L’hypnose est au cœur de notre vie : nous passons le plus clair de notre temps en hypnose.

 

Notre type de l’ennéagramme est une forme d’auto-hypnose puissante.

Et pourtant, nous ne sommes pas au courant (à moins d’avoir cheminé en ce sens), ce qui est logique puisque c’est inconscient.

L’hypnose n’est pas simplement une pratique comme l’hypnose ericksonienne ou l’hypnose humaniste.

Ce n’est pas un ensemble de techniques, comme la PNL.

 

L’hypnose est beaucoup plus vaste que cela, comme tu vas le découvrir dans ces lignes.

 

Se posent un certain nombre de questions :

Qu’est-ce que l’hypnose ?

Qu’est-ce qu’une transe hypnotique ?

Quelles sont les différentes transes ?

Quel lien y a-t-il entre auto-hypnose et ennéagramme ?

Quelles sont les transes préférées de chaque type de l’ennéagramme ?

Comment sortir d’hypnose ?

 

 

Si tu es prêt(e) à approfondir l’ennéagramme, suis-moi !

L'hypnose, kézako ?

L’hypnose a autant de définitions que d’auteurs, tenter de la définir montre très vite les limites du langage, mais essayons quand même histoire de savoir de quoi on parle.

 

Etymologiquement, l’hypnose vient de “Hypnos” : le sommeil.

 

Quelque part, l’hypnose correspond à l’endormissement de la conscience où l’on est “ailleurs” qu’ici et maintenant.

 

On peut dire que l’hypnose est un état de conscience altéré je ne suis pas pleinement présent à ce qui est, même si ce n’est pas un “état” au sens littéral car le degré de conscience est dynamique et change en permanence.

 

 

Certains parlent d’un état d’absorption : en hypnose, on est absorbé par quelque chose et, focalisant dessus, on en perd la présence à soi.

 

 

L’hypnose est connu depuis belle lurette pour faire du business : la publicité intervient en plein milieu d’un film, souvent après un “cliffhanger”, notre esprit est disponible, préparé, par la première heure du film. 

 

 

Le cliffhanger nous met dans un état encore plus suggestible et la publicité arrive.

(et les gens croient décider avec leur libre arbitre alors qu’ils sont en pleine hypnose, hahaha elle est bien bonne !) 

 

 

On pourrait identifier 3 critères définissant un état d’hypnose : 

– Absorption, attention monopolisée (perte de contact avec une partie du réel)

– Suggestibilité à des messages, des injonctions (du fait d’avoir outrepassé des barrières conscientes)

– Mouvements idéomoteurs (mouvement déclenchés sous le seuil de conscience)

 

 

L’hypnose altère le centre du jugement et le cortex préfrontal, ce qui implique une altération des mécanismes de protection du psychisme : il s’agit de laisser plus de place à l’inconscient.

 

L’hypnose est pluri-quotidienne, elle fait partie de la vie : lire un livre, regarder un film, conduire en voiture sur l’autoroute, partir dans des souvenirs ou simplement dans sa tête, jouer de la musique, sont quelques exemples banaux de l’hypnose.

 

 

Mais l’hypnose va beaucoup plus loin, accroche-toi.

L'ego et ses transes hypnotiques

Au sein de l’hypnose, on peut parler des transes chamaniques, hypnotiques, médiumniques, oniriques, psychédéliques...

 

Pour simplifier et parce qu’on ne fait pas une formation sur l’hypnose, gardons le terme “transe hypnotique”.

 

C’est quoi, une transe hypnotique ?

 

Transe vient du latin “transeo” : aller à travers.

Hypnose vient du grec “hypnos” : sommeil.

 

 

 

Une transe hypnotique est une sorte de sommeil de la conscience dans lequel on plonge (sans dormir), où on n’est pas présent à la réalité telle qu’elle est.

 

 

L’hypnose induit une perte de contact avec la réalité telle qu’elle est, par sélection et distorsion de celle-ci.

 

 

Il y a les transes induites par l’extérieur (un film, une publicité, un livre) et les transes auto-induites sans rien faire (plonger dans un souvenir, ne plus sentir son corps…)

D’ailleurs, tu vas le découvrir juste après, chacun a ses transes favorites selon son type ennéagramme.

 

 

Une transe n’est jamais induite QUE par l’extérieur (car alors on serait objet et pas sujet), c’est nous qui plongeons dedans.

 

Il est possible (et souhaitable, pour protéger son psychisme) de s’entraîner à repérer les transes hypnotiques et apprendre à en sortir pour être plus présent à soi.

 

Les transes hypnotiques ont une fonction de protection, une sorte de tampon psychique permettant de ne pas vivre la dureté du réel.

 

Un exemple évident est la dissociation lors d’un viol : le psychisme se protège pour ne pas vivre l’atrocité de la situation. Puis il peut y avoir une amnésie pour rajouter une couche de protection supplémentaire.

 

 

Il n’est pas question de partir en guerre contre l’hypnose, elle nous sauve la vie et permet d’économiser de l’énergie.

 

 

Par contre, nos transes hypnotiques peuvent devenir limitantes car elles nous coupent de toute une partie de la réalité.

 

Quand on commence à en voir les écueils, on peut avoir envie de sortir de cette hypnose et revenir dans le réel.

 

 

Garde à l’esprit que c’est un travail puissant qui peut faire surgir de très fortes émotions voire décompensations pour les esprits non préparés.

(Ce n’est pas à prendre à la légère : pratique avec un praticien expérimenté et fais-toi accompagner, en formation, en coaching, en thérapie.)

 

Imagine un type lambda qui a toujours été au SMIC et gagne 15 millions d’euros au Loto d’un coup : ça peut le faire vriller et c’est souvent ce qui arrive.

 

 

Tout le principe d’une transe hypnotique est que nous ne la voyons pas.

 

 

Je ne sais pas ce que je ne sais pas.

 

 

Bien des transes sont totalement inconscientes : un esprit non initié ne sait pas quand il est en état d’hypnose.

 

Va dire à Maurice le poisson rouge qu’il est dans l’eau. Il te répondra “quelle eau, de quoi tu me parles frérot ?! “

Mais, à force de s’observer, on finit par se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond et qu’on ne voit pas la réalité telle qu’elle est : on repère nos transes de plus en plus finement, jusqu’à réussir à être présent dans notre état d’hypnose. 

L’état d’hypnose ne nous submerge plus complètement.

C’est là que l’ennéagramme prend tout son sens : tu connais l’anatomie de ton ego, de tes transes préférées et tu peux repérer d’autant plus facilement ton hypnose favorite.

Quelques exemples de transes quotidiennes :

Tu te rends compte que tu as complètement oublié une période de ta vie : bienvenue à la transe d’amnésie.

Tu te rends compte que tu te coupes de ton corps ou que tu étouffes tes sensations pour ne pas ressentir dans certaines situations : welcome la transe de dissociation et/ou d’anesthésie.

Tu te rends compte que tu es obsédé par un objectif, un mentor, un enseignement, un idéal de toi : hey la transe d’identification.

Tu te rends compte que tu te donnes des ordres avec des injonctions à coup de “il faut” et “je dois” : coucou les suggestions hypnotiques.

Tu te rends compte que tu pars toujours dans le futur à t’imaginer des scenarii inventés de toute pièce : hola la régression en âge.

En étant présent à ce que nous vivons, nous mettons le doigt sur les transes qui ont lieu malgré nous dans notre vie psychique, de façon automatique.


L’ennéagramme permet d’explorer les zones inconscientes en nous qui créent de l’inconfort et d’affiner les transes qu’on rejoue tout le temps.

 

L’ennéagramme agit comme un puissant catalyseur de connaissance de soi et de briseur de l’état d’hypnose.

La transe hypnotique est comme une chaussure qui protège le pied.

Problème : le pied grandit et se retrouve limité par la chaussure.

On peut être tenté de prendre une chaussure plus grande pour laisser de la place au pied.

Certes on peut vivre toute la vie avec une chaussure trop petite par peur de marcher pieds nus sur les cailloux, mais le prix à payer est immense : douleurs, déformations des orteils…

À un moment donné, il peut être intéressant d’enlever la chaussure et de laisser le pied prendre sa forme naturelle en marchant pieds nus.

 

Cette métaphore hypnotique n’est-elle pas une belle mise en abyme de la transe ?


Creuser seul dans nos zones d’ombres et notre inconscient est difficile, d’où la pertinence de se faire aider (par exemple avec le bilan de personnalité proposé ici).

Les 9 familles de transes

 

Dans une formation d’hypnose, le formateur transmet classiquement les différentes transes hypnotiques répertoriées.

 

Il existe 9 familles de transes hypnotiques : 

 

1/ Distorsion du temps : il y a un écart entre le temps objectif et le temps subjectif

La contraction du temps induit un temps subjectif beaucoup plus court que le temps objectif. “Oh c’est déjà fini !”

L’expansion du temps induit un temps subjectif beaucoup plus long que le temps objectif. “Ce cours est interminable…”

 

2/ La pseudo-orientation dans le temps : on est plongé dans le passé ou dans le futur

La progression en âge induit la futurisation : on se projette dans un moment futur, dans un scénario fictif créé des toutes pièces. “De toute façon ça ne sert à rien que je lui parle, il va me répondre ça”

La régression en âge : on plonge dans une situation vécue dans le passé, que ce soit la semaine dernière ou il y a 10 ans. “C’était tellement bien ce mariage, tu te souviens ?”

 

3/ Hallucinations visuelles et auditives : l’expérience sensorielle vécue ne correspond pas à la réalité.

Hallucination positive (ou additive) : on voit/entend quelque chose qui n’est factuellement pas dans la réalité. “T’as vu comme il me regarde méchamment, il me veut du mal”

Hallucination négative (ou soustractive) : on zappe quelque chose de la réalité qui est objectivement là, une personne, un objet. “Oh je ne t’avais pas entendu, désolé !”

 

4/ Distorsion des sensations : c’est l’équivalent kinesthésique des hallucinations visuelles et auditives.

La création de sensations : on crée des sensations à partir de rien, comme parfois on peut sentir que notre poche vibre, alors qu’il n’y a pas de téléphone dans la poche.

La suppression de sensations/anesthésie : on ne ressent plus une sensation pourtant bien présente. Celle que nous expérimentons tous est la suppression de sensations liées aux vêtements sur notre peau.

 

5/ Les changements mnésiques : on modifie nos souvenirs.

Amnésie : on oublie un souvenir, une personne, voire carrément une période entière de vie. “Je ne me rappelle pas du tout ce qui s’est passé avant mes 10 ans”

Hypermnésie : on se rappelle d’un souvenir avec beaucoup de détails. “Je m’en souviens comme si c’était hier, c’était le 12 octobre 1993, il avait un polo gris, une petite moustache et un couteau de boucher de la marque Trézafuté quand il m’a demandé mon téléphone. A l’époque j’avais un Appome X30 avec 3 rayures sur l’écran.”

 

6/ Changement de personnalité : on modifie notre sens de l’identité.

Identification : on s’identifie à un rôle, un objectif, un groupe, un prénom, une nationalité, un personnage, un idéal du soi. Quand on regarde un film, au plus on s’identifie au personnage principal, au plus on est en transe d’identification.

Dissociation : on se dissocie de ses émotions et sensations pour se protéger. “Quand je me suis faite violée, c’est comme si je n’étais pas là, je ne ressentais rien”

 

7/ Changements musculaires : on modifie le fonctionnement de notre corps.

Catalepsie : on devient figé, le corps reste dans une certaine position, comme bloqué. Le regard peut se figer également.

Mouvements idéomoteurs : on déclenche des mouvements involontairement. Ex : les jambes sans repos.

 

8/ Suggestions hypnotiques : le grand classique des hypnotiseurs. 

Ce sont toutes les injonctions, indications/ordres/questionnements à faire ou ne pas faire, ressentir ou ne pas ressentir, dire ou ne pas dire, penser ou ne pas penser quelque chose. Il est classique de s’hypnotiser soi-même à coup de suggestions et d’hypnotiser les autres sans s’en rendre compte.

 

9/ Confusion : on ne pense pas clairement, c’est flou dans la tête car le centre mental ne fonctionne pas correctement.

L'auto-hypnose préférée de chaque type ennéagramme

Dans l’ennéagramme, chaque type utilise les transes hypnotiques pour satisfaire son orientation et oblitérer son évitement compulsif.

Type 1 : suggestions hypnotiques et hallucinations négatives.

Le type 1 s’auto-suggère en permanence qu’il n’est pas assez bien, il se lance des injonctions à agir en permanence.

Il hallucine négativement ce qu’il a fait de bien pour constater autant chez lui que dans le monde ce qui manque, ce qui est imparfait. 

 

Type 2 : hallucination positive et identification

Grâce à l’identification aux autres, le type 2 est extrêmement focalisé sur eux pour cerner le moindre de leurs besoins.

S’il ne peut pas détecter les besoins de l’autre, le type 2 les invente en projetant sur l’autre ses propres besoins. Un grand classique : “mets ta veste, tu vas avoir froid.”

Type 3 : identification, contraction du temps et suggestions hypnotiques


Le type 3 est le champion de l’identification : il se perd dans un personnage créé de toute pièce, à la poursuite de de son idéal du soi, idéal qu’il n’arrive jamais à atteindre et ce qui crée sa frustration. Il peut aussi s’identifier à son interlocuteur pour le séduire.

Il contracte le temps en multipliant les activités, en faisant vite, en faisant un maximum de choses en même temps pour maximiser ses chances de réussir et obtenir de la reconnaissance.

Grâce aux suggestions hypnotiques, il essaie de s’auto-convaincre qu’il va bien, qu’il est super, de s’auto-motiver pour réussir : il aime bien pratiquer la méthode Coué.


Type 4 : régression en âge, progression en âge et création de sensations

Le type 4 se fait des scenarii futurs dans sa tête pour vivre plein de sensations et d’émotions, agréables ou désagréables, l’important étant de se sentir.

Au plus il ressent d’émotions, au plus il existe.

La régression en âge lui permet de se souvenir à quel point c’était mieux avant.


Type 5 : dissociation, hallucination négative

Le type 5 se dissocie de ses sensations et émotions, il se retire de la réalité quand celle-ci est inconfortable, pour lui permettre de penser le monde sans être parasité.

Il peut faire disparaître tout ce qui le gêne en le supprimant simplement grâce à l’hallucination négative. Il peut réaliser au bout de plusieurs heures qu’il n’a pas mangé ou qu’il n’est pas allé aux toilettes.


Type 6 : hallucination positive, progression en âge et création de sensations

Le type 6 invente des dangers qui n’existent pas en dehors de sa propre tête. 

Il s’imagine tous les scenarii catastrophes possibles, son Spielberg intérieur est extrêmement doué pour imaginer le pire de ce qui pourrait arriver, même le plus improbable. Il hallucine aussi les intentions des autres, leurs motivations profondes à lui vouloir du mal. Il se crée ainsi des sensations de peur à répétition.


Type 7 : amnésie et progression en âge

Le type 7 s’invente des scenarii positifs tout le temps, s’imagine dans des plans géniaux qui lui créent de la joie et de la bonne humeur, ce qui lui permet d’éviter avec brio la souffrance. Il partage tous ses plans et ses idées géniales à qui veut bien l’entendre. C’est aussi le champion de l’amnésie ! Une contrainte ? Oubliée ! Un souvenir désagréable ? Oublié !

 

Type 8 : hypermnésie, régression en âge, hallucination négative, progression en âge

Le type 8 peut retourner à loisir dans le passé pour se souvenir avec précision quand quelqu’un lui a manqué de respect ou l’a trahi (selon sa perception). Ca l’aide à se venger au moment opportun.

Il hallucine négativement la faiblesse, qu’il fait purement et simplement disparaître, ainsi que son impact sur les autres, qu’il ne voit pas (d’où son manque d’altérité dans l’ego).

Ensuite il fait de la progression en âge pour fomenter sa vengeance et la partager à qui veut l’entendre.


Type 9 : anesthésie, confusion, identification

Le type 9 est le champion de l’anesthésie, il se coupe de ses sensations pour ne pas ressentir son inconfort, sa colère ou tout ce qui pourrait générer du conflit. Pas de ressenti, pas de problème.

Il est aussi confus à propos de ce qu’il veut, de ce qui le met en joie. 

Par le mécanisme de fusion, il s’identifie à tout ce qui l’entoure. 

Du fait de ces transes, il ne sait pas qui il est.

 

Il y a aussi les transes qui concernent tous les types de l’ennéagramme, comme :

1/ La transe d’identification à l’ego, au centre préféré.

2/ La transe d’hallucination négative de l’évitement compulsif.


Dans une moindre mesure, les transes s’appliquent aussi aux ailes.

La stratégie classique de l'ego et les dangers de l'interventionnisme

Maintenant, il est temps d’aller encore plus profondément sur le sujet de l’hypnose et voir ce que ça implique pour toi.

 

Peu de personnes s’attèlent à démanteler les transes hypnotiques dans leur vie.

(Certains types de l’ennéagramme auront plus de résistance que d’autres.)

En général, il s’agit plutôt de l’approche inverse : rajouter des couches.

 

Pourquoi ? 

 

Posons-nous cette simple question :

 

Qu’est-ce qui nous pousse à nous améliorer ? À faire du développement personnel ? À pratiquer l’hypnose ?

D’où est-ce que ça part en nous ?

 

En creusant, on revient toujours à l’ego.

 

Et qu’est-ce que l’ego ?

 

(Attention la suite peut piquer.)

 

En ennéagramme, l’ego est une pure création, un amalgame de transes hypnotiques.

 

Au sens de l’ennéagramme, l’ego est, à la racine, une identification au centre préféré avec tout ce que cela implique.

 

D’où les équations de chaque type. Par exemple, l‘individu de type 1 a une transe d’identification à ses actions : “je suis le contrôle que j’ai sur moi.” 

Les croyances de chacun dépend du noyau de l’ennéatype.

 

Ces croyances sont une certitude inconsciente, jamais remise en cause.

 

Toutes les transes sont là pour protéger l’ego et ne pas voir au-delà, ne surtout pas questionner ce postulat.

 

 

Sauf que dès que tu vas gratter, tu réalises que c’est du vent : l’ego est une illusion et n’a rien de réel, de tangible. Derrière, il n’y a personne. 

Vraiment personne !

Toute ton identité, tout ce sur quoi tu t’es construit, c’est du vent.

 

Ce que tu trouveras derrière, c’est la vacuité : c’est d’ailleurs le sens de toutes les démarches spirituelles et de la dimension ésotérique de l’ennéagramme, revenir à cette Unité fondamentale.

 

 

Le désir de changement part d’un délire égotique de vouloir être autre chose que ce que tu es.

 

C’est le propre de l’ego qui se raconte que la réalité devrait être autrement que ce qu’elle est et c’est le fondement même du développement personnel.

 

L’ego veut être plus confiant, plus productif, plus riche, plus apprécié.

 

 

Qu’est-ce qu’on fait pour ça ?

 

 

On fait toujours plus de la même chose comme dirait Paul Watzlawick.

On fait du développement personnel, des affirmations, des mantras, de la méthode Coué : bref, des suggestions hypnotiques.

On utilise divers outils, de l’EFT, de la PNL, de l’hypnose thérapeutique, pour calmer nos émotions : des transes de suppressions de sensations voire d’anesthésie pour ne pas ressentir l’inconfort.

On fait de la visualisation créatrice : de la transe de progression en âge et de la création de sensations.

On se crée un meilleur soi, une vision idéalisée de nous-mêmes : transe d’identification.

 

La PNL, l’hypnose thérapeutique, cherchent à atteindre un résultat. C’est créé pour être efficace.

 

Tous ces outils, ces techniques, consistent à rajouter des transes sur des transes, ce qui éloigne encore plus de la réalité.

 

 

 

C’est pour moi le principal écueil du développement personnel.

Ça peut aussi amener à se percher bien haut, se croyant un maître spirituel, se croyant éveillé alors qu’on s’est juste dissocié de soi-même…

 

Tout cela n’est pas “mal” en soi.

Émettre un jugement moral n’a aucun intérêt dans le contexte d’Epanessence.

 

 

Il est intéressant de constater que la volonté vient très souvent de l’ego, qui veut rajouter des couches hypnotiques, tendant à nous éloigner de nous-mêmes.

 

Rajouter des couches est l’antithèse de se prendre tel qu’on est.

 

 

Ici on cherche plutôt à se dépouiller et aller au cœur de l’oignon plutôt qu’à lui rajouter des couches à coup de PNL et d’hypnose thérapeutique.

 

 

En fond, il y a toujours l’idée de ne pas convenir, de ne pas être assez.

 

 

Mais qui croit ça ?

 

 

L’ego.

 

 

Bidouiller un système complexe tel que notre psyché en “rajoutant” des choses n’est pas une bonne idée.

 

 

 

Comme dans Jurassic Park, ça finit mal. Ils ont beau avoir bidouillé l’ADN pour qu’il y ait seulement des dinosaures femelles : il y a des effets non prévus initialement parce qu’on réfléchit seulement sur le court terme.

 

La vie trouve un chemin.

Imaginons que tu aies une addiction au sucre ou à la cigarette.

L’approche interventionniste consiste à dire “la cigarette/le sucre, c’est mauvais, il faut se débarrasser de ce comportement toxique”. On s’affaire à utiliser l’hypnose thérapeutique, la PNL ou autre technique pour faire cesser le comportement et régler ce “problème”.


En osant réfléchir un peu plus, on pourrait avoir le culot de penser que le comportement “déviant” n’est pas un problème, qu’il a de bonnes raisons d’être et qu’il est une soupape pour que le système maintienne son équilibre.


En éradiquant le comportement bêtement à coup d’interventionnisme, sans traiter la source, on se garantit un bon vieux déplacement de symptôme.


Toutes ces approches basées sur l’interventionnisme reviennent à recouvrir, cacher, masquer, ce qui ne convient pas.


“Il n’y a pas de fumée sans feu” dit l’adage.


Je crois que nous avons baignons suffisamment dans l’hypnose dans notre vie, que le développement personnel classique a montré ses limites.


Et si on allait explorer un autre espace ?

Se réveiller à ce qui est

Quand on a compris :

– qu’on passe le plus clair de notre temps en transe hypnotique

– que notre ego est lui-même une création de toutes pièces qui est un assemblage de transes hypnotiques et qu’il est au fondement de ce qu’on croit être

– que derrière les transes hypnotiques il y a la réalité brute et que ces transes sont présentes pour nous protéger de la dureté de ce réel.

 

Il est possible que vienne l’envie spontanée de sortir de ces transes hypnotiques.

 

Par où commencer ?

 

Ça commence tout bêtement par prendre conscience de tes propres transes hypnotiques.

 

C’est toute une pratique.

Réalise qu’elles ne sont pas la réalité mais que TU les crées de toute pièce (sans émettre d’avis ou de jugement).

 

Pour ça, ça demande d’avoir un point d’ancrage dans le présent et c’est loin d’être aisé.

On ne peut pas demander à un poisson dans l’eau de remarquer l’eau, il ne connaît que ça.

 

 

La plupart des humains passent la quasi-totalité de leur vie en transe : dans des transes d’identification, de progression en âge, de création de sensations, de confusion… À chacun son cocktail pour fuir le réel.

 

 

Les transes, comme les sirènes, sont extrêmement tentantes.

C’est naturel, on se laisser happer jusqu’à être totalement absorbé.

 

(Et j’insiste, ce n’est pas MAL !)

 

Pour développer la présence dans notre vie, il y a la sacro-sainte méditation.

Mais il ne s’agit pas de méditer de façon formelle en s’asseyant 20 minutes en lotus.

 

C’est une option mais ça ne convient pas à tout le monde, d’autant qu’il est très facile de méditer pour se fuir.

 

La proposition ici est simple : prendre chaque opportunité du quotidien pour nourrir sa présence et la développer.

Comme toute pratique il faut y revenir encore et encore.

 

 

Nous pouvons avoir de multiples points de vigilance :

– La respiration : c’est LE point d’ancrage par excellence, qui ramène à la réalité.

– Les sensations : l’eau qui ruisselle sur le corps pendant la douche, le contact des pieds avec le sol en marchant, les fesses sur le fauteuil…

– La proprioception : la posture du corps dans l’espace, les angles des articulations pendant la marche, la position de colonne vertébrale…

– La vision : être conscient de ce que je vois et d’où je vois (regarder depuis l’arrière de ma tête, derrière mes yeux, à la première personne comme dans un jeu vidéo)

– L’audition : les sons que j’entends et d’où je les entends

 

 

Ces 5 canaux peuvent se cumuler, ils sont comme des points d’ancrage (pas l’ancrage au sens de la PNL) maintiennent dans la réalité.

 

Le sixième canal qui se superpose aux 5 autres est la méta-cognition, cette observation de soi dans l’instant à l’image d’une caméra qui filmerait la scène.

 

La pratique de la méta-cognition aide à nourrir cette présence tous les jours, elle se développe et prend de la place.

 

 

Et il n’y a pas besoin de formation, de PNL, de coaching, de protocole, d’outils, de techniques, pour cela. Ni de maître, ni d’hypno-praticien, ni de gourou, ni personne.

 

Juste toi.

 

 

 

 

Cette méta-cognition est la même qui t’aide à trouver ton ennéatype ou ton sous-type ennéagramme.

 

Il devient beaucoup plus facile de voir lorsqu’on part dans une transe hypnotique : on se sent aspiré, absorbé, hors du présent.

 

 

Après je ne vais pas te vendre du rêve : les transes les plus profondes restent inconscientes, car elles sont au fondement de ton psychisme.

Il ne s’agit pas de les faire péter avant d’être prêt.

 

 

De toute façon, tu auras besoin d’un tiers pour t’aider à les repérer et à les dissoudre.

Tout seul, c’est extrêmement compliqué, voire impossible, parce que nous avons de multiples garde-fous pour protéger ces transes, même avec une pratique quotidienne.

 

Le système est extrêmement bien fait !

 

 

Sortir de nos transes hypnotiques n’est pas une fin en soi, ce n’est pas un objectif.

Par contre, à un moment de ta vie, ça peut devenir extrêmement souhaitable.

 

Tu vas le ressentir comme un besoin, comme un appel intérieur, dès que la chaussure devient trop étroite.

 

Avec la pratique, la présence prend plus de place que l’hypnose.

 

 

 

Si tu souhaites que je t’aide à repérer tes transes et à aller beaucoup plus en profondeur dans la connaissance de soi, tu peux réserver un bilan de personnalité.

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