Les sous-types en ennéagramme permettent d’ajouter de la finesse et de la précision dans la compréhension de cette grille de lecture.

Ils permettent de comprendre pourquoi deux personnes de même ennéatype peuvent être très différent.

Bien sûr, les ailes, la hiérarchie des centres et le niveau d’intégration peuvent aider.

Qu'est-ce qu'un sous-type ?

Dans l’ennéagramme, nous parlons des caractéristiques de l’ego de chaque ennéatype.

Au centre mental correspond la fixation.

Au centre émotionnel correspond la passion.

Au centre instinctif correspond les sous-types aussi appelés instincts.

 

Les sous-types de l’ennéagramme, c’est donc ce qui se passe au niveau de l’instinct de  l’ennéatype.

 

C’est son sujet de préoccupation principal dans la vie.

Par exemple, un sous-type conservation se préoccupe beaucoup des ressources alimentaires, de la sécurité, bref ce qui est relatif à la survie. 

Psychologie de l'enfant

Les sous-types se mettent en place en petite section de maternelle.
Nous pouvons considérer ces instincts indépendamment de l’ennéagramme, puisqu’il s’agit ici de la psychogénèse de l’enfant que nous retrouvons aussi dans la spirale dynamique, dont nous reparlerons plus bas.

 

L’ordre d’installation des instincts de l’enfant se fait de la façon suivante :

– D’abord, le petit enfant a besoin d’installer une sécurité face au réel et ainsi développer un instinct de conservation, pour satisfaire ses besoins immédiats. 

– Ensuite, s’il se sent en sécurité, il peut entrer en relation avec d’autres enfants et ainsi développer un instinct social, participer à des groupes.

– Enfin, il se sent intégré dans un groupe, il va entrer en relation spécifiquement avec les enfants avec qui il a plus d’affinité et développer un instinct sexuel (ou tête-à-tête) renvoie à toute relation intime.

 

Attention : 

1/ Chaque sous-type s’empile sur le précédent à la manière d’un Lego. Un sous-type peut se développer sainement seulement si le précédent est lui-même sain.

Quelqu’un qui vit très tôt dans l’insécurité et ne peut pas nourrir sainement son instinct de conservation aura un sous-type conservation blessé. Dans ce cas, les instincts social et sexuel seront également blessés.

 

 

2/ Même si plusieurs sous-types peuvent être blessés, un des trois ressort plus que les autres, et surtout le plus “prioritaire”, suivant cet ordre : conservation > social > sexuel.

C’est du bon sens : si je me sens en danger dans le monde, les relations passent au second plan.

 

 

3/ Le sous-type peut être blessé par manque ou par excès.
Le sous-type conservation blessé par excès donne lieu à un comportement d’accumulation comme avoir du stock de nourriture pour 6 mois.

Le sous-type conservation blessé par manque donne lieu à l’inverse comme un frigo toujours vide.

Un sous-type conservation sain donne lieu à un équilibre entre les deux et surtout une souplesse.

3 sous-types : 3 visions du monde

Chaque sous-type a une façon de voir le monde et des priorités, ce qui est largement influencé par les transes hypnotiques de chaque type.


Les sous-types peuvent aussi influencer les métaprogrammes PNL.


Dans une relation, les sous-types revêtent une grande importance car un sujet n’est pas aussi capital pour l’un ou pour l’autre, de là peuvent aisément naître des conflits.

Il est donc plus difficile de se connecter à une personne qui n’a pas le même sous-type car il n’y a tout simplement pas les mêmes centres d’intérêt.

 

Cela va se manifester par des comportements spécifiques à chaque profil de personnalité de l’ennéagramme.


À la différence des autres mécanismes de l’ennéagramme où nous regardons les motivations sous-jacentes aux comportements, lorsque nous parlons des instincts nous pouvons regarder les comportements puisqu’il s’agit d’instinctif.

Le sous-type conservation correspond aux besoins les plus vitaux, de l’ordre de la survie.

L’instinct de conservation met l’attention sur les questions liées à la survie et à la sécurité matérielle et façonne le comportement en conséquence. 

Il dirige généralement l’énergie vers des préoccupations de sûreté et de sécurité, notamment le fait de disposer de suffisamment de ressources, d’éviter le danger et de maintenir un sentiment de structure et de bien-être.

Il peut s’intéresser excessivement au survivalisme, aux sports de combat, à la nourriture…

Au-delà de ces préoccupations de base, l’instinct de conservation met l’accent sur d’autres domaines selon ce que chaque type de personnalité estime être relatif à la sécurité et à la survie. 

Cela prend la forme : “Je ne peux pas survivre dans un monde où il y a X”, X étant l’évitement compulsif de l’ennéatype. 
Pour le type 4 par exemple : “Je ne peux pas survivre dans un monde où il y a de la banalité”, ce qui rendra le 4 intrépide, il aura une tendance à se mettre en danger pour se sentir vivant (sports extrêmes, sortir dans des quartiers chauds la nuit…)

Le sous-type social est relatif aux relations inter-personnelles.

L’instinct social attire l’attention sur les questions liées à l’appartenance, à la reconnaissance et aux relations dans les groupes sociaux et façonne le comportement en conséquence.
Il nous pousse à nous entendre avec la tribu : notre famille, la communauté et les groupes auxquels nous appartenons.
Il est sensible aux questions de société et autres injustices sociales.
 
Cet instinct est également lié au pouvoir ou à la position que l’on occupe par rapport aux autres membres de la tribu, selon la signification pour chaque ennéatype.

 

Cela prend la forme : “Je ne peux pas m’intégrer dans un groupe où il y a X”, X étant l’évitement compulsif de l’ennéatype. 

Pour le type 9 par exemple : “Je ne peux pas m’intégrer dans un groupe où il y a du conflit”, ce qui donnera une tendance à rester en périphérie des groupes sans s’y impliquer totalement (au risque de générer du conflit). Selon le 9, il pourra rester vraiment à distance du groupe avec un côté asocial, s’y intégrer quand même sans être réellement actif ou carrément fusionner avec le groupe pour s’oublier en lui et jouer un rôle positif dans la cohésion de celui-ci.

Le sous-type sexuel est relatif à une relation dans l’intimité.

 

 

L’instinct sexuel attire l’attention sur des questions liées à la qualité et au statut des relations avec des individus spécifiques et façonne le comportement en conséquence.


Parfois appelé l’instinct “tête-à-tête”, il dirige généralement l’énergie vers la réalisation et le maintien des connexions sexuelles, l’attraction interpersonnelle et les liens affectifs. 

Cet instinct recherche un sentiment de bien-être par le biais de relations individuelles avec des personnes, quelle que soit la signification de ces relations pour chaque ennéatype.

 

Cela prend la forme : “Je ne peux pas être dans une relation où il y a X”, X étant l’évitement compulsif de l’ennéatype. 

Pour le type 7 par exemple : “Je ne peux pas être dans une relation où il y a de la souffrance”, ce qui donnera une tendance à préférer les relations courtes où il n’y a pas de contrainte et où il s’implique peu. Dans une relation plus longue, il fantasme sa relation et projette sur l’autre tout ce qu’il aimerait vivre. Il lui arrive même de préférer le fantasme à la réalité.

Comment identifier son sous-type ?

 

Identifier le sous-type dominant chez toi revient à un travail d’observation de soi, sans passer par l’ennéagramme. C’est le même travail pour dénicher les transes hypnotiques.

 

Quelques questions peuvent t’aider :

Quels sont tes hobbies, tes passions ? 

Quel sujet revient encore et encore dans les livres que tu lis ?

Quel est le sujet le plus important pour toi qui te pousserait à manifester ?

Si tu devais écrire un livre, sur quel sujet serait-il ?

Sur quel sujet es-tu particulièrement sensible dans les discussions et débats ?

Les réponses à ces questions sont des indices que tu peux recouper.

Pour affiner, tu peux regarder les sous-types spécifiques de chaque profil de personnalité.

 

Les 27 sous-types de l'ennéagramme

Chaque ennéatype vit chacun des trois sous-types à sa façon en plus des thèmes inhérents au sous-type blessé.

 

Tu peux retrouver les 3 sous-types sur la page de chaque ennéatype.

 

Guérir le sous-type

Guérir le sous-type est essentiellement effectué par un travail thérapeutique.

C’est un travail de développement personnel, qui consiste à rendre notre ego fonctionnel.

 

Guérir le sous-type entraîne un lâcher prise sur ces problématiques.

 

Comme toujours, ça commence par l’observation de nos schémas, voir comment nous agissons et c’est là que l’ennéagramme éclaire.

Ainsi, nous pouvons particulièrement guérir le sous-type conservation et le sous-type social.

C’est le même principe qu’avec les ailes

Sous-type et spirale dynamique

Les sous-types de l’ennéagramme peuvent être mis en relation avec les 3 premiers niveaux de la spirale dynamique.

 

La spirale dynamique est une représentation de l’évolution par stades de la conscience humaine et des systèmes de valeurs déterminant les rapports à la réalité développés par les humains tout au long de l’évolution. 

 

À chaque stade est associé des conditions de vie, une configuration fonctionnelle de l’esprit, une vision du monde et un système de valeurs.

 

À chaque stade les priorités de la vie et les centres d’intérêts diffèrent.

 

Le sous-type conservation correspond au niveau Beige.

Le sous-type social correspond au niveau Violet.

Le sous-type sexuel/tête-à-tête correspond au niveau Rouge.

 

 

Pour aller plus loin avec l’ennéagramme et te connaître en profondeur, tu peux réserver un bilan de personnalité.