Catégorie : Ennéagramme

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Cadre de référence en psychologie : du cadre interne au recadrage

Quel est le point commun entre une poignée de mains, des applaudissements et un câlin ? Les trois concernent des cadres de référence en psychologie : cadre professionnel, cadre divertissant et cadre intime.

Le cadre de référence en psychologie

Cadre vient de quadrum “carré”, c’est la même origine que encadrer, cadrage et recadrage.

Au 18ème siècle, le cadre était un nom donné au tableau des emplois de service où était inscrit les noms des officiers et sous-officiers. Dans le temps, il a fini par s’appliquer dans l’administration, le management de l’entreprise… Il est intéressant de constater que le “cadre” est né dans un contexte mémétique Bleu dans le modèle de la spirale dynamique.

Le cadre de référence est un système de référencement psychologique auquel tout le monde a recours, il influence le jugement, le sens du comportement SOUS le seuil de conscience.

On parle de cadre de référence pour préciser l’endroit depuis lequel on parle, cela permet de recontextualiser un propos et d’éviter les généralités banales du type “le monde va mal” ou “tout le monde devrait faire ceci.”

Typiquement, chacun individu sur cette planète a son cadre de référence et cela est grandement influencé par la personnalité, le niveau de conscience, la culture…

Dans notre environnement quotidien, que ce soit en éducation, au travail ou lors de rencontres sociales, ces cadres influencent nos perceptions et nos réactions.

Dans les relations interpersonnelles, les tensions arrivent quand 2 cadres entrent en collision et les humains n’arrivent pas à se relier. “Puisque je te dis que le communisme est voué à l’échec !” dit Robert. “Pourtant on n’a pas le choix, on ne peut plus être égocentrés !” répond Jeannette. Jeannette a dans son cadre de référence le communisme en tant que solution absolue alors que Robert non. Il en résulte des débats, des envolées lyriques, parce que l’un et l’autre sont incapables de se relier.

Alors les deux comparses évoquent leur modèle du monde mais ils sont incapacbes d’écouter vraiment.

Les cadres de référence sont partout !

Un couple dîne aux chandelles au restaurant. On est dans un cadre intime. Tout à coup un individu armé entre dans le restaurant et menace les gens. On passe immédiatement à un cadre de domination/agression.

Le cadre sous-tend l’interaction. Ainsi, le cadre est fractal et s’applique à toutes les échelles : individuel, familial, local, culturel, national…

Par exemple, un rendez-vous de vente s’accompagne de tout un rituel inhérent au cadre professionnel : chemise voire costume, poignée de mains, vouvoiement…

Dans un autre contexte, le médecin en blouse blanche avec tout son attirail, crée un cadre thérapeutique où il reçoit des patients.

Pendant la seconde guerre mondiale, le régime nazi tenta d’imposer son cadre de référence avec une hiérarchie de valeurs entre les humains.

Dans la plupart des cas, l’interaction résulte d’une collision de cadres où le cadre le plus fort l’emporte. C’est fréquemment visible dans une soirée où quelqu’un monopolise l’attention, raconte ses histoires et tout le monde (ou presque) l’écoute. Celui qui contrôle le cadre contrôle l’interaction.

Le cadre est inhérent à toute relation interpersonnelle : cadre thérapeutique, cadre professionnel, cadre amical, cadre familial.

Tu peux constater des cadres différents selon le niveau de conscience de la spirale dynamique dans lequel tu baignes :

  • Cadre violet : tribu/hors tribu avec tabou, traditions.
  • Cadre rouge : la loi du plus fort qui impose son cadre.
  • Cadre bleu : règles, normes, interdits. Ceux qui le respectent sont récompensés, ceux qui le violent sont punis.
  • Cadre orange : faits, preuves, rentabilité.
  • Cadre vert : cadre horizontal englobant qui laisse à chacun l’espace pour exprimer sa subjectivité.

Attention, le terme “cadre” fait écho à une sémantique Bleu (vu qu’il est apparu dans ce contexte historique), ce langage n’est pas forcément pertinent pour d’autres niveaux de la spirale.

Le cadre change complètement la perception d’un fait brut. Ainsi, quand tu vois une entreprise qui affiche 80% de clients satisfaits, c’est UNE façon de présenter les faits. Une autre façon serait de parler de 20% de clients insatisfaits et tu vois tout de suite comment cela donne moins envie.

Les cadres de référence et la persuasion

Dans des contextes de persuasion, tu vas être confronté à 3 cadres de façon récurrente :

  • Le cadre de domination consistant à montrer de l’arrogance, un manque d’intérêt, un ton directif (typique dans une relation toxique). Alors continue ta lecture bordel !

  • Le cadre d’inaccessibilité consistant à se faire désirer, à faire monter le désir, à alterner chaud et froid (typique dans une relation de séduction). Si tu essaies de me contacter par mail, tu as intérêt à montrer ton engagement je réponds seulement aux plus motivés.

  • Le cadre de rareté consistant à jouer avec l’urgence (temps limité, quantité limitée) pour faire passer à l’action (typique dans une vente). D’ailleurs termine cet article avant ce soir minuit car il s’auto-détruira automatiquement.

Ces cadres sont extrêmement fréquents dans le marketing et la vente, dans la politique et bien entendu dans les rapports de séduction.

Kahneman et Tversky sont deux cherchent qui ont montré comment la même information est perçue différemment selon comment elle est présentée.

Un groupe d’étudiants doit choisir entre sauver 200 personnes sur 600 à coup sûr et 1 chance sur 3 de sauver les 600. Un autre groupe de participants se voit proposer le même choix mais avec une formulation différente (choisir entre laisser 400 personnes mourir ou 2 chances sur 3 de voir 600 personnes mourir). Quand il s’agit de « sauver » des humains, les participants prennent une attitude d’aversion au risque et choisissent la première solution (sauver 200 personnes) tandis que s’il s’agit de laisser « mourir » les gens, ils préfèrent avoir 1 chance sur 3 de les sauver toutes en prenant le risque de laisser 600 personnes mourir.

Ce type de biais cognitif est plus que connu dans les expériences de psychologie et prouve à chaque comment à quel point nous sommes irrationnels (même si nous clamons haut et fort ne pas l’être !)

Conscientiser les cadres de référence

Le cadre est complètement implicite, comme la respiration. Tu peux respirer des heures, des jours voire des années sans faire attention à ta respiration.

Un jour tu découvres la méditation et tu mets ton attention sur ta respiration. Alors tu conscientises l’inspiration, l’apnée, l’expiration. Tu constates l’amplitude, le rythme et ce qui l’entrave.

Pour le cadre c’est pareil : ce n’est pas parce qu’on n’en a pas conscience qu’il n’est pas là.

Un enfant obéit à son professeur sans conscientiser le cadre scolaire.

Tout l’enjeu est de rendre un cadre implicite explicite, quand cela a du sens.

Ca n’aurait pas forcément de sens avec des amis autour d’un bon repas de poser tout à coup “les gars, on est dans un cadre amical là.” (quoique pour discuter de ce sujet, pourquoi pas !).

Par contre, cela est pertinent quand on change de cadre au sein d’une même relation. Cela m’est arrivé à de multiples reprises quand un ami a souhaité que je l’accompagne et on cumule le “cadre amical” avec le “cadre accompagnement”.

Tout propos est à prendre dans son cadre de référence implicite. C’est un exercice intéressant que de conscientiser les cadres dans lesquels on est : en famille, au supermarché, chez des amis, au sport, dans une association, en formation…

Questionner le cadre c’est aussi constater ce que cela me fait ressentir.

Par exemple, le cadre thérapeutique d’un cabinet médical est fréquemment associé à la posture haute du médecin et à la posture basse du patient. La prochaine fois que tu seras dans cette situation, tu pourras ressentir dans ton corps ce que cadre provoque émotionnellement et physiquement. Conscientiser le cadre permet alors de sentir que ce n’est pas OK et permet un recadrage. En effet, dans cet exemple, la posture haute du médecin peut décourager le patient d’exprimer librement ses objections, ses craintes, ses doutes. Cela peut aussi le rassurer, le mettre inconsciemment en position d’enfant en recherche d’une figure paternelle.

Laissons à chacun le droit d’avoir son cadre !

Dans ma vie, j’ai souvent mené des expériences que j’ai mis dans mon cadre de référence et j’ai fait du prosélytisme pour persuader que mon cadre était le meilleur. J’ai fait ça avec des modes alimentaires, des sports, des courants de pensée… Jusqu’au jour où j’ai réalisé que le remède de l’un est le poison de l’autre et que JE NE SAIS PAS ce qui est bon pour l’autre.

La tentative d’imposer son cadre est un déni pur et simple d’altérité. Ainsi, il est beaucoup plus enrichissant de s’intéresser au cadre de l’autre plutôt que chercher à imposer le sien.

Tout groupe a un cadre de référence qu’il est intéressant de conscientiser. L’intelligence sociale et relationnelle aide à identifier ces différents cadres de référence pour éventuellement s’y adapter, les questionner voire les recadrer.

Beaucoup d’individus se retrouvent ainsi à la merci de cadres de référence qu’ils n’ont pas choisi et auxquels ils se plient car ce n’est pas conscientisé. Ils perdent leur centre et leur verticalité et se retrouvent à faire quelque chose qui n’est pas bon pour eux. C’est typique dans les processus de manipulation comme on a pu le voir entre 2020 et 2022.

Toute cette histoire de cadre est l’occasion de développer de multiples compétences comme l’analyse critique pour observer le bien-fondé des cadres autour de toi. C’est un apprentissage au même titre que la communication ou le piano. 

Ce type de compétences est transversal et impacte autant ta vie personnelle, que le travail, l’éducation et chaque relation que tu peux avoir, puisque toute relation implique un cadre de référence implicite.

Poser le cadre de référence : 2 exemples

Le cadre de référence est très important dans bien des domaines, que ce soit au travail dans diverses situations (avec les clients, avec les fournisseurs, ou avec la hiérarchie si tu es salarié), avec les enfants dans le contexte de l’éducation.

Poser le cadre, c’est s’assurer que nous partons sur les mêmes bases.

Je vais te partager des suggestions d’utilisation des cadres pour différentes situations de la vie de tous les jours.

Dans les accompagnements que je propose, je commence toujours par poser le cadre de référence pour préciser les attentes de la personne, s’accorder sur la durée de la session, par exemple.

Dans le travail, le cadre de référence a une grande importance dans la mesure où ça aide à donner des repères. 

Avec ma compagne, nous sommes tous deux entrepreneurs et travaillons à la maison. A force de s’interrompre pour un rien, nous avons appris à poser un cadre de concentration quand nous ne voulons pas être dérangés par l’autre.

La plupart des gens se laissent distraire car ils ne posent aucun cadre de référence. C’est un grand classique dans les open-spaces où n’importe qui peut te déranger et ça coupe toute concentration.

Pour en revenir à l’éducation des enfants, poser un cadre c’est aussi leur donner un environnement dans lequel ils peuvent évoluer.

C’est notamment important dans certains stades du développement où ils cherchent à repousser les limites car ils ont besoin de cette contenance.

Point important : le cadre de référence est proposé, jamais imposé. Dans une formation sur la communication, j’avais beaucoup aimé l’expression “Cadre haut, posture basse”.

En gros, être très solide sur ton cadre car il est ancré dans tes besoins et ce qui est important pour toi, mais il n’est pas imposé dans la mesure où tu laisses une porte de sortie à l’autre, sinon c’est de la tentative de soumission. Il y a toujours une question de validation pour confirmer que l’autre a bien compris et entendu le cadre de référence et qu’il est OK avec ça.

Il y a de nombreuses stratégies pour poser le cadre de référence. Pas besoin d’une formation en psychologie pour l’utiliser dans un groupe. Ca fluidifie la communication quelle que soit la situation et l’âge de les personnes. 

Même dans une situation d’apprentissage, pour une formation en groupe dans un centre de formation pour adultes par exemple, ou en milieu scolaire avec des cours pour des jeunes comme l’université, ça aide les apprenants à savoir où ils ont mis les pieds, comment va se dérouler le processus d’apprentissage, quel est le contenu, qui est l’intervenant…

Ce qui influence les cadres de référence

Evidemment, chaque personne a ses propres cadre de référence en fonction de multiples facteurs.

  • Ta personnalité : tu as un fonctionnement propre, des processus de pensée particuliers et une manière spécifique de regarder la réalité. C’est la façon dont tu es structuré et tu n’as que peu d’influence dessus.
  • Ta culture : la culture influence beaucoup nos cadres de référence, d’autant plus que c’est imprégné depuis la plus tendre enfance. En fonction de la culture, certains éléments prennent plus d’importance que d’autres.
  • Ton éducation : les enfants sont énormément influencés par leur environnement familial, social et scolaire, ce n’est pas un scoop. Chaque âge de la vie a son lot d’influences. 

Assouplir les cadres de référence

Le cadre psychologique agit comme un point de repère pour l’individu qui l’utilise. Certains profils de personnalité sont très à cheval sur le cadre car cela leur permet de se sentir en sécurité. C’est notamment le cas du type 6 ennéagramme qui a rarement conscience des cadres qui sont les siens. Pour autant, attention à ne pas tomber dans les dérives classiques de l’étiquetage, l’ennéagramme est bien plus que cela.

Autant le cadre est extrêmement précieux quand il est utilisé de façon pertinente : il peut être soutenant pour vivre des relations saines, pour l’éducation des enfants, pour le travail… Autant il peut devenir castrateur en s’enfermant dans un cadre rigide et indiscutable.

Le cadre a beau être un ensemble d’idées, de concept, il peut s’appliquer sur le plan physique concret. La frontière du pays en est un exemple. Des humains ont sorti du chapeau une délimitation arbitraire pour dire “ici c’est mon territoire.”

C’est ainsi qu’avec la notion de propriété il y a un “chez moi”. Ce “chez moi” est l’extension de ma propre personne, peut s’attribuer à des objets (mon téléphone, ma voiture) et même à des personnes (ma femme, mes enfants).

Plus tu es attaché à un cadre, plus tu es en réaction quand quelqu’un y touche. (c’est tout le problème de la transe d’identification).

Quand on se repose trop sur un cadre, on oublie vite qu’il s’agit de notre cadre et que les autre ont le leur. Cela peut aider à recontextualiser nos cadres et à observer les espaces de vide entre les cadres.

Par exemple, quand nous croisons quelqu’un dans la rue, il n’y a pas (encore) de cadre et tout devient possible. Il peut en découler une discussion cordiale, une future amitié, une indifférence totale ou même une agression.

Comme dit Alan Watts dans son excellent “éloge de l’insécurité”, la sécurité n’existe pas dans un monde chaotique. On peut rester dans nos cadres, jouer avec nos rituels, cela ne rend pas le monde plus sûr.

Dans un article comme celui-ci, le cadre classique est de conclure voire de résumer ce qui a été dit.

Je vais m’autoriser à ne pas conclure, à te laisser là-dessus et t’inviter à explorer ce que cette notion de cadre implique dans ta vie 🙂

240324 Type 8 coeur ouvert

Type 8 ennéagramme : discussion avec Pank Hno hypnose

Type 8 ennéagramme à cœur ouvert avec Pank de Hno hypnose

S’il y a bien un type en ennéagramme mal perçu, c’est souvent le type 8. J’ai invité Pank de la chaîne Hno Hypnose pour nous parler de son type.

Pank nous parle de comment il a trouvé son type ennéagramme, des différents mécanismes du type 8.

Rappels sur le type 8 ennéagramme

Le type 8 ennéagramme est un instinctif extérieur qui s’identifie au contrôle qu’il a sur l’extérieur.

C’est une personne qui décontenance les autres par son franc parler, sa capacité à rentrer dans le lard facilement.

Brut de décoffrage, on l’aime ou le déteste, il polarise.

Retranscription de la discussion à cœur ouvert avec Pank sur le type 8 ennéagramme

Speaker nil: Salut à toi, ici Fabien et je suis en joie de te partager ce nouvel épisode de la playlist A Cœur Ouvert. Pourquoi je suis en joie ? Parce que c’est l’opportunité de te montrer, de te partager des entrevues, des échanges, des discussions à cœur ouvert avec des personnes qui connaissent leur type Enneagramme et qui nous en parlent publiquement, qui se dévoilent et qui partagent leur vie, leur perception, toutes les nuances possibles et imaginables du modèle de l’Enneagramme histoire de s’ouvrir le cœur, de s’ouvrir l’esprit, de s’ouvrir l’âme à l’altérité, au vivant tel qu’il est, au-delà du modèle théorique pur et ça a beaucoup de richesse je trouve et ça va amener vraiment beaucoup de nuances et de souplesse dans le modèle.

Speaker nil: Donc je te laisse avec l’invité du jour après le générique. 

Speaker nil: Eh bien, salut Pank. Salut. Je suis ravi de te retrouver pour discuter un peu d’Enneagram aujourd’hui. Yes. On s’était appelé un petit peu pour discuter de toi, ton type la fois dernière et j’ai beaucoup aimé déjà ce que tu m’en as dit, ça m’a moi-même amené de la nuance et pour recontextualiser dans cette playlist à cœur ouvert, j’ai vraiment à cœur, c’est le fait que j’ai beaucoup aimé ce que tu as dit, c’est que j’ai beaucoup aimé ce que tu as dit.

Speaker nil: Et je pense que c’est vraiment important de le dire, parce dans le monde de l’énéagramme, il y a beaucoup de clichés et il y a beaucoup de gens qui en parlent sans même connaître leur type ou même il y a des gens qui l’enseignent, j’ai vu plusieurs fois, tu as des enseignants qui enseignent et qui se sont trompés sur leur type, c’est assez rigolo aussi. Sans plus tarder, moi la première question que j’ai envie de te poser, c’est comment toi tu en es arrivé à trouver ton type et à te dire, c’est une base 8 ? Dans un premier temps, déjà j’ai eu la rencontre de deux potes qui me présentent un peu les enéagrammes, moi ça a été un peu particulier parce que c’est un pote qui m’a rencontré en hypnose et qui m’avait dit, tiens je fais un système et ça, je ne connaissais pas plus que ça, j’avais dû lire le De lassus à l’époque mais ça ne m’avait pas plus marqué que ça, il m’a dit, ouais mais regarde, je pense que ça pourrait t’intéresser mais il ne faut pas que tu le regardes juste de façon, je mets dans une case etc. mais regarde un petit peu les dynamiques et il m’avait envoyé les différences des ennéatypes, il m’a dit, je t’ai viré d’entrée les éléments qui vont ne serait-ce que ça te faire chier à lire, donc je me suis retrouvé sur certaines bases puis après il a dit, ouais bah au travers de tout ça, tente de voir ce que toi tu percevrais de toi, donc j’ai lu tout, je suis arrivé sur la 8, je me suis dit, ah bon bah ça, ça me parle vachement et j’ai fait, ouais bon bah ça doit être à peu près, ça maintenant je vais un peu regarder, je vais tester et globalement on est tellement marqué par rapport à beaucoup d’autres ennéatypes, notamment dans la colère, la violence, la vengeance, tous les éléments qui sont mis beaucoup en avant que c’était assez simple de se découvrir en tant que type, après on a toujours cette notion quand on lit, on se dit, ah bah ça non, je ne suis pas vraiment, je ne suis pas vraiment à quel niveau, depuis quand, comment, pourquoi, est-ce que j’ai fait ça, est-ce que j’ai fait un travail sur moi, est-ce que c’est spontané, est-ce que plein de choses, puis après il y a toutes les conneries qu’on peut se raconter, notamment quand on fait du 8 où c’est facile d’être dans le déni et se dire, ah non, moi je ne suis pas comme ça, le côté on est des dictateurs en puissance et vive la violence, ouais, ça correspond plutôt pas mal.

Speaker nil: Ouais, quand tu dis déni, c’est-à-dire qu’au début, il y avait un rejet de certains aspects où tu disais, là, là, là, là, là, ça non ? Non, non, non, du tout, c’est plus se dire, tiens, je ne l’aurais pas de cette façon-là, tu vois, ou ça, ça, ouais, ouais, je l’étais, mais là, ça ne me parle plus du tout, tu vois, c’est plus une notion où tu dois faire gaffe à te dire, est-ce que c’est vraiment quelque chose que tu as dépassé, entre guillemets, parce que là encore, on n’est pas sur des courses de quoi que ce soit, mais est-ce que je suis arrivé à une autre étape et ce n’est plus du tout mon niveau de conscience, je n’aime pas trop ce mot-là, mais ça peut donner un peu l’idée, où j’ai déjà fait assez de taf sur moi pour être OK avec ça, ou est-ce que c’est vraiment la répulsion de quelque chose, ça n’a pas été trop, trop le cas avec les néantipes 8, mais il y a des moments où je me disais, ah ouais, non, ça, ça ne me parle plus, je ne dis pas qu’il y a 10 ans, je n’étais pas comme ça ou je n’ai pas agi comme ça, mais sur des notions non motivationnelles, je pouvais me dire, non, ça, ce n’est pas trop mon mode de fonctionnement.

Speaker nil:  : Oui, OK. Le 8, il me fascine particulièrement, déjà parce qu’il y a beaucoup de gens qui s’y reconnaissent alors qu’ils ne le sont pas. C’est très fréquent chez les trois quand un instinctif en soutien ou des six contrephobiques quand un instinctif en soutien, et ça fait très bourrin, c’est bourré de colère, mais derrière, il y a autre chose et c’est ça qui est intéressant.

Speaker nil : Oui, c’est le travail des motivations, il y a beaucoup qui se perdent dans les motivations et qui disent non, non, mais… Oui, il y a un côté séduisant dans le 8 parce que le côté connard bourrin, ça fait… Quand ce n’est pas vécu et tant qu’on ne crée pas chez l’autre l’émotion que crée réellement une personne qui peut faire du 8, c’est-à-dire une espèce de malaise, pas toujours bien accueillie, etc., et qui a un gros rejet parce que justement beaucoup de colère, beaucoup de violences X et Y, la réalité, c’est que le côté bourrin, surtout si c’est un six contrephobique, quand il va commencer à remarquer que les gens le rejettent vraiment et le détestent parce que justement c’est un abruti binaire, il va vite oublier qu’il fait du 8, tu vois.

Speaker nil: Et les six, c’est passer : « Ouais, OK, ça peut ramener à je suis le meilleur / je suis le plus fort », mais quand il va se rendre compte qu’au niveau émotionnel, hormis la colère, on ne connaît pas grandes émotions, ça le ramène aussi un peu à certains éléments où il se dit : « Ah ouais, non, moi, j’ai plus de variables quand même », c’est sûr.

Speaker nil:  : Oui. Et est-ce que toi, il y a un moment en particulier, où tu as dit : « Ah ouais, non, moi, j’ai plus de variables quand même », c’est sûr.  Oui. Et est-ce que toi, il y a un moment en particulier, où ça ne t’a plus fait de doute et où vraiment tu as senti : « Non, mais OK, c’est sûr, c’est ça ». Non, je suis toujours sur du questionnement, parce que je trouve que justement, un des trucs un peu absurdes qu’on pourrait se dire, c’est : « Je fais du ça, c’est comme ça, c’est sûr ».

Speaker nil: Et très régulièrement, je me dis : « Tiens, est-ce que je n’aurais pas des attitudes d’un 6 contraphobique ? Est-ce que je n’aurais pas des attitudes d’un 9L8 ? Est-ce que je n’aurais pas des attitudes ou même des motivations, d’autres types, tu vois ? » Et même de faire du 5, de dire : « Tiens, il y a des moments, je suis vraiment un geek, quoi.

Speaker nil: Je suis vraiment dans mon monde, je prends de l’info. Le monde n’est qu’une base d’information, l’humain n’est qu’une base d’information. Et il y a des notions de mentalisation qui sont fortes.

Speaker nil: Donc, dire : « Ouais, c’est sûr que je sois ça », pfff, je trouve que c’est… ça a tellement de subtilité que c’est un peu absurde. Maintenant, quand on connaît un peu son histoire, quand on a quand même un paquet d’expériences avec soi, c’est assez dur de se dire : « Ouais, non, non, je ne fais pas du 8 ».

Speaker nil: Oui, parce qu’après, ce que tu pointes là, c’est le cliché. C’est juste de sortir de l’idée qu’on est un truc pur et qu’avec toute la complexité dont on est capable, entre l’aile, les flèches, les machins, enfin… Exactement, toute la dynamique, quoi.

Speaker nil: Mais c’est la vie aussi. C’est le vivant qui crée un peu plus de nuances qu’un truc bête et méchant. Mais après, comme tu dis, on se retrouve quand même dans la base. Et ça me rappelle une phrase que j’ai notée parce que ça m’a bien plu.

Speaker nil: Un des premiers trucs que tu m’as dit quand on s’est appelé en off, c’est : « Mais moi, je ne vis pas, je survis ». Tu peux nous en parler un peu de ça ? Ouais. Dans la notion, très souvent, on est un agrame, donc on dit : « Il y a une quête de force parce que derrière, il y a une espèce de peur par rapport à la mort ».

Speaker nil: Et d’ailleurs, on dit que le huit fait beaucoup de choses pour survivre. Et en fait, moi, je suis même arrivé à autre chose que survie, je suis dans la non-vie. C’est-à-dire que pour moi, il y a la mort, la survie, la vie et la non-vie.

Speaker nil: Et moi, je suis plus dans une notion de non-vie, c’est-à-dire que je refuse de mourir. Je ne serai pas quelqu’un qui serait suicidaire, etc. Je n’ai pas l’impression que je sois dans la survie.

Speaker nil: Tout simplement parce que j’ai bien conscience que je vis dans un monde qui est tranquille et que les tenants et les aboutissants de mon quotidien sont quand même relativement cool.

Speaker nil: Je ne suis pas vraiment vivant dans le sens où émotionnellement, quasiment tout ce que je vis est associé à la colère. La colère étant maître d’absolument tout dans mon monde intérieur, c’est-à-dire je suis vénère de tout.

Speaker nil: J’ai vraiment envie de péter la gueule de tout le monde tout le temps. Même quand je suis content, je suis en colère. Parce que l’éphémère, parce que je sais que c’est qu’une illusion, parce qu’il y a plein de choses qui vont.

Speaker nil: Donc, il y a cette notion que j’ai perçue il y a quelques années où je disais quand on parlait des personnes qui font du 8. Oui, on est en survie. Je pense qu’on est plus en non-vie.

Speaker nil: On n’est pas mort. On n’est pas vivant. Tu vois, c’est comme si on prenait un petit peu du neuf et qu’on allait dans un truc de neutralisation d’énormément de choses.

Speaker nil: Ce qui fait que, hormis la colère, il n’y a rien qui est hyper intense. Et plus le temps passe et moins les choses sont intenses. Que ce soit, alors déjà que moi, je n’étais pas quelqu’un qui était particulièrement intense, hormis sur mes colères.

Speaker nil: La notion de dire : « Ouais, tu vis et tu crames la vie par les deux bouts », moi, je ne l’ai pas trop vu. Soit tu crames ta non-vie, tu vois, et de temps à autre, c’est des espèces de pics de vie.

Speaker nil: Mais factuellement, je n’ai pas l’impression que les personnes qui font du 8 soient particulièrement vivants. Ils sont très animaux sur plein d’aspects.

Speaker nil: Et tu as cette notion où, une fois qu’on s’aperçoit, parce qu’on a un système qui nous permet d’être assez apaisé, bah, que on n’est pas sur les modes que beaucoup de personnes pourraient définir.

Speaker nil: Et cette espèce de place un peu obscure qui ne peut pas forcément toujours mettre bien à l’aise les personnes qui font du 8.

Speaker nil: Et quand tu dis du coup que c’est de la non-vie pour toi, tu entends quoi par là ? Tu n’as pas de la vie, donc tu es un peu… Je suis là, je vois, c’est très primitif, je mange, je dors, je me bastonne.

Speaker nil: Et voilà, tu vois, il n’y a pas de philosophie derrière. Ce n’est pas genre, je viens parce que j’ai une quête de vie et tout. Rien à foutre, c’est bon, je suis là.

Speaker nil: Je me lève, mais ce soir, je serai peut-être mort. Et tu vois, ce n’est pas genre, il faut que je vive. D’accord. Bon, bah, tiens, encore une journée. Tiens, j’en fais quoi ?

Speaker nil: Oui, j’en fais quoi ? Oui, oui. Oui. Quitte à ne pas être mort, autant faire quelque chose, tu vois. Oui. Et la notion de faire, de douleur est hyper importante.

Speaker nil: C’est à quoi bon passer une journée si tu ne fais rien ? Ça me rappelle, je ne sais plus si tu en avais parlé de ça, de David Maniz qui disait en gros sur son site avec le CES, c’est un instructeur de survie, je ne sais plus si tu connais, qui disait en gros : « Moi, j’aide les gens à moins mourir ».

Speaker nil: C’est un truc qui te parle, ça ? Oui, oui, c’est des notions qui peuvent faire écho. Moins mourir, ouais, ouais, on pourrait avoir ça aussi dans les arts martiaux, à dire aux gens : « Tu vas moins te faire péter la gueule, mais tu te feras péter la gueule quand même ».

Speaker nil: C’est jamais une notion très vivante. C’est pour ça que la notion de survie, tu vois, il y a un moment où tu te dis : « Est-ce que tu es vraiment sûr que tu es dans une notion de survie ? » Tu es souvent dans un truc un peu plus dark, sans emmener à la mort.

Speaker nil: Tu vois, c’est pour ça que je te dis, pour moi, il y a une espèce de… Oui. Il y a une espèce d’ambiguïté entre la vie, la mort et la survie qui voudrait dire : « Je veux vivre », alors que pour moi, beaucoup de « vit », c’est : « Je veux éviter de mourir ».

Speaker nil: D’accord. Ah oui, la survie, moi, je ne m’entends pas comme ça, tu vois. Je m’entends vraiment par le fait que je suis dominé par des instincts et ma priorité, sans le conscientiser. Moi, je veux vivre, je veux m’accrocher à la vie.

Speaker nil: C’est plus une pulsion de… un peu un truc on/off de « Je reste en vie, mais sans me poser la question ». Par le faire et par les instincts et par… enfin, tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, mais je ne suis même pas sûr.

Speaker nil: Tu vois, je pense que l’idée, ce n’est pas rester en vie, forcément, ce n’est pas mourir. Oui, oui, ok. C’est ne pas être effacé forcément, et c’est pour ça que je te dis que ce n’est pas forcément vivre.

Speaker nil: Parce que tu vois, dans le mot survie, il y a ce rapport à la vie, à maintenir. Oui. Alors que je pense que… c’est pour ça que j’utilise plutôt la non-vie, parce que le rapport à la vie, il n’est pas si marqué que ça.

Speaker nil: Si tu regardes les personnes qui font du bide, qui sont un peu excessives, qui vont beaucoup se droguer, boire, partir dans des trucs très destructeurs, tu ne peux pas dire qu’ils vivent. Ils sont dans une notion de… de ne pas se tuer, mais en même temps, de ne pas vraiment vivre, tu vois.

Speaker nil: Et on retrouve cette espèce de zone grise très vite. Oui, complètement. Et quand tu disais que tu ne brûles pas la bougie par les deux bouts, moi, ce que je vois et ce que j’entends par l’idée de la passion d’excès, c’est le côté d’avoir une capacité, d’avoir une énergie de malade, une énergie instinctive de ouf.

Speaker nil: Et quand je m’étais amusé à voir sur ta chaîne le nombre de vidéos que tu as publiées, j’ai rigolé de voir… je n’ai jamais vu une chaîne YouTube avec autant de vidéos. Je crois que tu es à 1 500, un truc comme ça, ou si ce n’est pas plus, ou 2 000, je ne sais plus. Puis, combien de vidéos… enfin moi, c’est de l’extérieur évidemment.

Speaker nil: Je ne connais pas ton quotidien, mais ça me donne une vue sur : « Putain, l’énergie de création de contenu, de créer, ça, c’est… ça, pour moi, tu vois, il y a une forte énergie instinctive. » Oui, alors que moi, pas du tout.

Speaker nil: Tu vois, moi, j’en suis arrivé… là, maintenant, j’ai plusieurs milliers de vidéos, mais parce que je suis parti sur un délire il y a 10 ans. Il y a 10 ans, j’ai dit : « Tiens, je ferai une vidéo par jour. » Oui.

Speaker nil: Donc, à partir du moment où tu te dis : « Tiens, je vais faire une vidéo par jour », moi, je ne les monte pas, moi, je ne fais que dalle. Je me fous de voir ma caméra, je fais : « Salut, blablabla, 10 minutes plus tard, je mets off, et puis, je mets online, tu vois.

Speaker nil: Je n’écoute pas, je ne recommence pas 10 fois. » Là, il y a le côté instinctif. Il n’y a pas le temps pour ces conneries, tu vois. Je ne veux rien en foutre. Et donc, pour moi, ce n’est pas de l’énergie quand les gens disent : « Ah, mais tu fais plein de trucs. » Non, non.

Speaker nil: Je prends 10 minutes par jour, plus 2 minutes de download. Voilà. Donc, ce n’est pas une énergie de ouf. C’est : « Tiens, je parle 10 minutes par jour. » Et puis, de temps à autre, je fais un audio. Voilà.

Speaker nil: Allez, ça m’a pris 22 minutes, 24 minutes par jour. 24 minutes dans une journée, ce n’est pas de l’énergie. C’est juste… Et pour moi, derrière, c’est de la constance. Tu vois, ce n’est pas la notion instinctive de… justement d’hyperénergie.

Speaker nil: C’est juste : « Bon, ben, j’utilise un peu d’énergie là. » Mais par contre, je le fais tous les jours. Tu vois, ça va en septembre. 1er septembre, ça fera 10 ans. 10 ans où tous les jours, une seule fois, n’importe où j’étais dans le monde, je n’ai pas omis de mettre une vidéo. J’ai toujours eu cette idée de quoi qu’il arrive, même s’il me faut 24 heures pour downloader un truc quand je suis au fond de l’Inde, je mets 24 heures mais j’anticipe toujours pour avoir le jour J mes vidéos.

Speaker nil: Et du coup, ça c’est un truc que tu as décidé il y a 10 ans et qu’est-ce qui fait que tu l’as gardé du coup ? C’est toujours un truc vivant pour toi ? Non, c’est juste un pattern.

Speaker nil: J’aime bien voir comment on fonctionne sur des schémas et des modèles automatisés. Je trouve ça marrant parce qu’à la base, c’était juste pour partager gratuitement des choses qui étaient payantes. Je trouvais que tout était cher et que le monde de l’hypnose et de la thérapie, c’est cher.

Speaker nil: Je trouve que c’est abusé. Tu dois dépenser 2000 balles pour une formation ou sincèrement tu lis un bouquin, tu apprends tout autant. Et vu que moi, j’ai la chance de pouvoir me faire des formations, je me suis dit ce que je connais, oui, je peux le vendre mais je peux le donner gratos et de toute façon, ça ne me fera pas perdre quoi que ce soit.

Speaker nil: Et ça offrira à des personnes une possibilité d’apprendre, de comprendre, de se développer, etc.

Speaker nil: Et ça me va très bien. J’aime bien cette notion de partage. Ça serait un pseudo intégration en deux. Pourquoi pseudo ?

Speaker nil: Je n’aime pas les deux. Tu disais que tu n’aimais personne. Moi, je suis mis en trop à la mort. Donc, en gros, il n’y a pas grand monde. Tu vois, on en parlait tout à l’heure, c’était drôle.

Speaker nil: Moi, je me présente souvent comme un connard et complètement assumé. Et tout à l’heure avec une pote, on était en train de réfléchir à ça. Et en fait, la notion de connard qui me correspond bien, c’est le côté non sympathique, tu vois.

Speaker nil: Désagréable. Je suis un mec désagréable. Ça ne veut pas dire que je ne peux pas être sympa. Je ne peux pas être gentil. Mais je suis ultra désagréable. Je suis désagréable. Et puis, je vais être hyper incisif, je vais être hyper provoque.

Speaker nil: Ce qui fait que moi, j’ai résumé ça en connard. Mais plus précisément, je pense que je suis désagréable et que les autres humains ne sont pas forcément pour moi très agréables non plus.

Speaker nil: Donc, il n’y a pas de raison pour laquelle je sois agréable avec les gens. Ce qui ne m’empêche pas que je vais faire attention aux gens à plein de moments, mais je ne le ferai jamais de manière agréable. Même ma tribu, ma tribu me connaissent.

Speaker nil: Je ne suis pas le papa bienveillant, tu vois. Je vais être le daron qui t’en fout une et qui dit : « Bon, ce n’était pas trop mal, tu vois. » Mais tu vois, il y a toujours ce côté désagréable, ce côté un peu fuck you, je vous emmerde, qui en plus pour moi est ultra apaisant.

Speaker nil: C’est-à-dire qu’on doit dans un système répondre à un ensemble de règles et de normes d’agréabilité, d’empathie et de gentillesse. Ça me saoule, ça ne m’intéresse pas, ça ne me correspond pas.

Speaker nil: Et j’ai l’impression d’être un mytho quand je commence à faire de la pseudo gentillesse avec des gens qui en plus, ce n’est pas de la gentillesse, parce que c’est juste un rapport social qui se veut sympathique. Et je trouve ça complètement absurde et idiot et énergivore au possible.

Speaker nil: Tu veux dire que ce n’est pas volontaire, mais que c’est basé sur une répression de la violence et où du coup, personne à part les huit et peut-être les gens qui ont bossé dessus, la plupart des gens répriment ce truc-là. C’est une sorte de gentillesse par défaut en mode comme je ne peux pas te péter la gueule, je vais être gentil, un truc comme ça.

Speaker nil: Oui, c’est ça, c’est une espèce d’hypocrisie sociale que je comprends complètement. Sinon notre société partira en couilles. Tu vois, si on n’a pas du respect, si on n’a pas de la politesse.

Speaker nil: Moi, je peux très bien être très poli, mais je peux être poli et complètement pas agréable. Je vais être poli, mais on va me dire : il ne sourit jamais, il n’a pas l’air sympa.

Speaker nil: Je ne suis pas là pour être ton pote. Par contre, je vais dire : bonjour monsieur. Bonjour madame. Passez une bonne journée. Mais c’est le max que je peux me… Tu vois, je m’autorise. Ce n’est vraiment pas le genre de choses qui m’intéressent.

Speaker nil: Et j’ai la chance d’avoir pu vivre avec… J’ai construit ma vie autour d’éléments qui me permettent d’être moi dans les arts martiaux. Je suis un connard de prof qui n’est pas super sympa avec ses élèves.

Speaker nil: C’est un état de fait. Et je ne suis pas un thérapeute sympa. Pourtant, mon boulot, c’est accompagner. Accompagner des gens. Mais je ne suis pas sympathique. Derrière, tant que les gens avancent, toi, là, on revient dans le faire.

Speaker nil: À partir du moment où ce que je fais, que ma personne te pose problème, mais qu’on met ensemble en action, est-ce que surtout toi, tu arrives à créer tout ça ?

Speaker nil: Ça, c’est intéressant. Et qu’importe qu’après, tu me craches dessus. Pas problématique. On retrouve ce truc de le regard des autres, rien à carrer. C’est peu important à leur dire que ça ne l’est pas.

Speaker nil: Je trouvais que c’était un process comme ou sur certains aspects qui disaient que ça va dépendre de ton besoin de reconnaissance. Tu peux avoir un besoin de reconnaissance du travail, besoin de reconnaissance de ta personne, besoin de reconnaissance de tes pensées.

Speaker nil: Moi, souvent, je me suis posé la question. Tu vas me dire tiens, est-ce que c’est au niveau du boulot ? Est-ce que c’est au niveau de mes pensées, de ma personne ? Qu’est-ce que j’ai besoin qu’il soit reconnu ?

Speaker nil: Il y a des moments. Il y a des moments, tu as juste envie de te dire tiens, on reconnaît un petit peu une qualité dans quelque chose que j’ai pu mettre en place. Après, si ce n’est pas le cas, tu dis bon, ça ne change pas grand-chose.

Speaker nil: Mais tu peux avoir cette attente. Mais la plupart du temps, en fait, tu dis qu’est-ce que je pense des gens ? Pas grand-chose. Ils vont penser des choses de moi, mais dans deux jours, ils auront zappé parce qu’il y aura des choses plus importantes.

Speaker nil: Ce n’est pas important de regarder les gens. Tu vois, tu recadres en disant. Je ne vis pas avec eux. Oui, là, ce que j’entends, c’est quand tu dis tu recadres, c’est que tu n’es pas en train d’essayer de te convaincre que ça ne te touche pas.

Speaker nil: Comme moi, c’est ce que je pouvais faire à l’époque. Ados, j’étais là. Non, non, le regard des autres, moi, je m’en fous. Alors que, évidemment, énormément, vu ma base. Toi, ce que tu dis, c’est ce que j’entends. C’est que réellement, que tu l’aies ou pas, ça t’en touche une sans t’en faire bouger l’autre.

Speaker nil: Ce n’est pas si… Tu sais qu’il se passe quelque chose toi en interne. Tu dis bon. Ouais, j’ai fait tellement de choses. Tu vois, là, on revient dans le tout doux. J’ai proposé tellement de trucs depuis que je suis ado.

Speaker nil: Et vu qu’effectivement, je peux proposer beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je proposais des… Je créais des assos, je créais des activités, je créais des trucs. Tu n’imagines pas le nombre de c’est pas bien, c’est pas assez bien ou les gens qui ne viennent pas, les gens qui ne suivent pas et tout.

Speaker nil: Toi, tu es constamment en train de proposer des trucs et tu vois que rien ne fonctionne. Tu apprends très vite. Alors ouais, quand tu as 12, 13 ans, tu te prends mal. Quand tu en as 14, 15, déjà beaucoup moins. Tu as 20 ans, tu fais bon, l’humain est comme ça.

Speaker nil: Fuck you quoi. Je vais le faire parce que qu’importe, même si il y a parmi l’ensemble des connards, il y en a un qui est moins connard. On fera deux moins connard, tu vois. Mais ce qui ne veut pas dire qu’on est mieux que les autres.

Speaker nil: C’est juste que là dessus, il y a quelqu’un qui aura peut-être suivi l’énergie que je vais proposer et qui va s’accrocher dessus. Bon, après, si c’est un neuf, j’aurais dû foutre une droite parce qu’au bout d’un moment, il va me saouler. Mais tu vois, il y a plein de choses qui peuvent être cool.

Speaker nil: Donc. Tu peux que admettre cette notion que, OK, de toute façon, ce que tu fais, ce que tu dis ou comment tu es. Ça ne sera jamais universel, ça ne plaira jamais à tout le monde.

Speaker nil: Et si tu attends ça, tu risques d’être très, très, très, très triste. Je me dis qu’ils font du cis, c’est dur pour elles. Ils ont besoin d’adhésion, du groupe, des trucs et tout. Fatigue. Moi, j’ai envie de faire un truc.

Speaker nil: Gamin, j’avais envie de partir manger un restaurant chinois. Je partais tout seul avec mon vélo. Aller manger un restaurant chinois. Et à 10 francs, 20 francs, je prenais un bon goût ou je ne sais pas quoi.

Speaker nil: Et puis je rentrais chez moi et mes potes n’étaient pas là et je n’en ai rien à battre. Je me disais non, mais moi, je veux manger un truc. Et. Et ce qui te rend très autonome, très, très, très autonome. Jeune.

Speaker nil: Le monde t’aide quoi. T’accompagne. Du coup, très tôt, tu as eu cette autonomie ou tu veux un truc, tu décides, tu y vas quoi. Ouais, ouais, ouais. J’ai eu la chance d’avoir des parents assez.

Speaker nil: Libres. Ils ont, ils ont grandi dans un Paris où ou gamin, ils se débrouillaient tout seul sur plein de choses. Donc ils m’ont un peu donné cette notion là où il disait bah en gros, tu veux quelque chose, tu te débrouilles, tu tentes de l’avoir.

Speaker nil: Et moi, j’étais le genre de gars qui allait voir ses potes et ramener. Tu sais, à l’époque, on allait sonner à la porte et tout. Je ramenais tout le monde et je disais bon, si dans 20 minutes, on n’a pas trouvé quelque chose, je rentre chez moi.

Speaker nil: Donc, tu vois, je faisais toute la démarche. Je voyais que ça foutait rien. Je rentrais chez moi et pareil, je proposais un truc. Je me suis vu quand j’avais 18 ans. Je n’ai jamais été fan de boîte et tout, mais je voulais un peu voir comment c’était.

Speaker nil: Je proposais les gars, blablabla, blablabla, blablabla. Je disais non, mais à 23 heures, si vous n’avez pas décidé, je pars tout seul et je partais tout seul. Je partais tout seul. J’allais à un truc. Je rencontrais des défis là bas ou pas et quand je repartais, j’étais content ou pas.

Speaker nil: Mais dans l’absolu, je me suis dit mais j’ai pas besoin des gens. J’ai pas besoin des d’attendre que quelqu’un décide. Ils se valident. Ils me mettent du temps.

Speaker nil: Moi, j’ai dit qu’on part à 23 heures. À 23 heures 2, je suis plus là. Maintenant, on a moins ça, mais à l’époque, quand j’avais, je donnais un rendez-vous par téléphone, j’étais là à 14 heures.

Speaker nil: Si tu n’étais pas là à 14 heures 5, je n’étais plus là parce que j’estimais que moi, j’ai fait l’effort de venir. Qu’importe où que tu es, toi, tu ne l’as pas fait. Je m’en fous. Donc, le vivre tout seul, t’autonomiser et puis te dire attends, je veux quelque chose, je le fais.

Speaker nil: Et pas besoin d’attendre que les autres le fassent ou que les autres soient avec moi. Ça m’allait très bien. J’ai eu la chance de pouvoir avoir des parents qui me laissaient faire à peu près ce que je voulais. Donc, je partais.

Speaker nil: Très tôt, je pouvais rentrer tard quand les autres ne pouvaient pas rentrer tard. Mais vu qu’il y a des choses qui ne m’intéressaient pas, quand tout le monde allait faire une connerie, moi, je rentrais chez moi. Parce que c’était mon délire.

Speaker nil: Et puisque tu me parles de parents, c’est un truc que j’entends assez fréquemment. C’est les enfants 8 qui rendent la vie des parents dure. Est-ce que toi, tu témoignes de quelque chose où l’énergie instinctive était difficile à gérer pour eux ou pas spécialement ?

Speaker nil: Non, pas spécialement. Mon frère était plus dur. Mon frère, tu vois, je le typais un peu en 6. Puis là, ces derniers temps, je le vois plutôt en 7. Et avec vachement d’énergie à gauche à droite, je pense qu’il aurait eu une.

Speaker nil: Pendant le moment, je me disais qu’il faisait peut-être du 6 contraphobique. Mais en fait, avec le temps, et l’observation, pas mal de motivation, je pense qu’il fait plus du 7L8. Ce qui fait que c’était assez dur pour les parents. Il était hyper turbulent, hyper plein d’énergie et tout.

Speaker nil: Et moi, je suis arrivé en deuxième. Donc déjà, je suis cadet. Et n’oublie pas, il y a un 8 qui capte très vite son environnement pour survivre. Si on reprend ce mot-là, tu vois. Donc, j’ai capté que ma mère en pouvait plus d’un grand frère qui bougeait dans tous les sens.

Speaker nil: Qui était l’enfant roi de mon père. Moi, je suis arrivé en mode : “Salut !” Et je me suis dit très vite que ça n’allait pas le faire, la stratégie de : “Je m’énerve dans tous les sens.” Donc, en fait, j’ai vachement réprimé.

Speaker nil: Et ma mère me trouvait ultra doux, gentil, sympa et tout. Sauf que, socialement, je me battais assez vite en maternelle. Ma mère, on l’appelait tous les ans pour dire : “Votre petit vient de péter un câble et sauter sur le prof pour le mordre, pour l’attaquer, pour le taper.” Tu vois, pour des trucs où, en fait, je contenais tellement de rage, de haine et plein de trucs, que j’avais compris que si je le faisais à la maison, je n’avais pas… Un enfant, il n’est pas con.

Speaker nil: Il se dit : “Attends, la stratégie, ce n’est pas de gueuler parce que je vois qu’avec le grand frère, ça ne marche pas trop. Et maintenant, ça marche parce que lui, il a deux ans d’avance sur moi, deux ans et demi d’avance. Donc, il a réussi à créer des patterns avec les parents. Sauf que je ne pense pas qu’il va faire ça sur les deux.” Donc, conclusion, moi, j’ai été super cool.

Speaker nil: Et j’ai toujours été super cool. C’est-à-dire que… Alors après, tu vois, j’avais mes idées en tête. À 5 ans, j’ai voulu faire du basket. Tu ne t’inquiètes pas que tous les jours, c’était : “Je veux faire du basket, basket, basket, basket, basket, basket.” Et je peux te faire ça 24 heures, tu vois.

Speaker nil: Je ne m’arrête jamais. Ok. Basket, tu vois. On retrouve le truc de référence interne où quand tu sais ce que tu veux… Oui, c’est ça. Et ma mère, elle me dit : “Mais attends, on t’a mis au baby basket.

Speaker nil: Tu étais le plus jeune. Tu étais là et tout.” Et tu étais fondant. C’est-à-dire que le soir, j’étais là en train de dire : “On est parti, on est parti, on est parti.” Mais tu vois, et c’est là où tu vois toute l’énergie, c’est que si mon équipe, ça n’allait pas sur le terrain, je pouvais insulter mon équipe, vouloir les frapper, voire je me souviens d’une fois carrément où j’ai failli taper l’arbitre.

Speaker nil: Je lui ai envoyé le truc et je dis : “Ah, et j’avais pas 11 ans.” Et je pétais des câbles, je fais : “Ah, je sais quoi ce bordel et tout.” Ma coach, elle n’en pouvait plus. Elle disait : “Mais tu es insupportable. Tu es là genre tu es hyper dans ton équipe.

Speaker nil: Tu t’aides tout le monde pour que ça passe. Puis d’un coup, ça ne marche pas comme tu veux. Ta frustration et ta colère fait : “Ah, je vais tous vous niquer.” Et j’attaque n’importe qui. Et ça, c’était compliqué sur l’externe.

Speaker nil: Mais dans le cadre familial, je pense que je contenais énormément ma colère, ma truc, etc. Par contre, en externe, je me battais beaucoup. Heureusement que j’ai fait des arts martiaux tôt, vers 13-14 ans, etc.

Speaker nil: Ce qui a permis de clairement passer l’adolescence de manière hyper safe pour tout le monde parce que j’ai découvert les arts martiaux.

Speaker nil: J’étais avec des gens qui avaient 13-14 ans de plus que moi. Je passais mon temps avec eux. Je passais mon temps à l’académie, au dojo. Mes potes, eux, ils commençaient à partir en couilles, à fumer, boire, se droguer dans tous les sens, aller en soirée tout le temps.

Speaker nil: Je m’en tapais complètement. Moi, je voulais juste me battre. Je voulais combattre. Je voulais aller au dojo. Je voulais devenir plus fort, si on prend la notion. Me renforcer physiquement, émotionnellement, intellectuellement. J’ai lu beaucoup. Ce qui fait que je n’ai pas eu d’adolescence.

Speaker nil: On pourrait dire : « Tu étais en emmerde. » Non, je pouvais rentrer très tôt à 1h du matin. Et si le système où j’étais ne me convenait pas, je les voyais défoncés ou truc, je partais, je rentrais chez moi ou j’allais marcher dans les bois ou j’allais faire des kata au bord de quelque chose.

Speaker nil: Je restais dans mon délire. En gros, j’étais un manga. Ce n’est pas grave, je suis dans mon monde manga et je vis mon truc. Demain matin, de toute façon, j’irai m’entraîner et ainsi de suite.

Speaker nil: Tu avais Dragon Ball comme modèle ? Je l’avais au couteau No Ken. Ken le survivant. En gros, qui répondait plus à mes trucs ? Hyper violent, ça pète dans tous les sens, etc.

Speaker nil: En référence, souvent, je regardais dans les dessins animés qui j’aimais bien et on pourrait prendre toujours l’antagonisme en 8. Par exemple, dans Ken, c’est Rao. Je ne sais pas si tu te souviens. C’est un mec qui était hyper chaud.

Speaker nil: En fait, je préférais son frère qui faisait du 2, qui aidait tout le monde avec sa force. C’est toujours ce que j’ai trouvé beau. Le mec qui arrive au bon moment, le mec qui va se sacrifier pour les autres. C’est toujours ce que j’ai aimé dans les histoires.

Speaker nil: Pour moi, un bon 8, tu as l’8 bâtard qui est 90 % le méchant des films. Pour moi, le bon 8, c’est le mec qui est prêt à… qui yadra le 6 en gros parce que le héros, c’est toujours le 6 ou un 3.

Speaker nil: Mais le 8, il arrive en mode… Le 6, 3, ils se font défoncer leur mère et d’un coup, lui, il arrive, il va se faire buter. Tout le monde sait qu’il va se faire buter. Il va en buter 2, 3 avec lui pour permettre au héros de s’en sortir.

Speaker nil: Pour moi, ça, c’est la plus belle des choses. C’est de se dire : tiens, ta force, si force il y a, en tout cas ton plus que tu as à un moment donné, tu vas l’exploiter pour permettre à des personnes qui vont faire un truc mieux que toi parce que nous, on ne s’estime pas comme faisant des trucs magnifiques.

Speaker nil: S’il peut faire mieux que toi et que ça peut aider du monde et que ça peut permettre à du monde de s’en sortir et d’aller bien, ta vie, et on revient à cette notion vie-mort où on y pense tout le temps, on s’en fout.

Speaker nil: Elle n’a pas d’importance. Vu que tu es en non-vie, allez, vas-y. Que tu sois vivant ou mort, ça ne changera pas grand-chose. Ok. Dans ton discours, quand tu dis : il y a le mauvais 8, le 8 bâtard et le bon 8, tu la sens la dichotomie instinctive on/off là ?

Speaker nil: Il y a E et il y a E ? Oui, bien sûr, bien sûr. Mais tu le sens, tu le sens même à l’intérieur de toi. Tu sens qu’on va y avoir cette notion où tu dis : oh putain, là, je suis dans mon mode sale.

Speaker nil: Et tu sens toute ton énergie où tu te connais suffisamment. Tu dis aux gens : ne parlez pas, venez pas me voir. Ce n’est pas le bon moment, tu vois.

Speaker nil: Et de l’autre côté où tu sens que tu es plus intégré, plus apaisé. Alors apaisé, ce n’est pas le terme, mais en tout cas plus… Ancré ? Non, non, non, non, non.

Speaker nil: Je pense que tu es plus dans une notion, une notion où… Tu vois, le mot souvent, le concept que j’avais capté, c’est être dans le temps de la vie.

Speaker nil: On revient à un vie mort, tu vois. C’est une sémantique qui est hyper constante. Et en fait, pour moi, le moment où en tout cas moi, en tant que 8, je suis bien, c’est le moment où je sais que je suis dans le bon timing de la vie.

Speaker nil: Comme si tu étais dans un flot où tu sais que l’ensemble de tes éléments instinctifs sont cohérents par rapport au rythme de la nature, de la vie, etc. Et là, à ce moment-là, il y a des trucs. À partir du moment… Et c’est pour ça que moi, j’ai du mal avec les humains.

Speaker nil: Les gens, c’est que ça casse cette espèce de nature. Et l’autre impose un ensemble de critères, de cheminement, de réflexion, d’opposition ou d’adhésion sur lequel tu vas faire de la politique.

Speaker nil: Donc, tu enlèves le côté très instinctif, le flot de la nature pour rentrer dans un centre quasi mental ou un centre émotionnel où tu vas devoir faire un effort, ça va être énergivore, à rentrer dans une espèce de deal constant.

Speaker nil: Et à ce moment-là, pour toi, le deal le plus simple, c’est de péter la gueule de tout le monde ou péter les arguments et autres et te dire : oui, mais on va retrouver l’animal. On va retrouver le flot de la nature. Et c’est ça qui fait que pour moi, il y a ce moment où tu te dis : putain, il y a du monde, il y a des humains, il faut que je sois à peu près OK, il faut que je sois à peu près apte à… Et en fait, tu sens que ce n’est pas ta nature.

Speaker nil: Tu sens que tu as juste envie de mordre, donner des coups de patte et faire : vas-y, on se casse quoi. Ou on ne parle pas, tu vois, on grogne, ça me va, on grogne. On grogne. Et tu sens que tu as envie de… Ce que tu me dis là, c’est qu’il y a une envie, enfin une envie, même pas, un réflexe automatique de récupérer par l’instinctif et d’avoir envie de grogner, de taper, comme si les autres centres étaient sujets à adaptation, qui coûtaient plus d’énergie et que flemme quoi.

Speaker nil: C’est que derrière, pour moi, c’est comme si tu imaginais les autres avec un million de masques et des tenues et des costumes et tu as envie de les foutre à poil. Tu vois, tu as juste envie de dire : sois tout nu, on est beau tout nu.

Speaker nil: Oui, mais rien à foutre, je m’en fous de tes défauts. Tu es tout nu, tout nu, tu es beau. Tu vois, pour moi, l’humain est beau tout nu, tu vois. Et tout nu émotionnellement, intellectuellement, spirituellement, tout ce que tu veux. Et au moins, c’est facile parce que pour moi, à ce moment-là, c’est juste on est des animaux à poil qui se baladons dans la nature avec le flot de la nature, avec ses besoins, avec ses peurs, avec ses trucs.

Speaker nil: Mais au moins, tout est à plat. Alors que j’ai l’impression que ce monde, c’est que quoi ? Tu vois, en fait, plus tu montes dans les énergétiques, plus tu as l’impression que les mecs, ils se mettent des couches de vêtements quoi. Et c’est insupportable.

Speaker nil: C’est quoi insupportable ? C’est : oh putain, c’est énergivore, ça me saoule. Alors, quand tu es tout seul, même si tu croises d’autres humains, tu mets ta petite truffe comme ça, ça sent, ça ne sent pas bon, on s’en fout. Hop, mais tu vois, tu passes et tu dis : je m’en fous.

Speaker nil: Dès que tu commences à rentrer en contact avec l’humain, tu fais : oh là là, il faut que je rentre dans des lexiques à la con, des explications, des rationalismes, quoi du rationalisme.

Speaker nil: Est-ce que je comprends ? Notre système fonctionne comme ça, mais… Oui, tu comprends, mais ça te casse les couilles. Et c’est ça, quand tu dis que les humains, ils t’énervent, c’est qu’il y a ce truc de complexification donnée au cerveau où du coup, tu n’as pas cette simplicité du rapport, comme tu dis, animal, où allez, on se sent, on est tout nu, comme tu dis, et allez, enfin, pas besoin de se complexifier.

Speaker nil: Donc, tout ce qui est complexifié, tu le comprends, mais ça n’empêche pas que ça te met en colère et ça te casse les couilles. C’est ça, c’est pour ça que j’aime la baston. Tu vois, quand les gens, ils disent : oui, mais la baston, mais ta gueule, en fait, la baston, c’est ce qu’il y a de plus honnête.

Speaker nil: Tu prends deux animaux, deux enfants, deux trucs, vous les ensemble, ça va se bastonner à un moment ou à un autre. Ça va se bastonner. Ça va se bastonner parce qu’au moins, ça dialogue. Ça dialogue sans les blablabla, le mot, la bonne sémantique, la manière de le dire, rien, toutes les conneries là.

Speaker nil: Là, ça se bastonne. Il y a des arguments, il y a des : ah, ça marche, ça ne marche pas. On sort avec un cocard, une dent en moins. Bon, on a perdu. Mais ce n’est pas grave. En fait, on s’en fout.

Speaker nil: Il y a eu un rapport sincère pendant un laps de temps qu’on peut retrouver dans le sexe éventuellement, tu vois. Et éventuellement, je mets bien en exergue. Alors qu’en baston, la plupart du temps, si tu cherches vraiment un chaos ou une soumission, comme on pourrait retrouver en MMA, en Jutsu, etc., au moins, tu es dans du vrai.

Speaker nil: Il n’y a rien qui ment. C’est bon, voilà, ton argument était meilleur que le mien. Ton argument était meilleur que le mien. Il n’y a pas une mensonge. Ce qui m’énerve par contre, c’est des gens hyper fuyants. Tu vois, les mecs qui font blablabla, tu dis : bon, allez, on se bastonne.

Speaker nil: Et là, blablabla, voilà, et ça, je ne supporte pas. Alors que quoi, tu es dans un ring, tu es dans une cage, même si le mec a peur et que tu as peur aussi. Moi, j’ai peur à chaque fois que je combats. Mais tu te dis : bon, allez, on est assez honnête pour aller poser nos arguments.

Speaker nil: Et puis, on arrête de se raconter des histoires. Et faire de la merde, tu vois. On y va pour de vrai. On va se taper dessus. Ça va saigner, ça va faire mal. On va gagner, on va perdre.

Speaker nil: Mais ça, c’est même secondaire. Ce n’est pas que… Souvent, c’est ce que je tente d’expliquer aux gars qui vont en compète ou autres. Je dis : dans la vie, on s’en fout de gagner ou de perdre. Ce n’est vraiment pas un problème.

Speaker nil: On aura eu un moment de vie, un moment d’échange, un moment qui était vrai, qui était sincère, qui était entier. Oui.

Speaker nil: Ce truc de confrontation brute et authentique qui te donne de l’info, qui te fait progresser, qui te fait… C’est le côté… L’amusement et le simple fait de vivre un moment instinctif ensemble, en fait.

Speaker nil: Comme tu dis, au-delà du blabla et tout, ça m’avait marqué quand tu m’as dit ça la fois dernière. Moi, j’adore rencontrer les gens. J’adore le combat parce que quand on se frite, les masques tombent. Enfin, on peut discuter d’amour.

Speaker nil: D’âme à âme, si je puis dire. C’est un peu un truc comme ça que tu m’avais dit. J’aime beaucoup cet art de simplifier du 8. Ça ramène à quelque chose d’extrêmement concret, tangible. Oui, je pense qu’on est vraiment dans une quête de simplicité.

Speaker nil: Moi, je trouve que la vie est simple. Tout le monde est compliqué. Non, la vie, elle est simple, mec. Tu as des éléments auxquels tu dois répondre. Tu as des éléments que tu peux faire.

Speaker nil: Il y a un élément qui est hyper important pour moi, qui est d’admettre les limites. On en parlait par rapport à la quête de force du 8. Ce n’est pas par rapport aux autres. On s’en bat les couilles des autres, justement. C’est nous par rapport à nous-mêmes. En fait, toute la quête, elle se cherche par rapport à nous.

Speaker nil: Et dedans, c’est chercher nos limites, nos possibilités, nos incapacités. Admettre cette notion-là. À partir du moment où tu commences à admettre que ça, je ne pourrai jamais le faire. Oui, tu as qu’à le faire et tout.

Speaker nil: Oui, on est capable de tout et tout. Mais c’est un truc qui n’existe pas pour moi. Non, on n’est pas capable de tout. En fait, tu peux simplifier énormément. La vie en reprenant des concepts très basiques. Ça, je peux faire.

Speaker nil: J’aime ça ou je n’aime pas. Et pourquoi je ferai autrement si je n’aime pas ? Non, je ne fais pas. Oui, mais la vie te l’impose. Non, tu peux très bien dire à la vie : « Va te faire foutre et je fais ça autrement. » Oui, mais ça va être compliqué.

Speaker nil: Mais moi, ma simplicité, elle ne veut pas dire que ça ne complexifie pas d’autres choses. Oui. Mais derrière, ça reste quand même plus simple. Moi, j’ai décidé il y a des années de faire quasiment que des arts martiaux et me focaliser sur tout ce qui était l’aide, l’accompagnement, le développement psycho, etc.

Speaker nil: J’ai galéré. J’ai mangé des cailloux. J’ai galéré sur plein de trucs. Je ne suis pas particulièrement bon dans les arts martiaux. J’allais en compétition. Je me faisais péter la gueule, mais j’y retournais quand même.

Speaker nil: Et tu dis : « Oui, tu ne sors pas. Tu ne fais pas des trucs de ouf. Tu as une vie très monastique. » C’était un mot qui m’a été dit il y a des années. Je trouve qu’il est très juste.

Speaker nil: Je suis très monastique dans ma manière de fonctionner. Je fonctionne vraiment par des patins. Par des patterns, par des rituels et tout. Et au bout du compte, tu n’as pas une vie ou non-vie particulièrement exaltante pour les gens, mais elle est ultra simple.

Speaker nil: Il y a un truc qui ne me plaît pas ou quelqu’un qui ne me plaît pas, j’arrête d’être en contact avec. Je n’aimais pas mes responsables à tel moment. Tu n’inquiètes pas qu’ils le savaient. Oui, non, mais il ne faut pas parce que je risque de me faire virer.

Speaker nil: Rien à foutre. Vire-moi si tu veux, mais ta mère en fait. Ce que tu dis, c’est pourri. Tu ne sais pas manager. Va crever. Et oui, bien sûr que ça, ça crée deux ou trois petites tensions.

Speaker nil: Mais au moins, tu as une liberté de plein de choses. Alors après, derrière, tu ne prends pas de crédit, tu ne prends pas de truc parce que tu sais que tu es indirectement très capable de partir dans tous les sens. Oui, ça complexifie.

Speaker nil: Oui, mais en même temps, vu que tu vis dans une simplicité, je n’ai pas besoin d’une grande maison. Je n’ai pas besoin d’avoir une grosse voiture. Je n’ai pas besoin d’avoir une grosse moto. Je n’ai pas besoin d’avoir une grosse… Je n’ai pas besoin de partir à 10 000 fois en vacances. Je n’ai pas besoin de partir à l’un.

Speaker nil: Je n’ai pas besoin de m’acheter des freins qui coûtent plus de 5 €. Je m’en fous. Et à partir de là, tu simplifies énormément de choses. Je n’ai rien chez moi. Oui, mais c’est trop bien. Quand tu parlais de vie monastique, du coup, tu entends par là pas de clopes, pas d’alcool.

Speaker nil: Est-ce qu’il y a quelque chose de l’ordre de la rigueur sur cette question ? Oui, moi, depuis, je n’ai jamais bu de quoi. J’ai goûté parce que mon père voulait que j’aie un petit peu une connaissance, mais je n’ai zéro connaissance parce qu’en fait, je n’ai jamais bu de vin à table.

Speaker nil: J’ai juste goûté du bout de truc et j’ai goûté le whisky et tout ça. Mais je ne connais pas. Je n’ai jamais pris une cuite de ma vie. Je n’ai jamais pris un buzz de ma vie. Je n’ai jamais pris de la coke. Je n’ai jamais rien pris. Je n’ai jamais pris. Je n’ai jamais fumé une clope.

Speaker nil: C’est le côté extrémiste des personnes qui font du 8 parfois. Moi, je suis un extrémiste. Et clairement, tu vois, tu me diras : non, tu ne me feras jamais à tous mes potes fumer comme des oufs. J’ai des potes qui étaient des dealers et tout.

Speaker nil: Mais jamais, jamais, je pouvais avoir tout devant moi. On pouvait me proposer 50 fois par soirée. Je ne prenais ni un verre ni un truc. Moi, je prenais mon verre de cola ou mon verre de jus de fruits. Et très bien, je voyais des gens défoncés partout.

Speaker nil: Je faisais complètement débile votre process. Ça ne sert à rien. C’est nul. Zéro concept intéressant. Donc, oui, non. Et puis, depuis des années, je me réveille à 5 heures, 5 heures et demie tous les jours.

Speaker nil: Je fais mes rituels de méditation depuis 20 ans, 25 ans. Je vais m’entraîner tous les jours. J’ai un jour par semaine où je suis en off.

Speaker nil: Je fais ça depuis 30 ans. Tu vois, c’est quand même le mec. Je ne suis pas un mec hyper ou exaltant. Une personne qui fait du set avec moi, elle me dit : “Mais me suicider, ce n’est pas possible.” Ça te plaît comme ça ?

Speaker nil: Ça me plaît. Et puis, c’est simple. En fait, il n’y a pas d’énergie débile sociétalement parlant qui est dépensée pour rien. Mon énergie, elle est utilisée pour mon taf, ma baston, mes réflexions, mes études.

Speaker nil: Voilà. Tu as choisi tes chevaux, tes chevaux de bâtiment. Exactement. J’ai choisi très tôt mes priorités à me dire : “Moi, je veux ça, ça, ça, ça.” Voilà.

Speaker nil: Le reste, je m’en fous. Je vais lire, je vais étudier, mais je m’en tape complètement. Je voulais revenir sur un truc. Quand tu parlais de la confrontation, tu parlais de parler vrai, il y a donc tout cet instinctif en filigrane.

Speaker nil: Ça m’intéresse bien d’entendre parler du test instinctif. Tu sens dans les tripes l’autre. Tu sens à qui tu as affaire et où il y a ce truc de si c’est un fort ou un faible, si c’est quelqu’un sur qui je peux compter ou si c’est quelqu’un qui essaie de me la faire à l’envers.

Speaker nil: Je vois d’autres questions après, mais il y a ce test instinctif. Tu le sens ce truc-là ? Tu peux nous en parler ? Ça t’inspire ? Non. Moi, ça ne me parle pas. Ça ne me parle pas parce que depuis des années, j’ai compris que ton instinct, c’est de la merde.

Speaker nil: En fait, c’est du rapport projectif à la con qui va nourrir un ensemble d’éléments fantasmatiques que tu peux avoir sur les autres par rapport à un ensemble d’éléments que tu aurais pu remarquer sur du body language, sur une voix, sur une façon de… Donc, moi, il y a des années, je me suis dit : comme si ton instinct était super bon.

Speaker nil: Tu vois, moi, des tests avec mon instinct, j’en ai fait plein. Très souvent, je me paumais pour te dire globalement : je sens que je vais partir par là, je me retrouverai plus rapidement. Je ne me retrouve jamais nulle part. Donc, si déjà, tu n’es pas foutu de te retrouver quelque part avec une carte que tu as pseudo vue cinq minutes avant, je pense que vis-à-vis d’un humain avec toute sa complexité, si déjà, tu es dans une putain de route, tu n’es pas foutu de faire correctement avec ton putain d’instinct, je ne crois pas que tu vas pouvoir définir quelqu’un.

Speaker nil: Du coup, bien sûr qu’il y a des gens que tu ne sens pas. Là, tu me dis ça des années après avoir étudié avec la conscience de tout ton process personnel, mais de base en mode automatique sans y réfléchir.

Speaker nil: En mode automatique, moi, je m’isolais beaucoup vu que je n’aime pas l’humain. Tu vois, pour te faire simple, on va dire à partir de la quatrième, j’ai commencé à vachement me mettre tout seul.

Speaker nil: C’est-à-dire que dans les cours, dans les… Je ne sais pas, je ne sais pas si tu as vu, mais dans les cours, en récré, je ne parlais plus. Je prenais mon Walkman et je me foutais dans mon truc. Et soit je lisais, soit je partais dans mon truc. Tu vois, je partais, on pourrait se dire, en forme de désintégration enceinte.

Speaker nil: Troisième, seconde, première, en général, je commençais à me faire des potes le troisième trimestre parce que pendant ce temps-là, j’ai regardé les gens, je les ai observés, j’ai posé des questions.

Speaker nil: Et les questions, ça arrivait très tôt chez moi. Je me disais : « Mais pourquoi ils fonctionnent comme ça ? C’est quoi le truc ? » Donc, j’ai eu ce gros truc où, comme je te dis, vu que je peux tout faire tout seul, pourquoi je vais m’accompagner de personnes qui potentiellement vont me casser les couilles ?

Speaker nil: Donc, cette notion de tu vois, de filtre instinctif, je ne l’ai quasiment pas vu que je me mettais en écart et je restais. Je ne restais pas d’ailleurs.

Speaker nil: Je regardais un peu puis après, tu regardes les oiseaux et tu fais : « Ok, bon, je me casse. Je vais aller chasser ailleurs. » Et je n’avais pas cette notion-là. Après, on pourrait se dire.

Speaker nil: En thérapie, tu vois, et là, ça serait dans un cadre très particulier, j’ai une faculté. Et là, tu sais que souvent, il y a un élément qu’on met en avant chez les 8 qui est de la capacité d’aller instinctivement trouver les faiblesses des gens.

Speaker nil: Et ça, c’est vrai. C’est un de mes points assez marquants et en tout cas qui interloquent pas mal de personnes, c’est de se dire : « Putain, je t’ai parlé cinq minutes.

Speaker nil: Je t’ai dit cinq trucs. Et en fait, tu commences à pointer. Je ne dis pas que j’ai raison. Je pointe des questionnements sur des choses que les gens n’ont pas vues parce que moi, je vois une faille comme as. Tu vois, de dire : « Là, je peux mettre une grosse droite en fait.

Speaker nil: » Et ça, c’est vrai. Et là, dans ce cas-là, je peux revenir sur cette espèce de test de l’instinct. Mais sinon, dans le rapport à l’autre, je ne suis pas assez sociable pour ça.

Speaker nil: Tu vois, je manque cruellement de capacité. Tu vois, je ne suis pas assez sociable pour ça. Je ne suis pas assez sociable pour ça. Tu vois, je manque cruellement de capacité. Je n’ai pas le temps de capacité de sociabilisation. Le moment où je me sociabilise, c’est de me dire à un moment : « Bon, ça y est, je vois à peu près comment tout le monde fonctionne.

Speaker nil: Je n’ai pas le temps. Je vais choisir les gens qui me semblent intéressants pour un objectif défini et on y va. » Oui. Après, ma question, tu vois, ce n’est pas forcément dans le cadre social. C’est tous les humains avec lesquels tu as été en interaction.

Speaker nil: Le prof de Nutella que tu avais envie de bastonner quand tu étais au basket, les collègues de l’équipe, les potes avec qui tu allais boire un verre. Il y a un moment donné où dès que tu es en interaction avec un être, il n’y a pas ce « bon ».

Speaker nil: Il n’y a pas ce truc de l’instinctif qui scanne l’autre automatiquement. Tu vois, sans parler des groupes, vraiment, je parle dès que tu croises un être humain ou un animal ou un être humain.

Speaker nil: Oui, mais je pense, tu vois, pour reprendre l’élément précédent, je pense que c’est pour regarder s’il y a des failles. D’accord. Oui. C’est vraiment dans cette… Je pense que la notion, c’est de se dire : « Quelle faille il y a ? » Alors en plus, moi, je suis très biaisé par les arts martiaux parce que j’en ai fait.

Speaker nil: Donc, c’était : « Et au cas où, où est-ce que je vais taper ? » Oui. Tu vois, comment je peux me barrer ou comment je peux taper ? Est-ce qu’il y a une arme à côté ? Est-ce qu’il y a des trucs ? Donc, en fait, l’humain, la plupart du temps, c’est comment on va dialoguer tout nu, tu vois ? Donc, comment on va tout sur la gueule en fait.

Speaker nil: Et là-dessus, il y a un côté très instinctif, mais qui est à ce moment-là très belliqueux. Oui. Tu vois, et c’est plus cette notion où moi, j’ai toujours vu baston, pas baston.

Speaker nil: Alors, ce n’est pas la notion… Oui. …faible fort. C’est la notion comment éventuellement ça part en vrille, vu que, et je reviens au mot tout à l’heure, je suis un mec plutôt désagréable, ça peut très facilement, parce que les gens pourraient se dire : « Ah, c’est un connard, il ne nous respecte pas », etc.

Speaker nil: Ce qui n’est pas vraiment faux. Je ne lui donne pas forcément plus de respect que ça. Je ne vois même pas l’intérêt du respect, tu vois. Je n’ai pas à respecter quelqu’un que je ne connais pas. Qu’est-ce qui fait que ça valorise ? Est-ce que ta vie en tant que telle, je dois la valoriser parce que tu vis ? Je m’en fous quand même.

Speaker nil: Donc, ça, c’est insupportable pour les gens. Tu me dois du respect. Non, je ne te dois pas de respect. Pareil sens. Je dois du respect à mon père, à ma mère, à mon frère, mais aux autres êtres humains, pourquoi tu veux que je les respecte s’il n’y a pas un rapport ?

Speaker nil: Donc, si on revient sur cette notion-là, tu as cette notion à dire : « Ok, qu’est-ce que je pourrais faire ? » ou « Quels sont les éléments si on se bastonne ? » Mais c’est… Moi, je le vois beaucoup comme un… Je t’avais dit, comme un modèle de combat.

Speaker nil: Moi, la vie, je vois que ça pue comme un méga baston. Comme un méga randori, tu vois. Tout est un randori. Tout est un… Randori, c’est exercice de combat. C’est… Tout est de l’opposition.

Speaker nil: C’est : « Ok, il va se passer quoi ? Comment je vais gérer le conflit ? » Conflit étant un jeu pour moi parce que le randori, c’est le truc le plus rigolo. Tu te bastonnes, tu fais des sparrings, tu te bats avec tout le monde, mais tout, la pensée, la réflexion, le truc, le machin, c’est : « Qu’est-ce que je suis en train de… Qu’est-ce qu’il m’apporte ? Qu’est-ce que je lui apporte ? Comment ça va se jouer ? » Bon, ça me fait venir plein de questions, mais je relève à un truc que tu m’avais dit la fois dernière qui m’a marqué.

Speaker nil: C’est que tu m’as dit la fois dernière : « Moi, je m’en tape d’être en paix, d’être tranquille. » C’est un truc que tu voulais, qu’à l’époque, tu commençais à chercher. Puis, tu t’es dit un jour un truc comme ça : « Mais je m’en fous, moi, d’être en paix.

Speaker nil: Moi, le conflit, ça m’éclate. Moi, ça me peut… C’est… Moi, je… Il y a une jouissance de voir en moi comment ça se tape sur la gueule. Ouais. Ouais, ouais, ouais. C’est vraiment ce connerie, je pense, qui est associé… Alors moi, j’ai encore plus vécu via les arts martiaux, tu sais, avec : « Tu dois trancher ton ego et rentrer dans la paix parce que tu vois toujours le grand gars balèze, c’est le mec calme.

Speaker nil: » Alors qu’en fait, le mec balèze, quand il y a une baston, c’est le mec qui est vraiment énervé en général. Parce que le mec énervé qui tape le premier, en général, tu as perdu. Donc, c’est rarement le mec zen qui fait : « Ouh ! » Non, c’est le mec qui arrive, qui te fait un coup de tête de bâtard, qui t’éclate ta tronche sans que tu t’en aperçoives.

Speaker nil: Il est énervé. Mais ça, entre la philosophie et le réel, tu vois, moi, j’ai un gros problème. J’adore la philo, mais j’aime bien le réel. Donc, il y a un moment où tu te dis : « Bon, tu es gentil, mais ton blabla, là, ça ne marche pas quand on fait dans le vrai.

Speaker nil: » Donc, moi, imagine, j’ai grandi avec ça, avec ce : « Tu dois couper ton ego, tu ne dois pas être en colère. La colère fait perdre la lucidité. » La colère, ouais, non, ça te fait mettre des patates de vénère et tu ne sens rien pendant quelques instants.

Speaker nil: Tu peux dire que rien que ça, ça change tout en combat. Et donc, cette quête de paix, je l’ai vraiment eu. C’est vraiment quelque chose… Je me souviens, quand j’avais une quinzaine d’années, je me disais : « Putain, j’aimerais bien être en paix.

Speaker nil: » Alors, est-ce que c’est parce que, à cette période-là, je lisais beaucoup de zen, taoïsme, etc. Tu sais, dans l’orientalisme, je lisais pas mal de philo occidental et cette notion paraissait juste.

Speaker nil: Alors après, il faut voir que dans les philo occidentales, moi, j’aime le cynisme par essence. Je suis plutôt diogène, etc. Donc, ils sont un peu les mecs « what the fuck » du système philosophique.

Speaker nil: Déjà, quand tu commences à dire : « Je ne suis pas trop socratique, hormis pour les questions, mais le reste du temps, je suis plutôt duogéniste », ça change un peu ta manière de voir les choses. Et il y a ce truc, moi, à un moment, je me dis : « Mais non, ce n’est pas vrai.

Speaker nil: La peine ne m’intéresse pas. Ça ne m’intéresse pas. Ouais, mais ton flot ou même hormonalement, tu serais plus, mieux et tout.

Speaker nil: La baston me stimule, l’opposition, le combat. Quand je te dis le rang d’Ori, c’est vraiment ça. Et puis la violence. Je suis un mec violent. Je suis fondamentalement violent. Je suis violent dans mes mots, je suis violent dans mes actes, dans mes gestes.

Speaker nil: Je suis violent avec les gens. Même quand je donne de l’amour, c’est violent. C’est « ah, je vais prendre quelqu’un ». T’as l’impression que je vais faire une souplesse au catch et lui tomber dessus.

Speaker nil: « Je t’aime ». Koubiak dans Parker Lewis quand j’étais gamin. T’es pas capable de… Cette énergie-là, elle est violente.

Speaker nil: Ton amour est violent. Ta manière de faire est toujours dans cette espèce d’ampleur d’énergie. Et la paix ne nous intéresse pas. En fait, moi, au fur et à mesure, je me disais « mais quand je suis en paix, je me dis super ».

Speaker nil: Donc là, on est non-vie plus plus. On est quasiment mort. Il fait « ouh ». Et donc, revenir dans un truc qui ramène à la vie. Et la vie, c’est le combat.

Speaker nil: C’est l’opposition. C’est ses randoris. C’est se dire « tiens, je tente des trucs, tu fais des trucs, tu m’as eu, super ». « J’ai eu, super ». Et puis, on s’en fout. Et vraiment, cette notion de victoire-défaite n’est un truc qui n’existe pas.

Speaker nil: Et c’est pour ça que parfois, se dire « oui, mais tu cherches à être le plus fort ». « Ah, mais non, rien à foutre, en fait. Je cherche à être fort avec moi ». Et par exemple, accepter une défaite et complètement être fort. Alors que ne pas l’accepter, c’est être faible.

Speaker nil: « Oui, mais tu as gagné. » « Ah oui, mais mal vivre ta victoire, c’est être faible pour moi. » Ne pas être égotique, te la raconter, te la péter. Ou au contraire, faire le faux humble, c’est être faible. Être honnête et sincère, c’est être fort.

Speaker nil: Et donc, dans cette notion, l’énergie de combat, c’est vraiment… Moi, je ne vois le monde que comme ça. C’est-à-dire que je ne vois que des interactions.

Speaker nil: C’est très bourdieusien, domination-soumission à longueur de temps. Je ne vois que ça. Et ça me va très bien. C’est ce que je te disais avec tous les lobbies qu’on peut avoir un peu partout.

Speaker nil: On va prendre les lobbies, ce ne sont même pas les lobbies, la pensée féministe, ou sinon ce qu’on appelle les lobbies LGBTQ+, on dit souvent « Ouais, mais regardez, ils font ça, on les voit partout, Netflix les met en avant, etc. » Et je dis aux gens « Mais où est le problème ? » Et c’est pas grave, c’est un combat.

Speaker nil: C’est-à-dire que vous êtes en train de chialer parce que Netflix diffuse trop de trucs, que vous estimez que Netflix diffuse trop de trucs LGBTQ+, ou que c’est trop afro, ou qu’on a mis la petite sirène en noir, et tu es en train de pleurer pour ça, mec.

Speaker nil: Mais fais une contre-offensive. Crée un Netflix, je ne sais pas, avec des hommes blancs, que blancs, si genre ce que tu veux, avec une petite moustache et qu’ils font « Ah, il machin ! » Et puis on n’en parle plus, toi.

Speaker nil: Si tu as envie de faire quelque chose. Non, mais il y a un moment où tu as envie de faire quelque chose. Il y a un moment ou un autre, vous voulez faire quelque chose. Moi, je n’ai pas de problème. Battez-vous à vos trucs. Mais pour le récord, les gens prennent des rounds. Ils prennent des rounds parce qu’on a laissé ça, on étant une expectative de personnes qui sont contre ça, tu vois.

Speaker nil: Ou inversement, quand le lobby réussit à faire quelque chose, tant mieux, c’est bien. Et c’est une baston. Donc, moi, je n’ai pas le problème de plein de gens à dire « Oui, mais c’est bien, c’est mal, c’est ce qu’il faut, c’est la justesse, c’est la justice sociale. » Je m’en fous.

Speaker nil: C’est « Battez-vous. » On verra qui s’en sort. Et pour l’instant, tu vois, on peut dire « Oui, le patriarcat, c’est un truc de merde. » Ouais, mais gueulez autant que vous voulez les féministes et battez-vous.

Speaker nil: Mais pour l’instant, c’est eux qui dominent. Ça fait chier. Eh ben, il faut se bastonner. Et inversement, les mecs, ils disent « Oui, mais maintenant, il y a trop de femmes, il y a trop de trucs. » Ben, battez-vous. Faites en sorte de changer les trucs.

Speaker nil: Et pour moi, il n’y a ni bien ni mal. Tu vois, je m’en fous de savoir si on est matriarcal, patriarcal, si les gens ont envie d’être… bi, gay ou hétéro.

Speaker nil: Je m’en fous. Royal. Mais j’en ai rien à foutre. Fondamentale, tu vois. J’ai un respect profond par la baston de tout à chacun. Et en voyant ça, là encore, ça simplifie à fond la vie.

Speaker nil: Parce que tu n’es pas genre « Ouais, c’est pour machin ou pour truc. » Tu dis juste « C’est quoi la bagarre qui est en train de se faire ? » OK. La gauche contre la droite, l’extrême gauche, l’extrême droite. OK.

Speaker nil: Qui gagne ? Pourquoi ? Quelle pensée est en train d’influencer les trucs ? Quel combat est gagné ? Quel combat ? Quel combat est perdu ? Sur quoi les gars combattent ? Et en fait, moi, ça fait que le monde, je ne vois que comme des plans de baston. Les hommes, les femmes, les trucs, les machins.

Speaker nil: Et je fais « Ah, l’accord. Ronde 1, ronde 150. Oui, mais non, là-dessus, tu vois. » Et tu vois les gens pleurer. Et tu dis « Non, c’est juste un round de perdus. À vous d’y détenir. » C’est pas que toi, ça attire ton attention. Tu dis « Ça se tape sur les gueules.

Speaker nil: Oh, on fait quelque chose d’intéressant. » Ah ouais, en plus. Bien sûr. Là-dessus, tu as purement un truc pulsionnel qui fait « Bah, enfin, les gens, ils papotent normalement. Ah, bah, ils s’insultent sur LCI ou je ne sais même pas.

Speaker nil: Je n’ai pas de télé. Mais tu vois, sur tous ces trucs-là. Mais insultez-vous, les gars. Oui, mais le respect, les droits de l’homme. Rien à foutre. Parlez. Parlez, énervez-vous. Ce n’est pas grave. Et c’est là où j’aime beaucoup dans ce que tu dis. Pour moi, je crois que c’est ce qu’on disait l’autre fois.

Speaker nil: C’est que le point 8, c’est la dure loi du réel. Il y a ce que tu veux. Il y a ce qu’on veut penser. Ce qui est bien. On aimerait que ça se passe. Que la fin dans le monde, le machin. Oui. Et il y a la dure loi du réel.

Speaker nil: Comme dans un combat. Tu aurais aimé gagner. Oui, oui. Mais tu t’es quand même pris un poing dans la gueule. Et tu es quand même par terre. Donc, il y a cette dure loi. C’est comme ça, en fait. Comme la gravité, c’est boum. C’est ça.

Speaker nil: C’est un élément qui, pour beaucoup, fait que je passe vraiment pour un connard. Parce que pour moi, je ne crois pas à la justice. Je ne crois pas à la justesse. Je ne crois pas à l’équité, à l’équilibre.

Speaker nil: Je n’y crois pas à toi. J’aime bien les pensées. C’est ce que je te disais la dernière fois. Je lis aussi bien de l’extrême gauche que de l’extrême droite dans les pensées pour me dire, mais attends, vers quoi ils vont ? J’adore le principe marxiste de dire, ce serait bien que tout le monde soit dans le même… On soit heureux tous ensemble et que le prolétariat, on arrive à… Oui, j’adore le concept.

Speaker nil: Mais les faits… Moi, je suis très basique. Je suis allé à Cuba. Je vois l’ex-Union soviétique. Ouais, ouais, ouais. Je vois la Chine maoïste.

Speaker nil: Ouais, ouais, ouais. Ouais, ouais. Bon moyen, les gars. Moyen. Mais pareil pour les fachos, l’extrême droite. Bon, les zizis, pas terrible, tu vois. Tous les franquistes et tout, pas terrible non plus, tu vois.

Speaker nil: On voit bien quand même qu’il y a un truc… Bon, ça ne marche pas. Ce n’est pas… Dans le réel, ce n’est pas top. Ouais. Donc, le réel, en fait, te ramène à enlever toutes les mystifications et les blablas sur 50 pavés et un million d’heures de personnes qui te papotent là-dessus.

Speaker nil: Mais dans les faits, ça ne marche pas. Ce n’est pas bon. Après, on pourrait me dire, oui, mais c’est parce que… Mais les faits ont montré que ce n’était pas OK. Et cette notion du réel fait que pour moi, il n’y a pas de justice, il n’y a pas de truc. La loi du plus fort, c’est vrai qu’elle revient dans ce que je dis du coup.

Speaker nil: C’est celui qui gagne qui a raison. Eh ouais. C’est con, mais… Ouais, mais non, mais c’est dégueulasse. Non, ce n’est pas dégueulasse. Ils sont plus forts. C’est ce que je te disais. Je sais que c’est choquant et que ça agace souvent.

Speaker nil: Mais je t’avais pris l’exemple du fait qu’on est colonisé. Et que je comprends complètement qu’aujourd’hui, les mouvements décoloniaux, etc., ils nous disent, les gars, il faut quand même dire que vous avez fait de la merde.

Speaker nil: Vous étant le peuple français ou les peuples qui ont colonisé. Et régulièrement, je dis, OK. On peut aujourd’hui, à posteriori, dire que c’est de la merde et que ça n’a pas été OK vis-à-vis de ce qui a été fait au peuple, clairement.

Speaker nil: Mais moi, je reprends les bases. Un peuple A a niqué un peuple B. Voilà. Voilà. Il y a des vainqueurs, des vaincus. Ce n’est pas équitable. Ce n’est pas égalitaire.

Speaker nil: Ce n’est pas fait pour être gentil. On prend quelque chose. L’Afghanistan. Afghanistan, baston. Les Russes arrivent, ils se font jeter. Les Américains arrivent, ils se font jeter.

Speaker nil: On a eu l’impression de changer à peu près quelque chose. Tout le monde se bat. L’Afghanistan est revenu comme il y a 20 ou 30 ans. Hyper fermé, hyper rigoriste, etc., etc. Ceux qui ont gagné, c’est eux.

Speaker nil: Ce n’est pas les Ricains, ce n’est pas les Russes. Ce n’est pas eux. Et que tu le veuilles ou non, que tu acceptes ou pas, ce qu’ils font, leurs règles, leurs lois, leurs trucs, que moi, je trouve débile, ce que je trouve horrible pour les personnes qui vivent là-bas, oui, mais c’est eux qui ont gagné.

Speaker nil: En fait, il n’y a rien à dire. Comme quand les Baptous, ils ont conquis des parties du continent africain, les Baptous, à ce moment-là, c’est eux qui ont imposé leurs règles, qui ont été justes ou injustes complètement.

Speaker nil: Pour moi, c’est plus injuste qu’autre chose. Mais qu’importe, tu vois, quand tu gagnes, et on le voit, il n’y a pas besoin de partir sur des trucs aussi importants que malheureusement les guerres, mais dans le quotidien, celui qui a gagné un argument dans un débat, dans des arguments, même qui gagne de l’argent, qu’on a plus que l’autre, on va plus l’écouter.

Speaker nil: Quelqu’un qui va avoir du pouvoir à un moment ou à un autre, qui a gagné le pouvoir, qui s’est battu pour, qui a peut-être escroqué tout le monde, mais on s’en fout, il a gagné. Il a le pouvoir. Tu fermes ta gueule.

Speaker nil: Oui. C’est ancré dans nos gènes, cette dominance éthologique. On sait que quelqu’un qui roule avec une grosse bagnole, statistiquement, on le laisse plus passer. Quelqu’un qui a un costard, on le regarde différemment.

Speaker nil: Et puis les femmes sont plus attirées. Il y a le réel à cette fâcheuse tendance à casser tout ce qu’on aimerait qu’il soit, mais ça n’est pas. Le réel n’est pas équitable, comme tu dis.

Speaker nil: C’est profondément déséquilibré. La gazelle, elle peut crier autant qu’elle veut, elle se fait bouffer à la fin quand même. Exactement. Et tu vois, je comprends la voie. La volonté très humaniste de dire : « Oui, on va faire des règles et des lois pour tenter de ramener vers cette notion-là. » Bien sûr.

Speaker nil: Je la comprends intellectuellement, mais alors moi qui suis le gars à poil, vraiment l’animal, je dis : « OK, mais ce ne sont pas les règles de la nature en fait. » Oui.

Speaker nil: Je suis désolé. Je comprends qu’il faut qu’il y ait une équité, ça je comprends, mais ma nature, elle dit : « Eh, mais ce n’est pas comme ça. C’est normal en fait. Battez-vous autant que vous voulez, mais l’inquisition de la pensée humaine par rapport à la nature, on pourrait dire que ça a battu la nature, alors qu’au bout du compte, on s’aperçoit que notre violence, notre haine, le fait qu’on fasse encore des guerres après 300 000 ans d’être humain, tu vois, ça fait 300 000 ans qu’on est des sapiens, on se fout encore sur la gueule.

Speaker nil: On dit : « Oui, c’est la religion. » Non, mais la religion, il y a 5 000 ans, 300 000 ans, on reprend 300 000 ans. 290 000 ans, on va dire, il n’y a pas eu de religion qui a été mise en avant particulièrement. Et pourtant, on a buté les otages.

Speaker nil: On a fait le Australopithèque. On a buté tout le monde. Les sapiens sont devenus les mecs qui ont buté le game, qui ont pris le game. D’accord ? À partir de là, on s’est quand même fait la gueule entre nous. On s’est tapé dessus.

Speaker nil: On a créé des pays. On s’est tapé dessus. On est fait pour se taper. Point. On ne fait que ça et on n’a jamais créé la paix. Donc, on peut avoir, parce que croire que ceux d’avant ne voulaient pas la paix, c’est une grosse connerie.

Speaker nil: On a toujours voulu la paix. Le problème, c’est qu’on n’est pas capable de le faire parce que ce n’est pas notre nature. Donc, on sera tout le temps en guerre et c’est dommage. On a eu 80 ans et on voit bien que ça se morcelle dans tous les sens.

Speaker nil: Ou l’Europe, même l’Europe commence à être à deux doigts de partir en vie. Et c’est un État où on ne peut rien faire parce que ça est partie de la nature humaine. Et je comprends l’envie progressiste de dire non, mais attend, on va changer les mentalités.

Speaker nil: On va éduquer. Mais regarde, en fait, ce qu’on est en train d’entendre aujourd’hui, ça a déjà été mis en place dans les années 60. Et pour l’instant, ça n’a pas donné grand chose. Ça n’a pas donné grand chose. L’égalité. Égalité, le peace and love, les bitniks, les trucs, ça n’a pas fonctionné.

Speaker nil: Et pourtant, on a éduqué une génération de personnes à être plus comme ça. Et pourtant, ça n’a pas marché. Donc, je suis toujours je reviens toujours au truc très primitif à dire bon, voilà, on en gâterait instinctif.

Speaker nil: Oui, j’y crois pas. Je le ressens même pas. Et je le vois quand je le vois. Je dis bien, beau combat, beau round. Maintenant, combien de temps ça? Et après, tu vois, comme tu disais, tu reviens dans ta simplicité, est ce que toi, dans ce qui compte pour toi, est ce que in fine est ce que tu fais au quotidien, comme tu disais, manger, faire ton sport, te bastonner?

Speaker nil: Quoi? C’est ça? Parce que moi, de toute façon, à moins que notre pays soit en guerre et au bout du compte, ça sera la même chose. Si je ne creve pas dans les 10 secondes, je mangerai.

Speaker nil: Je vais me bastonner et je dors bien. Ce sera pas ma vie. Elle va pas être ouf. Et un truc que tu m’avais dit qui est pareil, qui est souvent un peu.

Speaker nil: Peut être exagéré, j’en sais rien, mais en tout cas, qui est mal compris, souvent avec les termes des diagrammes, la vengeance du 8. Toi, tu me disais mais Fabien, c’est pour moi, c’est juste un retour du bâton, une sorte de karma.

Speaker nil: En tout cas, tu me donnes ça. Ça revient en fait, c’est le boomerang. Tu peux me dire que tu nous en parles, c’était OK de cette logique. Ce qu’on pourrait appeler la logique comptable du 5 ou je te donne pour te donner de l’information, tu as intérieurement donné beaucoup plus.

Speaker nil: C’est quoi ce retour du bâton dans ton programme à toi ou tu dis c’est pas de la vengeance, c’est un retour de bâton. A fait quelque chose et croire que tu ne me tu dois rien ou il se passera rien.

Speaker nil: Il n’y aura pas un P back, il n’y aura pas un retour de paiement, une action retour. C’est illusoire pour moi. Tout acte a une conséquence. Et la conséquence, c’est pas genre je vais me venger. C’est juste maintenant, je vais remettre à même niveau ce qui s’est passé.

Speaker nil: Donc, tu as appris ou tu as fait quelque chose. Maintenant, dans un an, dans dix ans, dans 20 ans, tu perds. Pas comment, mais ton nom, ton prénom, ton adresse. T’inquiète, je vais stalker. Je vais bien savoir truc parce qu’à un moment, il faut que tu payes parce que il y a une pseudo notion de dire non, c’est tenté de rendre neutre l’interaction qui a pu avoir.

Speaker nil: C’est pour ça que j’aime la baston quand elle est honnête. Est ce que la baston t’a perdu? Jamais. Tu voudras pas. Il y a un truc. Ce qui est compliqué, c’est les gens qui font des coups de pute. C’est des gens qui font des trucs.

Speaker nil: Il y a des gens qui font des trucs par derrière, des gens où tu n’as pas pu avoir immédiatement une interaction, si ton interaction admettons en train de te voler un truc que tu te bats pour cet élément là, que le gars te pète la gueule et te prend ton truc, ton vélo ou autre.

Speaker nil: Voilà ta perte. Par contre, le mec, tu sais pas. Il te l’a volé et t’as pas pu te battre pour. Il y a un moment ou un autre. Il y a une dette.

Speaker nil: Il faut une dette. Exactement. Il y a bien. Il y a un retour. Maintenant, tu m’as appris quelque chose. Il y a un retour qui doit arriver, mais ce n’est pas un esprit de vengeance. Je me vengerai. C’est juste.

Speaker nil: Maintenant, tu viens récolter un petit peu ce que tu me dois. Tu me dois quelque chose ou je dois te donner à l’équivalent. Bon, si je peux te voler ton vélo, je te volerai ton vélo. Si je dois faire quelque chose qui amène la même blessure physique, psychique, émotionnelle, je suis en train de le faire.

Speaker nil: Il n’y a pas la notion. On pourrait se dire je prépare un plan, je pars dans mon sein qui est en train de penser à des trucs. Non, c’est vachement plus vachement plus primitif.

Speaker nil: Encore, c’est ta bouffe et la gazelle que je me suis, que je me suis pris la tête à chasser. Le moment où tu auras une bonne gazelle, je viens de péter ta gueule pour prendre ta gazelle et basta. Après, moi, j’en parle plus.

Speaker nil: Je m’en fous. Oui. Et qu’est ce qui est du coup ? C’est quoi les éléments pour toi qui font que quand tu dis coup de pute, c’est quoi qui va déclencher ce truc là ou que tu vas dire ?

Speaker nil: Ce qui ramène à cette notion de tu n’as rien pu faire un vol, une injustice, un peu un élément qui semble injuste à un moment donné où tu dis putain, j’ai aucune balle.

Speaker nil: Et là, c’est le cas de le dire. Si je ne peux pas tirer, il ne se passe rien. Je ne peux rien faire parce que je ne suis pas dedans. Je ne suis pas dans le timing. Je n’ai pas de problème à partir du moment où tu as pu mettre en place une action ou on revient sur le tout doux, à partir du moment où tu as.

Speaker nil: Tu as pu te défendre, attaquer, tenter quelque chose. Ça n’a pas marché. Par contre, cette espèce de truc qui se fait par derrière toi, le côté non honnête vient toujours même truc, tu caches tes intentions, tu caches ta manière de fonctionner, tu caches ton truc.

Speaker nil: Et d’un coup, il y a un truc qui se passe à l’intérieur de moi. OK. Maintenant, il y a eu la réalité, mais maintenant, tu auras la réponse à ta réalité. Tu vois, tu viens de te démasquer, tu viens de me faire un coup de salaud, tu viens de me voler, tu viens de me faire du mal pour x ou y raison.

Speaker nil: OK, maintenant, je sais qui tu es et j’attends le moment où on va se confronter. Toi, moi, dans ce que tu es maintenant, je vais te faire au moins autant que ce que tu m’as fait au moins autant. Oui, oui.

Speaker nil: Et est ce qu’il y a l’idée du coup, quand tu dis maintenant, je sais qui tu es. Il y a tu te vois cataloguer la personne comme ça ou après tu te tuer et tu t’enferme dans un truc ou après, tu sais, c’est toujours la même chose.

Speaker nil: C’est un rapport de com. À partir du moment où on s’est foutu sur la gueule, on peut aller boire une bière. Après, ouais, pas un problème. On a dit les choses. Cette histoire est fermée. Pour moi, elle est finie. Si tu as envie de reparler.

Speaker nil: Et on en reparle. Mais dis le moi clairement et bien pas par derrière. On fait, on en reparle, on se retape dessus physiquement ou psychiquement. Qu’importe. Et si vraiment, on voit qu’il n’y a plus de rapports possibles. Salut, pas grave.

Speaker nil: Personne n’est irremplaçable. Puis t’es qu’un humain. On s’en fout. Donc, il n’y a pas le truc d’un ennemi ou de gens que tu as vraiment entre guillemets banni ou tu dis lui.

Speaker nil: Non, non, non, j’ai pas. Non, tu vois. Des gens que j’ai pu haïr. Je pense à mon proviseur d’un bahut. J’étais dans un bahut 14 contrats.

Speaker nil: On se faisait taper à longueur de temps. C’était super chaud. Tu vois la notion non vie là aussi. Je peux te dire que là, j’étais plus en mode survie. Parce que tu prenais tellement cher. C’était l’écoriste en mode vénère, tu vois.

Speaker nil: Sauf que c’était dans les années 90. Et mon proviseur, je l’ai. Mais vraiment, je pense qu’il faisait du 8. Il arrivait, il nous tapait pour rien. Il avait des mains énormes et tout.

Speaker nil: Il boitait. Il nous shootait. On avait entre 10 et 13 ans. On se faisait exploser. Il tournait sa chevalière pour que ça marque qu’on avait des grosses traces. C’était bien.

Speaker nil: C’était vraiment à l’ancienne, mais en mode. Il éduquait comme dans les années 40. C’était chouette. Eh bien, tu vois, avec le temps, je l’ai haï. J’en ai voulu à mes parents.

Speaker nil: A chaque fois, je leur disais bande de cons, vous avez fait vraiment de la merde et tout. Tout ça pour en gros, pas avoir à vous occuper de moi. Parce que ça vous donne de choses à foutre. Ce qui est logique, c’est des parents, des enfants.

Speaker nil: C’est sympa, mais pas non plus prendre tout en énergie. Et. Ce mec là, avec les années, je me dis. Il y a quelques années, j’ai fait mais non, en fait, il était bien.

Speaker nil: Il était bien parce que c’était très old school. Tu vois, dans un monde comme aujourd’hui, je me dis mec, il aurait pas tenu.

Speaker nil: Mais qu’est ce qu’il a? Il a fait des choses. C’est impossible, même quand tu te rebellais, tu te prenais le week-end de colle.

Speaker nil: Week-end de colle c’est à dire que tu es tout seul au bahut, avec un mec qui tape à longueur de temps. Avec lui en plus ? Oui. Ah oui d’accord. Non, tu n’étais pas avec des fions, tu étais avec des mecs qui étaient violents, il y avait un internat donc en gros tu pouvais dormir là bas.

Speaker nil: Donc tu étais impuissant complètement ? Tu es complètement impuissant, tu es dans le truc où tu ne peux rien faire, tu es juste baisé quoi. Tu fais : “Ouais, toi par là c’est chaud.” Mais tu vois, a posteriori, je me suis dit : “Mais non, en fait ce mec il avait, ce n’était pas forcément bien amené, mais au bout du compte, pourquoi pas ?” Je ne dis pas qu’aujourd’hui ce serait un truc à faire, mais ce côté hyper rigoureux, cette notion d’imposer à l’enfant de bosser comme un ouf et tout, ça va complètement à l’envers de l’éducation positive.

Speaker nil: Moi j’ai eu une éducation pas positive, mais ça forge. Tu vois, pour quelqu’un qui fait du 8, tu dis : “Bah ouais, bon, ça va.” Et après, ça ne te rend que plus fort. Oui, c’est sûr. Tu t’en prends plein, tu te forges et tu fermes ta gueule.

Speaker nil: Et ce n’est pas agréable, tu continues quand même, parce que tu n’as pas le choix, mec. Et cette notion-là, mine de rien, avec le temps, elle n’apporte plus qu’elle n’a enlevé sur le malaise pendant quatre ans et puis les années où tu maugrais de temps à autre à dire : “C’était de la merde.” Eh bien, c’était de la merde, mec.

Speaker nil: Ce n’est pas grave. Oui, c’est ce qui est une haute hauteur. Pour reprendre un probable 8, ceux qui ne te tuent pas te rendent plus fort. Oui, c’est ça.

Speaker nil: C’est vrai. Ça va, ça va. Tant qu’on n’est pas mort, on se débrouille. Tu encaisses, tu fais de l’encaisse, tu vois. C’est très art martiaux, tu encaisses, mec. Et plus tu apprends à encaisser tôt, mieux tu encaisses.

Speaker nil: Après, psychiquement, il paraît que ce n’est pas vraiment vrai, mais ce n’est pas grave. Après, ça dépend des types, tu vois. Parce que moi, j’avais été hyper étonné de recroiser des gars qui étaient complètement déstructurés. Mais parce que je pense que là, le type de personnalité, ça correspond.

Speaker nil: Ah ben, ça, c’est sûr. Ça a été horrible. Je n’étais pas du tout en bien. Mais tu vois, à postériori, je pense que ça m’a plus structuré en positif que ça m’a cassé. Alors que j’ai vu des personnes qui, là-bas, ça allait plutôt bien.

Speaker nil: Et des années plus tard, je les ai revues dans les études sup et ils avaient tout foiré. Alors que c’était des monstres en cours à l’époque. Il y avait une espèce de… Mais je pense que ça a tellement blessé, abîmé, humilié, cassé que, ben, il y en a, ils ne se sont pas restructurés.

Speaker nil: En tout cas, le 8, ça peut pas être. Il faut parler de son langage, en effet. Quand tu crois que le monde est une lutte, pour toi, c’est pas… Je ne sais pas si on peut dire que c’est normal.

Speaker nil: Mais en tout cas, tu connais ce langage-là et comme tu dis, tu te transformes peut-être plus facilement que d’autres zénatypes. Ouais, je pense que c’est ça. C’est que, ben, en fait, ça répondait à : la vie, c’est une pute. Et puis, ben, tu fais avec, quoi.

Speaker nil: Tu n’as pas le choix. Ça fait mal, ça fait mal. Et tu n’es pas heureux, ben, tu n’es pas heureux, quoi. Et on s’en fout. Tu vois, personne n’en a rien à foutre. Il faut que tu sois heureux.

Speaker nil: Tu vois, ça n’a aucun intérêt pour le monde. Ça n’a aucun intérêt pour personne, en fait. Alors, bien sûr, tes parents peuvent trucs, mais après, eux aussi, ils ont leurs problèmes, ils ont des choses à gérer.

Speaker nil: Donc, tu vois, cette notion-là, c’est : ben, démerde-toi. Et démerde-toi, en général, ben, tu t’en sors. Par contre, ben oui, tu vas avoir mal, tu vas souffrir, tu auras des cicatrices, tu t’en vas… Mais c’est la vie, mec. En fait, si tu pars du postulat que la vie, ce n’est pas agréable, ben, tout est sympa.

Speaker nil: Les gens, c’est parce qu’ils attendent tout, genre la vie est belle, tout est merveilleux. Moi, la vie, elle est neutre, voire pas bien, tu vois. Les humains sont en général neutres ou très cons.

Speaker nil: Je m’inclue dedans, bien sûr, je ne me mets pas du tout en supérieur de quoi que ce soit. Donc, au bout du compte, tu peux être que… Tu ne peux pas être dessus. Non, non, ça va. Il y a des gens qui sont pas, il y a des trucs cools, il y a des beaux moments.

Speaker nil: Mais je ne suis pas en train de me dire : ouais, la vie t’offre tout ce que tu veux, c’est merveilleux, c’est incroyable. Non, non, non. C’est de la merde. Quoi, c’est de la merde ? C’est vraiment une question de perception. Tu peux vivre des trucs pourris, humiliants, cassants, brisants et dire : ça va, c’est la vie.

Speaker nil: C’est la vie avec toute cette espèce de généralisation apaisée à dire : ce n’est ni bien ni mal. Qu’est-ce que je veux en faire ? Je pense que là-dessus, les notions de systèmes comme l’hypnose ou PNL, mais qui est un sous-ensemble d’hypnose, cette notion d’état d’esprit, ce n’est pas rentrer dans les conneries que balancent tous les Youtubers en mode : je vous vends des formations à 10 000 €, mais ce côté d’état d’esprit de se dire : mais ouais, en fait, c’est vraiment la manière dont je vais appréhender les choses avec mon état psycho-émotionnel qui peut vraiment faire que : ouais, ça n’a été pas cool, mais qu’est-ce que j’en fais ? Qu’est-ce que je fais de ce matériau que j’ai à ce moment-là et comment je vais le structurer ?

Speaker nil: Effectivement. Soit tu fais, on finit avec la… dans la merde.

Paon parade IA

Sous-type tête-à-tête et instinct sexuel en ennéagramme

L’instinct sexuel est-il vraiment une simple pulsion de reproduction qui nous fait sauter sur tout ce qui bouge, comme on l’imagine dans l’inconscient collectif ?

Qu’est-ce qui se cache derrière cet instinct sexuel mal connu et plein de clichés ? Quel est son lien avec l’ennéagramme, le sous-type sexuel (ou tête-à-tête) et chaque type de personnalité ?

Accroche ta ceinture et lis la suite !

Qu’est-ce qu’un instinct et un sous-type ?

Avant de parler spécifiquement de l’instinct sexuel, reprenons les bases. L’instinct est un comportement inné qui pousse à agir d’une certaine façon pour survivre, il est automatique et inconscient et permet la survie de l’être, donc de l’espèce. Les instincts sont enracinés dans le corps et sont consécutifs à des millions d’années d’évolution, nous les partageons avec tous les êtres vivants.

L’instinct est une stratégie évolutive qui permet à une espèce de pérenniser son existence et est lié à la survie. L’instinct est un thème indépendant de l’ennéagramme même si le pont entre les deux est évident.

En effet, l’ennéagamme parle du centre instinctif : il est relatif à la survie, à la réaction immédiate dans le présent, au corps, au mouvement et à l’action. Il est le siège du contrôle, de la colère et a un fonctionnement binaire ON/OFF.

En ennéagramme, le sous-type est le croisement entre l’instinct dominant et le type de personnalité. L’ego du type ennéagramme s’approprie l’instinct dominant d’une certaine manière en en fait une question de survie, ce qui se manifeste par des comportements clairement visibles.

Dans le corps, l’instinct se déclenche en fonction des conditions de vie et permet la survie physique de l’individu. Dans l’ego, l’instinct est récupéré pour une finalité de survie psychique égotique.

Dans le corps, il y a un vrai danger de mort perçu par le corps : le manque de nourriture ou le froid par exemple.

Dans l’ego, le danger ne concerne pas la survie physique mais il est une menace à notre sentiment d’existence et s’amalgame avec un danger de mort réel. C’est ainsi que nous pouvons avoir très peur de parler en public sans qu’il n’y ait le moindre danger réel. À l’époque de mes études en école de kiné, je tremblais de peur dès que je devais parler devant 3 personnes.

Il y a le risque d’être exclu de la tribu et le bannissement du groupe est ancré très profondément en nous comme un danger majeur. Cet exemple concerne l’instinct social lié à nos pulsions grégaires, ce qui fait qu’autant de gens sont rassurés dans un groupe. Être seul face au monde est l’une des plus grandes peurs de l’être humain.

On pourrait faire le même parallèle avec la peur ne pas être désiré par quelqu’un avec l’instinct sexuel ou la peur du frigo vide avec l’instinct de conservation.

L’instinct sexuel ou tête-à-tête

L’instinct sexuel consiste à recherche la meilleure relation reproductive ou le plus grand nombre de relations. Selon l’environnement dans lequel l’individu évolue, on préfère :

  • Une stratégie r (pour reproduction rate) qui se caractérise par une imprévisibilité des ressources et un milieu instable. Cette stratégie se focalise sur la quantité avec une augmentation du nombre de partenaires et de descendants.
  • Une stratégie K (pour Kapazitätsgrenze qui signifie “capacité d’accueil du milieu”) qui se caractérise par un milieu plus sécure avec moins de risques. Cette stratégie se focalise sur la qualité avec un plus faible nombre de partenaires et de descendants.

L’instinct sexuel implique une compétition intrasexuelle et porte l’agressivité nécessaire à cette compétition.

NB : le terme “sous-type tête-à-tête” en ennéagramme a été inventé pour éviter le terme “sexuel” qui est mal vu dans la société. Tête-à-tête est plus rassurant que sexuel, il suffit de penser aux associations d’idées que tu peux faire avec ces deux termes.

Voici la question que pose cet instinct : est-ce que je suis sexuellement désirable ?

Cet instinct permet de signaler notre sexualité par la parade nuptiale, il permet d’accroître la désirabilité, la fascination, l’attirance pour les partenaires potentiels intéressés.

On a tous en tête la roue du paon pour attirer la femelle. 

En terme de biologie, la fadeur est une stratégie inefficace : l’instinct sexuel pousse à sortir du lot en développant un magnétisme personnel. L’humain aime se croire différent des animaux et oublie qu’il en est un !

Ainsi, je trouve amusant de constater cette “parade nuptiale” au quotidien chez les deux sexes :

  • Vêtements sexy/moulant, maquillage, talons, coiffure, chez la femme
  • Vêtements classes, signes de richesse et de statut social élevé, chez l’homme

Chaque profil de personnalité développe sa stratégie propre pour augmenter son magnétisme personnel, tu le découvriras un peu plus bas.

L’instinct sexuel suscite souvent de la peur et de la crainte car il est imprévisible : tu ne décides pas par qui tu es attiré, dans quelle intensité, ni pendant combien de temps. De la même manière, il est impossible de contrôler qui est attiré par nous et pendant combien de temps.

Cet instinct renvoie à des insécurités profondes car beaucoup de gens valorisent la prévisibilité d’une relation et la volonté de l’inscrire dans le temps. On peut y voir un lien avec la socioculture française qui valorise le mariage, la fidélité, pour maintenir l’ordre et contenir au maximum ces pulsions sexuelles. Pourtant, l’instinct sexuel se fiche que tu sois marié depuis 15 ans, que tu aies des enfants ou que tu aies un métier stable. L’instinct est amoral par nature et la culpabilité (cf Bleu dans la spirale dynamique) peine à le contenir réellement. Les statistiques d’adultère suffisent pour s’en convaincre. Ai-je également besoin de préciser les immondices d’ordre sexuel connues au sein des groupes politiques et religieux ?

Dans la réalité, nous n’avons aucun moyen de savoir si une personne en particulier va susciter de l’attirance et ébranler une relation ou un projet en une fraction de seconde.

L’instinct sexuel en chacun de nous est la partie qui est prête à risquer de tout perdre à la poursuite de ce qui est vitalisant et affirmatif pour la vie.

Quand l’instinct sexuel domine

Lorsque l’instinct de conservation est dominant, l’être humain s’identifie égotiquement à cet instinct, ce qui veut dire qu’il va en faire le plus possible.

Ainsi, cette identification à l’instinct déborde sur les 3 centres. La personne ayant un instinct sexuel dominant s’identifie à sa parade nuptiale : “Je suis ce qui améliore mon magnétisme personnel.”

Ca ne veut pas dire qu’elle va sauter sur tout ce qui bouge, mais qu’elle cherche inconsciemment à augmenter son attraction dans ses relations avec autrui.

Lorsqu’on applique l’instinct dominant à l’ennéagramme, on parle de sous-type sexuel ou tête-à-tête. Sur internet, en formation ou dans les livres, quand tu lis “type 4 sexuel” cela veut dire que l’instinct dominant du type 4 est l’instinct sexuel et c’est raccourci en “sous-type sexuel”.

Ainsi, la focalisation de l’instinct sexuel dépend du type de personnalité.

L’ego se basant sur une logique sacrificielle, va toujours déifier une partie du réel et en sacrifier une autre. La partie déifiée est l’instinct dominant, ici l’instinct sexuel. La partie sacrifiée est l’instinct aveugle.

Nous sommes autant marqués par notre instinct dominant que par notre type ennéagramme.

L’instinct dominant colore particulièrement l’expression du type de personnalité. C’est ce qui fait qu’un type 3 avec sexuel dominant ne ressemble pas beaucoup à un type 3 avec conservation dominant.

Comme tu l’imagines, l’instinct sexuel dominant amène l’attention sur des priorités bien différences de l’instinct social ou conservation dominant.

Lâcher prise sur l’instinct dominant fait partie des gros chantiers d’un développement personnel sain. 

Quand l’instinct sexuel domine, l’individu a un talent naturel pour attirer l’attention, pour intriguer voire fasciner. Il investit une grande quantité d’énergie à maintenir ce magnétisme personnel, que ce soit en :

  • Maîtrisant l’humour et en faisant des blagues
  • Fascinant l’autre par des tours de magie
  • Rendant son corps plus attractif par la musculation, les vêtements, le maquillage
  • Etant calé sur un sujet particulier

Retiens que l’instinct sexuel cherche à se démarquer et sortir du lot pour attirer l’autre donc il se débrouillera toujours pour remplir sa mission.

Les types sexuels s’identifient au besoin d’être choisis et désirés sexuellement par leur partenaire potentiel. Une grande partie de leur énergie est déployée pour gagner la compétition sexuelle. Historiquement, il est connu que les mâles alpha se reproduisaient avec une grande partie des femmes tandis que les autres se partageaient le peu qui restait. Voici une application classique de la loi de Pareto.

Inconsciemment, les types sexuels considèrent leur personnalité comme un outil pour gagner de l’intérêt et font en sorte de cultiver des talents et des caractéristiques qui suscitent cette attirance sexuelle. Ils ont tendance à se traiter comme des objets sans s’en rendre compte et donc à faire pareil avec leurs partenaires.

Te reconnaître dans l’instinct sexuel/tête-à-tête, c’est un début. Comprendre comment il joue avec ton type et où il te piège, c’est un travail qu’on peut faire ensemble dans le parcours Bas Les Masques.

Le sous-type sexuel des 9 types ennéagramme

Les 9 types ennéagramme expriment différemment l’instinct sexuel car l’ego des 9 types s’approprie l’instinct pour sa finalité de survie égotique. Chaque type vit selon l’équation inconsciente suivante “je ne peux pas être dans une relation intime où il y a X”, X étant l’évitement compulsif.

Le type 1 sexuel, dominé par la Colère, ne peut pas se permettre de vivre la colère dans une relation. Il doit donc devenir irréprochable pour devenir l’amant le plus parfait qui soit. Il va se comparer aux anciennes relations de son partenaire. Il veut améliorer l’autre en appliquant ses idéaux, en lui disant quoi faire, comment le faire.

Le type 2 sexuel, dominé par l’Orgueil, ne peut pas se permettre de reconnaître ses propres besoins dans la relation. Il est l’archétype du séducteur ou de la femme fatale et fait tout pour être irrésistible. Son charme magnétique lui permet d’attirer qui il veut dans ses filets.

Le type 3 sexuel, dominé par la Vanité, ne peut pas se permettre de vivre un échec dans la relation intime. Il va alors s’identifier à la “meilleure version de lui” et montrer ce qui lui donne un maximum de valeur. Ce n’est pas l’archétype du mâle alpha mais un savant mélange de masculin/féminin : l’homme a un côté féminin et la femme a un côté masculin. Il a une forme de sensibilité et d’introspection que n’ont pas forcément les autres types 3.

Le type 4 sexuel, dominé par l’Envie, ne peut pas se permettre de vivre une relation intime banale. Ses relations sont souvent le siège de montagnes russes intenses, ce qui risque d’en déconcerter plus d’un. Il est très compétitif et colérique, peut se confondre avec d’autres types.

Le type 5 sexuel, dominé par l’Avarice, ne peut pas se permettre de vivre le vide intérieur dans une relation. Il est très sélectif dans sa recherche, avec un grand idéalisme. Il utilises ses connaissances comme parade nuptiale. Il est plus sensible et romantique que les autres types 5.

Le type 6 sexuel, dominé par la Lâcheté, ne peut pas se permettre de vivre la déviance dans une relation intime. Il est l’archétype du 6 contre-phobique qui montre les crocs et s’intéresse aux armes, au survivalisme. Il montre une apparence féroce pour se rassurer. Il est très souvent confondu avec un type 8.

Le type 7 sexuel, dominé par la Gourmandise, ne peut pas se permettre de vivre dans une relation intime où il y a de la souffrance et peine à s’engager. Par conséquent, il va toujours mettre du piment, de nouvelles idées. Il fantasme autant la relation qu’il la vit vraiment. Il est souvent un très bon fascinateur, conteur d’histoires, d’anecdotes. C’est un rêveur qui a tendance à fuir la réalité terrestre, il a une passion d’imaginer, de fantasmer sur ce qui pourrait être.

Le type 8 sexuel, dominé par l’Excès, ne peut pas se permettre de vivre dans une relation avec de la faiblesse. Il a un pouvoir de fascination et plus de sensibilité que les autres types 8. Il cherche à contrôler son partenaire dont il va se débrouiller pour savoir toutes ses failles et veut occuper toute son attention.

Le type 9 sexuel, dominé par la Paresse, ne peut pas se permettre de vivre dans une relation conflictuelle. Alors il se moule sur l’autre, il devient son double et développe les mêmes sujets d’intérêt. Il perd son individualité dans la relation et être en lien devient plus important que lui. De fait, il peut rester longtemps dans une relation qui ne lui convient pas avant de la quitter brusquement quand il a atteint le point de non retour.

écureuil accumule IA

Instinct de conservation et sous-type survie : ce qu’il faut savoir

L’instinct de conservation est souvent vu comme une lointaine pulsion de survie datant des hommes des cavernes.

Ainsi évacué, nous pouvons être des humains rationnels qui pensent avec leur cortex préfrontal. Tu t’en doutes : c’est une immense mascarade.

L’instinct de conservation est profondément ancré en nous et influence considérablement notre vie.

Lui dédier cet article permet de remettre cet instinct au centre de notre attention pour réaliser la place qu’il peut prendre dans notre vie.

Qu’est-ce qu’un instinct et un sous-type ?

L’instinct est un comportement inné qui pousse à agir d’une certaine façon pour survivre, il est automatique et inconscient et permet la survie de l’être. Les instincts sont enracinés dans le corps et sont consécutifs à des millions d’années d’évolution, nous les partageons avec tous les êtres vivants.

L’instinct est une stratégie évolutive qui permet à une espèce de pérenniser son existence et est lié à la survie. L’instinct est un thème indépendant de l’ennéagramme même s’il y a clairement un pont à faire entre les deux.

En effet, l’ennéagamme parle du centre instinctif : il est relatif à la survie, à la réaction immédiate dans le présent, au corps, au mouvement et à l’action. Il est le siège du contrôle, de la colère et a un fonctionnement binaire ON/OFF.

En ennéagramme, le sous-type est le croisement entre l’instinct dominant et le type de personnalité. En effet, l’ego du type ennéagramme s’approprie l’instinct dominant d’une certaine manière en en fait une question de survie, ce qui se manifeste par des comportements fortement visibles.

Dans le corps, l’instinct se déclenche en fonction des conditions de vie et permet la survie physique de l’individu. Dans l’ego, l’instinct est récupéré pour une finalité de survie psychique égotique.

Dans le premier cas, il y a un vrai danger de mort perçu par le corps : le manque de nourriture ou le froid par exemple.

Dans le deuxième cas, le danger ne concerne pas la survie physique mais il est une menace à notre sentiment d’existence et s’amalgame avec un danger de mort réel. C’est ainsi que nous pouvons avoir très peur de parler en public sans qu’il n’y ait le moindre danger réel. Il y a le risque d’être exclu de la tribu et le bannissement est ancré très profondément en nous comme un danger majeur. Cet exemple concerne l’instinct social lié à nos pulsions grégaires.

L’instinct conservation ou survie

L’instinct de conservation est la vie elle-même et, par conséquent, notre relation à cet instinct reflète nos sentiments à l’égard de la vie.

Cet instinct maintient une conscience saine de la mort, de sorte à utiliser notre temps avec lucidité, à être conscient dans notre façon de vivre et là où nous investissons de l’énergie. Il est en lien instant après instant avec les

L’instinct de conservation surveille et évalue en permanence l’état physique immédiat de l’organisme via les sensations. Il assure l’intégrité physique et est sensible aux réactions directes du corps, ce qui lui permet de discerner les conditions favorisant le confort des conditions dangereuses.

Écouter cet instinct revient à vivre en accord avec l’état et les besoins réels du corps au présent, plutôt que de lui imposer une volonté.

Typiquement, mon instinct de conservation peut manifester une grande fatigue physique avec un besoin de dormir… Cela n’empêche pas une volonté égotique de me dire “il faut que je sorte, que j’aille travailler.”

L’ego ne sait pas ce dont le corps a besoin et peut entrer facilement en conflit avec nos besoins réels !

C’est cet instinct qui nous pousse à tester et exprimer nos capacités physiques et notre agressivité, mais il nous pousse aussi à nous reposer et à favoriser les conditions propices pour régénérer notre force vitale.

Ce à quoi nous consacrons notre temps et notre attention exprime ce que nous valorisons vraiment et pas ce que nous croyons important.

L’instinct de conservation “éveillé” invite à observer les écarts entre ce que nous croyons et la façon dont nous nous comportons réellement.

L’une des principales préoccupations en matière d’instinct de conservation est notre qualité de vie, tant sur le plan matériel qu’émotionnel, et la manière dont elle est optimisée.  Cet instinct donne l’énergie et la discipline de lancer une entreprise ou se mettre au sport par exemple.

Il s’occupe des besoins physiologiques principaux :

  • Recherche de nourriture en réponse à la faim et la soif
  • Faire attention aux dangers de l’environnement
  • Veiller à se protéger des agressions
  • Disposer d’un abri pour être en sécurité et favoriser la thermorégulation

Lorsqu’il est sain, l’instinct de conservation s’adapte aux circonstances de la vie ici et maintenant.

L’instinct de conservation étant en charge de la pulsion de survie et de croissance, il est sensible à la peur du danger et à la peur du manque.

Ainsi l’instinct de conservation est en lien avec la routine et l’habitude, ce qui rime autant avec sécurité qu’avec inertie voire monotonie.

Quand l’instinct de conservation domine

Lorsque l’instinct de conservation est dominant, l’être humain s’identifie égotiquement à cet instinct, ce qui veut dire qu’il va en faire le plus possible.

L’ego étiquette cet instinct comme LA clé de sa survie et tout doit passer par cet instinct. Cela devient une question de vie ou de mort d’utiliser cet instinct de conservation même quand cela n’est pas adapté.

Ainsi, cette identification à l’instinct déborde sur les 3 centres. La personne ayant un instinct de conservation dominant s’identifie à son style de vie : “la façon dont je vis, c’est moi.”

Qui dit instinct de conservation dominant dit : l’individu cherche à rendre sa vie plus prévisible et habituelle, sans forcément être à l’aise dans l’aspect routinier du quotidien. Il y a un attachement à la stabilité et toute adversité amène un chaos qui cause du stress voire de l’angoisse.

Cela peut aller de pair avec la narcotisation par la nourriture, le confort, le sexe, les drogues, le travail. L’instinct de conservation dominant peut alterner entre les 2 extrêmes : éviter le danger à tout prix par la fuite ou foncer dans les menaces, faire 6 mois de stock de nourriture ou avoir un frigo vide, randonner avec un sac de 25 kg ou sans sac à dos… 

Lorsqu’on applique l’instinct dominant à l’ennéagramme, on parle de sous-type conservation. Sur internet, en formation ou dans les livres, quand tu lis “type 8 conservation” cela veut dire que l’instinct dominant du type 8 est l’instinct de conservation et c’est raccourci en sous-type conservation.

Ainsi, la focalisation de l’instinct de conservation dépend du type de personnalité.

L’ego se basant sur une logique sacrificielle, va toujours déifier une partie du réel et en sacrifier une autre. La partie déifiée est l’instinct dominant, ici l’instinct de conservation. La partie sacrifiée est l’instinct aveugle.

Nous sommes autant marqués par notre instinct dominant que par notre type ennéagramme.

L’instinct dominant colore particulièrement l’expression du type de personnalité. C’est ce qui fait qu’un type 1 avec conservation dominant ne ressemble pas beaucoup à un type 1 avec sexuel dominant.

Comme tu l’imagines, l’instinct conservation dominant amène l’attention sur des priorités bien différences de l’instinct social ou l’instinct sexuel dominant.

Lâcher prise sur l’instinct dominant fait partie des gros chantiers d’un développement personnel sain. 

Le sous-type conservation des 9 types ennéagramme

Chaque type vit selon l’équation inconsciente suivante “je ne peux pas vivre dans un monde où il y a X”, X étant l’évitement compulsif.

Cet instinct peut être blessé par le manque ou par l’excès, cela dépend aussi du type ennéagramme.

Le type 1 conservation, dominé par la Colère, réagit aux imperfections de son environnement comme un affront à ses idéaux de perfection et de justice. Il est obsédé par les moindre détails et cela lui occasionne beaucoup de stress et d’anxiété (d’où le sous-type Anxiété). Comme il consacre beaucoup d’énergie à vivre en adéquation avec ses valeurs, il peut contrôler avec excès son mode de vie et son alimentation, alternant avec des périodes d’ascétisme sévère et des périodes de compensation. Cet excès de contrôle le prédispose aux troubles du comportement alimentaires voire à l’addiction. Ces moments de perte de contrôle sont source de culpabilité et d’auto-critiques encore plus fortes.

Le type 2 conservation, dominé par l’Orgueil, projette le manque sur les autres et agit avec dévotion au détriment de lui-même, s’épuisant dans l’espoir d’une réciprocité. Comme il ne peut pas se permettre de reconnaître ses propres besoins, il s’efforce de faire passer les autres avant lui-même, il a un sens aigu des responsabilités et des obligations. Cela peut l’amener à culpabiliser dès qu’il ne consacre pas son temps et son énergie au bien-être des autres, quand il se repose par exemple. Il est ainsi classique qu’il ait des difficultés à se ressourcer vraiment, il peut le faire contraint et forcé quand il tombe malade. Toute l’énergie déployée au service des autres l’amène à vouloir un traitement particulier, une forme de réciprocité sans l’expliciter clairement (d’où le sous-type Privilège).

Le type 3 conservation, dominé par la Vanité, travaille à l’excès pour éviter le manque, tout en incarnant sa meilleure version de l’abondance et du mode de vie socialement valorisé. Son mode de vie idéal dépend de ce qui est valorisé par son environnement et son éducation : il peut incarner le bon parent, le bon travailleur, la bonne famille… tout en se sentent vide intérieurement. Il gravite souvent autour de l’amélioration de la santé et des performances physiques. En mettant l’accent sur la discipline, il cherche à atteindre ses objectifs coûte que coûte et se retrouve souvent à suivre une voie qui n’est pas la sienne. De cette façon, il peut se retrouver à accumuler des signes extérieurs de richesse pour sécuriser sa valeur par le paraître (d’où le sous-type Sécurité). Comme il ne peut pas se permettre l’échec, il est très sujet à l’addiction au travail, à l’épuisement. Il peut ainsi solliciter son corps à l’excès au détriment de sa santé.

Le type 4 conservation, dominé par l’Envie, prend le sentiment de manque personnellement, autan comme un carburant pour le désespoir que comme quelque chose contre lequel se rebeller. Il est généralement très créatif dans sa vie commme dans son travail. Très sensible aux ambiances et à son environnement, il personnalise sa maison de sorte à en faire l’extension de sa vie émotionnelle, par l’éclairage, la décoration, les textures, les couleurs. Comme il ne peut pas se permettre la banalité, il se retrouve souvent frustré à cause de la dissonance entre son mode de vie et ce qu’il aimerait vivre dans son fantasme. Il est classique qu’il crée quelque chose puis fait table rase pour redémarrer de zéro, renforçant ainsi la croyance que sa vie est difficile. Il peut avoir tendance à se mettre en danger, en dépensant l’argent qu’il n’a pas, en se retrouvant dans des endroits bizarres ou avec des personnes dangereuses (d’où le sous-type “Intrépidité”) et peut aller jusqu’à l’auto-mutilation.

Le type 5, dominé par l’Avarice, veut minimiser sa dépendance à l’égard de ce dont il a besoin afin de donner plus d’énergie et de temps à la concentration. Il transforme son environnement en bibliothèque ou laboratoire, d’où le sous-type “Château-fort” de sorte qu’il sort de sa bulle seulement quand c’est nécessaire et déteste l’intrusion dans son espace vital. Son enfermement sur lui-même crée beaucoup d’incompréhension alors que son temps seul est une priorité pour lui. Il peut accumuler les objets pour remplacer les interactions.

Le type 6 conservation, dominé par la Lâcheté, est très inquiet quant à sa sécurité, son bien-être ainsi celui des membres de sa tribu. Il est particulièrement vigilant à son environnement et accorde du soin aux détails que d’autres négligent. Il peut se sentir en conflit entre ses obligations envers les autres et prendre soin de lui-même. Son masque social de cordialité est un stratégème visant à montrer qu’il n’est pas une menace, d’où le sous-type “Cordialité”. Il accorde beaucoup d’importance aux procédures, à la stabilité et s’appuie souvent sur des systèmes complexes pour se rassurer. Cela peut se manifester par une vie très ordonnée, par un contrôle des finances, de la consommation d’électricité ou de nourriture du ménage. Il peut rester dans une situation pas du tout satisfaisante mais qui lui apporte un certain confort connu. L’addiction aux substances peut être une façon d’apaiser ses angoisses. Il peut imaginer un futur sombre et chaotique, anticiper des catastrophes qui n’arriveront probablement jamais, cela peut le mettre en état de panique.

Le type 7, dominé par la Gourmandise, se lance dans des plans et des plans de secours pour acquérir un style de vie qui lui donne la liberté de poursuivre ce qu’il apprécie tout en se laissant aller à des récompenses pendant ce temps. Il est orienté pratiqué, motivé par les résultats et n’hésite pas à poursuivre ce qu’il désire. Il multiplie les projets, les activités, aime voyager et vivre des expériences intenses. La gourmandise d’expériences l’amène à consommer et donc dépenser beaucoup. Il peut devenir imprudent quant à sa santé, sa sécurité et ses finances. Il ne peut pas se permettre de vivre la souffrance donc il va s’entourer de personnes comme lui, d’où le sous-type “Clan”.

Le type 8, dominé par l’Excès, renforce sa carapace et devient intense et énergique pour s’assurer les ressources nécessaires à leur survie en prenant ce qui lui appartient. Il est excessif dans la poursuite de ce qu’il croit être une source de bien-être physique. Il peut chercher à tout contrôler, à se mêler de tout et à être incapable de déléguer. L’autonomie est un thème prédominant (d’où le sous-type “Survie”) et peut le pousser dans 2 extrêmes opposés :

  • vivre dans le minimalisme et la simplicité voire à la dure en mode bivouac en pleine forêt
  • Construire un empire et amasser un maximum de ressources pour vivre une abondance maximale Comme il ne peut pas se permettre la faiblesse, l’énergie excessive déployée pour incarner sa puissance peut l’amener à pousser son rocher à tout prix au détriment de sa santé.

Le type 9, dominé par la Paresse, utilise le confort et les activités routinières comme le travail ou le sport, pour s’en sortir avec peu, se contenter de ses habitudes et du confort à la place de poursuivre ce qui l’anime vraiment. Il a tendance à se laisser aller à l’excès sur la plan physique : trop dormir, trop manger, trop faire l’amour, trop traîner sur internet. D’où le sous-type “Appétit”. Comme il ne peut pas se permettre le conflit, il aime qu’on lui foute la paix et peut vivre avec très peu de contact, il est relativement indépendant et attaché à son confort. Il peut se contenter d’une vie tranquille et ne pas aller au bout de ce qu’il veut vraiment et retarde longtemps le moment de prendre une décision.

Déterminer ton sous-type demande un travail d’observation fin et répété.

Imperfection type 1

Dans la tête d’un type 1 ennéagramme au quotidien

Vendredi matin, 07h00: “Le juge intérieur ne dort jamais…”

Le réveil sonne et déjà, je le sens me juger du haut de sa table. “Debout, tu as tant de choses à faire, à finir, à améliorer, tu n’as pas fait assez ces derniers jours!”.  Ce bon vieux juge intérieur et ses suggestions hypnotiques sont déjà bien réveillés. 

De mon côté, l’excès de zèle de la veille, mêlant un cocktail détonnant de perfectionnisme et de travail acharné sur un article, me pèse ce matin… Heureusement que mon bloqueur d’ordinateur s’est activé à 1 heure du matin. Mon centre mental n’est que second sur le podium, mais toujours à l’affût, il met en place ce genre de filet de sécurité. Ils sont comme ces barrières à l’entrée des manèges trop intenses dans les parcs d’attractions, évitant que mon énergie instinctive ne fasse des loopings sans ceinture. 

Bien sûr, j’adore cette énergie, elle est comme ce super héros avec des pouvoirs incroyables… mais qui met un certain temps avant de maîtriser ses capacités. Pour moi, il a fallu 36 ans et encore, c’est loin d’être parfait (ça ne le sera jamais assez pour l’ego…). 

07h05: La douceur discrète de l’essence 

Et bam! Le réveil sonne encore ! Le juge intérieur remet une couche.  “7h05 ?! Sérieusement, bouge toi le c** ?!”  Avec toute la grâce d’un zombie en fin de carrière, je traîne mes pieds jusqu’à la salle de bain. Mon juge intérieur est toujours là… frais et pimpant comme un lundi matin, prêt à me servir un petit déjeuner copieux de reproches. “Toujours à la traîne ? Tu aurais dû être levé il y a 5 minutes !”.  Mais heureusement, une petite voix intérieure, douce comme une fée, me rappelle que je suis un diesel, pas une Ferrari.

Cette image de fée est digne d’un type 4

Elle ajoute avec douceur : “avec ton chronotype loup, c’est comme demander à Dracula de prendre son petit-déj à l’aube”. L’essence est là, telle une pommade face à ce juge intérieur sévère depuis des lustres. Je n’ai vraiment rencontré l’essence que depuis 2 ans…elle est précieuse pour me lâcher la grappe au quotidien. Dire que la majorité de la population passe sa vie sans la rencontrer…

07h10:  L’opéra du centre instinctif 

La salle de bain est mon amphithéâtre, et ma base instinctive est déjà en train de se donner en spectacle à l’intérieur de moi.  Imaginez une diva, hurlant dans mes tripes le programme d’actions surchargé de la journée… Ce bon vieux centre instinctif prend soin d’amener le centre mental dans ses délires.

07h11: La boule à facette entre en scène

Soudain, la porte s’ouvre avec fracas. Alerte ! Ma femme (type 7 ennéagramme), arrive dans la pièce comme une boule disco sur une piste de danse des années 70.  Son sourire brille plus que mon visage encore embrumé. Elle est pour la vie ce que le soleil est pour le jour. 

“Comment tant d’énergie et de joie à cette heure-ci ?”, je me demande secrètement. Une énigme digne de l’homme mystère de Batman.

Elle me parle de plans, de projets, d’idées… Pour elle, c’est une danse endiablée sur une mélodie entraînante. Pour moi, c’est comme si elle me jetait une liste interminable d’actions façon confettis… tout cela met encore un peu plus mon centre instinctif en surchauffe..

07H15: Faut pas déconner… 

Vient ensuite mon rituel matinal, non négociable. 20 minutes (trampoline+pompes+respirations), comme si je voulais m’envoler loin de toutes ces responsabilités et pour rappeler à mon juge intérieur qui est le patron ici. 

mon fidèle compagnon depuis toutes ses années

Puis, une douche froide, glaciale, comme l’accueil que je réserve à toute tentative de paresse. Et pour couronner le tout, un jus de citron, plus acide que mes remarques intérieures. Pas le temps de flâner, pas quand on a des idéaux plus hauts que la Tour Eiffel.  On ne rate pas un jour, ou presque, mais l’ego essaie déjà d’effacer cette ligne pleine d’imperfection… 

7H30: Le hack d’intégration ultime : les gosses

Mes petits soleils, mes joyaux, mes marmots se réveillent. Pour eux, je serais prêt à décrocher la lune, à affronter un dragon en pyjama ou à chanter “Libérée, délivrée” en public. La paternité est une valeur forte chez moi.  Le grand, avec ses postures de star, ses yoyos d’émotions et sa passion pour les projecteurs, est certainement un futur type 3 en herbe.  Et puis, il y a le petit frère, mon petit trésor avec ses défis uniques (porteur de handicap).  Ah, l’univers, tu as vraiment un sens de l’humour particulier pour m’offrir ce parcours d’intégration. Parfois, dans mes moments de méditation profonde, je me demande : “Un autre type de l’ennéagramme se débrouillerait-il mieux que moi pour gérer mes 2 gosses ?”

7h45: Le TGV est toujours en gare

Le grand dévore son petit déj, pendant que je donne le biberon du petit. Ma femme, ma pile électrique matinale personnelle, bondit déjà vers le travail, illuminée par l’aube. Elle me laisse le biberon car j’ai plus de patience ! (peut-être une vertu en croissance ou mon aile…) 

Instrument de vertu vers la patience ?

Oui le 1 et le 7 c’est comme l’eau chaude et froide. Mais si tout le monde s’intègre ça fait du tiède (ça fonctionne bien). Pour moi, le démarrage est plus… lent. Mais une fois en mouvement, je suis comme un TGV : efficace, précis et pas de pitié pour l’inaction. Ça m’aide à tenir ma colère interne à distance… Enfin, sauf jusqu’à un certain niveau…

8H15: Le mammouth de l’Éducation nationale 

Me voici à l’école du grand. La maîtresse, avec ses lunettes perchées sur le nez et son regard affûté comme un aigle, accueille mon fils. 

Elle va vite me dire si une mouche a perturbé le dernier cours. Depuis un moment, elle ne rate jamais l’occasion de me parler des moindres écarts de mon fils et donc de ses parents. Tiens, serait-elle une 6 ? En tout cas, elle est attachée au cadre.

8h45: “Si tout le monde se bouger le cul, la Sécu irait mieux”

Destination le kiné pour le petit frère. Nichée au sommet d’une tour semblable à celle de la Pat Patrouille, au 4ième étage… 

Et oh, surprise, l’ascenseur est HS !  

Un comité de lamentations s’est formé au pied de l’ascenseur.  Des mamies au souffle court et deux dames dont les balances auraient sans doute quelques mots à leur dire… se plaignent… 

Avec mon fils dans les bras,lourd et hypotonique, je grimpe, une marche après l’autre. Je les dépasse, mon ego lançant un scud silencieux : “Allons, mesdames, on se bouge et on cesse de râler , et ça fera du bien à la sécu que vous montiez ces marchés !”. C’est fou cette illusion du contrôle interne qui veut s’appliquer aux autres pour les ramener dans le droit chemin… Une histoire de sous-type je pense…

8H55: La galerie d’art authentique et unique

La salle d’attente du kiné ressemble à une galerie d’art. Mon fils, avec son siège corset et sa bave, est la pièce maîtresse. Je me marre intérieurement à étudier les réactions des autres patients. Ce n’était pas toujours le cas. Autrefois, cela me renvoyait une image brouillée, une imperfection difficile à accepter pour l’ennéatype de mon ego. J’ai dû beaucoup me connecter à l’émotionnel pour me libérer de ça… Et ce ne fut pas simple, ce dernier est bien planqué dans un tiroir…

Un bel objet d’intégration

Maintenant, c’est devenu un petit jeu. On dit des types 1 qu’ils sont rabat-joie, mais avec moi, c’est plutôt faux… Le fun est dans mes valeurs. Dès que je peux, je m’amuse dans mon quotidien. Mais je connais beaucoup de 1 très chiant en effet…

9H00: Le type 2 dans tout sa splendeur

L’heure de la kiné a sonné. Cela fait trois ans que je la connais, trois ans que je vois cette femme dévouée, qui semble toujours mettre les autres avant elle-même. Elle dégage cette aura du type 2 ennéagramme, le genre altruiste à l’excès. Parfois, j’ai envie de la secouer et de lui dire : “Hé, tu comptes aussi !”. Et elle est juste incroyable avec mon fils, mais je ne pourrais pas supporter tout ce que son ego lui fait infliger pour les autres. 

9h30: Jean-Pierre… 

On passe à la séance d’orthophonie. Deviner l’ennéatype de l’orthophoniste, c’est comme essayer de comprendre le langage des dauphins. Impossible !

Surtout qu’elle a ce petit côté “dame sage” qui brouille les cartes. Cependant, depuis sa fenêtre, j’ai un super poste d’observation sur la vie sauvage des dentistes locaux. Tous les vendredis, c’est pareil : l’un d’eux, “Jean-Pierre” le plus bavard, s’installe dehors avec son café. Il semble être ami avec absolument tout le monde. C’est comme s’il organisait une convention de quartier hebdomadaire. 

Pendant ce temps, sa collègue (ma dentiste dont on reparlera), enchaîne les clients avec l’efficacité d’un panzer allemand. Une question me hante depuis toujours : qu’est-ce qu’il peut bien raconter à tous ces gens le Jean-Pierre ? Un champion émotionnel, ou peut-être un type 9… Mystère… Tout le monde dit qu’il est sympa.

10h00: Premier bottage de cul pour que le monde se porte mieux

Mon fils est confié aux bons soins de la crèche inclusive. Un personnel mélangeant des émotionnels et du type 7. Une fois les transmissions faites, je redeviens libre comme l’air.  En route vers ma voiture, mon énergie instinctive se déchaîne déjà telle une cascade après la pluie. J’en profite pour secouer mes clients et partenaires endormis par messages. La colère interne bout, mais je mets les formes. Je me demande toujours pourquoi je dois les tirer par la manche comme un parent tirant son enfant hors du lit pour l’école. C’est l’éternel mystère du “Pourquoi ne sont-ils pas aussi au charbon que moi ?!”

10H15: Contraction du temps 

Retour en voiture. Ah, la douce ambiance d’une voiture… Enfin, douce jusqu’à ce que je lance mon livre audio. Parce que, soyons clairs, pas question de perdre une minute sans chercher à m’élever vers la perfection. Je me forme continuellement depuis des années et encore plus dans les temps morts. Pire qu’un type 3 avec la contraction du temps qui se reconnaîtra en lisant. 

10h30: Routine contre-intuitive

Ma “Routine matinale suite : Un combo balade et planification.

Si tu veux me croiser le matin…

Sur les conseils d’un certain Fabien Delcourt (un coach, évidemment de type 3), j’ai intégré ces petits moments “d’artiste”, “d’alchimiste” (si tu connais la matrice EPIC). 

Avant de plonger dans l’arène pour une journée de travail d’au moins 8 heures (parce qu’en-dessous, clairement, je suis un loser pour mon ego), ces parenthèses sont essentielles. Elle me métamorphose : je passe d’un Viking enragé prêt à saboter mon propre business… à un samouraï méditant sous un cerisier en fleur… mais avec une précision au sabre redoutable.  Concernant plus particulièrement la balade, c’est l’occasion de plonger dans le NO MAN’S LAND du type 4 (qui est mon intégration soi-disant). Une type 4 m’a dit un jour, regarde les fleurs ça aide… Je cherche toujours…

Je profite de cet article pour poser une question. Sur le chemin de ma balade, il y a cette belle fresque rose. Je me demande quel ennéatype a pu pondre ça ?

11h00: Le type 5 château fort

Voilà mon 1er client. Un type 5 ennéagramme. L’adorable casse-tête qui vient chercher en moi des coups de boost pour le sortir de son château fort mental. J’adore le secouer, façon grand frère. Il teste souvent mon centre mental (j’ai l’impression de participer à Trivial Poursuit sans fin). 

Même si parfois, sa tendance à tout sur-analyser me donne des montées de colère refoulées (ouais, c’est ma façon de gérer la colère).  Sérieusement, comment peut-on passer autant de temps à décortiquer le monde sans y plonger dedans ? Un mystère plus grand que celui du triangle des Bermudes pour moi.

12H15: Je connais Gordon Ramsay

C’est l’heure du déjeuner. Et quoi de mieux que du paléo ? Quand on vise le Graal de la perfection, on ne plaisante pas avec l’alimentation. Et si jamais je dérape, mon juge intérieur se transforme en Gordon Ramsay, prêt à me critiquer.

13H00: Le n’oeuf

Place au deuxième client de la journée. Ah, ce cher type 9…

L’incarnation de la zénitude. Enfin, presque. Tout est cool pour lui, sauf lorsqu’il s’agit de s’occuper de lui-même. Quand on arrive à ce sujet, le n”oeuf” se brouille… Du coup, mes séances ressemblent à une mission de sauvetage pour le sortir des sables mouvants de ses propres transes hypnotiques de confusions sur ses besoins et son business.

15H30: La précision allemande au service de mes dents

J’avais prévu une bonne session solitaire de travail en mode “Pareto” – le fameux 80/20, choisi par VIA NEGATIVA,  de plus en plus présents dans mes idéaux élevés… 

Mais, pour ce vendredi, l’appel des dents a sonné. J’ai rendez-vous chez ma dentiste aujourd’hui. Un rendez-vous de contrôle tous les 6 mois… mon corps est mon principal outil au service de mes idéaux élevés. Donc je ne déconne pas avec ce contrôle bi-annuel…  

Bien que tout mon entourage la désigne comme le Dark Vador des dentistes, je la trouve parfaite pour mes dents (le mot n’est pas anodin si tu connais l’ennéagramme). 

Côté personnalité c’est une sacrée histoire. Son côté direct, franc, parfois cassant, me parle. Il émane d’elle cette aura de rigueur et de colère contenue, que je ressens jusque dans les tensions de ses épaules (et par ricochet dans ma bouche lors du détartrage…). Elle est sûrement Ennéatype 1. Mes tripes se trompent rarement pour repérer mes “cousins d’énnéa”.

Chaque rendez-vous avec elle est une épreuve de résilience : je fais appel à tout mon arsenal de Systema, de respiration et de stoïcisme pour affronter la séance. Tout cela me rapproche encore plus de mes idéaux dans ces 3 domaines.

16h05: Trump

Mea culpa. Oui, j’ai un moment d’imperfection. Même si mon ego crie à l’indignité et souhaite effacer la confession qui suit. Je décide de flâner sur YouTube (après avoir contourné l’arsenal de mes bloqueurs comme DANZO qui libère son bras dans Naruto). 

Qu’est-ce que j’aime regarder ? Des vidéos avec des Ennéatypes 8. Ils me fascinent. Cette capacité à extérioriser leur colère aussi facilement et à rentrer dedans… Wow ! Et en ce moment, je suis en plein dans la vie de Donald Trump. Beaucoup de gens les craignent, moi je les adore, j’aime leur rentrer dedans à ma façon. 

16H15: FOCUS

Je m’arme de mon timer pour une session “Pomodoro” de création. Et quoi de mieux que des pauses trampoline pour oxygéner le cerveau?  Je sens de nouveau cette fusion entre la rigueur du 1 et la créativité du 4 en moi : un cocktail détonnant qui forme ma zone de génie…

17h15: Session bottage de cul 2

C’est reparti pour un round de motivation façon “boot camp” auprès de mes clients, partenaires et collaborateurs. J’ai comme l’impression qu’ils en redemandent, vu le temps qu’ils mettent à passer VRAIMENT à l’action.  Mais j’ai conscience de ma tendance à en faire trop, à être un peu trop direct. Je m’en veux, parfois. Après tout, je sais que je peux être très dur avec les gens… Mais bon, qui a dit que le chemin vers la perfection était pavé de douceur ?

17h30: La médiathèque

Après une journée bien chargée, c’est l’heure de récupérer mon grand à l’école. Puis, direction la médiathèque pour un moment de détente et de lecture avec lui. À peine arrivé, l’une des bibliothécaires que je connais bien, approche. Elle est le cliché de l’ennéatype 5w4 (tenues, son job et ses paroles très mentales).
Elle me rappelle gentiment (mais fermement) mes livres en retard. Je lui offre un sourire de façade tout en me maudissant intérieurement pour mon oubli digne d’une imperfection (insupportable pour mon égo).

18h00: CARS 2

Installation dans un coin calme avec mon fils, et c’est parti pour la énième lecture de Cars 2. Étrangement, je m’amuse à attribuer un type Ennéagramme à chaque personnage de l’histoire. Quand on est plongé dans le sujet, difficile de s’en détacher !

Voici mes hypothèses :

  • Type 1- Professeur Zündapp
  • Type 2- Mack
  • Type 3- Flash Mac Queen
  • Type 4- Luigi
  • Type 5- Finn Mac Missile
  • Type 6- Sherrif
  • Type 7- Martin
  • Type 8- Franc
  • Type 9- Filmore

 

19h30: Repas

Ma femme rentre du boulot, épuisée. Sa joie a été pompée par la dureté du monde professionnel… Elle partage ses frustrations du jour durant le repas. Notamment cette collègue, probable type 3, qui a le don de se mentir à elle-même tout en gardant une image impeccable. Une capacité à briller même dans les pires des échecs. 

Heureusement, ça s’est bien passé avec un autre collègue que tout le monde craint. Un type 8. Ma femme a su comment le gérer (lui rentrer dedans, ce que le reste de la boîte n’a pas compris).

20h00:  Dodo des enfants 

Le rituel du coucher des enfants commence. Entre pyjamas et brossage de dents, je prends toujours un moment pour leur raconter une histoire. J’essaie de deviner l’Ennéatype de l’auteur à travers ses écrits. C’est devenu une sorte de jeu pour moi. On reste beaucoup sur du 4 et du 7. 

20h30: ZAZEN 

C’est l’heure de mon ZAZEN quotidien, en silence, en demi-lotus.
Les méditations guidées c’est de la M***e (tiens toujours ce bon vieux centre instinctif qui fait dans la nuance).

Une pratique qui nécessite une discipline de fer, tant appréciée par le 1,  mais qui me permet de toucher à la sérénité et d’observer ce coquin d’ego toujours actif (avant, durant et après). 

21h00:  La journée commence

Alors que pour beaucoup, la journée se termine, la mienne reprend de plus belle. Un marathon de travail jusqu’à une heure du matin, boosté par mon instinct et guidé par le centre mental (ce dernier n’a pas toujours été aussi présent pour cibler, ça change tout).

Comme c’est vendredi, les musiques de focus laissent place au sons de Philippe Jacquet sur Radio Espace (oui un DJ qui ne fait pas de la merde ça change. Toujours cette partie de moi à la recherche de la qualité ultime…). 

Je vous rassure, 3 soirs par semaine je consacre du temps à ma compagne (le couple est dans mes valeurs et nous sommes mariés, faut pas déconner). Au passage mariée une type 7, tu notera la performance vu sa détestation inconsciente pour les “attachements”…

00h00: le final

Un petit lancer de dés, façon David Manise (son antifragilité est dans mes valeurs), pour déterminer ce que je vais faire demain à la salle de sport (Yoga, force, cardio…). Pourquoi la veille ? ça évite de faire l’anguille le lendemain.

Outil ultime d’antifragilité

Puis un peu de lecture, ce moment précieux où je me ressource. Enfin, un peu de journaling à la Marc-Aurèle pour clore la journée (il est dans mes valeurs). Je m’endors avec cette douce sensation du travail bien fait.
Après tout, c’est ce qui fait battre le cœur d’un Ennéatype 1. 

Je rêve déjà de ma journée de demain pleine de créations, d’actions vers mes idéaux. La vie est un terrain sans fin pour toujours s’améliorer au service de ses valeurs…


Et voilà pour la journée dans la peau du type 1 !

Alors, voilà un petit tour dans mes baskets pour une journée typique d’un Ennéatype 1, en mode caricatural…. Comme tu as pu le voir, en “bon” type 1, j’ai ce petit souci avec “la nuance”. 

Et, entre nous, toutes ces étiquettes que j’ai collées aux gens dans mon récit ? C’est juste une supposition, hein. On ne met pas les gens dans les cases même si mon ego instinctif adore faire ça.

On a tous nos mécanismes égotiques, et croyez-moi, en écrivant cet article, je n’y ai pas échappé… 

Enfin, n’oubliez pas, chaque ennéatype a sa place et son rôle dans notre monde. Même si parfois on ne comprend pas bien celui des autres.

Un grand merci à Fabien DELCOURT de m’avoir laissé un peu de place sur son site. Et surtout pour son aide dans le long chemin de mon intégration. 

Fabien de Zenirelax

Livre et ennéagramme : à lire absolument !

Lire sur l’ennéagramme n’est pas vivre le modèle. Certes la lecture a ses limites car l’ennéagramme n’est pas qu’une approche mentale de la connaissance de soi. Il est nécessaire d’intégrer les 3 centres pour expérimenter l’ennéagramme. Ceci étant, les livres ont une place de choix pour approfondir le modèle. Sur cette page tu découvriras :

  • Des livres sur l’ennéagramme (mes préférés)
  • Des livres écrits par chaque ennéatype (sans savoir qu’ils sont de tel type)
  • Des livres recommandés pour chaque ennéatype (pour s’intégrer)

5 livres sur l’ennéagramme

Quand tu découvres l’ennéagramme, c’est comme l’arrivée au parc d’attraction : il y a plein d’endroits où aller, tu ne sais pas par quoi démarrer et tu peux te sentir un peu perdu. Au parc d’attraction tu commences par aller à l’accueil pour récupérer le plan, et bien c’est pareil pour l’ennéagramme.

L’ennéagramme est un modèle de connaissance de soi fin et nuancé, pas si complexe, mais qui demande quand même d’y passer du temps (cf la playlist ennéagramme pour les nuls).

Avant toute chose, il faut commencer par les bases, que tu trouves en long, en large et en travers sur ce site. Quand tu veux creuser avec un livre en ennéagramme, retiens que tout ne se vaut pas. Beaucoup de livres sont les copies des copies, il suffit de voir sur internet… Reviens aux auteurs “sûrs”, dont je te cite la plupart ci-dessous, sans être pour autant exhaustif (je n’ai pas lu tous les auteurs). Du côté auteur français, j’ai rarement trouvé de la qualité : prends toujours en compte l’approche de l’auteur, où s’est-il formé, quelle est sa pratique de l’ennéagramme, et s’il forme, quelle est la qualité des personnes formées. Certains sont plus portés sur l’enseignement de Naranjo, d’autres de Palmer, d’autres de Russo et Hudson… Et il y a des sources croisées évidemment.

De mon expérience, tout ce qui dérive de l’école de Helen Palmer n’apporte pas beaucoup de valeur…

Pour approfondir, voici quelques livres qui abordent l’ennéagramme sous différents angles.

Le grand livre de l’ennéagramme de Fabien et Patricia Chabreuil

“Le grand livre de l’ennéagramme” des Chabreuil fait partie des premiers livres que j’ai acheté sur le sujet en 2016. Les Chabreuil, type 1 (Patricia Chabreuil) et type 7 (Fabien Chabreuil), ont fondé l’institut français de l’ennéagramme et ont une solide expérience de l’ennéagramme. C’est clairement un ouvrage de référence avec plus de 500 pages bien au-dessus de la plupart des livres d’auteurs français sur le sujet. Les Chabreuil font partie des auteurs qui ont inspiré Epanessence et qui ont l’approche la plus précise et pertinente sur l’ennéagramme que j’ai pu voir. Dans leur livre, les Chabreuil évoquent en détail l’ego, l’essence, la communication avec chaque type, le travail en entreprise. L’ouvrage des Chabreuil a l’avantage de faire le lien avec la spirale dynamique qui a même sa place dans le livre.

La sagesse de l’ennéagramme de Riso et Hudson

“La sagesse de l’ennéagramme” a été une très belle surprise pour moi. Même si je ne suis pas en accord avec toute l’approche des auteurs, notamment leur approche via un test (le RHETI), il n’en reste pas moins un très bel ouvrage traduit de l’anglais “The wisdom of enneagram” qui amène des axes très intéressants et vont dans la profondeur de l’ennéatype. Là encore c’est un pavé avec beaucoup de pages ! C’est aussi un ouvrage pratique qui propose des axes pour chaque type de personnalité de l’ennéagramme.

Je te promets la liberté de Laurent Gounelle

Amateur des livres de Laurent Gounelle depuis une dizaine d’année, j’ai été très amusé de voir que ce livre traitait de l’ennéagramme quand j’ai commencé à le lire. C’est une fiction assez caricaturale des 9 types de personnalité l’ennéagramme qui a le mérite de présenter le modèle.` Très accessible, c’est une façon intéressant de découvrir l’ennéagramme à travers les pages bien écrites de cet auteur.

Instinctual drives and the enneagram

Encore non traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes “the instinctual drives and the enneagram” de John Luckovitch est une belle pépite pour comprendre à un niveau plus profond comment l’ennéatype est intrinsèquement lié aux instincts. Etant type 4 de l’ennéagramme, John a une approche vraiment profonde et singulière de ce sujet et fait le pont avec le travail intérieur et la 4ème de Gurdjieff. Il explique très bien le fonctionnement de l’ego, de l’essence et le travail que chacun peut entreprendre avec un outil. J’ai mis des mois à lire ce livre de 324 pages en anglais, tant il est profond et plutôt complexe.

Facets of unity de A.H Almaas

“Facets of unity” est un livre qui se focalise plus sur l’approche spirituelle de l’ennéagramme comparée à l’approche psychologique des 2 premiers cités plus haut. Cela amène une vision plus aérienne, basée sur l’énergie des 9 points de l’ennéagramme avec beaucoup de profondeur. Un ouvrage indispensable de plus de 350 pages pour creuser l’ennéagramme spirituel.

Livres écrits par chaque ennéatype

Lire des livres sur l’ennéagramme est très enrichissant. Il est tout aussi intéressant de lire des livres de chaque type de personnalité pour se plonger dans la psychologie de l’auteur et apprendre sur l’ennéagramme tout autant qu’en lisant un livre sur l’ennéagramme. Voici quelques livres qui peuvent t’aider à creuser dans la psychologie de chaque type ennéagramme. Chaque auteur ayant son niveau de conscience, tu peux voir d’énormes disparités dans le thème, les valeurs, l’écriture… Ca va enrichir ta vision du monde et ta vision de l’ennéagramme ! A ma connaissance, 2 auteurs parmi tous ceux que j’ai cités connaissent leur type de personnalité : Jonathan Lehmann et David Manise.

Type 1

  • Paléobiotique de Marion Kaplan
  • Latitude Zéro de Mike Horn
  • Au cœur du vivant de Issa Padovani

Type 2

  • Les mauvaises manières ça suffit de Julien Lepers
  • Never eat alone de Keith Ferrazzi
  • Un cri dans le silence de Brigitte Bardot

Type 3

  • Confiance illimitée de Franck Nicolas
  • Total Recall de Arnold Schwarzenegger
  • Votre temps est infini de Fabien Olicard

Type 4

  • Le spleen de Paris de Charles Baudelaire
  • 1984 de Georges Orwell
  • Autoportrait en chienne de Solange te parle

Type 5

  • Eloge de la fuite de Henri Laborit
  • Tout dans les mains de Jean de Bony
  • L’origine des espèces de Charles Darwin

Type 6

  • The antidote de Oliver Burkeman
  • Journal intime d’un voyageur chamanique de Jonathan Lehmann
  • Vivre sans pourquoi de Alexandre Jollien

Type 7

  • La puissance de la joie de Frédéric Lenoir
  • Sociologie du dragueur de Alain Soral
  • Mes 10 clés pour un corps en bonne santé de Major Mouvement

Type 8

  • Honnêteté Radicale de Brad Blanton
  • Antifragile de Nassim Taleb
  • Quick & Dirty de David Manise

Type 9

  • Les mots sont des fenêtres de Marshall Rosenberg
  • Ton autre vie de Franck Lopvet
  • Le livre de la méditation et de la vie de Jiddu Krishnamurti

Livres pour s’intégrer

Enfin, j’aimerais te partager une liste de plusieurs livres destinés à t’aider dans ton processus d’intégration.

Déjà voici 3 livres pouvant aider pour tous les types de personnalité :

  • Observation de soi de Red Hawk
  • Le petit prince de Antoine de Saint-Exupéry
  • Ton autre vie de Franck Lopvet

Ces 3 livres sont des pépites qui vont ouvrir ta vision du monde, je les lis chaque année.

Voici une liste d’ouvrages que j’ai lus (sauf 1) que je conseille pour chaque type de personnalité :

  • Cœur de cristal de Frédéric Lenoir : type 1, 3, 8
  • Le chevalier à l’armure rouillée de Robert Fischer : type 3, type 8
  • Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien : type 8
  • Foutez-vous la paix de Fabrice Midal : type 1, type 3, type 8
  • Imparfaits, libres et heureux de Christophe André : type 1
  • Avoir le courage de ne pas être aimé de Ichiro Kichimi : type 2, 3 et 4
  • A l’épreuve du non de Jia Jiang: type 2, 3 et 4
  • Deep work de Cal Newport : type 4, type 7
  • Eloge de l’insécurité de Alan Watts : type 6
  • Jouer sa peau de Nassim Taleb : type 5, type 9
  • Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle : type 7
  • La carte n’est pas le territoire de Alfred Korzybski : types 5, 6, 7
  • Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent de Jean-Jacques Crèvecœur : type 2, type 9
  • Le courage de Osho : type 6
  • Petit éloge du transat de Vanessa Postec : type 1, type 3, type 8
  • Votre corps ne ment jamais de Alice Miller : type 1, type 2, type 3, type 5, type 8, type 9

Comment choisir ton prochain livre ?

Si tu veux creuser l’ennéagramme, tu as ces 3 types de livre :

  • Creuser le modèle de l’ennéagramme
  • Approfondir les 9 types ennéagramme
  • Favoriser l’intégration de ton type

Je t’invite à te laisser inspirer par les livres qui ont attiré ton attention. N’en commande pas 10, ça va s’empiler et tu ne les liras jamais. Commence par un à 3 livres en suivant ton intuition : si certains livres t’appellent, écoute cette sensation.

Si déjà tu lis le livre des Chabreuil et celui de Riso & Hudson, tu as un bon aperçu de l’ennéagramme psychologique.

Avec les livres proposés ci-dessus, tu as désormais des milliers de pages pour t’occuper les 10 prochaines années de ta vie !

9 mécanismes de défense : ennéagramme et psychologie

Les mécanismes de défense sont au cœur de la psychologie de l’individu et façonnent le personnage auquel nous jouons sans nous en rendre compte.
Découvre les 9 mécanismes de défense principaux et ce qu’ils cachent.

Qu’est-ce qu’un mécanisme de défense ?

Henri Chabrol, professeur de psychologie clinique le définit ainsi : “Les mécanismes de défense sont des processus mentaux automatiques, qui s’activent en dehors du contrôle de la volonté et dont l’action demeure inconsciente, le sujet pouvant au mieux percevoir le résultat de leurs interventions et s’en étonner éventuellement.”

Les mécanismes de défense ont été popularisés par Sigmund Freud avec la psychanalyse et sont au centre des travaux d’Anna Freud, sa fille.

A quoi sert un mécanisme de défense psychologique ?

Pour le comprendre, nous devons comprendre comment fonctionne la psychologie humaine.

L’origine primaire des mécanismes de défense

Principe de base : tous les systèmes psychologiques sont nés de la résistance au chaos ou d’une tentative d’organiser le chaos.

En clair, un système nerveux immature est incapable de traiter le chaos de la vie et il DOIT faire en sorte de le traiter. Ce paradoxe donne naissance à une structure psychique qu’on appelle grossièrement “ego”. L’ego est un système de survie permettant de filtrer la réalité dans le but premier de la simplifier pour y réagir.

Le psychisme humain est aveugle à un pan de la réalité dès son plus jeune âge (et il est très complexe de définir à quel moment cela se passe). Il y a des hypothèses intra-utérines, des hypothèses dans la primo-enfance, des hypothèses avant l’incarnation… La réalité est probablement un mélange de tout cela.

On dénombre 9 tâches aveugles psychiques (ou évitement compulsif) :

  1. La colère
  2. Reconnaître ses besoins
  3. L’échec
  4. La banalité
  5. Le vide intérieur
  6. La déviance
  7. La souffrance
  8. La faiblesse
  9. Le conflit

Ces 9 tâches aveugles correspondent aux 9 types de base de l’ennéagramme. En investiguant finement, chaque être humain suffisamment conscient de lui-même arrive au constat que cet évitement compulsif est tapi au fond de son système nerveux.

En clair, son psychisme ne peut pas traiter cette information qu’il considère comme extrêmement dangereuse. Ce n’est pas une simple peur : c’est tout le système psychologique qui est en alerte.

L’équation inconsciente est “si je suis confronté à ça, je n’existe pas.”

Tu te doutes bien que pour éviter l’horreur de la dissolution du “sentiment du soi” (en clair n’être rien), l’ego a de la ressource et se bat comme un beau diable !

C’est là qu’interviennent les 9 mécanismes de défense.

Les 9 mécanismes de défense fondamentaux

La clé concernant les mécanismes de défense réside dans l’inconscience totale de leur présence dans l’état ordinaire et l’automatisme dont nous sommes l’objet.

Ici, nous allons nous focaliser sur les 9 mécanismes de défense fondamentaux, en lien avec les 9 types de personnalité de l’ennéagramme.

Chaque profil de personnalité a son mécanisme de défense spécifique pour ne pas être confronté à sa compulsion.

Il existe bien d’autres mécanismes de défense décrits par des spécialistes, qui sont probablement des variantes des 9 mécanismes de base. Bien sûr, tout le monde est capable d’utiliser les 9 mécanismes de défense selon sa nécessité du moment.

Nous avons tous déjà pratiqué la projection, la rationalisation, l’identification, le déni… Personne n’est épargné, chaque système nerveux se protège de cette façon.

La différence fondamentale est que nous avons UN mécanisme de défense privilégié (selon notre évitement compulsif) qui se répète tous les jours de notre vie, plusieurs fois par jour, et dont nous sommes profondément inconscients !

Seule l’introspection honnête nous amène à le voir. En effet, le mécanisme de défense doit être profondément inconscient, pour protéger la structure psychique de la dissolution à tout prix.  Le “à tout prix” montre bien l’aspect automatique, répétitif et “non libre” de cette démarche.

Beaucoup de blocages émotionnels sont liés à nos mécanismes de défense.

Les 9 mécanismes de défense fondamentaux sont :

  • Formation réactionnelle
  • Répression des besoins
  • Identification
  • Introjection et sublimation
  • Isolement et retrait
  • Projection
  • Rationalisation
  • Déni
  • Narcotisation et anesthésie

Chaque mécanisme de défense est déclenché par le centre préféré, auquel l’ego s’identifie (cf les bases de l’ennéagramme)
Voyons donc les 3 familles de mécanismes de défense en lien avec les 3 centres.

Les mécanismes de défense instinctifs

Déni

Le déni est une réaction où l’on refuse de reconnaître certains aspects douloureux de la réalité ou de l’expérience subjective qui seraient évidents pour les autres. C’est le mécanisme de défense du type 8 qui ne peut pas se permettre la faiblesse et qui craint d’être contrôlé par autrui. Une douleur, une épaule déboîtée, une énorme fatigue, une maladie… Le type 8 s’en fiche, il continue d’avancer comme si de rien n’était.

Ce mécanisme de défense est très bien illustré dans la série “Succession” par Logan Roy, type 8 ayant créé un empire des médias qui est régulièrement dans le déni de sa faiblesse, malgré son handicap physique.

Narcotisation et anesthésie

La narcotisation permet de se couper de soi et de vivre un faux calme intérieur. L’anesthésie est une transe consistant à ne rien ressentir physiquement. C’est le mécanisme de défense du type 9 qui ne peut pas se permettre le conflit et qui craint d’être coupé du monde. En effet, si je m’anesthésie, je ne sens plus mon corps, je ne me sens pas être un individu séparé, je peux continuer de fusionner avec les autres sans tenir compte de ma subjectivité.

Formation réactionnelle

La formation réactionnelle consiste à “construire quelque chose contre l’objet de ma colère”. Ne pouvant pas sortir librement, la colère est l’objet d’un refoulement permanent et sort sous forme d’énergie instinctive qui pousse à l’action, une action automatique, crispée et incontrôlable. C’est le mécanisme de défense du type 1 qui ne peut pas se permettre d’être en colère et qui craint d’être une mauvaise personne. Il est le spécialiste du refoulement de la colère. La formation réactionnel le lui permet de déployer une énergie phénoménale à la poursuite de ses idéaux tout en refoulant sa colère.

Les mécanismes de défense émotionnels

Répression des besoins

La répression des besoins consiste à mettre ses besoins sous le tapis pour laisser un maximum de présence à l’autre, à ses émotions et à ses besoins, pour le satisfaire coûte que coûte. C’est le mécanisme de défense du type 2 qui ne peut pas se permettre de reconnaître ses propres besoins et qui craint de ne pas être aimé par l’autre. Comme le type 2 tire une identité de la reconnaissance apportée par autrui, il doit lui faire une place de choix dans son centre émotionnel et il n’y a pas de place pour lui. C’est ainsi qu’il refoule son identité en s’identifiant à ce rôle de bon samaritain.

Identification

L’identification revient à confondre le Soi avec un élément de la réalité, particulièrement un projet, un groupe, un statut, un compte en banque, une relation, un mode alimentaire, un métier, un personnage de fiction, un prénom, un corps…

C’est le mécanisme de défense du type 3 qui ne peut pas se permettre d’échouer et qui craint de ne pas avoir de valeur. Tout le monde est concerné par l’identification à un niveau profond (puisque la personnalité EST une identification), mais le type 3 est touché à un niveau encore plus profond car c’est son mécanisme de défense. Comme le type 3 tire une identité de ses projets, objectifs et réussites, il ne peut pas ne pas être en mouvement vers ce qu’il convoite, sans quoi il est face à ce vide identitaire et se confronte vraiment à l’échec. Alors il s’identifie à l’avatar social qui contient souvent plusieurs identifications (projet, groupe, argent…)

Introjection et sublimation

L’introjection et sublimation se jouent en deux temps. L’introjection consiste à faire entrer en soi un objet du monde extérieur afin de vivre intensément des fantasmes et des émotions. La sublimation consiste à transférer ses émotions à travers une activité culturelle quelle qu’elle soit. C’est le mécanisme de défense du type 4 qui ne peut pas se permettre de vivre la banalité et qui craint d’être sans identité. Cela lui permet de vivre d’intenses émotions dans son centre émotionnel, sans quoi il n’existe pas. Le type 4 peine à exprimer cette palette d’émotions par des mots, c’est pourquoi il a tendance à le sortir par une forme d’art, quelle qu’elle soit (écrire, dessiner, chanter…)

Les mécanismes de défense mentaux

Isolement et retrait

L’isolement et le retrait consistent à se détacher du monde pour se livrer à des activités mentales visant à compléter sa représentation du monde. C’est le mécanisme de défense du type 5 qui ne peut pas se permettre d’être confronté au vide intérieur et qui craint d’être incapable. Alors le type 5 se retire de la situation présente pour rester dans son centre mental et cartographier autant qu’il le peut.

Projection

La projection attribue « à tort à un autre ses propres sentiments, impulsions ou pensées inacceptables ». Elle permet d’éliminer de soi ce qui est intolérable de reconnaître en soi-même et de le percevoir dans un autre. C’est le mécanisme de défense du type 6 qui ne peut pas se permettre la déviance (de son cadre mental) et qui craint d’être seul et sans soutien. Ainsi, il reproche aux autres ce qu’il fait lui-même sans s’en rendre compte. La nature même de ce mécanisme de défense le rend difficile à percevoir par le type 6, même s’il est évident vu de l’extérieur.

Rationalisation

La rationalisation est un argumentaire apparemment logique et cohérent visant à cacher ce que l’individu vit vraiment. C’est le mécanisme de défense du type 7 qui ne peut pas se permettre la souffrance et qui craint d’être privé. Ainsi, dès qu’il vit quelque chose de désagréable pouvant le faire souffrir, le type 7 utilise son centre mental pour expliquer par A+B en quoi il n’y a pas de problème et en quoi il a raison, ce qui le rend particulièrement habile en pirouettes.

Tu viens de te reconnaître dans un ou plusieurs de ces mécanismes ? Les rendre conscients, c’est la première étape. Le vrai travail, celui qui les désamorce, se fait à deux : c’est ce qu’on fait dans le parcours Bas Les Masques.

Mécanismes de défense et travail intérieur

Les mécanismes de défense sont automatiques, inconscients et répétitifs. Que faire avec ça ?

Comme tout travail intérieur, il ne s’agit pas de passer en force ni de lutter contre. L’ego n’est pas un ennemi, les mécanismes de défense ne sont pas un problème. Il s’agit avant tout d’une stratégie de survie qui ne veut rien d’autre que le maintien de l’homéostasie.

La première étape du travail intérieur consiste à rendre conscients nos mécanismes de défense et autres mécanismes (passion et fixation). Pour cela, il est très aidant de connaître notre type ennéagramme.

La deuxième étape du travail intérieur réside dans l’observation factuelle de nos mécanismes des défense quand ceux-ci s’activent, simplement s’en rendre compte et ne pas en être dupes.

La troisième étape du travail intérieur consiste à lâcher prise sur le centre préféré et son mécanisme de défense, quand on en a les moyens. Il est plutôt question de se détendre que de faire quoi que ce soit. Le lâcher prise n’est pas quelque chose qu’on fait, c’est un espace qu’on crée pour laisser advenir la vie.

Repérer ses mécanismes de défense sur le papier, c’est un début. Les démonter en vrai, c’est une autre histoire, et c’est exactement ce qu’on fait ensemble dans le parcours Bas Les Masques.

 

Truman show : analyse et ennéagramme

L’ennéagramme des personnalités c’est cool.

Mieux se connaître, génial.

Mieux communiquer, top.

Maintenant, il faut que tu saches : l’Essence de l’ennéagramme n’est pas là.

Tout au long de cet article, je vais me référer au film culte “the Truman Show” de Peter Weir, une de mes œuvres préférées, pour illustrer mon propos sur l’ennéagramme, l’ego et l’essence.

Truman show : rappel

Truman Burbank est un homme normal, agréable, simple, il vit sa petite vie tranquille. Jusqu’au moment où il réalise qu’il est le jouet d’une téléréalité connue mondialement où tout est faux (sauf lui), dans laquelle il est le personnage principal et il joue son propre rôle à son insu, depuis sa naissance.

Cette comédie dramatique touchante à bien des égards illustre bien la marchandisation des vies humaines, de la superficialité des téléréalités aux placements de produits omniprésents, dès le début des années 2000. C’est UN niveau de lecture possible et ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Si je cite ce film, c’est qu’il y a autre chose…

De quoi parle réellement le Truman Show ?

Quel lien avec l’ennéagramme et l’essence ?

J’aimerais te partager un niveau de lecture plus subtil que beaucoup de personnes ont raté au visionnage de ce film. Attention au spoil, si tu n’as pas vu le Truman Show, programme-toi un visionnage ce soir avant de lire la suite !

Ca va être l’occasion d’approfondir l’ennéagramme ensemble.

Le film de l’ego, répétitif et prévisible

Avant d’aller plus loin, il faut que je te parle de Christof, le personnage incarnant le réalisateur dans la téléréalité.

Il travaille depuis la Lune (faisant partie du décor) et contrôle absolument tout de la vie de Truman : Christof planifie les rencontres, les ruptures, les événements dramatiques…

Truman Burbank est prisonnier de l’île de Seahaven malgré lui. Dans cette ville que Truman n’a jamais quitté, tout est faux : les habitants sont des acteurs, les bâtiments sont des décors, le scénario est déjà écrit à l’avance…

Tout est prévisible jusqu’à sa réplique matinale à ses voisins avant de partir au travail : « Au cas où je ne vous vois pas, bon après-midi, bonne soirée et bonne nuit ! ».

Le monde de l’ego est à l’image de la vie de Truman contrôlée par le réalisateur : prévisible, répétitif et limité. C’est toujours le même schéma de fond, même s’il y a des variations, elles ne sont qu’apparentes (le script reste le même).

Le cœur de l’ennéagramme consiste à repérer les automatismes de notre type de personnalité, se détendre et renouer avec notre essence.

Trouver son type ennéagramme n’est pas juste trouver un numéro parmi les 9 pour se ranger dedans. C’est bien plus fin que cela : trouver son type ennéagramme, c’est avant tout comprendre par où notre énergie est aspirée pour nous faire quitter la réalité telle qu’elle est.

L’ego est un film, très réaliste, qui accapare sans cesse notre attention au même endroit (un point fixe) pour la diriger sur son invention. Nous pouvons ainsi passer toute notre vie dans un mode sommeil, hypnotisés par notre propre ego, en étant totalement aveugles à la réalité brute comme Truman pendant la majeure partie de sa vie. Les mécanismes de défense sont là pour maintenir cette illusion sous contrôle, ils sont totalement inconscients sans un travail spécifique.

Dans le Truman Show, les mécanismes de défense sont symbolisés par les personnages du quotidien : principalement Marlon son meilleur ami d’enfance et Meryl sa femme, s’assurant qu’il ne sort pas trop du cadre pré-pensé et réduisant ses doutes à néant au besoin, par l’usage des émotions.

Est-ce que grave de vivre en mode automatique ? Oui et non.

Oui. Vivre une vie coupé de la source est une expérience tronquée, bien pauvre, une sorte de vie en 2D où tout est plus fade.

Non. Des milliards d’individus ne s’en sont jamais rendus compte. Ce serait grave s’il y avait un objectif absolu de s’éveiller à la réalité telle qu’elle est, ce qui n’est pas le cas.

Maintenant, est-ce que ça change tout quand on le découvre ? Evidemment.

Une vie sous le joug de l’ego est un peu comme un mauvais film d’époque : terne, en noir et blanc, peu épanouissant…

L’ego est prévisible, répétitif, limité, il est la maisonnette de hobbit dans laquelle on se cogne car trop petite : on essaie de rester dedans alors qu’on peut explorer le monde, vaste et infini.

D’ailleurs, Truman a toujours voulu explorer le monde comme Magellan, manque de bol pour lui qui est coincé dans un studio géant.

Malheureusement pour lui, une phobie de l’eau lui a été transmise par la (fausse) mort de son (faux) père, ce qui a calmé (momentanément) ses ardeurs d’exploration. 

Tout va bien dans ce monde rassurant et répétitif, jusqu’au jour où…

L’ego montre ses limites

Dans ta vie, tu t’es peut-être déjà demandé : “mais c’est ça la vie ?!” avec un arrière-goût désagréable en bouche.

Passer une heure dans un métro bondé qui sent la sueur avec des personnes qui tirent la gueule, travailler dans un boulot qu’on aime pas, se disputer avec sa femme en rentrant le soir, manger le même plat de raviolis sous plastique et répéter la même journée indéfiniment ? En partant en vacances de temps en temps pour ne pas péter un câble…

À un moment donné, le voyageur spirituel se doute de quelque chose : il sent que ça ne tourne pas rond, il commence à se poser des questions sur sa réalité ordinaire.

Comme Truman qui se rend compte d’événements étranges : un projecteur qui tombe du ciel, dans la rue il croise son père (censé être mort), une chaîne de radio décrit ce qu’il fait au volant de sa voiture, il voit un décor derrière un ascenseur qu’il n’est pas censé voir… 

Alors la dissonance cognitive commence : ces éléments ne collent pas avec la vision de la vie normale qu’il pensait vivre.

Il commence à comprendre que tout ce petit jeu est centré autour de lui.

Quand tu découvres l’ennéagramme, tu commences à voir les boucles répétitives dans lesquelles tu es enfermé malgré toi. Tu repères des schémas qui se répètent : dans les relations, dans tes choix de vie, dans ta vie professionnelle…

A force de les voir, ça te met la puce à l’oreille : quelque chose ne tourne pas rond.

  • “Pourquoi je tombe toujours sur le même type de personne en relation ?”
  • “Pourquoi au boulot je finis toujours par me faire avoir ?”
  • “Comment se fait-il que je rejoue ce schéma avec l’argent ?”
  • “Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes travers ?”

A compter de ce moment, l’invitation au voyage est lancée.

Soit tu n’es pas prêt : tu prends la pilule bleue et tu fais comme si de rien était pour faire cesser la dissonance cognitive et revenir au confort.

Soit tu es prêt : tu prends la pilule rouge et tu acceptes la dissonance cognitive pendant un temps, en faisant exister 2 réalités incompatibles dans ton cerveau.

Notre système nerveux déteste ne pas savoir sur quel pied danser, c’est là que les mécanismes de défense reviennent en force… En persévérant suffisamment dans cette voie arrive…

Repérer ses propres boucles répétitives, seul, dans le miroir de sa tête, c’est impossible : par définition, on ne voit pas ses propres angles morts.
C’est justement ce qu’on fait à deux dans le parcours Bas Les Masques.

L’heure de la désidentification

Quand on parle de l’essence, on imagine quelque chose d’évolué, difficile à développer, qui arrive après des années de méditation…

Que nenni, l’essence est toujours là !

Dans l’hindouisme, il est question de l’illusion du monde physique que notre esprit considère comme la réalité, on l’appelle Māyā.

Il faut percer le voile de l’illusion (l’amalgame de toutes ces transes hypnotiques) pour se rendre compte que l’essence de qui nous sommes est là en permanence, il n’y a pas d’effort à faire pour cela.

L’ego fait croire que toucher l’essence se fera plus tard, au prix de beaucoup d’efforts… Ca permet de ne pas vivre ici et maintenant, de sorte que l’ego garde la toute puissance.

Dans le monde de l’ego où tout est prévisible, tout est attendu et guère réjouissant : un monde virtuel qui a le goût de la réalité mais qui ne l’est pas, comme la ville où vit Truman.

Rappelons qu’en ennéagramme, l’ego correspond à l’identification au centre préféré : tout est fait pour utiliser le plus possible ce centre, au détriment des autres et particulièrement du centre réprimé.

Dans l’ego, il en résulte un humain qui est plus en contact avec son centre préféré qu’avec la réalité elle-même. Quand il fait cela, les mécanismes égotiques de son type ennéagramme sont très visibles : évitement de la compulsion par le mécanisme de défense, passion, fixation, peur de base et désir de base…

En cherchant à tout prix à courir après l’essence, l’ego se vautre sans jamais l’atteindre, comme une asymptote.

L’essence correspond à un individu en contact avec ses 3 centres et donc en contact avec la réalité telle qu’elle est. Il n’y a rien à faire pour développer l’Essence car elle est déjà là.

Le travail du voyageur spirituel réside surtout dans la réalisation quotidienne de cette mythologie personnelle appelée ego. Quand l’ego est pris la main dans le sac, tu reviens à ta “vraie” nature automatiquement où tout est plus simple.

C’est le moment où Truman repère les schémas répétitifs : la dame sur son vélo, l’homme avec des fleurs, une coccinelle cabossée… Tout est scripté dans ce monde factice, ces personnages tournent en boucle dans le quartier… Cet infra-monde égotique est limité, prévisible, répétitif. Et c’est ainsi qu’on le repère. Mais il ne veut pas être répéré, ce qui est illustré par la réaction de sa femme, à qui il montre le pot aux roses : elle rejette en bloc, elle ne peut pas avouer qu’il a raison, au risque que le monde de l’ego s’effondre.

Tous les mécanismes de notre personnalité sont prévisibles, car dans l’ego nous sommes des êtres prisonniers, captifs d’une force qui nous aspire.

Evidemment, l’ego ne perd pas une occasion pour récupérer le travail spirituel, notamment en projetant un “meilleur soi” à travers le travail spirituel (“je serai tellement épanoui quand je serai présent, plus empathique”)

Ainsi, tout travail sur l’ego amène celui-ci à muter et évoluer pour continuer d’exister, même s’il n’a pas d’existence réelle. (C’est un coup à se faire des nœuds au cerveau.)

Le piège du travail en ennéagramme et l’éveil

La compréhension que nous avons un ego avec des boucles répétitives donne l’impression qu’il faut anéantir cet ego…

Nous pouvons croire qu’il faut nous purifier pour atteindre l’essence véritable, un endroit où il n’y a plus d’ego, où il n’y a plus que Nirvana, joie et extase.

En réalité, il apparaît plutôt que le travail de conscience avec l’ennéagramme est un “non travail” basé essentiellement sur le rappel à soi, c’est-à-dire ramener notre attention vigilante sur nos 3 centres.

Il n’y a pas d’Essence à atteindre parce que l’Essence est déjà là. Il s’agit de revenir dans cet espace en soi déjà relié à tout ce qui est.

Voilà le processus d’intégration. Comme l’Essence est non duelle, elle rejette pas quoi que ce soit, l’ego a aussi sa place.

Voilà pourquoi on parle de “rappel à soi”, car lorsque nous sommes identifiés à notre ego, l’esprit embrumé, nous “oublions” purement et simplement l’essence.

C’est un tour de passe passe classique où l’ego s’intercale dans l’espace où il n’y a pas de séparation pour donner l’impression qu’il y en a une.

Dans ce monde virtuel de la dualité ainsi créé, l’ego jouit d’une toute puissance sur son propre monde, tel Christof le réalisateur.

Quand il a réalisé la vraie nature de sa vie, Truman décide de quitter ce monde ordinaire pour aller aux îles Fidji où il veut retrouver la fille qu’il aime et qui 

Comme le voyageur spirituel qui veut toucher l’éveil, le “vrai soi”… Truman a cet appel inexplicable de l’inconnu, qui est un des rares paramètres que Christof ne contrôle pas.

Avant d’aller plus loin, faisons un détour par la symbolique chrétienne et ce tableau. Tu peux prendre un instant pour sentir ce que ça t’évoque…

Quand j’ai vu ce tableau, j’ai eu un flash sur la scène finale du Truman Show.

Si on regarde un peu plus loin que le niveau zéro de la religion, c’est bourré de symbolique. Voici l’analyse de la chaîne Youtube Esprit 2.0 au sujet de ce tableau (qui est UNE interprétation possible) :

Dans la tempête de l’existence causée par Dieu/l’Univers/le Tout (la conscience infinie sans forme représentée par la mer), les voyageurs spirituels qui restent dans leur ego (représentés par les marins dans leur barque) et qui essaient de naviguer avec leur mental (représenté par la lanterne), ne vont nulle part car le voile de leur barque est déchirée (ce qui symbolise la vanité de toute démarche qui utilise le véhicule ego).

Le voyageur spirituel qui se jette à l’eau, saute par dessus la barque de son ego, lâche son mental, qui plonge dans l’océan de la conscience sera sauvé (par Jésus qui représence la conscience de l’Homme). Seul celui qui a la Foi et se jette par dessus son mental peut être sauvé par l’esprit en lui.

C’est d’ailleurs pour cela que Jésus marche sur l’eau : contrairement au marin attaché au mental, la conscience en l’Homme n’a pas besoin de mental pour vivre.

Maintenant revenons à la dernière scène du Truman Show. Après avoir échoué à s’échapper de l’île par tous les moyens classiques (l’avion, le bus, la voiture), malgré sa phobie de l’eau Truman décide de partir en voilier (dont le nom est Santa Maria…), échappant aux caméras et au contrôle du réalisateur (faisant croire qu’il dort… alors qu’il est plus éveillé que jamais)

Lorsque Christof le retrouve, il déchaîne sa colère sur Truman, car le dieu autoproclamé ne veut pas laisser son “fils” s’échapper.

Tous les moyens sont bons pour pousser Truman à abandonner son élan d’émancipation : les éclairs, le vent, la tempête… Truman se fait engloutir par des vagues immenses, il doit mourir pour renaître à sa vraie nature.

L’ego croit que sortir du moule est dangereux, forcément car il garde le contrôle grâce à une toute puissance factice (les pleins pouvoirs au sein de la matrice).

Notre travail réside dans la réalisation de cette imposture pour revenir à la nature essentielle de ce qui est. Cela fait l’effet d’un retour à la maison qui est bien loin d’un état qui nécessiterait une approche austère avec des jeûnes, des sacrifices d’animaux voire d’enfants.

Cette illusion que nous sommes séparés de ce que nous cherchons relève d’une supercherie et mène à accumuler les pratiques, les symboles, les maîtres, destinés à retrouver ce paradis perdu… Qui est juste sous nos yeux.

Cette désidentification de l’ego demande de la vigilance et de la discipline car ce n’est pas en 5 minutes de méditation que nous pouvons dissoudre la plus grosse illusion de notre vie, celle qui nous permet de nous reposer sur un “je” sans lequel on croit mourir.

Laissons tomber toute notion de rentabilité ou de résultat en ce domaine, nous ne pourrions qu’en être déçus.

Les limites du monde de l’ego

Dans le final du film, Truman ayant survécu à la tempête, il continue sa navigation. Quelques instants plus tard, son voilier percute le mur du studio : c’est la fin du monde. Il ne peut pas aller plus loin en restant dans le cadre du connu.

Il doit se dépouiller, lâcher son bateau et doit finir à pied. Dans ce plan, il marche sur l’eau, symbolisant qu’il a désormais la conscience pour se passer du monde ordinaire : maintenant qu’il s’est éveillé à qui il est, il peut s’élever. Dans une ascension finale, il monte les escaliers et tombe nez-à-nez devant la porte de sortie.

Là, Christof, le dieu-ego tente le tout pour le tout en s’adressant à Truman par l’intermédiaire de hauts-parleurs.

Après avoir cherché à le contrôler physiquement par des moyens instinctifs (éclairs, tempête) quitte à le tuer, il fait appel au logos pour le retenir “Le monde n’est pas plus vrai ailleurs”, “je te connais mieux que toi-même” ou encore “tu as peur, c’est pourquoi tu ne peux pas partir”.

Enfin, il continue son monologue en usant sa dernière cartouche avec un appel au pathos : “j’étais là quand tu es entré à l’école, quand tu as perdu ta première dent, et tu voudrais partir…”.

On voit ici tous les mécanismes que l’ego peut utiliser pour te maintenir sous contrôle, au nom de la sécurité, au nom du connu… C’est tout le travail de l’ennéagramme !

Truman ne s’oppose pas, il répond simplement sa réplique fétiche matinale, s’adressant aux millions de personnes qui le regardent : “Au cas où je ne vous revois pas, bonne après midi, bonne soirée et bonne nuit.”

Enfin, il tire sa révérence, signant la fin de sa représentation.

Il a compris le jeu de l’ego, il a vu tous les mécanismes à l’œuvre pour le maintenir son contrôle mais son élan d’éveil est plus fort que tout le reste. Conscient de sa vraie nature, Truman l’homme vrai, s’extrait de la matrice de ce monde doublement faux (réellement de la téléréalité de laquelle il est personnage malgré lui et symboliquement de cet infra-monde créé par l’ego pour l’ego).

Tout le monde l’applaudit pendant quelques instants (sauf Christof qui pleure son échec), jusqu’à la dernière scène croustillante que je te laisse regarder !

Sortir du film de l’ego, ça ne se joue pas en le comprenant intellectuellement, ça se joue en le vivant.Si t’es prêt à sortir du décor, jette un œil au parcours Bas Les Masques.

 

Ce qui me fascine dans le cheminement spirituel est l’omniprésence des paradoxes.

La volonté d’évoluer et de s’éveiller à tout prix rend caduque le travail car une intention de résultat crispe l’écoute de ce qui est.

L’idée même d’un chemin nourrit la croyance en un temps linéaire alors que la Présence se goûte seulement ici et maintenant : c’est un “non chemin”.

Les mots sont piégeux et il est sain de prendre de la distance avec le monde de la palabre (tel que cet article) pour arpenter ce chemin qui n’en est pas un.
Nous ne sommes pas dans le paradigme de la PNL ou du coaching et où il “faut” progresser.

Pour cela, Red Hawk nous propose 2 pratiques :

1/ Le rappel à soi (ou self remembering) : l’art de revenir à soi quand notre conscience part en voyage loin du présent. Notre conscience peut être accaparée par moult objets et notre type ennéagramme nous renseigne sur les transes les plus fréquentes dans lesquelles nous partons.

Le rappel à soi demande beaucoup d’entraînement : en effet, comment se rendre compte qu’on quitte le présent… Quand on quitte le présent ?

Comme Truman, il nous faut identifier un certain nombre de signaux faibles qui peuvent nous alerter sur le fait que la conscience quitte le présent. Le rappel à soi doit s’ancrer dans le corps, celui-ci est d’une grande aide pour revenir à soi, et au sein du corps un élément est particulièrement précieux : la respiration.

2/ L’observation de soi : pour la pratiquer, il est nécessaire déjà de se rappeler à soi… Sans quoi on aura rien à observer puisqu’on n’y pense même pas.

L’observation de soi invite à réinvestir nos 3 centres : mental, émotionnel, instinctif. C’est avec cette observation de soi que l’on se rend compte des mécanismes avec lesquels l’ego nous trompe en permanence, comme Truman qui déjoue les supercheries du script.

Grâce à une connaissance fine de l’ennéagramme, notre vigilance s’accroît et nous pouvons plus facilement nous rendre compte quand nous perdons la présence que nous sommes.

La Présence est l’élément clé qui nous permet de revenir à la nature essentielle de la Vie que nous sommes. Chaque instant de vie est une occasion à le réaliser.

Le secret de l’ennéagramme

Je parle souvent de l’ennéagramme des personnalités, mais en vrai, l’ennéagramme ne parle pas vraiment de 9 types de personnalité. Il ne parle pas de mieux communiquer. Il ne parle pas tant de mieux se connaître.

L’ennéagramme est avant tout une voie d’éveil qui permet de s’émanciper de l’illusion de l’ego pour renouer avec le “véritable Soi”, à l’image de Truman.

Le reste relève des bénéfices secondaires de cette démarche.

C’est un modèle qui pointe en nous toutes les façons que nous avons de rester dans le monde de Christof (notre ennéatype) : mécanisme de défense, passion, fixation, peur de base, désir de base, instincts

Tout cela est scripté, conditionné, extrêmement visible et prévisible, pour qui le connait…. Mais pour ça, ça demande de connaître car on ne peut voir que ce qu’on connait.

Voilà l’intérêt de trouver ton ennéatype : le type ennéagramme est l’endroit précis où la présence se perd elle-même en répétant compulsivement des vaines tentatives de se retrouver.

Notre travail quotidien se résume à le réaliser.

Ennéagramme pour les nuls – Mode d’emploi pour débuter

L’ennéagramme est complexe, surtout au début. Pour autant, quand ce modèle nous parle, il est dommage d’abandonner par l’apparente complexité.

Afin de faciliter l’accès à ce modèle si profond et riche que j’affectionne, tu peux lire sur Epanessence les contenus en mode “L’ennéagramme pour les nuls”.

L’intention est de rappeler les principes de base, de pointer les incompréhensions, d’amener de la nuance, pour que tu puisses saisir l’Essence du modèle et qu’il puisse trouver résonance.

Attention : comme pour tout modèle, il y a des querelles de chappelle… L’idée n’est pas de te présenter LA vérité universelle de l’ennéagramme (la vérité est protéiforme et fractale). Simplement, il y a beaucoup de contenus superficiels sur l’ennéagramme de personnes qui ont mal compris le modèle car ils l’ont probablement survolé. Je souhaite apporter humblement ma contribution avec ce que je crois avoir compris sur l’ennéagramme.

Ce que n’est PAS l’ennéagramme

test ennéagramme

Autant commencer par là. La Via Negativa est une bonne première approche pour définir quelque chose : en montrant clairement ce que ça n’est pas.

  1. L’ennéagramme n’est pas une typlogie des comportements. Ca revient souvent et pourtant… L’ennéagramme ne parle juste pas de ça.
  2. L’ennéagramme n’est pas un test. Non, non et non. Il y a beaucoup de tests pour aider à trouver l’ennéagramme mais l’ennéagramme est tout sauf un test. D’autant que les tests sont peu fiables et induisent en erreur plus qu’autre chose. Mille millions de mille sabords !
  3. L’ennéagramme n’est pas un modèle prédictif, du moins qu’en partie. L’ennéagramme ne prédit pas ce que va faire un individu de sa vie. Par contre, il est à l’image de Cassandre : il peut prédire comment peut une personne va exprimer le pire de son fonctionnement avec une étonnante précision.
  4. L’ennéagramme ne décrit pas entièrement un individu. L’ennéagramme parle de la structure innée imprimée en chacun de nous, mais certainement pas comment cela s’exprime. L’ennéagramme n’exclut pas le libre arbitre.
  5. L’ennéagramme n’est pas la vérité. Bon, ça peut paraître évident dit comme ça, mais la carte est tellement précise qu’on peut en oublier qu’elle n’est pas le territoire… Tu peux voir l’ennéagramme comme décrivant très précisément le système osseux, mais ça n’est pas le corps humain pour autant, ça reste un atlas d’anatomie parcellaire.
  6. L’ennéagramme n’est pas un outil de développement personnel. Si tu as saisi l’essence des contenus sur ce site, tu as compris que l’ennéagramme n’a rien à voir avec le développement personnel. Il ne s’agit pas d’un gonflement du “je” spécifique au développement personnel, qui vise à chercher la “meilleure version de toi-même” (qui n’est ni accessible, ni même souhaitable).
  7. L’ennéagramme n’est pas une pratique. Il ne donne pas de conseils, d’injonctions à faire, ce n’est pas une idéologie. Il n’invite pas à une pratique quelle qu’elle soit, que ce soit la pratique de la méditation, la pratique de l’introspection… Même si une pratique peut s’y ajouter bien évidemment.

Les bases de l’ennéagramme

3 centres ennéagramme

  1. À la base, l’ennéagramme est une figure ésotérique qui contient en elle les lois de l’univers : la loi de l’Un, la loi du Trois, la loi du Sept. On retrouve des traces de l’ennéagramme en Grèce antique, chez les moines chrétiens, dans le soufisme…
  2. Certains auteurs ont collé sur la figure de l’ennéagramme 9 profils de personnalités, appelé simplement… l’ennéagramme des personnalités, qui définit les 9 motivations profondes structurant les individus (ce ne sont PAS les comportements). L’ennéagramme comme figure ésotérique et l’ennéagramme des personnalités sont différents (et complémentaires).
  3. L’ennéagramme des personnalités invite à partir à la rencontre de toi-même, dénué de toute idéologie d’amélioration de soi.
  4. In fine, l’ennéagramme invite à une démarche spirituelle pour se libérer de la tyrannie de la personnalité et pour renouer avec le “soi” sans pour autant partir en guerre contre l’ego.
  5. À la base des 9 types de personnalité, il y a les 3 centres d’intelligence, présents en chacun de nous : centre mental, centre émotionnel, centre instinctif.
  6. Un ennéatype se définit par la déification d’un centre (le centre préféré) et le sacrifice d’un autre centre (le centre réprimé). Le centre réprimé peut être l’un ou l’autre des 2 autres qui ne sont PAS le centre préféré.
  7. L’ennéatype est visible par les mécanismes principaux de l’ego (et de l’essence) : croyance, évitement compulsif, mécanisme de défense, passion, fixation, peur de base, désir de base… Ainsi que les traits de l’essence : idée supérieure, vertu et style d’intuition.
  8. L’expression d’un ennéatype peut revêtir 1001 visages, il y a un spectre extrêmement large qui nous invite à la nuance.

Quelques recadrages :

Depuis que j’ai créé Epanessence en 2021, j’ai entendu un certain nombre d’énormités, d’incohérences voire de phrases carrément drôles (même de la part de gens qui ont creusé le modèle depuis 10 ans)… qui t’éloignent de l’essence de l’ennéagramme. La meilleure façon de ne pas récolter de fruits avec l’ennéagramme étant de ne pas comprendre le modèle, il est important de recadrer toutes les erreurs communes pour éviter les dangers et dérives. Voici les erreurs classiques que j’entends et qui feront l’objet de contenus spécifiques.

  1. Je ne peux pas être “tel type” parce que j’ai fait “tel comportement” quand j’étais petit
  2. Je ne cherche pas mon type parce que je ne veux pas m’enfermer dans une case
  3. J’ai travaillé sur moi, du coup j’ai évolué et je ne suis plus comme avant, j’ai sûrement changé de type. On ne change pas de type dans notre vie. L’ennéatype est figé à vie.
  4. Je suis sûrement centre instinctif car je suis souvent en colère.
  5. J’ai le centre mental préféré parce que ça tourne beaucoup dans ma tête/je suis HP…
  6. Je suis “tel type” parce qu’un formateur en ennéagramme me l’a dit.

Ennéagramme pour les nuls : mode d’emploi

Pourquoi ennéagramme pour les nuls ?

Comme dit plus haut, l’ennéagramme est souvent mal compris et il est nécessaire de vraiment plonger dedans pour le comprendre et ne pas faire n’importe quoi. Sinon il devient un bête outil de développement personnel avec l’objectif de devenir meilleur…

Pour éviter le maximum de dérives avec l’ennéagramme il est important de :

  1. Prendre le temps pour creuser le modèle : c’est fondamental, évident, mais je dois le rappeler.
  2. Prendre le temps pour assimiler chaque notion : les 3 centres, la hiérarchie des centres, l’ego… Si les notions de base ne sont pas assimilées, ça part en sucette très vite.
  3. Prendre le temps de comprendre le cœur de chaque ennéatype : cerner la logique d’un type ennéagramme aide à saisir l’essence et ne pas s’arrêter à un archétype.
  4. Prendre le temps d’approfondir les nuances du modèle : les instincts et sous-types, la hiérarchie des centres, les ailes, l’intégration et la désintégration…
  5. Prendre le temps de s’observer factuellement : le travail intérieur avec l’ennéagramme commence par l’observation de soi pour trouver son type ennéagramme, plutôt que tout de suite jouer à observer les autres.
  6. Enrichir sa base de données : pour sortir des clichés et commencer à saisir la richesse du modèle, il est important d’avoir de multiples exemples de chaque type, en étant SÛR de ceux-ci. Cela enrichit ta culture de l’ennéagramme et complexifie ta vision du monde. Si les premiers exemples vivants que tu as d’un type sont faux, ça va distordre ta compréhension de tout le modèle…
  7. Creuser le modèle avec des formations, des vidéos et des livres. Toute librairie possède des livres de poche sur l’ennéagramme, pas forcément les meilleurs. Je te recommande chaudement le grand livre de l’ennéagramme de Fabien et Patricia Chabreuil (éditions Eyrolles), la sagesse de l’ennéagramme de Don Richard Riso et Russ Hudson (édition inter éditions), character and neurosis de Claudio Naranjo (édition Gatways)… Les formations ont un certain prix mais cela vaut le coup d’y participer si tu veux creuser. Quand quelque chose est important pour nous, autant y mettre le prix.
  8. Si tu veux approfondir des sujets plus complexes, tu peux lire les livres suivants : the instinctual drives and the enneagram de John Luckovitch (éditions enneagrammer) et the tao of chaos de Stephen Wolinsky (édition Bramble books). Plus tu lis de livres, plus tu lis de pages, plus tu lis d’auteurs, plus tu approfondis ton travail de recherche et plus tu as une vision d’ensemble qui enrichit ta compréhension de la psychologie humaine. Il existe énormément de livres en ennéagramme : les fondamentaux des premiers auteurs, les livres sur l’ennéagramme utilitariste (utilisation en couple, au travail, pour persuader), les livres sur l’ennéagramme spirituel (éveil, retour à l’essence),

NB : Cet article “ennéagramme pour les nuls” ne fait pas référence au livre de poche “l’ennéagramme pour les nuls” de Béatrice Foenix-Riou et Asuncion Valderrama (édition First) qu’on peut retrouver dans le rayon développement personnel d’une librairie. Je n’ai pas encore lu ce livre et ne connais pas ces auteurs donc je n’ai pas d’avis à son sujet. La maison d’édition française “pour les nuls” est généralement une bonne entrée en matière selon les auteurs qui sont choisis, elle s’adresse à des lecteurs novices qui peuvent découvrir un sujet de façon simple et pédagogue.

test ennéagramme

Type ennéagramme : 11 erreurs qui empêchent de trouver son profil

Trouver son type ennéagramme peut prendre des années… En particulier si on s’y prend mal et qu’on ne respecte certains principes de base. En effet, le type de personnalité est tellement sous nos yeux qu’il peut être difficile de le voir.

Dans cet article tu vas découvrir les 3 mythes qui reviennent souvent et les 9 erreurs qui empêchent de trouver son type ennégramme dans lesquelles la plupart des débutants tombent…

Type ennéagramme : 3 mythes récurrents

1. Le type ennéagramme vient de l’enfance

Certains auteurs expliquent comment l’enfant développe son type ennéagramme selon ce qu’il a vécu dans son enfance avec ses éducateurs…

En réalité, l’hypothèse la plus probable est que le type ennéagramme est déjà présent à la naissance (voire un peu avant ?) et que le filtre de l’ego permet de vivre son enfance d’une certaine façon pour renforcer le personnage.

2. On a plusieurs types ennéagramme

Certains auteurs évoquent la trifixation et donnent des types du genre “2 7 9” ou “6 4 8″… Avec un type ennéagramme dans chaque centre. Cela servira surtout à des gens qui n’arrivent pas à trouver leur type et permet de justifier n’importe quoi… On a un seul type gravé dans le marbre qui permet d’expliquer tout notre fonctionnement et les nuances sont apportées par les ailes, par les instincts, par la hiérarchie des centres, le niveau d’intégration et le niveau de conscience.

3. Le type ennéagramme enferme dans une case

Beaucoup de personnes croient que l’ennéagramme consiste à s’enfermer dans une case (l’ennéatype) et que c’est très réducteur… C’est compréhensible puisque ça paraît très limité d’être dans UN type ennéagramme… Et pourtant c’est bien ce qui se passe dans la réalité.

Qui fait le travail proposé sur Epanessence pour trouver son type ennéagramme finit toujours par trouver LE type qui colle parfaitement à ce qu’il vit, sans tomber dans le côté “je me mets dans une case”. Chacun finit par voir à quel point il est prisonnier d’un fonctionnement répétitif inévitable… Donc la case est déjà là, on réalise simplement qu’on est dedans.

L’ennéagramme permet justement de laisser s’épanouir notre Essence pour sortir des mécanismes égotiques de notre type ennéagramme qui nous enferment dans des schémas de pensée, d’émotion et d’action très restreints.

Maintenant que nous avons cassé ces 3 mythes, place aux 11 erreurs qui empêchent quelqu’un de trouver son type ennéagramme.

Les 11 erreurs qui empêchent de trouver son profil ennéagramme

Je vais te détailler ci-dessous les 11 erreurs que j’ai vu le plus fréquemment depuis que je m’intéresse à l’ennéagramme et que j’aide des personnes à cheminer avec ce modèle fabuleux, ce qui commence logiquement par trouver son type de personnalité.

Attention : je parle d’erreur mais je ne dis pas que c’est “mal”, il n’est pas question de te flageller. J’évoque ce mot dans son origine latine qui renvoie à l’errance, au fait de se perdre. Il n’y a pas mort d’homme, par contre ce que tu risques c’est d’errer littéralement, de te perdre et de galérer pendant des lustres à trouver ton type.

À noter que se perdre fait partie du chemin pour se trouver, donc même si tu es tombé dans les 11 erreurs, je ne te blâme pas, je suis moi-même tombé dans la plupart de la liste 🙂

1. Ne pas vouloir trouver son type

C’est évidemment la première raison pour laquelle quelqu’un ne trouve pas son type ennéagramme. “Pourquoi quelqu’un ne voudrait pas trouver son type ?” Me demanderas-tu. Ca peut paraître paradoxal si la personne cherche son type de personnalité en étant sur ce site… Et pourtant, inconsciemment c’est très arrangeant de ne pas trouver son vrai type ennéagramme. Trouver son type peut faire très mal, ça peut donner une grosse claque et balayer tout ce que tu crois à ton sujet… Ca peut tellement remettre de choses en question que l’un des mécanismes de défense de base est de ne pas trouver son type… Alors on sauvegarde son estime de soi et on préserve la toute puissance de l’ego en tombant dans la deuxième et la troisième erreurs.

2. S’arrêter sur un type ennéagramme trop vite.

Beaucoup de personnes qui viennent me voir sont pressées de trouver leur type, comme s’il y avait une urgence et que leur frigo était vide. Problème : quand tu as une forte envie de résultat, tu augmentes grandement les chances de ne PAS trouver ton type. Si tu es pressé… Qui est pressé si ce n’est l’ego ? Cela veut dire que tu vas retomber dans le premier travers et ne pas réellement trouver ton type. Si tu veux juste un numéro et te mettre dans une case, tu vas tout faire pour vite trouver, le mettre dans un tiroir et basta. Aucun intérêt. Ensuite tu vas te faire avoir par ton biais de confirmation et tu vas t’enfermer dans un type qui t’arrange… mais que tu n’es pas.

3. Valider un biais de confirmation

Partir sur une hypothèse dès le départ. 9 personnes sur 10 qui viennent en bilan de personnalité ont déjà une hypothèse forte de leur type. Dans la méthode scientifique que j’ai apprise, mieux vaut prendre le temps de torpiller chaque type ennéagramme un par un plutôt que chercher par la positive. Forcément, quand tu as déjà une hypothèse en tête, le cerveau fonctionnant sur un mode de cohérence, tu vas trouver tous les indices, les faits, les exemples, qui corroborent ton hypothèse. C’est le meilleur moyen de te fourvoyer tout en ayant l’impression que tu cherches vraiment ton type ennéagramme. Il y a des types de personnalité vers lesquels tu ne vas pas spontanément parce que ça t’arrangerait bien de ne pas l’être ! Regarde-le et ça t’amènera la lucidité nécessaire pour réouvrir des hypothèses que tu avais éliminé un peu trop vite.

4. Avoir une vision cliché du type ennéagramme

Je rencontre très fréquemment cette erreur chez les personnes qui viennent me consulter. Pour apprendre l’ennéagramme, on commence par apprendre les 9 types de personnalité de façon archétypale. Mais il serait totalement faux de croire que tout le monde est un cliché. Par exemple, on voit souvent le type 3 comme grandiloquent, qui parle beaucoup de lui en positif, qui accomplit plein de choses, fait des conférences toutes les semaines et gagne des millions d’euros. Mais il y a de nombreux 3 qui ont peur de briller, qui se cachent et restent dans l’ombre et peinent à réussir, qui ont peur de parler en public et qui fuient le succès autant qu’ils le désirent… (je les connais bien puisque je me situe plutôt dans cette catégorie et beaucoup de types 3 qui viennent me voir vivent aussi ça). Une fois que tu appris les 9 types, il est important que tu perçoives toutes les nuances et les millions de possibilités d’exprimer un type ennéagramme. Autant il y a 9 types de base, par contre quand tu y ajoutes les ailes, la hiérarchie des centres, les instincts (et sous-types), le niveau d’intégration ou de désintégration, le niveau de conscience, l’histoire personnelle, la culture… Ca amène énormément de combinaisons et de nuances qui rendent l’expression de chaque type ennéagramme unique et c’est ça que je trouve fantastique ! Même si deux personnes d’un même type ennéagramme peuvent paraître extrêmement différentes, tu retrouves toujours un noyau commun (les mécanismes de base). Par exemple un type 7 qui choisit l’austérité, la restriction et la discipline, pendant qu’un autre type 7 choisit de voyager tout le temps et s’empiffrer de sucre… ils sont différents dans les comportements mais dès que tu creuses tu retombes sur la liberté, l’évitement des contraintes et de la souffrance…). On retrouve motivations VS comportements.

5. Rester sur les comportements au lieu de regarder les motivations

Très souvent, les gens restent en surface et regardent comment ils se comportent pour trouver leur type ennéagramme. Seulement, l’ennéagramme n’a jamais été un modèle qui parle des comportements des gens : le comportement nous parle plus du profil MBTI ou des instincts, mais pas de l’ennéatype !!! Le type ennéagramme est inconscient et les mécanismes pilotent dans l’ombre nos pensées, émotions et comportements. Pour y accéder il faut gratter sous la surface en se demandant d’où ça part chez nous. Par exemple, j’ai un ami de type 7 qui médite depuis plus de 3 ans quotidiennement, sans avoir raté un seul jour… Le 7 n’est pas l’archétype de la discipiline tel qu’on l’imagine, pourtant ça existe aussi. Quand on creuse un peu, il fait ça pour élargir son espace de liberté et réduire les contraintes extérieures… Pour éloigner un peu plus la souffrance.

6. Ne pas considérer la hiérarchie des centres

Beaucoup de gens ne comprennent pas (ou mal) la notion de hiérarchie des centres et ça les empêche de comprendre certains types de personnalité. Souvent les types 3, 6 et 9 sont évacués alors que ce sont les plus complexes à (se) typer du fait du fonctionnement double du centre préféré qui peut rapidement devenir réprimé. Il en résulte une sorte d’ambivalence, où la personnalité peut complètement changer entre une situation “normale” et une situation où l’ego est activé : dans le premier cas tu vois surtout le centre préféré, dans le second cas tu vois surtout le centre de soutien ! C’est ce qui peut prêter à confusion. Même pour les autres types, la hiérarchie des centres influence beaucoup l’expression du type : un type 5 qui réprime le centre émotionnel sera très différent d’un type 5 qui réprime le centre instinctif (par contre le mental est toujours le centre préféré).

7. Typer les autres

Au début, quand on découvre l’ennéagramme, on veut typer tout le monde (notre famille, nos amis, notre équipe au travail, le patron de l’entreprise,… On laisse alors de côté notre propre type de personnalité. Il est très facile de déporter notre attention sur les autres pour éviter de regarder chez soi. C’est le fameux adage de la paille et de la poutre. Or, l’ennéagramme est avant tout à pratiquer sur soi (et il y a bien assez à faire). Cela n’empêche pas de s’amuser à typer les autres, mais ça ne doit pas te détourner de ton travail intérieur, sans quoi ce serait une simple fuite… classique mais efficace.

8. Ne pas douter

Tout le monde finit par trouver son type ennéagramme, au bout de 3 heures, de 3 mois ou de 3 ans… Un gros écueil qui arrive est de ne pas douter et de se fixer sur un type. Or, quand on a trouvé notre type un peu trop vite ou qu’on veut être un peu trop sûr… Il est facile de se tromper. C’est exactement ce que j’ai fait en 2016. Il est très sain de douter et de garder un léger scepticisme sur notre type ennéagramme… Attention à l’écueil inverse dans lequel pourraient tomber certains, classique pour un type 6 puisque le doute est omniprésent chez lui.

9. Bricoler avec les ailes et les flèches

Il est extrêmement courant de regarder les ailes et les flèches avant même d’avoir cerné l’ennéatype de base. Or, cela va induire en erreur très très vite. C’est une question de cohérence : l’aile et la flèche, c’est le glaçage du dessert, la cerise sur le gâteau… Ca vient après. Faire appel à ces notions dès le début revient à la première et la troisième erreur : bricoler une hypothèse à l’arrache, essayer de la faire tenir debout à coup de biais confirmation, pour ne pas se voir tel qu’on est.

10. S’accrocher à un test de personnalité

S’il est une erreur récurrente, c’est bien celle du test de personnalité, en particulier dans l’ennéagramme. A force de le répéter sur Epanessence, de moins en moins de personnes le font, mais ça reste un écueil très fréquent. Comment veux-tu rendre compte de tes motivations profondes via un test ? C’est pour ça qu’il y a une fiabilité qui ne dépasse pas 50%… Même un enseignant qui a plus de 10 ans d’expérience se plante en typage, comme ça m’a été rapporté à plusieurs reprises par des personnes qui ont été typées par leur formateur… Alors que dire d’un test de personnalité auquel on répond avec notre tête tout en ne voyant pas nos angles morts… C’est particulièrement vrai pour les types 3, 6 et 9 qui peuvent se reconnaître dans plusieurs types et sont souvent tellement adaptables et ambivalents qu’ils vont tomber à côté en répondant à un test. De plus, le test de personnalité est presque toujours motivé par la volonté d’un résultat rapide, toujours dans cette intention d’efficacité, qui est contre-productive dans le domaine de la connaissance de soi, qui n’a pas de raccourci.

11. Prendre pour argent comptant l’avis d’un tiers

Combien de fois ai-je entendu : “on m’a dit que j’étais de type 4”, “mon formateur en ennéagramme m’a dit pour sûr que j’étais de type 7″… Et le pire c’est que ça ne vient pas que des débutants (qui vont forcément dire beaucoup de conneries), mais même d’enseignants en école d’ennéagramme qui ont pignon sur rue… Autant te dire que quand quelqu’un veut te dire ton type ennéagramme, fais comme quand tu ne veux pas qu’on te gâche la fin d’un film : bouche tes oreilles et crie “la la la la la”. L’autorité d’une personne dans un domaine n’a rien à voir avec son talent, personne ne peut aller voir au fond de ton cœur et tes tripes mieux que toi. Tu es la seule personne à pouvoir faire ce travail et accéder à la certitude de ton type (même si, garde bien un petit doute, au moins un temps).

Bien sûr, tu peux combiner les erreurs : faire un test de personnalité suite à une formation ennéagramme où le formateur t’a dit ton type (selon lui), puis bricoler avec les ailes et les flèches pour faire tenir un type ennéagramme…

Si tu fais ça, très bien, mais ce n’est pas travailler avec l’ennéagramme. Trouver son type requiert une démarche dénuée de toute volonté de résultat, de la patience, de l’honnêteté, du courage… Et les fruits sont à la hauteur de l’engagement que tu y mets.

Rappels : Les bases de l’ennéagramme

Quand tu veux trouver ton type ennéagramme, assure-toi d’avoir déjà compris les bases du modèle. Nous avons tous 3 centres d’intelligence, que nous utilisons vers l’intérieur, l’extérieur ou dans les deux directions. Il y a le groupe des instinctifs, avec une problématique autour de la colère. Il y a le groupe des émotionnels, avec une problématique autour de la tristesse. Il y a le groupe des mentaux, avec une problématique autour de la peur.

Chaque personne s’identifie à un centre surutilisé dans une direction (appelé centre préféré, c’est le centre dominant de la personnalité), ce qui donne 9 types de personnalités appelés aussi ennéatypes. Cette identification, qui sonne la certitude d’un “moi séparé”, est totalement inconsciente dans un état ordinaire de conscience. L’ennéatype définit les motivations d’un individu et conditionne en grande partie comme il mène sa vie.

Voici les 9 types de l’ennéagramme :

  • Type 1 : instinctif intérieur.
  • Type 2 : émotionnel extérieur.
  • Type 3 : émotionnel intérieur et extérieur.
  • Type 4 : émotionnel intérieur.
  • Type 5 : mental extérieur.
  • Type 6 : mental intérieur et extérieur.
  • Type 7 : mental intérieur.
  • Type 8 : instinctif extérieur.
  • Type 9 : instinctif intérieur et extérieur.

Chaque type ennéagramme se définit par ses mécanismes : compulsion, mécanisme de défense, passion, fixation, vertu, idée supérieure… On a tendance à répéter encore et encore les mêmes schémas, ce qui nous enferme dans notre type ennéagramme. Cela va de paire avec la soumission du centre réprimé que l’on fait en sorte de ne pas utiliser. Chaque type peut réprimé l’un ou l’autre des 2 autres centres : le type 4 ayant un centre émotionnel préféré réprime soit le centre mental soit le centre instinctif.

Chacun des 9 types de personnalité est indispensable à l’équilibre du monde. Aucun type ennéagramme n’est meilleur que l’autre. Nous avons tous UN seul type et il est inné. Le vécu façonne notre ennéatype tout comme nous façonnons notre corps.

Trouver son type ennéagramme prend du temps si tu suis les étapes, mais c’est selon mon la manière de procéder la plus fructueuse.