Trouver son type ennéagramme est une aventure digne d’Ulysse.

 

Faire un test pour trouver ton ennéatype te prive de la puissance de cette expérience qui amène énormément de clarté sur toi et ton fonctionnement.
C’est comme te spoiler la fin du film…

 

Plutôt que te donner un cours magistral sur comment trouver ton profil de l’ennéagramme, je vais te partager mon témoignage de comment j’ai trouvé mon profil de personnalité.

Dans cet article tu vas découvrir :

– Pourquoi chercher son ennéatype ?

– Comment j’ai trouvé mon ennéatype ?

– Que m’a apporté l’ennéagramme dans ma vie ?

– 3 erreurs à éviter pour trouver son type en ennéagramme 

Pourquoi vouloir se mettre dans une case ?

L’ennéagramme est souvent vu comme un modèle qui met les gens dans des cases en mode “toi tu es comme ci”.

 

En réalité, pas du tout. Même cet usage de l’ennéagramme existe, ça consiste à réaliser à quel point on est déjà enfermé dans une case malgré nous, du fait de notre fonctionnement égotique automatique.

 

 

Connaître cette case avec précision, en comprendre les enjeux, les mécanismes, nous aide à nous en affranchir car nous ne sommes plus dupes de nos automatismes.

L’ennéagramme est un chemin de libération plutôt que d’enfermement dans une case.

 

D’où l’importance de se découvrir soi-même en procédant à une introspection poussée plutôt qu’avec un test qui va te gâcher le plaisir et te donner un résultat faux.

 

 

De plus, un ennéatype ne résume pas un individu (ça fait partie des bases du code d’éthique).

Trouver son type ennéagramme : mon parcours

 

Qui suis-je vraiment ?

 

La recherche de mon ennéatype a été un parcours du combattant !

 

Mon exemple peut vraiment t’aider à comprendre à quel point ce n’est pas évident et à quel point ça peut être utile de le trouver.

 

 

Tout a commencé par la lecture d’un livre “Le grand livre de l’ennéagramme” en 2016 et par de multiples discussions avec des connaisseurs de l’ennéagramme.

Les 4 ans d'errance

 

A l’époque, je découvre le modèle de l’ennéagramme et je m’approprie chacun des types de personnalité.

 

 

Un test sur internet m’indique le type 7 de l’ennéagramme et en recoupant avec ma propre vie ça apparaît comme une évidence :

 

– Je suis désorganisé

– Je suis très curieux, je lis beaucoup et m’intéresse à plein de sujets

– Je suis (très) gourmand, j’adore les plaisirs de la chair

– Je n’aime pas souffrir, je fuis la tristesse.

– J’ai un mental super actif, j’ai des milliers d’idées à la journée

– Je déteste les limites, le cadre, les règles

– Je suis égoïste et centré plutôt sur moi que sur les autres

 

 

Je reste sur l’idée du type 7 et ne remets pas en question la pertinence du test.

Quelques années passent sans approfondir l’ennéagramme, ma recherche s’arrête-là et je vis ma vie.

La recherche active

 

En 2021, l’ennéagramme revient dans ma vie en force.

 

Là, je me forme à l’ennéagramme et m’y intéresse beaucoup plus en profondeur.

 

Toujours persuadé que je suis de type 7 (la puissance du système 1), je ne remets pas en question.

 

 

Au cours d’une séance de thérapie, le thérapeute (connaisseur de l’ennéagramme) remet en question mon hypothèse du type 7.

 

 

Ma croyance s’écroule et je remets tout en question.

 

“Mince, mais si je ne suis pas de type 7, qui suis-je ?”

 

 

Je m’étais complètement identifié à cette étiquette.

 

 

En effet, en regardant un par un les mécanismes du profil 7, je réalise que je n’ai pas du tout la fixation de “futurisation”, je n’ai pas la vision du monde du type 7 de l’ennéagramme qui recadre toute la réalité avec un angle positif et amusant.

 

 

Oui je pense au futur, oui j’ai plein d’idées, oui je sors beaucoup de blagues et de jeux de mots…

 

 

Mais je n’ai pas sans cesse la tête dans le futur à imaginer des tas de plans géniaux, de ce qui pourrait être super amusant, quitte à délaisser le présent.

 

 

Forcément, si je n’ai pas le mécanisme de futurisation, je ne suis pas de type 7…

 

En plus, la hiérarchie des centres ne m’aide pas car je ne suis pas sûr de mon centre préféré.

 

 

S’amorce alors la véritable recherche de mon type ennéagramme.

Les faux typages successifs

 

Comme je ne vois pas du tout quel profil de personnalité peut me correspondre parmi les 9 de l’ennéagramme (on comprendra pourquoi plus tard), je pars sur ce qui colle avec ce que je vois de moi : le type 6.

 

 

En même temps, à l’époque j’étais vachement parano, à être obsédé sur ce que les autres pensent et disent de moi, quitte à imaginer des intentions malveillantes à mon sujet.

 

Je doute de tout, de qui je suis, de ce que je veux dans la vie.

Je me méfie des autres, j’ai peur du regard des autres, du rejet, peur d’être tout seul, sans soutien.

Je vois à quel point je suis influençable, que je suis des leaders qui m’inspirent et que je fais tout ce qu’il faut, comme si je suivais un “cadre” (sujet prédominant chez un 6).

 

Et je peux facilement imaginer des scénarii négatifs qui n’arriveront jamais.

 

C’est désormais sûr : je suis de type 6.

 

Après une discussion avec le même thérapeute, il remet en doute mon hypothèse du type 6.

 

Effectivement en regardant les mécanismes, je ne vois pas spécialement un besoin de sécurité démesuré. 

 

Je ne vois pas vraiment la lâcheté (passion du profil 6), au contraire je suis plutôt courageux, même si j’ai peur : 

– J’ai fait des conférences alors que j’avais peur de parler en public.

– Je suis passé à la télé et la radio malgré la peur.

– J’ai écrit un livre alors que je n’en sentais pas réellement légitime

– J’ai tourné des centaines de vidéos Youtube alors que la caméra me mettait mal à l’aise.

 

 

Je ne vois pas non plus la projection (mécanisme de défense du profil 6) systématique de mes ombres sur les autres. 

Je projette oui, mais je suis aussi au courant de mes failles. J’ai même très peur que les autres les voient.

 

L’absence de ces mécanismes invalide l’hypothèse du type 6.

 

 

Et merde !

Encore raté !

 

 

A partir de là je reprends tout depuis le début :

 

 

Je me suis fourvoyé deux fois, donc on va partir sur une autre approche.

 

Je pars dans une approche de Via Negativa en éliminant les types un par un, en cherchant à les invalider critère par critère : une bonne méthode scientifique des familles qui va bien plus loin qu’un test d’ennéagramme trouvable sur internet.

 

 

Type 2 : je ne suis clairement pas dans l’identification aux émotions et besoins des autres, ni dans la répression des miens. Type 2 éliminé.

 

Type 4 : je ne suis clairement pas obsédé par mes émotions en permanencen, ni à vivre dans un tourbillon émotionnel, je ne fais pas d’introjection avec les émotions des autres. Je suis plutôt coupé de mes émotions. Type 4 éliminé.

 

Type 5 : je ne vois pas l’avarice des connaissances chez moi, ni ce côté “asocial” présent chez le profil 5. Je suis plutôt extraverti et je ne me dissocie pas de mon corps quand je suis stressé. Type 5 éliminé.

 

Type 6 : invalidé pour les raisons déjà évoquées.

 

Type 7 : invalidé pour les raisons déjà évoquées.

 

Type 8 : je ne suis pas brut de décoffrage, ni dans le déni de ma faiblesse, ni dans la fixation de vengeance. Je n’ai pas du tout l’énergie d’un 8, la franchise du profil 8 me met dans un inconfort. Je n’ai pas la croyance que le monde est une lutte et qu’il faut être un bourrin pour survivre. Type 8 éliminé.

 

Type 9 : je n’aime pas le conflit mais je ne l’évite pas pour autant, je ne me narcotise pas pour éviter de me connaître. Au contraire je cherche à me connaître depuis des années, le sujet de l’identité est omniprésent chez moi. Type 9 éliminé.

 

 

Parmi les 9 profils de l’ennéagramme, il reste donc le profil 1 et le profil 3 que je n’ai pas réussi à invalider.

La phase finale de la recherche de mon ennéatype

1 ou 3 ? Qui va gagner ?

Alors, ennéatype 1 ou ennéatype 3 ?

Je n’arrivais pas à trancher, je trouvais des arguments pour les deux.

 

A la fin d’un séminaire d’ennéagramme, un ami m’a hébergé le soir.

Au lieu de dormir, on a passé la nuit à creuser entre le type 1 et le type 3, point par point.

 

J’étais plutôt porté sur le type 1 et là encore je trouvais toutes les raisons de l’être : c’est vrai que j’ai ma vérité, que je ne suis pas à l’aise avec ma colère, que je cherche toujours à m’améliorer, à passer à l’action…

 

Oups, encore le biais de confirmation.

 

Revenons sur une approche scientifique, point par point :

 

Je ne vois pas de formation réactionnelle chez moi.

Je n’ai pas particulièrement le désir d’être une bonne personne, c’est plus important pour moi de réussir que d’être “bien” ou “intègre”.

Et surtout, je ne vois pas l’évitement compulsif de la colère, car je me mets en colère régulièrement, même si je suis mal à l’aise avec cette émotion.

 

Type 1 invalidé.

 

 

8 heures plus tard en ayant regardé tous les mécanismes de l’ennéatype 1 et tous les mécanismes de l’ennéatype 3, j’ai trouvé : 

 

Je suis de type 3.

 

Tout colle :

 

– Capacité à atteindre les objectifs : oui, c’est vrai que j’ai toujours un objectif en cours, quelque chose à atteindre.

– Croyance : je dois faire et réussir pour. Aïe… Oui il y a de ça.

– Compulsion : l’échec. Je ne le vois pas… Normal.

– Mécanisme de défense : identification. J’ai toujours cherché à coller à un idéal, d’homme accompli, séduisant, à l’aise avec les autres, riche…

– Fixation : vanité. Je fais en sorte de parler de moi pour que ça me valorise et filtrer le réel en parlant de ce qui m’arrange.

– Passion : tromperie, mensonge. Je me mens à moi-même en jouant un personnage, en ne ressentant pas mes émotions, en montrant un avatar creux aux autres. Ouille…

 

Bingo, enfin trouvé !

 

Ca pique l’ego, c’est dur à avaler, mais c’est bien la réalité.

On est loin du type 7 (centre mental intérieur) car le type 3 est un émotionnel tourné vers l’intérieur et l’extérieur.

 

C’est ce trop plein d’émotion qui fait qu’il s’en coupe et s’identifie à ses succès.

 

 

Voilà pourquoi je ne me suis jamais cru émotionnel alors même que je me sais sensible et que je vis beaucoup d’émotions.

 

Comme c’est trop, j’ai coupé pour me protéger.

 

Être un centre émotionnel ne veut pas dire être à l’aise avec ses émotions !

 

Grâce à la passion de mensonge, je me suis suffisamment bullshité pour croire que j’étais un type mental.

Merci l’ennéagramme !

 

L'évidence de l'ennéatype 3

Je n'ai pas fait de TEDx, pourtant cette photo laisse planer le doute non ? 🙂

Tout à coup, tout s’est éclairé : 

 

Voilà pourquoi j’ai autant peur de montrer vraiment qui je suis, j’ai l’impression que si je me montre tel que je suis, ça ne suffira pas, j’ai peur de ne pas être aimé pour qui je suis vraiment.

Voilà pourquoi quand je suis dans des phases où rien ne marche dans mes projets, je ressens une grande amertume, frustration et que je redouble d’efforts.

Voilà pourquoi j’ai autant envie d’être au centre de l’attention que j’en ai peur.

Voilà pourquoi j’ai autant de mal à ne rien faire.

Voilà pourquoi j’ai autant besoin de reconnaissance.

Voilà pourquoi je recadre l’échec comme une façon d’être meilleur.

Voilà pourquoi j’étais fortement inspiré par Idriss Aberkane (type 3), par Arnold Schwarzenegger (type 3), par Steve Abdelkarim (type 3).

 

Voilà pourquoi je lisais autant de livres, suivais autant de formations : pour m’améliorer, pour coller à mon idéal, pour recevoir de la reconnaissance sociale.

 

Au début ça a été une grosse claque dans la gueule : je me suis vu comme quelqu’un de superficiel, que cet ennéatype était nul…

 

Mon juge intérieur a pris la place car je manquais de douceur à cet endroit de mon psychisme.

 

En comprenant mon profil de personnalité, quelque chose s’est apaisé en moi et m’a aidé à faire la paix avec mon mode de fonctionnement.

 

 

Grâce à la connaissance de l’ennéagramme, j’ai pu amener de la présence et de la douceur là-dedans.

Trouver son sous-type

 

Ensuite il a été question d’identifier le sous-type de mon profil ennéagramme.

 

Conservation, social et sexuel sont les trois sous-types possibles en ennéagramme.

 

Pour le type 3, les sous-types sont :

– Conservation : Sécurité – Le 3 conservation accumule des signes extérieurs de richesse, maisons, voitures, vêtements onéreux…

– Social : Prestige – Le 3 social exprime ou montre qu’il appartient à certains groupes pour augmenter sa valeur perçue.

– Sexuel : Masculinité/Féminité. Le 3 sexuel se polymorphise en l’idéal sexuel de l’époque.

 

 

Adolescent, j’étais clairement de sous-type conservation. J’achetais de beaux vêtements, je prenais certaines marques de polo pour montrer. 

 

Aujourd’hui je ne consomme plus grand chose, j’achète peu et surtout quand ça m’est utile. Le sous-type conservation semble à peu près sain.

 

Dans la plupart des groupes par contre, je ne me sens pas vraiment à l’aise. En effet je fais subtilement référence à des personnes connues de mon réseau, à des grands noms du coaching que j’ai rencontrés… 

Le sous-type social est présent, donc blessé.

 

 

Enfin, le sous-type sexuel est très visible chez moi, je fais de la musculation depuis mes 16 ans et j’accorde énormément d’importance à être sec et musclé (je sais maintenant pourquoi).

 

Je correspond donc au sous-type social de l’ennéagramme (ce qui signifie que l’instinct social et l’instinct sexuel sont “blessés”).

Trouver son aile

Au début j’étais persuadé d’avoir une aile en 2.

 

Mon activité professionnelle est centrée sur le coaching et l’accompagnement des autres, je suis fier des transformations et résultats de mes clients, je ressens une certaine fierté (ce qui me faisait penser à l’orgueil du type 2).

 

 

Bien sûr, ça dore mon ego de croire que je le fais pour les autres.

En vrai non, en regardant vraiment en moi, je vois beaucoup d’égoïsme, de profiter des autres.

 

C’est toute la différence entre “ce que j’aimerais voir de moi” et “ce que je vois vraiment de moi”.

L’un est moins reluisant que l’autre, par contre se voir tel que nous sommes est un prérequis pour travailler avec l’ennéagramme.

 

 

Si c’est pour se mentir à soi-même (une spécialité du 3), ça ne sert à rien, autant rester sur du développement personnel bateau à crier des affirmations, à sauter dans tous les sens et se lever à 5h du matin en cherchant à s’améliorer.

 

 

En regardant du côté de l’aile 4, j’y ai vu beaucoup plus de sens :

Depuis adolescent, je me sens très différent des autres.

Je sens la fixation de mélancolie, quand je ne suis pas au top, quand je suis submergé par mes émotions, quand je suis fatigué. La passion d’envie est aussi visible quand je vois des gens qui réussissent mieux que moi, qui sont plus visibles.

 

Ca reste une aile car ce n’est pas mon fonctionnement principal mais c’est bel et bien présent chez moi.

 

Ca me rend plus sensible, plus centré sur moi, j’ai plus besoin de ma bulle, d’un espace pour me ressourcer, seul.

 

Ok, à ce stade on est bien sur du 3 aile 4.

 

Ensuite, quelle hiérarchie des centres ?

Trouver ma hiérarchie des centres d'intelligence

Je suis de type 3, donc mon centre préféré est le centre émotionnel (rendez-vous ici pour le détail des centres).

Il y a deux variantes possibles pour tous les types de personnalité de l’ennéagramme :

1/ Alpha : répression du centre mental.

2/ Mu : répression du centre instinctif.

Au début je pensais réprimer le centre mental.

En effet, planifier mes projets, voir dans le futur, jouer aux échecs, c’est coûteux pour moi.

Là encore, j’ai fait des raccourcis un peu trop rapides.

En y regardant bien, la première chose qui saute quand je suis fatigué, c’est le passage à l’action.


Je peux démarrer facilement une nouvelle habitude, un nouveau défi.

Par contre, à la moindre fatigue, baisse de motivation, mon centre instinctif saute.

De plus, j’ai tendance spontanément à ne pas écouter mes ressentis, les aliments qui m’appellent, ma sensation de faim…


Quand je suis très fatigué, je reste chez moi, sur mon canapé, à mon bureau, et par contre je peux nourrir abondamment mon centre mental avec des vidéos philosophiques, des livres sur l’ennéagramme…

Faire appel au centre instinctif est ce qui est le plus coûteux pour moi, c’est donc mon centre réprimé.

 

Moi qui croyais réprimer le centre mental, en réalité non.


D’autres indices m’ont aidé :

– L’inertie matinale depuis l’enfance : j’ai un mal fou à me lever, je suis lent à sortir du lit et à émerger.

– Je me sens bien chez moi, je ne ressens pas le besoin de sortir absolument (d’autant que je travaille de chez moi)

– Je connote négativement les types instinctifs, comme le type 8, que j’associe volontiers à des gens grossiers, stupides.

– Même fatigué, je peux jongler avec les idées et les concepts, solutionner des problèmes, apprendre et lire des livres

– Je me désintègre en 6, c’est-à-dire que je développe les traits négatifs du 6 quand je suis dans des phases de déprime, de chaos : paranoïa, doute sur tout, paralysé par la peur.

– Je m’intègre en 9, c’est-à-dire que je développe les traits positifs lorsque je déploie mon essence : je suis beaucoup plus dans l’harmonie, je vis simplement ce qui est.

Je suis donc de type 3, variante mu, avec une aile 4.

Précisions que c’est l’étiquetage de mon ego, je ne suis pas QUE ça.

Un individu ne se résume pas à son profil de personnalité dans l’ennéagramme, c’est un évidence mais il est important de le rappeler.

Qu'est-ce que m'a apporté l'ennéagramme ?

Je t’ai livré en totale transparence mon cheminement pour découvrir mon ennéatype.

 

Comme tu l’as constaté, il est très facile de se planter quand on part d’une hypothèse et qu’on cherche à la confirmer.

Notre système réticulé activateur est capable de récupérer tous les indices pour valider ce qu’on croit, à coup de biais de sélection et de biais de confirmation.

 

Je garde toujours une petite partie de doute sain, mais je suis sûr de mon coup sur le 3w4, variante mu, sous-type social.

 

Alors c’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que m’a apporté l’ennéagramme ? A quoi ça sert ?

 

Ca m’a permis de réaliser à quel point je me fais dépendre de mes réalisations, à quel point dans l’ego je fais dépendre mon estime de mes succès. 

J’ai pu énormément assouplir ce mécanisme.

 

Ca m’a permis de voir quand je cherche à tout prix l’attention, c’est juste que ça réactive un schéma de “si je ne montre pas le meilleur de moi, je ne suis pas aimé”. 

Cet amour, je peux me l’apporter tout simplement en me prenant dans les bras.

 

J’ai réalisé à quel point c’est inconfortable pour moi de me planter dans quelque chose, de débuter : je ne me donnais pas le droit d’être débutant. 

En guitare, en systema, en dessin, en tout !

 

Du coup je sautais d’une activité à l’autre pour ne jamais rester sur un échec.

Aujourd’hui, je m’autorise beaucoup plus la posture du débutant. Je suis là où j’en suis.

 

J’ai réalisé à quel point je m’étais coupé de mes émotions pour me protéger alors que je suis très émotionnel.

J’ai laissé beaucoup plus de place pour mes émotions, surtout de faire la paix avec ma tristesse que j’avais bannie depuis plus de 15 ans. 

Je sens enfin que je me suis retrouvé, que je reviens à qui je suis vraiment.

 

Bref, ça m’a permis de comprendre que je me traitais comme une machine, que je faisais tout pour devenir quelqu’un car je croyais devoir faire pour être.

Alors j’ai décidé d’arrêter de jouer à ce jeu-là et de me prendre tel que je suis. Ca ne se fait pas en un claquement de doigt, c’est encore en cours.

 

J’ai lâché la routine matinale, les injonctions avec la nourriture, les interdits… Et j’ai commencé à écouter.

Ecouter mes ressentis.

Ecouter ce que j’ai envie.

Ecouter mes élans intérieurs.

 

Ce n’est pas facile et pas naturel (car c’est mon centre réprimé), mais ça m’apporte énormément et ça tempère mon fonctionnement égotique.

 

La connaissance de l’ennéagramme me permet de voir de plus en plus le mensonge à moi-même et la vanité, quand ils sont présents.

 

Et surtout, ça m’a permis de réaliser mon mécanisme de défense d’identification qui me permet d’éviter l’échec.

 

Avec l’identification, je cherche à coller à un idéal, à un avatar factice après lequel je cours, avec la croyance que c’est ça qui m’apportera de la valeur et de la reconnaissance.

La tristesse, la glandouille, la nourriture industrielle, les livres de fiction, les jeux vidéo, ne collaient pas à l’image parfaite de ce que je voulais être donc je m’interdisais tout ça.

 

Maintenant, je m’autorise de plus en plus à exprimer ma vérité, simplement ce que je ressens, même si ça ne me met pas en valeur (comme ce que tu as pu lire sur mon égoïsme et mes failles ci-dessus). 

 

Je m’autorise beaucoup plus la vulnérabilité et ça renforce mes liens avec les autres, ça crée des relations beaucoup plus authentiques et profondes.

 

Je m’autoriser à glander de nouveau, à être triste, à jouer aux jeux vidéo, à manger des Kinder, ce que j’avais banni de ma vie.

Et mon enfant intérieur crie “Youpiiiii !”

 

L’ennéagramme est un cadeau qui m’a permis de me voir et de m’aimer tel que je suis.

C’est un outil extrêmement précieux de connaissance de soi, de spiritualité.

3 erreurs à éviter pour la recherche de son type ennéagramme

Tu es de type 2, je le voiiiiis !

Tu sais désormais comment s’est passé la recherche de mon profil de personnalité dans l’application concrète de l’ennéagramme.


Voici 3 recommandations, ou plutôt 3 erreurs à éviter qui te feraient glisser sur une approche perverse de l’ennéagramme :


1/ Attention au biais de confirmation d’hypothèse… Si tu pars de ce que tu crois, tu vas trouver tous les éléments pour confirmer ton hypothèse. Tu as bien vu autant pour mon type, que pour mon aile, que pour ma hiérarchie des centres, à quel point je me suis fourvoyé avec un présupposé faux, en suivant une intuition.

Comment l’éviter : éliminer les hypothèses une à une en cherchant des contre-exemples concrets de ta vie sur les mécanismes de chaque type (compulsion, mécanisme de défense, fixation, passion).


2/ Attention au biais d’autorité : que ce soit un coach, un test ennéagramme…

Comment l’éviter : ne pas prendre pour argent comptant ce que dit une figure d’autorité, ne pas passer de test, ne pas demander ton type à qui que ce soit. 

Ca t’induirait en erreur et ça te renverrait sur la première erreur.
Rien ne remplace une réelle introspection où TU trouves ton type.


3/ Attention à l’approche mentale et comportementale de l’ennéagramme : il est facile de se mentir à soi-même avec tout ce que tu as lu sur ma croyance d’être un type 7.

“Oh je suis organisé, rigide et colérique, donc je suis de type 1.”

Avec ce genre de connerie superficielle, tu ne trouveras jamais ton profil ennéagramme.

Ca va te demander de creuser ta motivation en te posant la question “Pourquoi” derrière les situations de ta vie, derrière tes comportements, derrière tes peurs, afin de te voir vraiment tel que tu es.

Tout va concourir à retomber sur la motivation principale de ton profil de personnalité.

 

Trouver son type de personnalité ennéagramme est un véritable travail de recherche qui demande de la rigueur et de la persévérance.

Ca coûte de l’énergie et du temps, par contre les fruits sont autrement plus juteux qu’un test imprécis sur internet.


Si tu le souhaites, tu peux réserver un bilan de personnalité offert pour t’éviter les principales erreurs en ennéagramme et avoir un miroir qui t’aidera à trouver ton profil de personnalité.

Le miroir extérieur est une aide précieuse, comme ce fut mon cas.