“Connais-toi toi-même.”

Tu as entendu cet aphorisme des centaines de fois tant c’est à la mode.

 

Les portes d’entrée à la connaissance de soi sont nombreuses.

À mon sens, l’une des portes plus appropriées pour un développement personnel sain est l’ennéagramme.


Il serait pertinent d’éviter tout étiquetage : tu n’es pas juste UN profil de personnalité de l’ennéagramme, tu as ton histoire, ta culture, ton enfance, tes valeurs… 

Essentialiser quelqu’un est dangereux, c’est comme ça qu’on en arrive à la volonté d’exterminer un peuple.


Ceci étant, l’ennéagramme est un outil donc il est neutre. Il offre de superbes pistes de travail sur soi, en particulier sur le développement personnel et spirituel.

Le danger du développement personnel

Le “dev perso” est un courant qui vient des Etats-Unis avec l’émancipation de l’individu par rapport au groupe.

 

Ce mouvement nous pousse à être des personnes meilleures, à nous dépasser, à être la meilleure version de nous-mêmes, à “sortir de la rat race”.

 

En apparence, c’est tout à fait correct, pourquoi pas vouloir être plus bienveillant, plus productif, plus heureux, plus riche… ?

 

Seulement, quand on gratte un peu, on tombe vite sur un écueil dans lequel tout le monde tombe : 

 

Vouloir justement devenir meilleur.

 

Des questions en découlent :

Qu’est-ce qui nous fait croire qu’on a besoin d’être meilleur ?

Selon quelle norme et quel absolu ?

Devenir meilleur que quoi ? 

Devenir meilleur en quoi ?

Pourquoi devenir meilleur ?

 

 

Allons voir tout ce que cela cache.

 

Une quête idéologique sans fin

Cette volonté de s’améliorer est en réalité motivée par une croyance sous-jacente très ancrée dans la socioculture judéo-chrétienne : 

Qui je suis ne suffit pas.

Je suis un être cassé, blessé, insuffisant, imparfait, qu’il faut améliorer, réparer, corriger et optimiser.

 

Ce postulat de base n’est quasiment jamais questionné. 

 

Or, (presque) toute approche de dev perso se base sur un socle idéologique avec un présupposé “je ne suis pas assez”.

 

Dans ce genre d’approche, nous retrouvons les mêmes préceptes que dans la religion :

 

1/ Le bien et le mal : si tu te lèves à 5h, que tu médites en buvant un jus de légumes, que tu es bienveillant et que tu manges bio, c’est super, tu es au top et tu mérites le succès. 

Par contre, si tu regardes la TV, que tu es salarié et que tu critiques les autres, tu es du côté du mal, tu as raté ta vie. J’exagère à peine !

 

2/ Un idéal de vie est érigé en absolu : méditation, nourriture saine, yoga, visualisation, communication non-violente, non-dualité… Selon le courant de développement personnel choisi. Ne pas le respecter signifie être banni du groupe.

 

3/ Des livres de référence sont là pour prêcher la bonne parole : Réfléchissez et devenez riche, le miracle morning, pouvoir illimité,…

 

4/ L’omniprésence de la culpabilité : si tu fais un écart alimentaire, si tu loupes un jour de méditation, si tu procrastines… Tu te fouettes et tu redoubles d’effort.

 

5/ Le sacrifice du présent pour un futur meilleur : sacrifie qui tu es maintenant, ta joie, ton plaisir, pour obtenir une récompense plus tard. Vouloir être du côté du bien, devenir meilleur.

 

Le dev perso idéologique à la sauce religion rajoute énormément de pression, de jugement et de dureté dans le quotidien.
Ca a pour effet de se couper de plusieurs parts en nous, des parts non assumées, des zone d’ombre… Qui reviendront comme un retour de flamme tôt ou tard.

 

On tombe dans la quête d’un moi futur idéal et pour l’atteindre il faut faire beaucoup d’effort, se purifier, expier les péchés…

 

En clair, JE ne suis pas assez et tous ses dérivés : JE dois m’améliorer, JE dois être plus positif, JE dois être plus productif, JE dois être plus heureux, JE dois calmer mon mental, JE dois changer mes croyances.

Autant d’injonctions mortifères et culpabilisantes qui m’empêchent de me prendre tel que je suis.

 

Ca renforce notre Papa toxique intérieur qui critique et juge, et ça enfonce encore plus l’Enfant intérieur en manque d’amour et d’attention.

 

Le dev perso peut être appréhendé avec une approche beaucoup plus écologique et nous allons nous y affairer.

Vers un développement personnel écologique

Le développement personnel idéologique est extrêmement sacrificiel pour l’individu, il “splitte” la psyché encore plus, accentuant la guerre intérieure.

 

Nous tombons dans une quête sans fin à la poursuite de quelque chose : souvent le bonheur et la réussite.

Quand on gratte un peu, on constate l’absurdité de cette entreprise : courir après le bonheur et la réussite empêche de facto de le vivre au présent.

Si je cours après quelque chose, c’est bien que je ne le vis pas ici et maintenant.


Je fais alors l’expérience de ne pas y être, d’avoir “encore du chemin”, de devoir “faire des efforts”, de devoir “avancer sans cesse”.

Et s’il était possible de changer de présupposé ? 

Et si, au lieu de se croire cassé et insuffisant, on partait du postulat que nous ne sommes pas un problème à résoudre ?

 

Se prendre tel que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, est une approche beaucoup plus écologique qui contraste avec la volonté permanente d’être meilleur, d’être plus ceci et plus cela.

 

Avec une approche de dev perso écologique, on ne considère plus qu’il faut s’améliorer ou se corriger. On ne considère plus les “il faut”, d’ailleurs.

Ce que nous voulons, c’est tempérer nos mécanismes, vivre une existence où on se fout la paix, où on arrête de croire “qu’on est pas assez”.

 

L’ennéagramme est un outil qui permet de revenir à qui on est et comment on s’est construit.

Pourquoi le développement personnel ?

Le plus grand écueil est de renier qui je suis dans l’instant et de faire du dev perso de sauvage en sculptant de nouveaux masques pour “s’améliorer”.

Bien sûr, le dev perso peut nous aider à être plus fonctionnel dans le monde.

 

Surtout si nos automatismes égotiques nous rendent la vie plus compliquée et nous font souffrir, alors l’ennéagramme peut nous aider.

L’un des principes de base du dev perso, c’est de mieux se connaître : c’est exactement l’idée de l’ennéagramme.

 

 

Mieux se connaître, mieux connaître ses mécanismes égotiques permet de mieux fonctionner dans le monde, d’être plus adaptable.

 

Plus l’ego est activé, plus nous nous enfermons dans un schéma de pensée, d’émotion et de comportement conditionnés.

 

D’où l’idée de tempérer ce fonctionnement automatique en y mettant de la conscience, de la présence.

 

Nous voyons plus cela en détail dans l’approche spirituelle.

 

Le développement personnel avec l’ennéagramme possède 3 branches, qui permettent de stabiliser le “moi”, à l’image des 3 pieds d’un tabouret.

 

Les 3 sont différents et complémentaires.

 

1/Guérir les sous-types de l’ennéagramme avec 3 axes principaux :

• La santé, l’alimentation, l’activité physique, ce qui est en lien avec la survie.

• L’intelligence sociale et la communication, ce qui est en lien avec le social.

• La séduction et les relations intimes, ce qui est en lien avec le tête-à-tête.

 

2/ Équilibrer la hiérarchie des centres
Nous utilisons nos 3 centres de façon déséquilibrée et si l’écart est trop important, ça peut vraiment porter préjudice dans la vie quotidienne, dans les relations…

Il peut être intéressant d’atténuer ce déséquilibre car c’est générateur de chaos dans la vie.

 

3/ Tempérer les mécanismes égotiques de l’ennéatype
Voir nos mécanismes automatiques, c’est déjà leur faire perdre de leur force.

 

Rentrons dans le détail de chacun des pieds du tabouret.

1/ Guérir les sous-types de l'ennéagramme

Travailler sur les sous-types (ou instincts) sont une excellente façon d’utiliser l’ennéagramme pour notre propre développement personnel.

Si tu ne sais pas ce que sont les sous-types, tout est expliqué sur cette page.

 

Il est complètement possible d’appréhender les sous-types indépendamment de l’ennéagramme.

 

• Le sous-type conservation est en lien avec la survie. Lorsque ce sous-type est blessé, il y a des problématiques concernant la nourriture, la sécurité, l’argent.

 

• Le sous-type social est en lien avec le groupe, la tribu. Lorsque ce sous-type est blessé, il y a des problématiques dans l’intégration d’un groupe et les relations inter-personnelles (peur du jugement, du rejet, difficulté d’intégration ou au contraire fusion)

 

• Le sous-type sexuel/tête-à-tête est en lien avec la relation intime, le couple. Lorsque ce sous-type est blessé, il y a des problématiques dans l’intimité.

 

Chaque instinct peut être blessé par le manque ou par l’excès, par exemple :

 

Un sous-type conservation blessé par le “moins” aura tendance à avoir le frigo vide, le compte bancaire vide, aucune possession matérielle…

Un sous-type conservation blessé par le “plus” aura tendance à avoir le frigo plein (et 6 mois de stock), beaucoup d’épargne, des possessions à ne plus savoir qu’en faire…

 

Lorsqu’un instinct est blessé, les instincts suivants ne peuvent pas se développer correctement puisqu’il s’agit d’une holarchie : le niveau du dessus intègre le précédent, comme des poupées russes.

 

Si l’instinct de conservation est blessé, les deux suivants le seront aussi et cela créera du déséquilibre.

 

Ainsi, guérir un sous-type commence par revenir à la base de la base.

 

Comment savoir quel est le sous-type blessé ? 

Plusieurs pistes t’aident sur la page relative aux sous-types

 

Autant les instincts sont compréhensibles et utilisables en dehors de l’ennéagramme, autant ils sont extrêmement complémentaires à ce modèle : un instinct blessé s’exprime différemment selon le profil de personnalité.

 

Tu peux accéder aux 3 sous-types de chaque ennéatype à partir de cette page et voir sur le profil concerné.

 

Le sous-type blessé principalement est l’objet de ton attention permanente, de tes discussions, de tes lectures et de tes plus grandes peurs.

 

Ce n’est pas fluide, c’est vraiment un sujet important et pas apaisé.

 

Guérir un sous-type blessé passe par la reconnaissance de ton mode de fonctionnement.

Observe tes pensées, tes émotions, tes actions, en lien avec cet instinct blessé.

 

Amuse-toi de ton fonctionnement : faire 6 mois de stock de nourriture, d’avoir toujours les placards et le frigo plein, anticiper le danger partout, te croire toujours rejeté…

 

Attention au jugement, ce n’est pas une raison pour te flageller ou te dire “Pfff c’est ridicule d’être comme ça, je suis stupide”.

Tu es comme tu es, c’est par la reconnaissance de ce mode de fonctionnement et par l’amour que tu pourras passer outre. 

 

Tu sauras que l’instinct concerné est guéri lorsque ce ne sera plus un sujet pour toi.

Pour l’instinct de conservation, tu sauras jauger la quantité de nourriture ou d’argent selon les besoins, selon le contexte… Bref, ce ne sera plus un sujet pour toi !

 

Le fun et la légèreté aident beaucoup aussi, surtout avec un outil comme l’ennéagramme. Moque-toi de toi-même, ça t’aidera à prendre du recul sur ces sujets que tu pourrais étiqueter comme sérieux !

Rien de tout ça n’est sérieux.

2/ Equilibrer la hiérarchie des centres

Comme tu l’as découvert dans les bases de l’ennéagramme, la hiérarchie des centres est inévitable et se crée entre 0 et 2 ans.


En clair, l’un des centres est surutilisé, c’est le centre préféré (noté CP).

Le deuxième est au service du CP, c’est le centre de soutien (noté CS).

Le dernier est sacrifié car connoté négativement, c’est le centre réprimé (noté CR).

 

Nous obtenons ainsi une ordre d’utilisation préférentielle et automatique appelée hiérarchie des centres : CP > CS > CR.

 

Par exemple pour un profil 2, profil 3 ou profil 4, nous pouvons avoir l’ordre suivant : Emotionnel > mental > instinctif.

 

Dans ce cas, l’émotionnel est le CP, le mental est le CS et l’instinctif est le CR.

Cela veut dire que l’émotionnel s’active toujours en premier, c’est le principal filtre pour observer le réel.

 

Une démarche de dev perso utilisant l’ennéagramme peut consister à tempérer l’utilisation du CP, à nourrir le CR et à nourrir le CS indépendamment du CP.

 

Pour éclairer ce charabia, prenons un exemple.

L’ennéatype 4 a l’émotionnel (tourné vers l’intérieur) comme CP.

Il le surutilise, vivant des émotions fortes, amplifiant tout ce qu’il vit : il s’identifie très fort à ce centre émotionnel.

 

L’ennéatype 4 peut apprendre à se désidentifier de son centre émotionnel en développant le muscle de l’observation de soi, en observant ses mécanismes égotiques (cf le pied N°3 du tabouret plus bas).

Peu à peu, son ego perdra de l’emprise sur la totalité de l’être.

 

À l’inverse, plus l’ego prend de la place, plus la hiérarchie des centres est marquée, avec une utilisation du CP qui peut être complètement déséquilibrée, causant de gros problèmes dans la vie de la personne, avec une relative inadaptation à la vie en société et pouvant aller jusqu’à la pathologie. (Exemple de 4 parti en sucette : Amy Winehouse, Freddy Mercury, Charles Baudelaire)

 

 

 

Comme tous les types de personnalité de l’ennéagramme, le profil de personnalité 4 a deux variantes, ce qui donne 2 hiérarchies des centres différentes :

• Emotionnel > mental > instinctif

• Emotionnel > instinctif > mental

 

Dans un cas, le profil 4 réprime le mental, dans l’autre cas il réprime l’instinctif.

Ca reste un 4 dont la prédominance est les émotions, le sens du beau et l’évitement de la banalité, ça ne changera pas : le centre émotionnel reste toujours prédominant car c’est le CP.

 

Par contre, l’un se met plus facilement en action (l’instinctif en CS), l’autre crée plus facilement des plans et des projets (le mental en CS). 

Dans la logique, l’un a du mal à passer à l’action et à concrétiser (l’instinctif en CR) et l’autre a du mal à concevoir et imaginer le futur (le mental en CR).

Le 4 peut développer son CS de façon indépendante, au lieu qu’il soit assujetti au CP.

Si le mental est en CS par exemple, il s’agira de l’utiliser non pas en se projetant dans des plans géniaux pour vivre des émotions fortes par anticipation (auquel cas il est tributaire de l’émotionnel), mais bien d’utiliser le mental pour lui-même : faire des plans, connecter des idées, chercher de nouvelles informations, jouer à des jeux de stratégie…

Nourrir le CR consiste alors :

• à entreprendre, à se mettre en mouvement (y compris l’activité physique), à concrétiser un projet, à développer la discipline, pour celui qui réprime l’instinctif.

• à imaginer, créer des plans, apprendre, se former, pour celui qui réprime le mental.

• à être en lien, connecter avec les gens, exprimer ses émotions, sa vulnérabilité, pour celui qui réprime l’émotionnel.

Pour résumer, équilibrer sa hiérarchie des centres consiste à :

• Nourrir le CR, s’autoriser à l’utiliser.

• Utiliser le CS indépendamment de la tyrannie du CP.

• Tempérer l’usage du CP, en particulier en nourrissant les deux autres indépendamment.

 

Précision : peu importe ce que tu fais, l’ordre d’utilisation d’un profil de l’ennéagramme restera toujours la même, la hiérarchie ne peut pas être modifiée. 

Par contre à terme, l’usage de chacun peut s’équilibrer avec une forme d’harmonie.

3/ Tempérer les mécanismes égotiques de l'ennéatype

Chaque ennéatype a ses forces… Et ses failles. Passons-les en revue.


Si tu ne connais pas encore ton profil de personnalité parmi les 9 de l’ennéagramme, rendez-vous sur cette page.

 

Le type 1 se contient et se contraint énormément. 

Il gagnerait à développer sa souplesse cognitive et à sortir du bien et du mal.

Il gagnerait aussi à ne pas universaliser ses idéaux et se mettre à la place des autres.

Il peut commencer à écouter ses propres émotions, en particulier sa colère et s’autoriser à l’exprimer. 

Le type 2 prend soin des autres et se fait passer au second plan.

Il gagnerait à plus s’écouter, à prendre du temps pour lui, pour savoir de quoi il a vraiment besoin et ce qui est important pour lui.

Il gagnerait aussi à ne pas exister à travers les autres, à ne pas s’oublier dans l’histoire.

Il peut apprendre à poser ses limites, à dire non et surtout à dire oui quand ça lui fait vraiment plaisir, pas par défaut.

Le type 3 s’identifie à ses succès, à ses réussites, à ses projets.

Il gagnerait à lâcher les objectifs et à s’autoriser à ne rien faire de productif, et à ne plus faire dépendre sa valeur de ses accomplissements.

Il gagnerait à exprimer sa vulnérabilité, ses failles et à voir les masques qu’il enfile pour s’adapter aux autres.

Il a aussi cultiver le silence et un peu plus écouter les autres.

Le type 4 s’identifie à ses émotions.

Il gagnerait à vraiment les écouter, à les ressentir jusqu’au bout et à s’observer jouer au drame, sans s’identifier à ses émotions.

Il gagnerait aussi à vivre sans chercher une intensité permanente dans ses émotions.

Il a tout intérêt à s’ouvrir aux autres, à l’inconnu et arrêter de se sentir exister à travers sa différence.

Le type 5 s’identifie à ses modèles de la réalité.

Il gagnerait à sortir de sa caverne et à transférer ses idées en actes concrets.

Il gagnerait aussi à s’ouvrir aux autres, à exprimer ce qu’il ressent pour se connecter aux autres et à laisser son mental un peu au second plan.

Il peut faire la paix avec sa propre connerie et être plus tolérant envers les gens, à simplifier son langage quand il a tendance à partir dans la complexité.

Le type 6 est très loyal envers le cadre qui le protège des dangers du monde.

Il gagnerait à différencier les dangers réels des dangers imaginés par son esprit.

Il gagnerait aussi à être moins pessimiste et à écouter les autres sans critiquer et plomber l’ambiance.

Il peut apprendre à écouter ceux qui pensent différemment de lui et à ne pas forcément chercher à les rallier à son point de vue.

Le type 7 s’identifie à ses idées géniales.

Il gagnerait à revenir dans la réalité et sortir un peu de ses plans futurs qui l’excitent.

Il gagnerait aussi à se focaliser, s’engager et apprendre la discipline.

Se tempérer et à faire la paix avec ce qu’il étiquette comme “négatif” lui serait d’une précieuse aide.

Le type 8 s’identifie au contrôle qu’il a sur les autres.

Il gagnerait à exprimer sa vulnérabilité et à arrêter de vouloir montrer sa puissance tout le temps.

Il gagnerait aussi à laisser de la place aux autres et à réellement les écouter.

Développer son lâcher-prise et être plus doux lui serait précieux.

Le type 9 fusionne avec le monde.

Il gagnerait à apprendre à se connaître réellement pour connaître ses besoins et ses limites.

Il pourrait ainsi apprendre à dire non et à se respecter.

Il gagnerait aussi à arrêter de se fuir et se narcotiser par tous les moyens possibles.

Il peut commencer à ressentir ses émotions, exprimer vraiment sa colère et sa frustration avant qu’elle ne soit un danger pour lui et pour les autres.

3 pistes d'évolution avec l'ennéagramme

Nous avons vu que l’approche idéologique du dev perso avec un idéal du soi est toxique et dangereuse. 

L’idée est plus de se défaire des masques de la personnalité (persona = le masque en latin) que d’en rajouter et de commencer à se prendre tel que nous sommes.

 

Pour évoluer avec l’ennéagramme, il s’agit de connaître :

1/ Ton instinct prédominant, ce qui ne nécessite pas obligatoirement de connaître ton profil de personnalité de l’ennéagramme.

2/ Ta hiérarchie des centres, ce qui ne nécessite pas de connaître ton profil non plus.

3/ Ton profil de personnalité de l’ennéagramme parmi les 9 et les mécanismes égotiques associés (évitement compulsif, mécanisme de défense, passion, fixation)

 

L’axe sur l’instinct consiste à “guérir” ce sous-type blessé et les problématiques qui vont avec.

 

L’axe sur la hiérarchie des centres consiste à nourrir le CR, à individualiser le CS et à tempérer l’usage du CP, de sorte à “équilibrer” l’usage des centres au quotidien.

 

L’axe sur l’ennéatype consiste à observer tes mécanismes égotiques pour moins tomber dedans, ou tomber dedans en conscience.

 

Tu as désormais toutes les cartes en main pour utiliser l’ennéagramme en tant qu’outil pour mieux te connaître et pour ton propre épanouissement. Enjoy !