Les enfants qui ont grandi dans un environnement les autorisant à exprimer qui ils étaient, n’ont pas besoin de clarifier leur ikigai.

 

Ils le savent et le vivent en permanence !

 

L’ikigai est comme une béquille qui peut aider ceux (comme moi) qui ont été brisé par l’éducation occidentale à (re)trouver leur essence.

 

Il n’y a pas à forcer, c’est un juste retour à qui on est.

Cela passe par une seule chose : l’introspection.

 

L’ikigai n’est pas à mettre sur un piédestal, c’est le “moi” qui est à remettre au centre.

 

Pas besoin d’ouvrir un livre pour faire son ikigai.

 

L’ikigai est l’intersection de 4 critères :

1/ Ce qui m’anime

2/ Ce dans quoi je suis compétent

3/ Ce pour quoi je suis payé

4/ Ce dont le monde a besoin

 

Quelle que soit la méthode pour trouver son ikigai, ça commence par se connaître : qui je suis ? quelles sont mes forces ? Mes faiblesses ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Qui ai-je envie d’aider ?

 

 

D’où la puissance de l’ennéagramme, car l’ikigai y est très relié.

Le trouver puis l’affiner est le travail de toute une vie.

 

(cela dit, trouver son ikigai suffit déjà à l’utiliser immédiatement dans sa vie) 

 

Voyons en détail les 4 cercles qui composent l’ikigai et une méthode basée sur le questionnement pour trouver le tien.

1/ L'enthousiasme : ce qui m'anime

 

Le premier cercle de l’ikigai est celui de l’enthousiasme, de la joie, du plaisir.

Quand je suis dedans, je suis dans mon élément tel un poisson dans l’eau, tel un cochon dans la boue.

 

C’est tout ce qu’on adore faire dans la vie, quand on a aucune contrainte, quand c’est l’élan de vie qui s’exprime à travers nous. 

Personne ne nous force, on y va tout seul ! 

 

 

 

Passons aux exercices avec quelques questions pour trouver ton ikigai :

– Qu’est-ce qui me met profondément en joie ?

– Qu’est-ce qui me donne plus d’énergie après qu’avant l’avoir fait ?

– A quoi je ne vois pas le temps passer ?

 

2/ La compétence inconsciente : ce que je maîtrise

 

Le deuxième cercle de l’ikigai est celui des compétences.

 

Grâce à notre fonctionnement automatique et naturel, nous avons une compétence égotique extraordinaire : littéralement, elle sort de l’ordinaire. 

C’est objectivement plus qualitatif que les autres.

 

C’est tellement naturel et facile pour nous, que nous ne nous en rendons même pas compte. C’est le principe des compétences.

 

Pour peu que l’estime personnelle soit en berne, nous n’osons même pas être payé et mettre de la valeur sur ces compétences, tant c’est facile et naturel.

Certains peuvent même se dévaloriser, même si les autres disent que leur “travail” est incroyable.

 

(on en revient au conditionnement travail = souffrance et tout ce qui n’est pas dans ce paradigme sort de notre champ de conscience)

 

Ici, nous parlons bien de compétences naturelles et innées, même si cela peut concerner aussi quelque chose qu’on a appris.

Au cours d’une vie, se former sur nos compétences innées peuvent les rendre encore plus incroyables !

 

 

 

Passons aux exercices avec quelques questions pour trouver ton ikigai :

– Qu’est-ce qui me paraît normal et qu’on me fait remarquer comme génial ?

– A quel endroit les autres viennent demander mon aide dans leur vie ?

– Qu’est-ce que je fais naturellement et sans effort ?

3/ La zone de tension : qui j'ai envie d'aider

 

Le troisième cercle de l’ikigai est celui du besoin.

Dans notre quotidien, nous faisons face à des problèmes qui nous touchent dans le monde.

Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde, dans notre lieu de vie on voit déjà ce qui dysfonctionne :

– Des relations toxiques

– La frustration de faire la cuisine

– Les conflits entre voisins

– La solitude des personnes âgées

– La pollution en ville

– Le stress et l’anxiété

 

Il y a beaucoup de problèmes dans le monde. Seulement, selon ton prisme et ta vision du monde (qui dépend de ton type de l’ennéagramme, de ton histoire, de tes valeurs personnelles), tu vas en voir certains et pas d’autres.

Certains vont te toucher, d’autres pas.

 

Toute entreprise répond à un problème, satisfait un besoin. L’ikigai prend en compte cette dimension et c’est pourquoi il est souvent utilisé dans la reconversion professionnelle.

 

 

 

Passons aux exercices avec quelques questions pour trouver ton ikigai :

– Quel problème te touche particulièrement ?

– Quels problèmes as-tu déjà résolu et qui concerne beaucoup de monde ?

– Selon toi, de quoi le monde a besoin ?

 

4/ L'argent : pour quoi je suis payé

 

Le quatrième cercle de l’ikigai est celui de l’argent.

Comme le dit l’adage “tout travail mérite salaire”.

Beaucoup de personnes vivent selon l’équation “travail = souffrance” et gardent leur trésor intérieur à leurs heures perdues, alors qu’ils pourraient apporter ça au monde en permanence.

 

C’est d’ailleurs ce qu’ils font, car on ne peut pas s’empêcher d’être qui on est, seulement il est question de contexte.

 

Dans le contexte de la vie professionnelle, ton ikigai peut t’aider à générer de l’argent pour subvenir à tes besoins, en créant par exemple ton entreprise.

 

Passons aux exercices avec quelques questions pour trouver ton ikigai :

 

– Qu’est-ce qui te ramène déjà de l’argent aujourd’hui ?

– Comment transformer une de tes compétences en argent ?

– Quelles sont tes possibilités pour générer de l’argent autrement que ton activité actuelle ?

Rassembler les 4 cercles pour former l'ikigai

 

Une fois que les 4 cercles de l’ikigai ont été identifiés, il s’agit de mettre tout ça ensemble et d’en faire une synthèse : ton ikigai.

Cet ikigai peut aussi être celui de ton entreprise.

 

 

Passons aux exercices avec quelques questions pour trouver ton ikigai :

– Quelle phrase pourrait synthétiser tout ce que tu as trouvé ?

– Quel est le point commun qui réunit les 4 cercles ?

– Comment peux-tu être payé pour résoudre un point de tension chez des gens que tu as envie d’aider et pour lequel tu as déjà la compétence, en faisant quelque chose que tu aimes ?

 

 

Ce travail introspectif n’est pas évident à faire seul car car ce concept japonais a beau être simple, il n’est pas simpliste.

Dans ce cas, n’hésite pas à le faire avec quelqu’un qui saura te poser les bonnes questions et t’aider à synthétiser.

 

Aucun livre, aucune formation, aucun test, ne peut le faire à ta place.

Déconditionner l'ego pour trouver son ikigai

Comme on l’a dit, le conditionnement sociétal et religieux pousse l’humain dans une équation du type : travail = souffrance.

“Il faut souffrir maintenant pour obtenir une récompense plus tard.”

Grâce à cette équation, on peut motiver n’importe quel système nerveux par la carotte et le bâton.

C’est pratique pour faire société… Mais pas pour créer des individus libres et souverains.

 

Le cerveau n’envisage alors pas d’autre possibilité que le programme engrammé en lui.

Le système limbique est câblé sur une autoroute neuronale et n’en dévie pas.

 

Notre système réticulé activateur nous donne toujours plus de la même chose et nous ne voyons pas qu’il est possible de faire autrement.

 

Dans une telle configuration, il est impossible de voir l’équation “travail = plaisir”

 

Voilà pourquoi un déconditionnement est nécessaire à cet endroit.

 

L’IKIGAI est le prolongement de l’être, il n’est pas un “travail à faire”.

 

Par conséquent, créer une activité en lien avec l’IKIGAI, c’est se placer exactement là où on est déjà, au-delà des illusions et des croyances ancrées dans notre cerveau.

 

De fait, ça peut venir nous chercher dans notre ego.

“Je ne mérite pas ça”, “je n’en suis pas capable”, “ça ne peut pas être si simple”… ou toute autre système de défense égotique.

 

(L’ego est extrêmement fort pour se protéger.)

 

Surtout si on a été nourri au driver (ou message contraignant) “fais des efforts”, “sois fort” ou “fais plaisir”.

 

L’IKIGAI, avec le plaisir, la légèreté, la facilité, ne va pas avec le message contraingnant.

Alors on va se chercher une galère, on se met inconsciemment des bâtons dans les roues, on se fait passer au second plan…

 

Vous reprendrez bien un supplément de courage ?

Renoncer à une vision manichéenne du monde, à un paradigme destructeur, ça demande du courage.

 

C’est bien la seule chose que ça demande.

 

Renoncer à un travail qui paie bien (en tout cas suffisamment pour survivre), à un inconfort confortable, pour embrasser une vie plus agréable, plus épanouissante, en suivant son ikigai demande du courage. Et une dose de foi.

 

Il s’agit de quitter le connu pour entrer dans une Terre Incognita où on ne sait pas ce qu’il va se passer.

 

Ces quelques lignes t’ont déjà donné de quoi trouver ton ikigai, de quoi transformer ta vie personnelle et ta vie professionnelle.

 

 

Si tu es encore ici en train de me lire, peut-être que c’est le moment pour toi d’amorcer cette transition de vie.

 

 

 

Si tel est le cas, tu peux profiter d’un bilan de personnalité offert qui va t’aider à faire le point sur qui tu es et vers quelle activité te diriger.

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