Catégorie : Connaissance de soi

Mieux se connaître

Formation en ennéagramme : ce qu’il faut savoir

La formation en ennéagramme est la suite logique quand tu découvres ce fabuleux modèle et que tu veux mieux te connaître, trouver ton type de personnalité, améliorer ta communication…
Dans le domaine de la formation ennéagramme, il y a pléthore de possibilités.

Forcément, se posent un certain nombre de questions :
Quel centre de formation à l’ennéagramme choisir ?
Quel type de formation ? Présentiel ou en ligne ?
Comment se passe une formation en ennéagramme ?

Si la réponse à ces questions t’intéresse, c’est parti !

Comment choisir sa formation en ennéagramme ?

Pour commencer, je n’ai pas l’intention de me substituer à ton discernement pour choisir avec qui tu veux te former.

C’est un choix personnel qui dépend de tes envies, de tes affinités, je t’invite donc à ne pas te laisser happer par un discours marketing, une preuve d’autorité (“notre formateur a tel pedigree”), une preuve sociale (“notre organisme de formation a formé plus de 167 000 personnes depuis 1432”) ou un argument du type (“faites vous rembourser la formation par votre OPCA”).

La seule fois où j’ai suivi une formation financée par un organisme, c’était bien pourri… (ce qui ne veut pas dire que toutes les formations remboursées sont nazes).

Quand je veux me former à quelque chose et m’investir vraiment, je paye de ma poche car quand l’humain paie, il s’engage beaucoup plus.
La prise en charge par un organisme de formation n’a pas à interférer avec mon choix. Quand les soldes arrivent, je ne vais pas acheter des chaussettes rose bonbon ou des chaussures qui ne sont pas à ma pointure…

Avant de choisir ta formation, je t’invite à ne pas te précipiter, à ne pas agir dans l’urgence et l’excitation.
Trouver ton type ennéagramme ne presse pas, tu as sûrement passé des dizaines d’années à ne pas te connaître, ce n’est pas un mois de plus qui va poser souci !

Ainsi, tu peux prendre le temps de regarder ce qui existe sur le marché, de demander autour de toi, de regarder sur internet…

Je vais casser l’ambiance mais c’est important que tu sois au courant : 80% des formations sont médiocres.
C’est normal, ça fonctionne dans tous les secteurs ainsi : 80% des produits de supermarché, 80% des compléments alimentaires, 80% des livres, 80% des films… C’est le “sommet” de la courbe de Gauss.

Cette moyenne médiocre est visible partout.
Combien as-tu fait de restaurants pour UN repas exceptionnel ?
80% de restaurants sont moyens, 10% vraiment mauvais et 10% excellents.

Ces chiffres arbitraires s’appliquent aussi à l’ennéagramme.
Ne me crois pas, explore les contenus sur internet au sujet de l’ennéagramme et constate par toi-même.

La plupart des articles sur internet sont des copiés-collés reformulés et l’ennéagramme n’y fait pas exception. Pourtant j’ai bien cherché.
Beaucoup de formateurs ne parlent même pas (ou très succinctement) des 3 centres, alors que c’est le cœur de ce modèle…

La qualité d’un enseignement a tendance à baisser quand il devient grand public et c’est le cas avec l’ennéagramme, depuis qu’il a été popularisé dans les dernières années par des instituts de formation qui ont pignon sur rue.

Je n’ai pas d’avis sur les organismes de formation en ennéagramme que tu trouves en première page Google, je ne m’y suis pas formé par ce biais.

Ce dont je peux parler, c’est mon expérience, ce que j’ai vu et entendu de mes yeux.

Tout ce qui sort de l’école Helen Palmer, Eric Salmon ne m’a pas transcendé.
Des élèves formés chez Paul Pyronnet en ennéagramme sont venus vers moi et j’ai été surpris par leur connaissance très superficielle du modèle.

Récemment, j’ai reçu un mail d’un homme qui a été typé il y a 10 ans par un formateur réputé il y a 10 ans, qui a lui aussi enseigné l’ennéagramme… Il a découvert récemment via Epanessence qu’il s’était trompé de type.

Attention, je ne suis pas là pour faire de la critique l’ad hominem ni pour pointer des gens en particulier, juste pour te donner les informations que j’ai afin que tu apprennes l’ennéagramme de façon la plus profonde et pertinente qui soit.

Je trouverais dommage de lâcher beaucoup d’argent dans des formations qui restent en surface du modèle.

Malheureusement, le niveau ambiant est mauvais et ça donne une image tronquée voire fausse de l’ennéagramme. C’est pareil avec beaucoup de livres qui répètent souvent les mêmes âneries.

Quand tu commences à lire les “noms” des types : réformateur, altruiste… Allume ton radar à bullshit.

Repérer les indices sur la qualité de la formation

Pour choisir ta formation en ennéagramme, tu peux vérifier un certain nombre d’indices :

  1. Le contenu : que propose l’institut de formation / le formateur en terme de contenu gratuit ? Articles, vidéos…
    Tu peux aussi regarder s’il a écrit des livres et, le cas échéant, les lire pour te familiariser et voir si ça te parle.
    Est-ce que dans ses différents contenus, ça parle d’ennéagramme ? Est-ce que c’est la même chose que tu vois partout ? Ou est-ce qu’il y a une approche singulière ?

  2. La profondeur des propos :
    Que ce soit dans les contenus qui n’ont rien à voir avec l’ennéagramme ou avec les contenus qui traitent spécifiquement de l’ennéagramme, vois-tu de la profondeur dans la façon dont le sujet est traité ?
    En terme d’ennéagramme, est-ce qu’il traite en détails la notion de centres, est-ce que tu y retrouves ce que tu as pu lire sur Epanessence, est-ce qu’il explicite la notion d’évitement compulsif, de mécanisme de défense, du centre préféré qui bascule, des variantes dans la hiérarchie des centres, …
    Ces quelques sujets, qui sont à la base du modèle de l’ennéagramme, peuvent déjà t’indiquer à quel point le formateur maîtrise (ou non) les bases de ce modèle. Ce dont il ne parle PAS t’informe autant de la qualité de son enseignement que ce dont il parle.
    Est-ce qu’il parle des ennéatypes de façon caricaturale, en utilisant les noms tels que “perfectionniste”, “altruiste”, “battant” ?
    Est-ce qu’il propose de faire un test ?
    Est-ce qu’il explique que “[tel type] est comme ceci” avant d’expliciter ce qu’est un ennéatype et ce que sont ses caractéristiques (centre préféré + direction du centre préféré + principaux mécanismes que sont l’évitement compulsif, le mécanisme de défense, la passion, la fixation).
    La plupart de ce que tu peux lire sur ce site relève des bases de l’ennéagramme, ça te permet de situer.

  3. La qualité du formateur :
    Que sens-tu dans la qualité d’être du formateur ? Qu’est-ce que tu ressens dans ton corps quand tu le vois, quand tu l’écoutes, quand tu t’y connectes ?
    Quelles sont ses influences, son parcours, son expérience de formateur ?
    De quel type de personnalité est-il ? En parle-t-il ?
    Est-ce qu’il type les gens en leur disant de but en blanc leur ennéatype ?
    Quelle est son éthique personnelle ?
    Renseigne toi sur qui est le formateur, n’hésite pas à l’appeler et à lui poser des questions. Le formateur ou l’accompagnant en ennéagramme, c’est comme ton médecin traitant pour ta santé, sauf que là c’est pour de la connaissance de soi. C’est un domaine extrêmement important à ne pas négliger. La personne avec qui tu découvres l’ennéagramme peut te faire vivre une mauvaise expérience et te faire laisser le modèle de côté pendant des années, j’ai plusieurs fois entendu ce type de témoignage.
    L’ennéagramme est un modèle profond, si le formateur vient du monde de la PNL, de l’hypnose et du coaching, attention car il va l’utiliser comme un simple outil. Ecoute bien dans le discours, cela peut t’aider à cerner le niveau de conscience (en terme de spirale dynamique) du formateur. Ca ne veut pas dire que la formation sera mauvaise, mais si par exemple tu as un formateur qui est très empreint des modèles tels que PNL et coaching, ils vont avoir tendance à utiliser l’ennéagramme à des fins de productivité, de développement personnel, d’être plus ceci ou moins cela, au service d’un idéal de soi qui est aux antipodes de l’intérêt de ce modèle.

Or, dans ma perception de l’ennéagramme, l’intention première est de te rencontrer ici et maintenant, te connaître et te comprendre vraiment.
L’objectif n’est pas l’intégration, ce n’est pas de t’améliorer ou de te changer.

Ces paradigmes de Orange (très ancrés dans le développement personnel) fonctionnent mal avec l’ennéagramme, car pour travailler avec ce modèle, il s’agit de lâcher les enjeux pour se voir tels que nous sommes.

Attention : tout ceci apporte des indices pour choisir ta formation en ennéagramme mais ce n’est pas une vérité. Il peut arriver qu’un formateur ne mette aucune information disponible en ligne pour des raisons qui lui appartiennent, ce que j’ai déjà vu chez un formateur vraiment excellent : ni article, ni plan de formation, ni vidéo…

Que t’apprend une formation en ennéagramme ?

Logiquement, si le formateur fait bien son travail, tu vois en détails :

      • Le module de découverte des bases de l’ennéagramme avec :
        L’historique de l’ennéagramme et le code d’éthique
        Les 3 centres et la hiérarchie des centres
        La structure d’un ennéatype, de l’ego à l’essence
        Les 9 types de personnalité en détail avec les mécanismes inhérents à chaque type, avec les variantes (autant dans la hiérarchie des centres que dans les mécanismes tels que contre-passion et contre-fixation)
        Le processus scientifique en détail pour trouver ton type de personnalité et creuser ton fonctionnement.

        • Le module sur l’intégration et la désintégration internes des 9 types ainsi que l’intégration et la désintégration externes.

          • Le module communication avec le style de communication des 9 types, les points d’accroche entre chaque type, la “compatibilité” l’ennéagramme dans le couple…

            • Le module sous-types avec les 27 sous-types de l’ennéagramme, la genèse de chaque sous-type, comment ça se manifeste chez les 9 profils…

              • Le module des ailes avec les 2 ailes pour chacun des types de l’ennéagamme, la genèse des ailes , son influence sur le type de base, pour affiner la connaissance de ton fonctionnement. 

                • Le module sur le “false core” qui creuse sur le “faux noyau” sur lequel se construit la personnalité pour comprendre en profondeur le fonctionnement des 9 profils de l’ennéagramme.

                  • Le module sur l’essence et sur l’ennéagramme spirituel.

                    • Le module sur les transes hypnotiques inhérentes à chaque type de personnalité et comment s’en libérer.

                      • Le module sur les liens avec d’autres modèles : spirale dynamique, CNV, MBTI, analyse transactionnelle, internal family system…

                        • Le module sur le typage ennéagramme pour apprendre à trouver correctement le profil de personnalité d’une personne.

                            • Eventuellement le module sur l’entreprise si le formateur œuvre dans le monde de l’entreprise, avec la communication en entreprise, le style de management,…

                          Après, selon ce que tu veux approfondir, tu vas aller sur une formation différente.

                          Formation en présentiel ou en ligne ?

                          LA grande question.
                          Dans le monde de l’ennéagramme, il y a un terme qui revient très souvent : la “tradition orale“. Et pour cause, depuis les enseignements de Naranjo, le modèle de l’ennéagramme se transmet par voie orale, les yeux dans les yeux.
                          Il est CLAIR que cettte transmission est irremplaçable.

                          Là où j’amène une nuance, c’est que tu peux tout à fait creuser le modèle dans ton coin pour commencer la découverte de l’ennéagramme, avec des livres, avec Epanessence, avec une formation en ligne.
                          Et si tu as vraiment l’envie d’approfondir le modèle, une formation s’avère indispensable à un moment donné.

                          Voici les avantages et inconvénients de chacun :

                              • La formation en ligne est extrêmement pratique car tu peux la suivre de chez toi, à ton rythme, quand tu veux. C’est très pratique si tu es dans un pays étranger, que tu habites loin et que tu n’as pas la possibilité de te déplacer.
                                C’est souvent plus accessible financièrement.
                                Selon la formation, tu peux interagir avec le formateur via des sessions de questions/réponses et/ou par mail.
                                Tu peux y revenir autant que tu veux pour approfondir et lutter contre la courbe de l’oubli.
                                Par contre, l’interaction est forcément beaucoup moins importante qu’en physique, l’expérience émotionnelle est moins forte car en ligne on a pas accès à tous les canaux sensoriels.

                                • La formation en présentiel est une belle expérience car tu t’immerges pendant plusieurs jours (c’est rarement une journée) avec le formateur et un groupe de 5, 10 voire 20 autres personnes, à creuser en toi et discuter avec le groupe, ce qui rend le modèle vachement vivant. Tu vas aussi forcément créer des liens avec certaines personnes du groupe et rester en contact, ce qui est un apport inestimable (même si ça peut arriver aussi sur une formation en ligne qui peut être vendue avec un groupe Facebook).
                                  Cela permet de créer un ancrage physique fort et de saisir vraiment l’essence de l’ennéagramme si le formateur est bon.
                                  Beaucoup de formateurs permettent un retour dans la formation et c’est appréciable pour réviser.
                                  Par contre, si le formateur ne fait pas de suivi (et c’est quasi-systématiquement le cas), tu te retrouves à oublier le contenu à cause de l’aspect “one shot” de la formation en présentiel, là où souvent, en ligne, il y a un suivi pour rester dans le bain.
                                  La formation en présentiel donne aussi beaucoup d’informations d’un coup et tu en rates forcément un paquet selon ta capacité d’assimilation.
                                  Pour finir, le prix est souvent plus cher, sans compter le moyen de transport, le logement et la nourriture. Ca implique de t’organiser selon le lieu de dispense de la formation, de prévoir un budget pour aller sur place, qui peut vite devenir conséquent si tu fais 3 à 6 stages. En cumulé cela peut vite représenter 15 jours de formation et prix qui va avec (formation, lieu, nourriture…)

                              Tu t’en doutes, je ne vais pas te conseiller l’un OU l’autre car je ne sais pas qui tu es, ce que tu vis, ni ce que tu attends en te formant à l’ennéagramme.

                              Donc ma recommandation générale, c’est : les deux !
                              Si l’ennéagramme te parle et qu’il te fascine autant que moi, je t’invite à un apprentissage multi-sensoriel : articles, vidéos, livres, formation digitale, formation présentielle…
                              Si c’est un modèle que tu souhaites intégrer à ta vie, à ta pratique professionnelle, imbibe-toi au maximum !

                              Personnellement, je ne suis pas formateur en ennéagramme, je maîtrise les bases et je propose du contenu accessible en ligne pour découvrir le modèle et se l’approprier.
                              Avec Epanessence, j’accompagne individuellement les gens à se comprendre, se connaître, s’accepter tels qu’ils sont et éventuellement déployer une activité adaptée à leur fonctionnement.

                              Tu peux trouver sur Epanessence des programmes pour aider à trouver ton type ennéagramme.

                              Si tu souhaites une formation ennéagramme, je peux te conseiller.

                              Selon ta volonté de formation, ton lieu de vie, ce que tu attends d’une formation ennéagramme, remplis le formulaire et je te recommanderai la personne la plus adaptée selon moi.

                              Aller plus loin que la formation

                              La formation (que ce soit en ligne ou présentiel) est UN angle possible pour découvrir l’ennéagramme et l’appliquer à ta vie.
                              Comme évoqué plus haut, tu peux creuser via les livres, les vidéos, les articles, même si ça reste en superficie car c’est du “savoir mort” qui n’est pas interactif.

                              Pour rendre ce “savoir vivant et cheminer avec l’ennéagramme, il s’agit de l’adapter à toi, pour trouver ton type, comprendre ce que ça implique… Pour cela tu peux aussi passer par un accompagnement avec l’ennéagramme.

                              C’est progressif, personnalisé et faisable avec Epanessence si tu le désires.
                              Dans ce cas, je t’invite à commencer par le Bilan de Personnalité où nous allons poser les bases de ce travail d’introspection lors de cette première session pour t’aider à trouver ton profil.

                              Comment mieux se connaître soi-même

                              Comment mieux se connaître soi-même ?

                              Lorsque j’avais 16 ans, je me posais 1001 questions sur la vie. Un jour, j’ai réalisé que j’étais mortel et que la vie pouvait s’arrêter à n’importe quel moment.


                              Depuis, je n’ai jamais cessé de me questionner sur l’identité : qui suis-je ?
                              Beaucoup de personnes finissent par se poser la question à un moment donné de leur vie.
                              Ça peut venir très tôt… Comme très tard… Comme jamais.

                              Sur Epanessence, j’essaie de répondre à cette question avec le plus de pertinence.

                              Si tu es dans cette quête de mieux te connaître, d’apprendre comment fonctionne ta personnalité, de prendre conscience de tes mécanismes… Bienvenue !

                              Dans cet article tu vas apprendre comment mieux te connaître en profondeur.

                              Je te préviens, ça risque de te décontenancer car j’ai une approche du “développement personnel” qui n’est pas celle des livres grand public.


                              Nous allons parler de connaissance de soi véritable, dans la majorité du développement personnel c’est de la connaissance de soi de surface qui te permet pas d’être vraiment présent à qui tu es et te maintient dans une image fantasmée de toi.

                              Manuel de développement personnel

                              Quand tu tombes dans le monde du développement personnel, tu rencontres très vite les concepts de valeurs, de mission de vie, de croyances, d’habitudes et de routines…

                              Tu découvres 2 camps :
                              1/ Le camp des gens normaux qui regardent la TV, boivent une bière en regardant le foot, fument, parlent mal à leur femme, attendant patiemment la fin de journée dans leur bureau trop petit de job salarié mal payé, à s’ennuyer à mourir, à discuter de pluie et de beau temps à la machine à café et à consommer en attendant la mort.

                              2/ Le camp des aficionados du développement personnel qui se lèvent à 5h du matin, méditent, boivent un jus de légumes et accomplissent leur journée de travail jusqu’à midi en construisant un business de digital nomade, puis passent l’après-midi à lire, se former, faire du sport et faire leur yoga, ayant accompli tous leurs objectifs (et qui affichent leur réussite professionnelle sur instagram).

                              Quel camp tu préfères ? Fais ton choix !
                              Quand tu tombes dans le développement personnel, il y a une envie d’appartenir au deuxième camp, pour être du “bon côté de la force”.

                              Viens du côté lumineux du développement personnel !

                              S’ensuit tout un changement de vie qui passe par :

                              • La santé : manger sainement, faire du sport, méditer, boire des jus, jeûner…
                              • La communication : être bienveillant, ne jamais être en colère, rayonner de bonheur, être toujours positif, développer ses aptitudes oratoires…
                              • Le mental : éliminer les croyances limitantes, arrêter les pensées négatives, gagner confiance en soi, avoir une estime de soi inébranlable, prendre des bonnes décisions, devenir une belle personne, poursuivre la “meilleure version de toi-même”, dépasser ses limites, ne plus avoir peur …
                              • L’accomplissement : changer de travail, lancer un business, travailler de chez soi, vendre des produits en ligne, atteindre ses objectifs, propager la bonne parole…

                              Sans compter les livres, formations, les séminaires, les coachings, où tu dépenses… Non tu investis, la moitié de tes revenus et tu finis par cramer des dizaines de milliers d’euros en quelques années.

                              Tu te réveilles développement personnel, tu manges développement personnel, tu parles développement personnel, tu travailles développement personnel, te couches développement personnel.

                              C’est vrai, je dessine un portrait archétypal pas toujours aussi excessif, quoi que ça colle beaucoup à ce que j’ai vécu et vu autour de moi chez des centaines de personnes.

                              J’ai compris au bout de 11 ans que c’était une fausse piste et je vais t’expliquer pourquoi.

                              Apprendre à se connaître : quel est le mode d’emploi ?

                              Quand on parle de mieux se connaître, le développement personnel propose tout un tas de questionnements, de sujets récurrents : la confiance en soi, l’estime de soi, les valeurs, les croyances, …

                              C’est intéressant et cela permet de commencer à mettre le regard à l’intérieur.
                              Pourtant, force est de constater que la plupart des gens l’abordent de façon mentale.

                              Nous sommes habitués dès le plus jeune âge à penser : retenir les dates d’histoires, faire des équations mathématiques avec des raisonnements, faire des dissertations avec thèse, anthithèse et synthèse…

                              Personnellement, je n’ai jamais eu de cours de méditation à l’école, ni d’atelier pour me connecter à mes besoins

                              Donc naturellement, j’ai transposé mon mode de fonctionnement au développement personnel.

                              Le développement personnel est une approche très souvent mentale : il s’agit de penser différemment, de s’auto-conditionner à penser d’une certaine façon, de cultiver le positif…

                              C’est aussi très souvent basé sur l’action : faire des routines, sortir de sa zone de confort, accomplir un projet, voyager…

                              Le grand oublié de la connaissance de soi, c’est l’émotionnel, le ressenti…

                              Avec tous ces coachs, tous ces livres, tu finis par avoir un idéal de toi tellement élevé que tu te fouettes de ne pas y être déjà. Tu constates chaque jour le décalage entre ta petite vie misérable de Sapiens qui ne sait pas vraiment pourquoi il foule le sol de la planète Terre ET les supers conseils prodigués par les gourous du développement personnel aux dents blanches, qui lisent 130 livres par an, qui ont une magnifique villa, une femme sexy, des abdos dessinés, un compte en banque rempli… Bref qui cochent toutes les cases du rêve américain.

                              La réalité quotidienne n’a de cesse de te renvoyer qu’un ou plusieurs de tes domaines de vie ne collent pas DU TOUT à ta vraie vie. Cela peut beaucoup d’inspiration pour sortir du cadre bien/mal, d’une vie un peu trop rangée où tu t’es coupé de ta puissance personnelle… Seulement ça peut aussi bien mener à un emprisonnement à la poursuite du bonheur/de l’argent/de la reconnaissance sociale, et à une aliénation profonde. Je l’ai vécu donc je peux t’en parler.

                              À la place d’un développement impersonnel basé sur des idéaux de société, basés sur la pensée et sur l’action, je te propose une autre approche, plus simple, plus dépouillée, moins onéreuse 🙂

                              Comment (vraiment) mieux se connaître ?

                              La connaissance de soi s’apparente plus à une découverte de soi qu’à une recherche.
                              A vrai dire, on ne se connaît jamais vraiment.
                              On se découvre dans l’instant en étant les deux pieds dans la réalité. Et personne au monde n’est mieux placé que toi pour ça.

                              Dans un monde qui valorise le mental, on part dans les modèles, on cherche le nom notre blessure “ah c’est ça, moi j’ai une blessure de rejet” au lieu d’aller rencontrer le ressenti associé à une expérience vécue nous faisant penser au rejet.
                              On cherche le numéro de notre type ennéagramme, le profil MBTI qui nous correspond.
                              Ceci peut être utile, sinon il n’y aurait pas tant de contenus sur l’ennéagramme sur Epanessence.
                              Là où j’attire ton attention, c’est que l’important dans cette histoire, c’est de partir de la réalité et pas des modèles.

                              Et la réalité c’est toi. Ce que tu ressens, ce que tu vis, ce que tu vois de toi, ce que tu constates de tes pensées…
                              Ce n’est que ça.

                              C’est ça qui te ramène doucement vers toi-même et qui te sort du fantasme, de ce que tu crois de toi ou de ce que tu aimerais être.

                              La connaissance de soi ne passe pas par la connaissance, elle ne necessite aucun livre, aucune théorie, aucun formateur.
                              Pas besoin d’exercice, de bilan, de formation, de test, de clés…

                              Je te dévoile tout de suite comment faire.

                              Le seul ingrédient nécessaire pour se connaître soi-même

                              Toute connaissance de soi revient à une forme de découverte de soi, on l’a dit.
                              Un peu comme les mathématiques et la loi de la gravitation.
                              Cela faisait déjà partie de la réalité, l’humain ne l’a pas inventé, ni même “découvert”, il a mis en lumière quelque chose qui était déjà là.

                              Un effet classique des modèles, c’est qu’ils rajoutent souvent des couches de mental par dessus la réalité, nous éloignant du sujet : nous-mêmes.

                              Garde à l’esprit que ce qui compte dans une carte, c’est le territoire qu’elle indique et pas le morceau de papier.

                              L’essence de la carte, c’est te situer et t’orienter dans le territoire.
                              A moins d’être collectionneur de cartes IGN, il n’y a aucune autre utilité que t’en servir dans le réel.

                              Les cartes psychologiques fonctionnent de la même manière.
                              Analyse transactionnelle, MBTI, ennéagramme, CNV, sont des cartes dont l’intention principale est de te ramener à toi et ta réalité.

                              Ainsi, avant d’entrer dans n’importe quel modèle, je t’invite à faire appel au seul ingrédient réellement nécessaire pour te connaître vraiment :

                              L’observation de soi.

                              Oui, c’est aussi simple que ça !

                              “OK Fabien, super… Mais observer quoi ?”

                              Réponse : TOUT ce que tu peux notifier et qui se manifeste à ta conscience.

                              Réponse plus détaillée :

                              • Imagine que tu allumes une caméra intérieure au quotidien dès la première minute de ta journée.
                              • Observe comment tu te sens au réveil, quelles pensées as-tu en te levant, quel est le ressenti dans ton corps et quel est ton avis sur ce ressenti…
                              • Observe les pensées, émotions, ressentis, qui te traversent quand tu croises quelqu’un, quand tu reçois un mail, quand tu apprends une nouvelle, quand tu lis un livre ou que tu regardes un film.

                              Tu vas constater l’effet que ça crée, je trouve ça très intéressant. Pas besoin de méditer au sens propre (assis en lotus à observer ta respiration) si ce n’est pas ta came. La méditation, c’est la vie en mouvement (et en conscience).

                              Tu peux observer au quotidien tout ce qui se passe dans ce que l’ennéagramme nomme tes 3 centres d’intelligence : les pensées, les émotions et les actions.

                              Tu peux également consigner tout ça par écrit dans ton journal intime.

                              Encore une fois, tu n’as nullement besoin d’exercices, de formation, de coach, de test, ni de conseils pour ça. Les articles d’Epanessence peuvent t’aider mais attention à ne pas te perdre dans le monde des pensées.

                              D’où l’intérêt de plonger dans le grand bain via des expériences concrètes comme la quête de vision chamanique ou la méditation Vipassana.

                               

                              Un exercice simple pour mieux se connaître

                              Si tu fais partie des gens qui aiment bien l’action, je te propose un exercice à mettre en place.

                              Ca va te prendre du temps donc vois le comme quelque chose à faire au quotidien sur le long terme, quand tu as un peu de temps en fin de journée.

                              J’appelle ça la chronologie de vie : tu vas écrire ta vie du plus tôt dont tu te rappelles à aujourd’hui.
                              Tu notes ce que tu veux, les temps forts, ce que tu as vécu factuellement et comment tu l’as interprété.

                              L’intérêt de ce type d’exercice est qu’il te permet de voir le personnage que tu as créé, les schémas répétitifs que tu invites dans ta vie et te donne la possibilité d’analyser pourquoi tu as besoin de faire ça pour, éventuellement, libérer ces schémas.

                              Ecrire ta chronologie de vie est simple, gratuit, ne demande ni coach, ni formation, ni volonté, ni confiance en soi, ni changer de croyances, ni de changer de personnalité…

                              A mesure que tu écris ta vie, observe ce qui se passe en toi, au niveau émotions et sensations.
                              Observe les expériences de vie qui ne sont pas digérées et qui alourdissent ton sac à dos dans le présent.

                              Le passé n’existe plus, mais si nous avons vécu des émotions difficiles et que nous les avons enfouies, elles s’invitent dans notre présent et teintent notre vision de la vie.

                              C’est un exercice particulièrement intéressant quand on vit une crise existentielle et où on se pose tout un tas de questions sur le sens de notre vie.

                              Les modèles pour mieux se connaître soi-même

                              Te connaître, ou plutôt te découvrir, peut être fait sans modèle.
                              Ceci dit, les modèles peuvent t’aider dans la mesure où ils agissent comme un miroir réfléchissant de ta personnalité.

                              Sur Epanessence, il y a 2 modèles proposés qui peuvent t’aider à creuser en toi :

                              1/ Ennéagramme : ce modèle étudie ton fonctionnement automatique inconscient, tes motivations les plus profondes. L’ennéagramme décrit comment ton ego se structure, comment tu as crée une identité et comment elle fonctionne. En le creusant et surtout en l’appliquant à ta vie, tu vas mettre en lumière des mécanismes qui étaient inconscients (donc que tu ne voyais pas) et ça risque de remettre beaucoup de choses en question quand tu vas les mettre en lumière.
                              Si tu as réellement l’intention de te rencontrer tel que tu es, je te recommande de commencer par là.

                              2/ Spirale dynamique : ce modèle étudie les niveaux d’existence de l’humanité que tu peux constater à un niveau collectif (sociologie) comme à un niveau individuel (psychologie). Le niveau d’existence conditionne les croyances, les comportements, la vision de la vie, le système d’apprentissage, les émotions…
                              Ce modèle est particulièrement pertinent pour faire un état des lieux d’où tu en es dans ta vie et si tu es dans une phase de transition, ou que tu te sens en inadéquation entre ce que tu vis et ce qui se passe à l’intérieur de toi.

                              Par où commencer pour mieux se connaître ?

                              1/ T’observer ici et maintenant, écouter tes émotions, tes ressentis… Et constater ce que ça dit de toi.
                              2/ Découvrir le guide Ennéagramme sur ce site.
                              3/ Découvrir le guide Spirale Dynamique sur ce site.

                              Comment connaître son type ennéagramme avec la démarche scientifique

                               

                              Comment connaître son type de personnalité en ennéagramme ?

                              L’ennéagramme a tôt fait d’être réduit à une figure ésotérique sans fondement.

                               

                              Pourtant, quiconque observe autour de lui peut constater sa pertinence concrète, empirique, en permanence !

                               

                              Cela n’empêche pas d’adopter une posture scientifique dans l’ennéagramme.

                               

                              Au contraire, c’est même souhaitable pour éviter tout un tas de compréhensions parcellaires et de raccourcis foireux.

                               

                              Il est très facile de se faire happer par nos propres biais cognitifs dans l’utilisation du modèle de l’ennéagramme et d’en faire un usage superficiel voire complètement pervers, comme c’est le cas avec un test.

                               

                              Alors, comment appliquer la méthode scientifique en ennéagramme pour trouver ton type de personnalité une bonne fois pour toutes ?

                              Avant de parler d’ennéagramme et plus spécifiquement de comment trouver ton type de personnalité, on a besoin de faire un détour par un concept clé en psychologie.

                               

                              Si tu n’es pas familier des travaux de Daniel Kahneman sur les biais cognitifs, retiens seulement ceci.

                               

                              Dans notre fonctionnement psychique, nous avons une pensée à 2 vitesses.

                               

                              Le Système 1 est impulsif et intuitif, il est automatique, économique et instantané.

                              Le Système 2 est lent, rationnel. Capable de raisonner, il est prudent. Il arrive toujours après le système 1 et coûte de l’énergie.

                               

                              On constate des différences qui y sont liées chez les individus : certains sont plus comme leur Système 2 ; d’autres sont plus proches de leur Système 1.

                              (Il y aurait même un Système 3 qui se rapprocherait d’une forme de méta-cognition et permettant de prendre du recul sur le Système 2)

                               

                              Le Système 1 se déclenche automatiquement et involontairement, car il permet d’agir.

                              Sa volonté d’économie d’énergie fait qu’il est rapide et criblé de biais cognitifs.

                              On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

                               

                              Ainsi, on a tous fait l’expérience de voir un bout de bois par terre, perçu comme un serpent au premier regard (ou expérience similaire).

                               

                              On l’a vraiment vu, pourtant, quelques secondes après, on réalise que c’est un banal bout de bois inanimé.

                               

                              Le Système 1 se déclenche et permet la survie :

                               

                              Mieux vaut voir un serpent (même si c’en est pas un) et se carapater pour survivre, pour rien…

                              Plutôt que ne pas voir le serpent et se faire mordre, au risque de mourir.

                               

                              Ainsi, les biais cognitifs ont été favorisés par l’évolution pour maximiser les chances de survie.

                              Notre cerveau est naturellement parano : il abhorre l’inconnu, généralise et se méfie de prime abord.

                               

                              Le problème auquel on a à faire est le suivant : notre système 1 se déclenche en permanence sans nous demander notre avis. Question de survie.

                               

                              Mais quel rapport avec l’ennéagramme et avec ton type de personnalité ?

                               

                              J’y viens.

                              Le danger des heuristiques de pensée en ennéagramme

                              Quand tu croises quelqu’un en colère et franc du collier, et que tu as quelques bases en ennéagramme, ton système 1 s’empresse de se mettre en route et d’étiqueter comme si tu voyais un Pokémon sauvage :

                               

                              “Oh, un type 8 de l’ennéagramme !”

                               

                              Ensuite, un peu de bricolage fait le reste pour valider l’étiquetage initial et en déduire que cet énergumène est effectivement bien un profil de type 8.

                               

                              Merci le biais de confirmation qui sélectionne tous les indices venant valider notre hypothèse.

                               

                              Il est très facile de se faire croire qu’on n’a pas une hypothèse a priori et, dans l’ombre, valider au final ce qu’on croit du type ennéagramme de l’autre.

                               

                              C’est le grand danger dans l’ennéagramme.

                               

                              Chacun y va de son petit arrangement pour justifier l’intuition préalable du système 1.

                               

                              C’est LE meilleur moyen de se foirer pour connaître son type ennéagramme ou connaître le type de quelqu’un. C’est aussi l’assurance de mal utiliser l’ennéagramme.

                               

                              Combien de fois je suis tombé dans ce piège… Beaucoup trop.

                              Pour mon propre type ennéagramme, le biais de confirmation m’a mis dedans et j’ai cru à tort être de type 7 pendant plus de 5 ans.

                               

                              Pour reprendre notre exemple ci-dessus, quelqu’un en colère et franc pourrait tout à fait être un type 1 qui fait face à quelqu’un qui ne respecte pas ses idéaux, un type 4 de sous-type sexuel en plein drame, un type 6 face à quelqu’un qui ne respecte pas son cadre…

                               

                              Comme toujours en ennéagramme, se baser sur un comportement seul pour connaître le profil de personnalité est la garantie de se planter en beauté.

                               

                              L’ennéagramme, c’est l’étude des tréfonds de la psyché, de la partie immergée de l’iceberg psychique qui pousse une personne à agir (les MOTIVATIONS).

                               

                              C’est un modèle complexe, nuancé, qui demande de la prise de recul, de la réflexion et de la patience.

                               

                              Voilà pourquoi je déconseille formellement de faire un test en ennéagramme, car cela a fortement tendance à activer le biais de confirmation et t’éloigner de qui tu es vraiment.

                               

                              Comment éviter de tomber dans ses biais cognitifs pour trouver son profil ennéagramme ? 

                              Comment éviter les heuristiques de pensée inévitables du système 1 ?

                               

                              Cela commence par en avoir conscience, car cela se fait automatiquement.

                               

                              Connaître un type ennéagramme (le sien ou celui de quelqu’un) demande un vrai travail de recherche et si tu aspires à te connaître vraiment, tu devras passer par là.

                              L'approche scientifique pour connaître le type de personnalité de quelqu’un (sans test)

                              Il s’agit avant tout de partir avec un esprit vierge en étant attentif à notre système 1.

                              Comme cela est difficile, si tu vois dans ton esprit l’hypothèse d’un type de personnalité en particulier, veille à la noter dans tes notes, car tu vas constater que ton psychisme, à des fins d’économie d’énergie, va vouloir valider cette hypothèse en première instance (rappelle-toi que le système 1 fonctionne tout seul en automatique)

                              La première étape est donc de ne PAS faire d’hypothèse sur ton type de personnalité (ni de test) ou d’être attentif à celle qui s’est formulée dans ton esprit pour ne pas être dupe.

                              Je m’explique : si tu poses l’hypothèse d’un profil ennéagramme après avoir discuté avec quelqu’un, vu une vidéo ou pendant un film… Tu vas de facto orienter ton cerveau pour valider cette hypothèse grâce à la formation réticulée (zone responsable de voir tout ce qui t’intéresse) à coup de biais de confirmation.

                              Le meilleur moyen de l’éviter, c’est :

                              1/ Noter cette hypothèse de type et être bien au clair que c’est une intuition émotionnelle, issue du système 1. 

                              Ca ne veut pas dire qu’elle est fausse, mais il faut prendre beaucoup de pincettes et être rigoureux pour venir valider ou invalider l’hypothèse avec des éléments tangibles.

                              2/ De ne pas faire d’hypothèse de profil a priori et d’adopter une approche par la Via Negativa, en mode soustractif.

                              L’idée est simple : on va explorer les 9 types de personnalité de l’ennéagramme et les éliminer 1 à 1, en récoltant des indices permettant d’exclure les types non pertinents.

                              Tout ce qu’une personne émane est rempli d’indices et renseigne sur son type de personnalité : 

                              – Ce qu’elle dit, ce qu’elle ne dit pas

                              – Ce qu’elle fait, ce qu’elle ne fait pas

                              – Son langage non verbal, son ton, sa posture

                              – Son énergie, l’intention perçue

                              – Ses émotions, sa peur profonde

                              – L’usage de ses 3 centres

                              – Ses priorités, ses zones d’ombre

                              – Sa vision du monde

                              Par exemple, l’absence totale d’émotions dans une discussion, un manque cruel d’empathie, une difficulté à se relier, un désintérêt des ressentis de l’autre, une rationalisation, (comme serait le cas d’OSS 117 par exemple), pourrait signifier un centre émotionnel réprimé.

                              Qui dit centre émotionnel réprimé (preuve à l’appui), dit une élimination de 2 types : le type 2 et du type 4 qui ont le centre émotionnel en centre préféré.

                              (et pas du type 3, car son centre émotionnel préféré bascule souvent et devient réprimé sous stress, pouvant créer de la confusion avec d’autres types).

                              Cette récolte d’indices va nous donner beaucoup d’informations sur l’utilisation des 3 centres.

                              Quel semble être le filtre premier de cette personne ? 

                              Qu’est-ce qui, au contraire, passe à la trappe ?

                              Sent-on une énergie de colère ? De peur ? De tristesse ?

                              Les indices ne doivent pas être interprétés isolément, on doit faire une observation en “cluster”, comme dans l’analyse du langage non verbal.

                              À un moment, les différents indices s’agglomèrent pour aller dans une direction.

                              C’est ainsi que de plus en plus de types de personnalité parmi les 9 sont éliminés, pour en laisser 2 ou 3, voire un seul.

                              Quand il reste seulement quelques types de personnalité, on peut s’affairer à repérer les mécanismes égotiques des survivants : évitement compulsif, mécanisme de défense, passion (et contre-passion), fixation (et contre-fixation) et sous-types.

                              Tous doivent être visibles pour valider l’ennéatype.

                              Pour aller chercher de la finesse, on peut aussi repérer la contre-passion et la contre-fixation.

                              Il suffit d’observer l’absence totale d’un des mécanismes caractéristique du type pour éliminer un type de personnalité.

                              Par exemple, si j’ai à faire à quelqu’un qui me parle systématiquement de sa vulnérabilité, de ses problèmes, de ses peurs, sans gêne particulière, on peut éliminer de facto le type 8 car il n’y pas l’évitement compulsif de la faiblesse, ni le déni de cette faiblesse.

                              Ne va pas trop vite en besogne en éliminant un ennéatype car tu n’as pas vu la passion ou la fixation : les contre-mécanismes peuvent être présents !

                              Attention à ne pas être trop obsédé par les comportements en ennéagramme : s’ils peuvent donner des indices, ils amènent souvent sur une fausse piste.

                              Apprends à écouter derrière les mots, à sentir ce qui sous-tend les propos d’une personne, à voir d’où ça part chez elle.

                              À force, tu arriveras à deviner les motivations inconscientes et trouver son type de personnalité (ce n’est jamais une certitude, seulement ton interprétation de la réalité à travers tes propres filtres).

                              L’orientation est souvent visible : chez beaucoup de 7, tu verras cette propension à la joie et l’optimisme.

                              C’est globalement vrai mais spécifiquement faux.

                              Un type 7 qui manifeste beaucoup la contre-passion d’austérité, peut montrer peu de joie et d’optimiste, et par contre s’infliger beaucoup de contraintes et de discipline draconienne (pour être plus libre).

                              Cela pourrait faire penser à un type 1 en plein contrôle de lui : il n’en est rien.

                              Si tu grattes, tu retrouveras l’évitement de la souffrance, la rationalisation… Et donc les mécanismes d’un type 7.

                              D’où l’importance de se méfier de nos heuristiques de pensée et d’adopter une démarche rigoureuse et scientifique, au risque de faire n’importe quoi avec ce fabuleux outil de l’ennéagramme.

                              Ne te presse pas pour typer les gens, prends tout ton temps pour faire ce travail.

                              Si tu n’as pas assez d’éléments, ne conclus pas, permets-toi de rester dans l’indécision et le doute. Tu as toute ta vie pour apprendre à connaître le profil de personnalité des gens.

                              Et surtout, si tu penses connaître le type ennéagramme de quelqu’un, garde ton hypothèse pour toi ! 

                              Parles-en avec des proches avec qui tu étudies l’ennéagramme si tu le souhaites, comme objet d’étude, par contre ne dis pas à l’intéressé ce que tu crois être son type.

                              Au-delà d’être contraire au code d’éthique, ça revient à lui gâcher le plaisir, à le mettre dans une posture descendante et à influencer sa propre recherche.

                              Résumons l'approche scientifique pour trouver son type en ennéagramme

                              Méfie-toi de tes heuristiques de pensée relatives au système 1, ça peut t’induire en erreur quand tu désires connaître le type ennéagramme de quelqu’un.

                              Note ton hypothèse spontanée émotionnelle sur ton type ennéagramme, si tu en as une.

                              Procède par élimination en cherchant à invalider les types.

                              Relève les indices et recoupe ces indices pour trouver un faisceau d’indices allant dans une direction. Cela va t’amener vers un profil particulier.

                              Guette la moindre incohérence dans ton analyse : si tu as besoin de bricoler avec les ailes et les flèches d’intégration/désintégration pour justifier ton hypothèse, il y a des bonnes chances que tu te plantes.

                              Le type de base suffit à expliquer le fonctionnement d’un individu.

                              Attention : tu ne peux jamais être SÛR à 100% du profil de personnalité d’un individu sans lui avoir parlé, sans le connaître… Et même en le connaissant, l’erreur est toujours possible.

                              On peut avoir une hypothèse forte, gardons toujours une part de doute.

                              Pour certaines personnes, y compris des amis, j’étais certain de mon hypothèse et je me suis royalement planté… 

                              Pourquoi ? 

                              Parce que je suis parti d’une hypothèse a priori, motivée par mon système 1 qui a étiqueté l’autre et je me suis persuadé qu’il était de tel ennéatype à coup de biais de confirmation. J’étais sûr !

                              Et pourtant, je me suis planté quand même.

                              Je fais donc de plus en plus attention pour ne plus me faire avoir par mes propres biais.

                              Ainsi, l’approche scientifique de l’ennéagramme invite à l’ouverture, à accueillir l’autre dans qui il est, sans projection, en prenant conscience des biais cognitifs inhérents à notre système 1.

                              Non seulement cela t’aidera à mieux comprendre l’ennéagramme et à l’utiliser avec beaucoup de pertinence, mais aussi et surtout à t’ouvrir à l’autre.

                              Au final, c’est cela le plus important : te relier à l’autre, l’embrasser en toute altérité au-delà de son type, au-delà du modèle de l’ennéagramme et au-delà de ce que tu crois de lui, en le prenant tel qu’il est, ici et maintenant.

                              Ne fais jamais de test ennéagramme

                               

                              Le test ennéagramme semble faire partie des incontournables pour trouver son type de personnalité.

                              Court, long, gratuit, payant, en ligne, il y en a pour tous les goûts…

                               

                              Et si je te disais qu’un test ennéagramme est la pire approche pour trouver ton type ?

                              Et si le test t’éloignait plus de ton vrai type ennéagramme qu’autre chose ?

                              Et si tu pouvais trouver ton type ennéagramme sans jamais faire de test ?

                               

                               

                              Dans cet article, explorons ensemble 6 bonnes raisons de ne JAMAIS faire de test ennéagramme.

                              test ennéagramme

                              En 2016, quand je découvre l’ennéagramme et ses 9 profils, tout excité, je m’empresse de trouver mon type de personnalité et d’en parler à tout le monde.

                              À l’époque, je tombe sur le type 7 et ça sonne comme une évidence pour moi comme pour les autres. 

                               

                              Je suis mental, je suis curieux, je suis joyeux et j’aime les blagues de merde, j’ai du mal à faire des choix, je déteste les limites et les contraintes… Il ne m’en faut pas plus pour me cataloguer en type 7 et pour trouver tous les arguments rationnels possibles pour confirmer ce profil ennéagramme.

                              Tu t’en doutes, si j’en parle c’est que je ne suis pas de type 7, je l’ai découvert 5 ans plus tard…

                               

                              Évidemment, le principal danger d’un test ennéagramme est le biais de confirmation.

                               

                              Si on s’arrête 2 minutes pour questionner : 

                              Qu’est-ce qu’un test ?

                              Selon une des définitions, c’est un “questionnaire servant à juger quelque chose ou quelqu’un.”

                               

                              Dans le cas d’un test ennégramme, c’est la suite linéaire d’affirmations auxquelles tu réponds par oui ou non intuitivement, ou par une nuance de “pas du tout à d’accord” à “tout à fait d’accord” basé sur un feeling de l’instant.

                              Ca va du test le plus sommaire avec 70 questions au test le plus complet avec 144 questions. Il existe de multiples tests en ennéagramme et mon but n’est pas de débattre de la fiabilité des résultats, duquel est le meilleur, de quel expert l’a conçu… 

                               

                              Mon intention est de questionner l’utilité même d’un test en ennéagramme.

                              Le problème du test est qu’il t’assène un résultat : aucun test à la fin ne te dit “écoute frérot, au vu de tes réponses, j’en sais foutre rien de ton type ennéagramme, débrouille-toi”.

                              Non, le test est un algorithme défini à l’avance et te donne une réponse qui serait ton type, selon la tendance qui ressort de tes réponses. 

                              Malheureusement, on peine à dépasser les 50% de précision sur ce genre de test.

                              L’individu en quête de sens, veut un numéro : il veut son “diagnostic”.

                               

                              Mais l’ennéagramme n’a pas pour but de trouver ton “numéro” : l’intention est de voir comment tu fonctionnes, comment et pourquoi tu agis comme tu agis, pour accéder à l’essence de qui tu es.

                               

                              Il est une fenêtre sur ton fonctionnement le plus caché et inconscient (ta tendance naturelle) : c’est une zone vulnérable quand mise à nue, parfois inatteignable, selon le degré de protection de ton psychisme.

                               

                              Un type ennéagramme donné par un test fige une image dans ton esprit, cela te fait partir sur un type de personnalité de façon préférentielle.

                              D’expérience, nous évacuons facilement les autres hypothèses pour se cantonner à la première réponse car quelque chose en nous est soulagé d’avoir trouvé.

                               

                              Une fois que le test valide ton type, tu trouves tous les arguments pour corroborer le type en question et tu en oublies que ce n’est qu’une hypothèse (c’est le principe du biais de confirmation).

                              Le test dit “ennéatype 7” et tu te dis alors “oui c’est vrai que j’aime les plaisirs de la vie, c’est important pour moi la liberté” et tout un tas de fadaises qui t’éloignent de qui tu es vraiment. Tu t’enfermes dans une personnalité qui n’est pas toi…

                              Évacuer l'angoisse et éviter l'introspection

                              Le test ennéagramme est souvent fait en première intention quand on se cherche : tu découvres l’ennéagramme, tu veux connaître ton type de personnalité, tu veux un résultat et c’est tout.

                              Quelque part, on veut trouver notre case pour se ranger sagement dedans : “ah c’est bon, je suis 4.”

                              À vrai dire, c’est du même niveau que la plupart des tests pour HP, hypersensible ou pervers narcissique. C’est juste bon à essentialiser les gens et éviter de se rencontrer vraiment dans toute sa complexité et toutes ses nuances.

                               

                              Le doute, l’incertitude, crée des émotions que nous n’aimons pas : nous voulons apaiser cette angoisse existentielle en nous raccrochant à une étiquette.

                               

                              Ce n’est pas du tout l’objet de l’ennéagramme où l’idée est de se rencontrer tel que tu es. Ce serait paradoxal d’utiliser l’ennéagramme pour ne pas vraiment se connaître, hein ?

                              Franchement, après 5 années à croire que j’étais de type 7, quand j’ai découvert que je n’étais pas ce type de personnalité, quelque chose a bougé fort en moi : “merde, mais qui je suis du coup ?”. 

                               

                              Cela m’a déjà montré que quelque part, je me mentais à moi-même et je ne voulais pas me voir vraiment.

                               

                              Cette situation était déjà un indice, car mettant en lumière une motivation inconsciente chez moi : ne pas trouver qui je suis.

                              Je me retrouvais avec un “je ne sais pas” très désagréable car laissant de l’espace, du vide et ce “rien” m’était inconfortable.

                               

                              Le test ennéagramme est une façon subtile d’éviter l’introspection parce que tu remplis un questionnaire avec des “plutôt pas d’accord” ou des “plutôt d’accord”, sans réellement regarder au fond de toi tes émotions les plus enfouies, les situations les plus inconfortables. (alors que c’est ça qui t’aide à trouver ton type)

                              Même si tu regardes vraiment et que tu prends le temps de sentir, c’est super difficile de répondre selon la formulation de la phrase et selon ta perception. (je te dévoile pourquoi juste en dessous)

                               

                              C’est ce qui fait qu’il y a autant de faux positifs dans les tests ennéagramme.

                              L’ennéagramme est intéressant quand tu as vraiment décidé de te rencontrer, d’aller voir ta motivation profonde, pas avant.

                               

                              C’est une démarche presque à l’envers du développement personnel où on ne cherche pas à développer on construire quoi que ce soit, mais simplement rencontrer qui nous sommes. 

                               

                              Il est plutôt question de dépouillement personnel où tu fais face à ta peur la plus profonde, celle de la dissolution de l’ego donc la peur de ne pas exister.

                              Autrement dit, tu as intérêt à être prêt !

                              Les personnes qui sentent l’appel du développement personnel ont plus intérêt à commencer par creuser la confiance en soi, l’estime de soi, le travail sur les peurs, sur les croyances….

                               

                              Selon moi, l’ennéagramme vient après la première grosse couche de développement personnel, quand on en a marre du paradigme de performance et de résultats.

                              Cela peut aussi venir plus tôt, ça dépend de toi, de ton profil, de ta motivation.

                              Seul avec ton test et tes biais cognitifs

                              Sur un site proposant un test ennéagramme, on peut lire ce texte : “Il est important de répondre aux questions honnêtement. Essayez de ne pas répondre selon la façon dont vous voudriez vous voir, mais selon la façon dont vous êtes réellement ou dont vous avez été dans le passé.”

                               

                              Bien sûr je suis d’accord, et en même temps comment tu sais que tu te mens quand… tu te mens à toi-même ?

                              Comment être conscient de ce qui est inconscient ?

                               

                              C’est comme la devinette des gardiens de prison :

                               

                              “Vous vous trouvez devant deux gardiens de porte : l’un dit la vérité, l’autre ment toujours. Vous devez choisir une des deux portes : l’une mène vers la liberté, l’autre mène vers la prison. Vous n’avez droit de poser qu’une seule question unique à un des gardiens. Ensuite, vous devez choisir !”

                               

                              Comment savoir lequel ment puisqu’il ment ?

                               

                              Quand tu réponds à un test ennéagramme, tu réponds avec tes propres biais cognitifs et tu vas (souvent) éviter de répondre ce qui ne t’arrange pas ou ce que tu n’es pas prêt à voir de toi.

                               

                              Forcément, ça va biaiser le test et donner un résultat incohérent.

                               

                              Nous sommes criblés de biais cognitifs qui nous empêchent de nous voir tels que nous sommes.

                              À l’époque je croyais fort ne pas être sensible au regard des autres et je me le racontais tellement que j’y croyais.

                               

                              Pour autant, dans la réalité de mes émotions et de mes tripes, j’étais au contraire extrêmement sensible à ce que les autres disaient sur moi, je le sentais.

                              Mais il y avait une dissonance entre les différentes parties de moi.

                               

                              Quelle influence ça aurait eu sur un test ennéagramme ? Immense.

                              Je voulais tellement être un gros dur que le test aurait pu me sortir un type 8.

                               

                              Attention : certains types de personnalité peuvent avoir plus de difficultés à trouver leur profil.

                              C’est le cas des types 3, 6 et 9 qui sont des caméléons du fait de leur utilisation mixte du centre préféré (et du mécanisme de basculement du centre préféré sous stress), ils sont très contexte-dépendant : trouver son type devient plus difficile. 

                              Pour cette raison, les types du triangle (types 3, 6 et 9) sont des profils ayant un fonctionnement un peu différent des 6 autres profils.

                              Le type 3 peut avoir du mal à se trouver car il se ment à lui-même en s’identifiant à une image sociale (mécanisme de défense d’identification et passion de mensonge)

                              Le type 6 peut avoir du mal à se trouver car il doute énormément et projette ce qu’il ne veut pas voir de lui (mécanisme de défense de projection et fixation de doute).

                              Le type 9 peut avoir du mal à se trouver car il fusionne avec les autres et ne veut pas se connaître (mécanisme de défense de narcotisation et passion de paresse

                               

                              L’ennéagramme parle des motivations inconscientes et c’est très difficilement perceptible en répondant à un test, aussi précis soit-il. Même après plusieurs jours de formation, tu peux ne pas connaître ton type, alors imagine avec des tests sur internet…

                              La volonté d'un résultat immédiat

                              Ce n’est pas un scoop : nous sommes dans une société où on veut tout, tout de suite.

                              Nous sommes passés du cheval à la voiture puis au TGV et à l’avion.

                              Nous sommes passés du livre à l’article, au post sur les réseaux puis aux shorts sur Tiktok.

                              Nous sommes passés du mariage arrangé où tu ne choisis par ton partenaire, à la consommation via Tinder et Adopteunmec, avec une tendance générale à avoir du mal à s’engager et à fuir la relation dès la première difficulté.

                              Ca n’en finit plus d’accélérer ! Est-ce bien ou mal ? Là n’est pas le sujet.

                              Forcément, quand tu t’intéresses à l’ennéagramme avec cette mentalité, tu ne peux que vouloir un résultat rapide.

                              Certains n’ont même pas le temps de lire un livre ou d’aller en formation tant ils sont pressés !

                              Satisfaire tes envies maintenant dans une volonté “d’enfant roi” ne te mènera pas à ton vrai profil ennéagramme.

                              Si tu es dans une intention de résultat (typique du niveau Orange en spirale dynamique), tu vas valoriser plus la finalité que le processus et tu as toutes les chances de ne jamais trouver ton type et qui tu es vraiment, tellement tu es pressé de trouver.

                              Trouver son type ennéagramme invite à ralentir pour procéder à une introspection sincère et authentique.

                              Ca ne veut pas dire que tu vas mettre 2 ans à trouver ton type, simplement que tu vas te laisser le temps de te rencontrer vraiment, d’analyser tes motivations dans des événements passés et éplucher chaque type pour comprendre comment il fonctionne. Petit à petit, tu vas apprendre à devenir un expert de toi-même.

                              Quelque part, il y a un deuil de l’instantanéité à faire quand tu réalises que toutes les choses les plus importantes de la vie ne s’acquièrent pas en un clic.

                              Faire son potager, élever un gamin, écrire un livre, construire un couple, se connaître vraiment… Tout cela est long, demande du temps et de l’engagement.

                              Le chemin qui mène à la connaissance de soi n’est pas une autoroute, mais plutôt un chemin non balisé en forêt que peu de gens l’empruntent car il demande du courage, de l’humilité et de la ténacité. 

                              Le cerveau humain est très sensible aux gratifications immédiates en ce siècle  dopaminé avec Mcdo/Facebook/YouTube.

                              Ce n’est pas une fatalité, si tu veux vraiment trouver ton type ennéagramme, tu peux aussi te permettre de ralentir, de ne pas avoir une réponse aujourd’hui.

                              Prendre le temps de plonger dans les articles de ce site, d’aller en formation, de lire des livres sur l’ennéagramme.

                              Il n’y a pas de raccourci dans la connaissance de soi, si ce n’est mettre ton attention au présent à l’intérieur sur tes émotions, tes ressentis, ta motivation…

                              Cela demande de faire face à ta peur de l’ennui, ta peur du vide, ta peur de l’inconnu.

                              La profondeur zéro

                              Faire un test n’a aucune profondeur, ça ne t’aide pas à mieux connaître le modèle : tu trouves ton prétendu type… “et après ?”.

                              Te voilà bien avancé !

                               

                              Après un test, tu ne connais pas mieux le modèle de l’ennéagramme, tu ne connais pas les notions d’évidement compulsif, de mécanisme de défense, de passion et de fixation… Tu as trouvé un type (qui a une chance sur deux de ne pas être le tien) et tu ne sais pas qu’en faire, tu n’en saisis pas les implications et tu as tôt fait de remettre le modèle au placard… C’est dommage.

                               

                              Le test étant dans cette dynamique du “tout cuit dans la bouche”, il n’y a aucune saveur, aucune intégration du modèle de l’ennéagramme dans ton être. 

                              Ca a toutes les chances de ne strictement rien changer dans ta vie.

                               

                              Pour que l’ennéagramme serve réellement dans ta vie, tu as besoin de plonger dedans, de te l’approprier, de comprendre l’implication de trouver son type, de voir les mécanismes à l’œuvre dans ta vie, de plonger dans tes entrailles.

                              Le test assène un type comme une vérité et tu te retrouves avec cette réponse sans trop savoir qu’en faire, même si le type est le bon !

                               

                              Personnellement, j’ai refait le test en étant le plus honnête possible (et connaissant mon type) : le test me sort à nouveau le type 7… Rien à faire, ce n’est qu’un algorithme qui ne peut pas tenir compte de la complexité de nos motivations humaines.

                              Je ne suis pas qu’un “type” : j’ai mon histoire, ma culture, mon unicité et aussi toutes les nuances de mon ennéatype (hiérarchie des centres, aile, sous-type, contre-passion et contre-fixation). Mais ça, le test ne peut pas en tenir compte, même s’il posait 1000 questions.

                               

                              Pour vraiment trouver ton type ennéagramme, tu ne couperas pas à une réelle introspection, un rendez-vous entre toi et toi. L’écriture peut véritablement t’aider à récolter les indices.

                              Tu peux bien sûr en discuter avec quelqu’un pour approfondir, creuser avec les bonnes questions… Mais surtout qu’il ne te dise pas ton type, c’est TON chemin, c’est à toi de trouver.

                              Trouver son type est un chemin, pas un événement

                              Le test ennéagramme est un événement. Tu vas sur un site, tu fais ton test et basta.

                              Il sort un chiffre : 1, 2 ou 7. Et après ? 

                              Tu ne sais pas quoi faire car tu ne comprends pas le modèle.Voilà une étiquette de plus que tu vas pouvoir brandir en soirée : “j’ai fait le test ennéagramme, je suis de type 1 !”.

                              Un copain qui a lu un livre d’ennéagramme en diagonale te répond alors “ah c’est pour ça que tu es chiant !”

                              On est pas bien avancés… 

                              Si c’est pour collectionner une 4ème étiquette à côté de HP, blessure d’abandon et TDAH, ce n’est pas la peine : mieux vaut retourner faire des tests Facebook pour découvrir quelle marque de chaussettes tu es.

                              Je suis cynique mais j’insiste : l’ennéagramme est un outil de connaissance de soi qui va bien au-delà du procédé d’étiquetage en psychologie. 

                              C’est pour cela que je n’utilise pas les noms (altruiste, romantique, épicurien…) qui renforcent encore plus l’étiquetage, par rapport aux numéros qui sont neutres.

                               

                               

                              Trouver ton type ennéagramme ressemble plus à un chemin où tu prends le temps de te découvrir, de t’explorer, comme tu ne l’as jamais fait avant.

                              Tu t’arrêtes en route, tu regardes le paysage, tu prends le temps de vérifier que tu as bien compris…

                               

                               

                              Comme le jour où tu découvres l’humain derrière ton père ou ta mère :

                              “Ah boooon tu faisais du bateau ? Quand ça ? Tu ne me l’avais jamais dit !”

                              “Tu ne m’as jamais demandé” rétorque-t-il.

                               

                              Tu commences alors à le questionner sur ses loisirs, son enfance, ses rêves, ses peurs… Et tu découvres l’humain derrière le parent, que bien souvent tu ne connais pas.

                               

                               

                              C’est la même chose avec toi-même : pour te connaître, tu sors du mode pilote automatique, tu tournes le regard à l’intérieur et tu t’intéresses vraiment à l’être que tu ne connais pas forcément bien.

                               

                              Tu commences à tirer la pelote en regardant des situations du quotidien :

                              “Tiens, hier j’ai réagi brutalement quand Paul m’a critiqué sur mon travail. Qu’est-ce que ça a touché ?”

                              “J’ai peur de l’avenir, peur de faire face à mes émotions quand je suis face à mon partenaire. Comment ça se fait ?”

                              “Tiens, je ne m’engage pas dans ce projet parce que j’ai peur de l’enfermement. Qu’est-ce que ça dit de moi ?

                               

                              Tu regardes, tu questionnes, tu creuses, tu ressens, tu écris…

                               

                               

                              L’ennéagramme n’est pas un chemin vers un numéro pour mettre une énième étiquette. Je crois que le monde d’aujourd’hui n’en peut plus de ces étiquettes dans tous les sens : vegan, HP, non binaire, anarchiste, agnostique, platiste, complotiste…

                               

                               

                              C’est avant tout un chemin vers toi, vers ta vérité intérieure et comment tu fonctionnes réellement, bien au-delà d’une étiquette.

                               

                              Et il se trouve que le modèle de l’ennéagramme est tellement puissant que, quand tu auras regardé suffisamment longtemps à l’intérieur, ça va tomber pile sur un profil et tu vas te dire :

                              “Bon sang mais c’est bien sûr, je fonctionne comme un type 6.”

                               

                              Alors tu vas prendre le temps de regarder chaque type un à un pour les invalider, car tu auras trouvé des contre-exemples sur au moins un des mécanismes clés du type.

                              Et le dernier que tu n’auras pas réussi à invalider sera effectivement ton type.

                              Dans quel cas faire un test ?

                              Aucun. Ne fais pas de test, ça risque de t’induire en erreur sur ton vrai type et ça ne t’aide en rien concernant ton introspection.

                              Maintenant, après tout ce que tu as lu… Je ne vais pas insister.

                              Vu que je ne suis personne pour t’obliger à faire quoi que ce soit et que tout le monde a le droit de faire des erreurs, si tu décides de faire un test ennéagramme j’ai quand même quelques “conseils” pour toi :

                              1/ Prends le résultat à la légère, comme une hypothèse de travail et cherche surtout à l’invalider plutôt qu’à la valider.

                              2/ Regarde bien les mécanismes du type/des types qui sort(ent) afin d’analyser dans le détail l’évitement compulsif, le mécanisme de défense, la passion, la fixation.

                              3/ Passe quand même par la méthode scientifique que je te dévoile sur cette page.

                              Patience, tu finiras toujours par trouver ! 

                              Tu verras à quel point le chemin compte plus que la destination.

                              Et si tu souhaites de l’aide, tu peux toujours réserver un bilan de personnalité pour que je t’aide à creuser au bon endroit.

                              Le Type 1 de l’ennéagramme : amour et couple

                               

                              Comment se comporte un type 1 de l’ennéagramme en couple ?

                              Si tu es toi-même de type 1 ou que ton partenaire de vie est de type 1, alors cet article va t’intéresser pour vivre une relation épanouissante.

                               

                              Tu vas découvrir :

                              Ce que tu dois absolument éviter avec un type 1 de l’ennéagramme

                              Les points de vigilance à garder pour éviter de partir en dispute

                              La façon de fonctionner d’un type 1 dans une relation de couple

                               

                              Le type ennéagrammme ne permet pas de savoir avec qui tu vas bien t’entendre, par contre en connaissant le type de l’un et de l’autre dans le couple, cela peut éviter bien des déconvenues !

                              Avant d’aller plus loin sur le type 1 dans la relation de couple, assurons-nous d’être sur la même longueur d’onde sur ce type de personalité qui est souvent mal compris.

                               

                              Attention, tout ce qui est exprimé ci-dessous décrit particulièrement un type 1 dans l’ego, on parle d’une tendance, d’une image cliché.

                              Au plus l’individu est sous stress, au plus l’ego est visible et au plus tu constateras les mécanismes.

                               

                              Le type 1 a un centre instinctif comme centre préféré, c’est-à-dire qu’il l’utilise en priorité au quotidien, comme les types 8 et 9 de l’ennéagramme. 

                               

                              Son centre instinctif étant surutilisé vers l’intérieur, il s’identifie au contrôle qu’il a sur lui-même.

                               

                              En clair, son identité dans l’ego = je suis le contrôle que j’ai sur moi.

                              Dans sa personnalité, il fait dépendre sa valeur de ses actions (et pourrait être confondu avec un type 3 sur ce point). Donc il est tourné action, action, action.

                               

                              Comme les autres types de personnalité instinctifs, le type 1 de l’ennéagramme un problème avec la colère et le contrôle : cette énergie de colère est contenue, refoulée en permanence et source de culpabilité car preuve de l’absence de contrôle qu’il a sur lui. Il est donc sans cesse tiraillé entre cette colère qu’il ressent très souvent et l’impossibilité de l’exprimer, ce qui lui cause nombre de tensions internes. 

                              C’est le challenge de sa vie.

                               

                              Chez les types 8 et 9, la problématique de la colère est différence :

                              – Le 8 extériorise la colère, elle est palpable très souvent, de sorte qu’on le remarque aisément tant il est bruyant et se fait remarquer.

                              – Le 9 réprime la colère, elle sort très rarement ce qui en fait quelqu’un de cool et sympathique, mais quand elle sort c’est dans une situation spécifique où la goutte d’eau fait déborder le vase et elle a tendance à faire du dégât (genre volcan explosif).

                               

                              Son orientation (ce qu’il apporte dans le monde) est la rigueur et les idéaux élevés.

                              Le côté tranchant de son centre instinctif est dirigé avant tout vers l’intérieur pour se contrôler lui-même, pour être le plus droit possible, en cohérence avec ses idéaux.

                              Il est plutôt direct et honnête, il dit ce qu’il pense et il pense ce qu’il dit.

                               

                              Comme les types de l’ennéagramme qui ont leur centre préféré tourné vers l’intérieur, il a tendance à lutter contre la réalité et s’indigne de ce qui est, il est obnubilé par ce qui pourrait être (ses idéaux).

                               

                              Sa compulsion (ou évitement compulsif) est la colère. Il ne peut pas se permettre la colère car elle est la preuve d’une absence de contrôle sur lui. C’est donc sa tâche aveugle et il fera tout pour ne jamais y être exposé.

                               

                              Son mécanisme de défense est la formation réactionnelle : quand la colère commence à monter, elle sort à peine sous forme de critique, de jugement, qu’elle est aussitôt refoulée car il ne peut pas se permettre de l’exprimer vraiment (c’est tout le principe de la compulsion).

                              La colère est alors transformée en une énergie instinctive, d’action, où le type 1 agit CONTRE ce qui a déclenché sa colère. Il ne s’en rend pas compte puisque c’est une défense inconsciente.

                               

                              Sa passion est la colère : dans son centre émotionnel dans l’ego, c’est l’émotion qui tourne tout le temps, de sorte qu’il s’indigne contre tout ce qui n’est pas en accord avec ses idéaux. 

                               

                              C’est à cet endroit qu’on peut le confondre avec le type 6 : ce sont tous deux de beaux râleurs, rigides dans leur façon de voir le monde.

                              Le type 1 est un instinctif au contact de sa vérité intérieure (qui vient des tripes) et se démène pour la concrétiser dans l’action chaque jour de sa vie. A travers cette discipline et ce contrôle de lui (problématique de colère), il cherche à être une bonne personne. 

                               

                              Le type 6 est un mental qui fait tout pour respecter le cadre (qui vient de la tête) et corrige tous ceux qui ne collent pas aux règles et aux principes du cadre. Il se plie lui aussi au cadre qu’il respecte, cherchant à être en sécurité (problématique de peur).

                               

                              Sa contre-passion est le renoncement : il (se) fait croire qu’il a lâché prise sur ses idéaux alors que pas du tout. Il s’agit d’une autre forme de contention et de contrôle égotique.

                               

                              Sa fixation est le perfectionnisme : il se met une pression monumentale pour aller jusqu’au bout des choses. Sa devise n’est pas “fait vaut mieux que parfait” mais “je fais parfait ou je ne fais pas du tout”. Il peut passer beaucoup de temps sur des détails pas si importants, d’où le cliché du perfectionniste. Si tout le monde peut être perfectionniste, le profil 1 excelle là-dedans car c’est la preuve ultime du contrôle qu’il a sur lui de peaufiner jusqu’au bout du bout.

                               

                              Sa contre-fixation est l’inachèvement : ses idéaux sont tellement élevés qu’il procrastine et n’avance plus sur son projet. Il ne finit pas ce qu’il commence. Sa procrastination devient une protection contre l’imperfection.

                               

                              Dans l’essence : 

                              Dans le centre émotionnel, la passion fait place à la vertu. 

                              Chez le 1, la colère fait place à la sérénité. Il lâche prise sur ses idéaux et apprend à se détendre même quand ce n’est pas parfait, il comprend que ce qui est est.

                               

                              Dans le centre mental, la fixation fait la place à l’idée supérieure.

                              Chez le 1, le perfectionnisme fait place à la perfection. Il sait alors se satisfaire de ce qui est et celui lui amène un réel apaisement, car il comprend que tout est relatif.

                               

                              Note : le profil 1 devrait faire attention à toute démarche de développement personnel qui pourrait renforcer sa pente égotique de toujours vouloir s’améliorer, se mettre la pression. L’intégration pour le type 1 de l’ennéagramme est plutôt un “anti développement personnel” qui consisterait à lâcher du lest sur ses idéaux, à se foutre la paix, à connecter à ses émotions.

                              Mon partenaire est-il du type 1 de l'ennéagramme

                              Pour savoir si ton amoureux (ou toi-même) est de type 1, c’est toujours le même principe.

                               

                              Comme pour ton propre type ennéagramme, je t’invite avant tout à procéder par élimination pour éviter le biais de confirmation d’hypothèse.

                               

                              Si tu penses qu’il/elle est de type 1, tu vas sélectionner les arguments et les exemples qui te donnent raison.

                               

                              Ceci étant précisé, tu peux te poser ces questions :

                              – A-t-il des idéaux et des valeurs très élevés ?

                              – Vois-tu un centre instinctif tourné vers l’intérieur ?

                              – Vois-tu une énergie de colère contenue qui sort sous forme de critique/jugement ?

                              – A-t-il une tendance à se mettre une pression dingue pour faire les choses parfaitement ?

                              – A-t-il du mal à réellement exprimer sa colère ?

                              – Est-il très tendu physiquement, avec les muscles crispés ?

                              – A quel point cherche-t-il à se contrôler ?

                              – Cherche-t-il absolument à être quelqu’un de bien ?

                              – Fait-il passer le plaisir après le travail ?

                               

                              Les types 1 sont assez reconnaissables par ce mécanisme très spécifique de la colère : c’est le seul ennéatype qui a la même passion et évitement compulsif.

                              Cela signifie que le challenge de sa vie va être de s’autoriser à sortir cette colère ressentie qu’il passe son temps à refouler.

                              L'ennéatype 1 en couple

                              C'est Lancelot le 1, au cas où t'aies un doute !

                              Si tu as bien compris le type 1 de l’ennéagramme, tu vas comprendre logiquement les problèmes générés par son ego au sein d’une relation de couple.

                               

                              Il critique tout ce qui n’est pas en adéquation avec ses idéaux.

                              Il a beaucoup de colère envers lui-même (de ne pas faire assez bien) même s’il se défonce pour faire les choses bien et il est aussi en colère envers son partenaire pour ce qu’il ne fait pas.

                               

                              Il est un grand utilisateur des injonctions “il faut”, “tu dois” envers son partenaire, car il fonctionne pareil avec lui-même.

                               

                              Comme c’est un instinctif et qu’il ne fait pas les choses à moitié, il s’engage à fond dans la relation et on peut compter sur lui.

                               

                              Quand il aime quelqu’un, il peut être très généreux.

                               

                              Les émotions dans ses relations ne sont pas son fort : cela lui demandera d’apprendre à se connecter à son centre émotionnel (là où un type 2 n’a aucune difficulté)

                               

                              Dans une relation importante pour lui (instinct tête-à-tête), le type 1 craint que son imperfection cause du tort dans la relation et que l’autre le quitte voyant tout ce qui est incorrect chez lui. Il est très attentif aux menaces réelles (ou potentielles) de sa relation. Il a tendance à être jaloux et à se juger de ce qu’il n’a pas.

                               

                              Selon le niveau d’intégration et selon la situation, tu peux voir les meilleurs traits du type 1 comme tu peux en voir les pires.

                              A quoi faire attention : à éviter avec les 1

                               

                              Il y a un certain nombre de points qui vont considérablement t’aider si tu es en relation de couple avec un type 1, ou en relation tout cours.

                               

                              C’est là où l’ennéagramme est un outil extrêmement précieux.

                               

                              Le principe est de détendre son ego pour éviter de déclencher ses mécanismes et vivre une relation plus harmonieuse.

                               

                              Il y a quelques points à éviter dans une relation avec un type 1 de l’ennéagramme :

                               

                              1/ Ne pas respecter ses engagements : il déteste quand ça manque de cohérence, de congruence.

                               

                              2/ Mal faire les choses : si tu fais les choses à moitié, que tu bâcles, il risque fort de te le faire remarquer.

                               

                              3/ Le critiquer sur sa façon de faire : comment il fait du mieux qu’il peut, si tu le critiques là-dessus, il le prend très à cœur et le vit mal.

                              Les points de frictions possibles

                               

                              La personnalité de type 1 de l’ennéagramme a un côté froid, direct, factuel et tranchant par sa vision du monde duelle.

                               

                              Les zones de tension qui peuvent détruire la relation ont tendance à être les mêmes :

                               

                              – Son caractère moralisateur et critique

                               

                              – Sa personnalité intolérante voire extrême dans ses opinions (on peut retrouver ça chez le type 8)

                               

                              – Sa rigidité sur son modus operandi

                               

                              – Le perfectionnisme et le souci du détail qu’il pousse très loin

                               

                              – Il a besoin de passer à l’action et peut avoir du mal à se poser : cette agitation liée à son centre instinctif peut irriter son partenaire

                               

                              De ton côté, quel que soit ton type ennéagramme, il est important que tu sois capable de :

                               

                              – Être droit, honnête et respectueux

                               

                              – Tenir tes engagements vis-à-vis de lui/elle

                               

                              – Respecter sa façon de faire, valoriser ses efforts

                               

                              – Donner du feedback sur ses critiques et ses jugements à ton égard

                               

                              – Lui exprimer que tu ne fonctionnes pas comme lui au niveau instinctif

                               

                              Evidemment tous les couples sont uniques, ce sont des lignes de conduite à s’approprier et à personnaliser. 

                              Ca dépend tellement de ton profil, de l’aile dominante, du niveau d’intégration…

                              Attention aux dangers de l'ennéagramme

                              L’ennéagramme est un modèle profond et précis, mais attention : ne résume pas ton/ta partenaire à un type de l’ennéagramme.

                               

                              C’est l’un des risques de l’ennéagramme : se servir du modèle pour enfermer les autres. C’est la pire façon d’envisager une relation.

                               

                              Ton partenaire n’est pas UN type ennéagramme : il est bien plus que cela, il a son histoire, sa culture, ses particularités.

                               

                              Il a son empreinte bien spécifique, sa façon bien à lui de vivre son type 1.

                               

                              L’ennéagramme ne doit surtout pas servir à enfermer les autres dans leur type de personnalité, mais plutôt les aider à voir leur cellule et à en sortir.

                              Le Type 8 de l’ennéagramme : amour et couple

                               

                              Comment se comporte un type 8 de l’ennéagramme en couple ?

                              Si tu es toi-même de type 8 ou que ton partenaire de vie est de type 8, alors cet article va t’intéresser pour vivre une relation épanouissante.

                               

                              Tu vas découvrir :

                              – Ce que tu dois absolument éviter avec un type 8 de l’ennéagramme

                              – Les points de vigilance à garder pour éviter de le mettre en colère

                              – La façon de fonctionner d’un type 8 dans une relation de couple

                               

                               

                              Le type ennéagrammme ne permet pas de savoir avec qui tu vas bien t’entendre, par contre en connaissant le type de l’un et de l’autre dans le couple, cela peut éviter bien des déconvenues !

                              Avant d’aller plus loin sur le type 8 dans la relation de couple, assurons-nous d’être sur la même longueur d’onde sur ce type de personnalité de l’ennéagramme.

                               

                              Attention, tout ce qui est exprimé ci-dessous décrit particulièrement un type 8 dans l’ego, on parle d’une tendance, d’une image cliché. Tous les types 8 ont une façon différente d’exprimer leur ennéatype.

                              Au plus l’individu est sous stress, au plus l’ego est visible et au plus tu constateras les mécanismes.

                               

                              Le type 8 a un centre instinctif comme centre préféré, c’est-à-dire qu’il l’utilise en priorité au quotidien, comme les types 9 et 1 de l’ennéagramme.

                               

                              Son centre instinctif étant surutilisé vers l’extérieur, il s’identifie au contrôle qu’il a sur les autres.

                               

                               

                              En clair, son identité dans l’ego = je suis le contrôle que j’ai sur les autres.

                               

                              Comme les autres types de personnalité instinctifs, le type 8 de l’ennéagramme un problème avec la colère et le contrôle : cette énergie de colère est très souvent visible, il veut bouffer la vie et ça se voit (cf les 3 loustics cités plus bas).

                               

                              Chez les types 1 et 9, la problématique de la colère est différence :

                              – Le 1 refoule la colère, elle sort un peu mais est refoulée aussitôt (car source de culpabilité et de manque de contrôle sur soi).

                              – Le 9 réprime la colère, elle sort très rarement ce qui en fait quelqu’un de cool et sympathique, mais quand elle sort c’est dans une situation spécifique où la goutte d’eau fait déborder le vase et elle a tendance à faire du dégât (genre volcan explosif).

                               

                              Son orientation (ce qu’il apporte dans le monde) est la puissance et le courage. C’est quelqu’un de direct et sans détour, il dit ce qu’il pense et il pense ce qu’il dit.

                              Il aime polariser, c’est très souvent quelqu’un qu’on aime ou qu’on déteste (Dieudonné, Donald Trump, Jean-Marie Bigard). 

                               

                              Dans ses relations, le type 8 se fout éperdument de ce qu’on pense de lui. Parmi les 9 types de personnalités, il est l’alpha qui dit tout haut ce que tout monde pense tout bas, il confronte tout le monde, il aime défier l’autorité.

                               

                              Comme les types de l’ennéagramme qui ont leur centre préféré tourné vers l’extérieur, il teste les gens pour savoir qui il a en face. 

                               

                              Pour le type 8, ce test est instinctif (par une moquerie, une provocation…) afin de sentir leur centre instinctif et savoir s’il a à faire à un fort ou à un faible (on retrouve la dualité inhérente au centre instinctif).

                               

                              Sa compulsion est la faiblesse. Il ne peut pas se permettre la faiblesse car sa vision de la vie est qu’il vit dans un monde dangereux où toute personne est un traître potentiel.

                              Le type 6 et le type 8 ont une vision de la vie similaire tournée vers le danger : la vision du type 6 est un monde instable et dangereux où il faut se méfier ; dans la vision du type 8 le monde est une lutte et il faut être le plus fort pour survivre. 

                              Ces deux types de l’ennéagramme ont une stratégie distincte : le 6 est dans la peur (centre mental), le type 8 est dans la colère et le contrôle (centre instinctif).

                               

                              Son mécanisme de défense est le déni : il est purement et simplement dans le déni de toute faiblesse.

                              Dans sa personnalité, il n’existe pas s’il est faible, alors il est impossible de la reconnaître, d’où la personnalité forte et le caractère bourrin qu’il montre en toute situation. Grâce à son mécanisme de défense, il nie purement et simplement toute trace de faiblesse (il n’en a donc pas conscience).

                               

                              Sa passion est l’excès : il vit sa vie avec excès. Il parle fort, il rit fort, il travaille avec excès, mange avec excès, passe à l’action avec excès… Il se fait remarquer et montre par la même qui est le plus fort, qui domine.

                               

                              Sa contre-passion est la circonspection : il montre une apparence de mesure et montre une sorte de contention alors qu’il bout à l’intérieur.

                               

                              Sa fixation est la vengeance : il fomente des plans sur les gens qui l’ont trahi. Avec sa vision de la vie, il voit souvent de la trahison là où il n’y a en a pas, cela le met en colère et nourrit son désir de vengeance.

                               

                              Sa contre-fixation est velléité : il garde sa vengeance pour lui sans l’exprimer et ça va le bouffer de l’intérieur.

                               

                              Dans l’essence : 

                              Dans le centre émotionnel, la passion fait place à la vertu. 

                              Chez le 8, l’excès fait place à la simplicité. Il peut alors arrêter relâcher la tyrannie que le centre instinctif a sur sa vie, il prend conscience qu’un autre mode de fonctionnement est possible.

                               

                              Dans le centre mental, la fixation fait la place à l’idée supérieure.

                              Chez le 8, la vengeance fait place à l’altérité. Il peut alors exprimer ses émotions et sentiments et considérer l’autre au-delà de ses projections.

                              Mon partenaire est-il du type 8 de l'ennéagramme ?

                              Pour savoir si ta moitié (ou toi-même) est de type 8, c’est toujours la même façon.

                               

                              Comme pour ton propre type ennéagramme, je t’invite avant tout à procéder par élimination pour éviter la tendance à tomber dans le biais de confirmation d’hypothèse.

                               

                              Si tu penses qu’il/elle a une personnalité de type 8, tu vas sélectionner les arguments et les exemples qui te donnent raison.

                               

                              Ceci étant précisé, tu peux te poser ces questions :

                              – Observes-tu un centre instinctif tourné vers l’extérieur ?

                              – Constates-tu une énergie de colère palpable la plupart du temps et un caractère en acier trempé ?

                              – Est-il franc du collier, avec peu de considération de l’autre et ses sentiments ?

                              – A-t-il une tendance à fomenter des plans pour se venger des autres ?

                              – A-t-il du mal à parler de sa vulnérabilité, de sa faiblesse, de ses émotions et sentiments ?

                              – A-t-il tendance à fonctionner sans modération ?

                              – A quel point cherche-t-il à contrôler les autres ?

                              – A-t-il tendance à se foutre du regard des autres ?

                              – Paraît-il avoir une grande énergie de vie ?

                               

                              Le type 8 peut parfois être confondu avec le type 6 contre phobique ou avec le type 4 sous-type sexuel.

                              Le type 6 contre-phobique agit sans réfléchir face à sa peur, mais il est quand même piloté par celle-ci. Là où le type 6 brave le danger pour se faire croire qu’il n’a pas peur, le type 8 adore se confronter à la difficulté.

                               

                              Le type 4 sous-type sexuel peut être très virulent et violent (cf le personnage de Commode dans Gladiator) pouvant être confondu avec la type 8. Il n’en est rien, le type 4 reste un émotionnel qui va mettre en scène sa violence, pour se faire remarquer. Le type 8 n’attend aucune reconnaissance, il se fiche éperdument du regard des autres.

                               

                              Il peut même y avoir une confusion avec le type 2 du fait qu’ils soient liés par la flèche.

                               

                               

                              Les types 8 sont généralement les plus facilement repérables parmi les 9 types de l’ennéagramme : par leur fonctionnement naturel ils se font remarquer. 

                              L'ennéatype 8 en couple

                              Si tu as bien compris le type 8 de l’ennéagramme, tu vas comprendre logiquement les problèmes générés par son ego au sein d’une relation de couple.

                               

                              C’est une personne qui veut contrôler son partenaire : il ne peut pas se permettre que celui-ci lui échappe. 

                              L’une des façons de le faire est de soutirer toutes les informations de son partenaire, de tout savoir sur lui.

                               

                              Le type 8 a tendance à être très possessif, tout en s’autorisant à avoir des aventures s’il en a envie (cf la passion d’excès).

                               

                              Dans une relation sérieuse, le type 8 teste régulièrement son partenaire afin de sentir son engagement et dévouement.

                               

                              De nature méfiante, il peut toutefois s’autoriser à exprimer ses émotions et sentiments s’il fait vraiment confiance à son partenaire. Cela dépend la situation.

                               

                              Dans une relation qui lui tient à cœur, le type 8 devient très protecteur et fait tout pour protéger ceux qu’ils considèrent comme faible.

                              On peut compter sur lui dans une situation critique, il est un pilier fort qui prend soin de sa tribu et met toute son énergie dans ce rôle de protecteur. C’est sa façon d’aimer, il exprime rarement ouvertement ses sentiments.

                               

                              Selon le niveau d’intégration et selon la situation, tu peux voir les meilleurs traits du type 8 comme tu peux en voir les pires.

                              A quoi faire attention : à éviter avec les 8

                               

                              Il y a un certain nombre de points qui vont considérablement t’aider si tu es en relation de couple avec un type 8.

                               

                              C’est là où l’ennéagramme est un outil extrêmement précieux.

                               

                              Le principe est de détendre son ego pour éviter de déclencher ses mécanismes et vivre une relation plus harmonieuse.

                               

                              Il y a quelques points à éviter dans une relation avec un type 8 de l’ennéagramme:

                               

                              1/ Le manque de franchise, la mauvaise foi : si tu tournes autour du pot, que tu ne dis pas les choses voire que tu gardes secret… Ca lui déplaît très fort.

                               

                              2/ Ne pas respecter son autorité : c’est important pour lui de dire quelque chose et que ce soit fait, si ça n’est pas le cas ça pourrait remettre en question sa puissance et il ne peut pas le tolérer.

                               

                              3/ Lui imposer quelque chose : si tu lui donnes des ordres, que tu lui mets des limites ou toute manière de le contrôler, a tendance à l’irriter fortement. (même chose pour le type 1)

                               

                              4/ La plainte et la faiblesse : comme il n’est pas câblé pour voir la faiblesse, s’il y fait face, ça va activer sa cascade de mécanismes égotiques.

                              Les points de frictions possibles

                              Le type 8 de l’ennéagramme a une personnalité rentre dedans, ce qui a tendance à créer du stress et inspirer de la crainte chez les personnes autour de lui.

                               

                              Les zones de tension qui peuvent détruire la relation ont tendance à être les mêmes :

                               

                              – Son côté rentre dedans et autoritaire.

                               

                              – Il a des difficultés à faire confiance et à parler librement de ses émotions

                               

                              – Son manque d’altérité en toute situation (peu de types 8 ont conscience de leur impact sur les autres) 

                               

                              – C’est une personne avec beaucoup d’énergie et ça peut être difficile de le suivre

                               

                              De ton côté, quel que soit ton type ennéagramme, il est important que tu sois capable de :

                               

                              – Être honnête et transparent envers lui

                               

                              – Poser des limites claires en étant ferme sur ce que tu acceptes et que tu n’acceptes pas

                               

                              – Lui tenir tête et ne pas te laisser marcher dessus

                               

                              – Respecter son indépendance et son besoin de liberté

                               

                              – Donner du feedback sur l’impact qu’il a sur toi pour lui ramener à la conscience (il peut ne pas s’en rendre compte)

                               

                              Attention aux dangers de l'ennéagramme

                              L’ennéagramme est un modèle profond et précis, mais attention : ne résume pas ton/ta partenaire à un type de l’ennéagramme.

                               

                              C’est l’un des risques de l’ennéagramme : se servir du modèle pour enfermer les autres. C’est la pire façon d’envisager une relation.

                               

                              Ton partenaire n’est pas UN type ennéagramme : il est bien plus que cela, il a son histoire, sa culture, ses particularités.

                               

                              Il a son empreinte bien spécifique, sa façon bien à lui de vivre son type 8.

                               

                              L’ennéagramme ne doit surtout pas servir à enfermer les autres dans leur type de personnalité, mais plutôt les aider à voir leur cellule et à en sortir.

                              Le Type 2 de l’ennéagramme : amour et couple

                              Comment se comporte un type 2 de l’ennéagramme en relation de couple ?


                              Si tu es toi-même de type 2 ou que ton partenaire est de type 2, lis la suite !

                              En effet, même si le type ennéagrammme ne permet pas de savoir avec qui tu vas bien t’entendre, en connaissant le type l’un de l’autre dans le couple, cela peut éviter bien des problèmes et contribuer au développement d’une relation harmonieuse.


                              Tu vas découvrir :

                              – Les rappels sur l’ennéatype 2

                              – Comment repérer le type 2 dans la relation ?

                              – Comment est le type 2 en couple

                              – A quoi faire attention avec l’ennéatype 2

                              – Les points de friction potentiels dans la relation avec un type 2


                              Partons à la rencontre du 2 !

                              Avant d’aller plus loin sur le type 2 dans la relation de couple, assurons-nous d’être sur la même longueur d’onde sur ce type de personnalité.

                              Cela va t’aider à mieux connaître ton partenaire de vie.

                               

                              Attention, tout ce qui est exprimé ci-dessous décrit particulièrement un type 2 dans l’ego.

                               

                              Comme tous les types de l’ennéagramme, lorsque l’ego est visible il est plus facile de repérer l’ennéatype de la personne. Et tu as de la chance, la plupart des gens ont un ego bien visible.

                               

                              Le type 2 est un profil émotionnel : son centre préféré est l’émotionnel, c’est-à-dire qu’il l’utilise en priorité au quotidien. Rappelons que le centre émotionnel est dans le présent, s’occupe des émotions, d’être en relation, de s’adapter. Sa problématique est l’identité et l’image.

                              Le centre émotionnel de ce profil étant surutilisé vers l’extérieur, il s’identifie aux émotions des autres.

                               

                              En clair, son identité dans l’ego = je suis les émotions des autres.

                               

                              Il a tendance à confondre les émotions des autres et ses propres émotions.

                               

                              Cela en fait une personne très attentionnée qui a tendance à vouloir aider autrui. 

                              Par extension, les types 2 ont souvent beaucoup de relations, ils aiment les gens et ne cachent pas leurs émotions et sentiments, ils sont très expressifs !

                               

                              Son orientation est l’amour : l’ennéatype 2 apporte de l’amour dans ce monde de brute.

                               

                              La compulsion du type 2 est de reconnaître ses propres besoins. Dans l’ego, il ne peut pas se le permettre : il y a ainsi toute la place pour les autres.

                               

                              Son mécanisme de défense est la répression de ses besoins. 

                               

                              Voilà pourquoi il fait toujours passer les besoins des autres avant les siens.

                              Il minimise l’importance de ses besoins, il ne les considère pas.

                              Ce n’est pas rare qu’un type 2 finisse en mauvaise santé à force de renier ses propres besoins. Il se crée souvent des maladies de sorte à ce qu’on prenne soin de lui sans qu’il n’ait à l’exprimer, pouvant aller jusqu’à un haut niveau de dépendance.

                               

                              Le type 2 tombe facilement dans la manipulation émotionnelle pour aider les gens qui n’ont rien demandé, quitte à se mettre en colère et les faire culpabiliser s’ils n’acceptent pas son aide.

                              Le 2 désintégré peut aller jusqu’à halluciner des besoins chez l’autres qu’il n’a pas. (exemple classique : “mets ta veste tu vas avoir froid” alors que c’est lui qui a froid)

                              Quand il va loin dans son niveau de stress, l’ennéatype 2 devient très caractériel : il peut devenir très agressif, être très rentre-dedans et exploser de colère (cela dépend la variante alpha ou mu), spécialement s’il se désintègre en type 8.

                               

                              Au fond, le type 2 croit qu’il ne vaut rien et il fait tout pour prouver qu’il a de l’importance, de la valeur aux yeux des autres. Cela en fait une personne qui a peur de la solitude, peur d’être rejetée par les autres, peur d’être abandonnée par ses proches. 

                               

                              La plus grande peur de l’ennéatype 2 est la peur de ne pas être aimé, voulu, désiré.

                               

                              Donc forcément, son plus grand désir est celui d’être aimé.

                               

                              Sa fixation de flatterie lui permet d’avoir un radar à repérer ce qui est bien chez les gens, il n’est pas avare de compliments. Il souligne le positif chez les gens et il le pense vraiment.

                               

                              Sa contre-fixation est le dédain. Si tu n’acceptes pas son aide, il te dédaigne et fait mine de t’ignorer pour que tu reviennes à genoux le supplier de t’aider. C’est le fameux : “c’est comme ça que tu me remercies ? Après tout ce que j’ai fait pour toi !”

                               

                              Sa passion, c’est l’orgueil. Le type 2 tire beaucoup de satisfaction de l’aide qu’il apporte aux autres.

                              Autant il n’aime pas recevoir (parce qu’il croit ne rien valoir), autant il aime qu’on reconnaisse ce qu’il a fait pour nous. Attention cependant, si la reconnaissance est un peu trop manifeste, le type 2 se sent très mal à l’aise. 

                               

                              Imagine la reconnaissance comme de l’eau. Le 2 en raffole, mais son contenant est une petite tasse. Si tu lui en donnes beaucoup d’un coup, c’est trop pour lui, il ne peut pas accepter de recevoir autant d’amour d’un coup (puisqu’il est persuadé de ne rien valoir).

                               

                               

                              La tâche aveugle du type 2 est l’égoïsme de tout ce qu’il fait pour les autres : il (se) fait croire que c’est désintéressé alors que ce n’est pas du tout le cas. Il est un “faux altruiste” car, même s’il dit être altruiste, il n’a juste pas conscience que c’est pour lui qu’il fait tout ça, au fond.

                               

                              Attention : ne dis pas ça en face à un ennéatype 2, garde-le pour toi…

                               

                              Sa contre-passion est l’effacement. Il se minimise pour faire comme s’il n’avait aucun orgueil, même s’il sait très bien que c’est grâce à lui et qu’il est très conscient de ce qu’il a fait pour toi.

                               

                              Dans l’essence :

                              Dans le centre émotionnel, la passion fait place à la vertu. Chez le 2, l’orgueil fait place à l’humilité et la modestie. Il cesse de croire que tout est grâce à lui, il prend conscience de ses limites.

                               

                              Dans le centre mental, la fixation fait la place à l’idée supérieure. Chez le type 2, la flatterie fait place à la liberté. Il entre en relation avec une liberté choisie, il apprend à dire non, il est capable de se centrer sur lui.

                              Mon partenaire est-il de type 2 ?

                              Pour savoir si ton partenaire de vie (ou toi-même) est de type 2, c’est toujours le même principe.

                               

                              Ne lui fais pas passer de test ! Tu connais mon avis sur l’absence de pertinence d’un test ennéagramme…

                               

                              Comme pour ton propre type ennéagramme, je t’invite à ignorer tout test et à procéder par élimination pour éviter le biais de confirmation d’hypothèse.

                               

                               

                              Si tu penses qu’il/elle est de type 2, tu vas sélectionner les arguments et les exemples qui te donnent raison !

                               

                              Ceci étant précisé, tu peux te poser ces questions :

                              – Vois-tu un centre émotionnel tourné vers l’extérieur ?

                              – Se fait-il toujours passer après les autres ? A-t-il tendance à se négliger ?

                              – A-t-il une tendance à manipuler émotionnellement sans s’en rendre compte ?

                              – Fait-il facilement des compliments aux autres ?

                              – A-t-il de la difficulté à recevoir des compliments ?

                              – A quel point cherche-t-il à aider/conseiller les autres ?

                               

                              Pour valider un type, tu dois retrouver impérativement les mécanismes : évitement compulsif, mécanisme de défense, passion (et/ou contre-passion), fixation (et/ou contre-fixation.

                               

                              Le type 2 peut parfois être confondu avec le type 7.

                               

                              Pour différencier, le type 7 est une personnalité avec une énergie très différente : il est beaucoup plus centré sur lui et son nombril, tendance à être narcissique, il est le manipulateur mental de la bande.

                              Le type 2 est une personnalité tournée vers les autres et n’a pas ce côté narcissique de l’ennéatype 7.

                              Evidemment, même si tu sais son type, ne le lui dis pas ! 
                              S’il/elle veut s’y intéresser, laisse-lui ce plaisir.

                              Ca ne t’empêche pas de connaître son profil et de l’utiliser pour œuvrer dans le développement de ta relation de couple.

                              L'ennéatype 2 en couple

                              Si tu as bien compris le type 2, tu vas comprendre logiquement les problèmes générés par son ego au sein d’une relation de couple.

                               

                              C’est quelqu’un de très dévoué qui fera tout ce qu’il faut : s’occuper de la maison, s’occuper des enfants… Il se sacrifie sans aucun problème pour les autres.

                               

                              Le type 2, réprimant ses besoins, est souvent incapable d’exprimer une demande claire et directe en lien avec ses besoins.

                              Il exprime très indirectement ses demandes pour qu’on prenne soin de lui. (là où le type 1 indique clairement ses demandes par exemple)

                              Par exemple, il va se frotter la nuque et exprimer à voix haute “aïe aïe” et faire bien comprendre à tout le monde qu’il a mal en espérant que quelqu’un vienne le masser. Et encore, il pourrait dire “non non ne t’embête pas pour moi. Je te sers quelque chose à boire ?”

                               

                              Lorsqu’il accumule beaucoup de ressentiment et qu’il manque cruellement de reconnaissance (ce qui arrive souvent), il devient vindicatif et traite les autres d’égoïstes. 

                              Il est fatigué de tout faire pour les autres… mais il le fait quand même.

                               

                              Selon son niveau d’intégration, il peut être assez envahissant et intrusif.

                               

                              Le type 2 peut tomber dans le mode victime par défaut et se plaindre de l’ingratitude des autres.

                              A quoi faire attention : à éviter avec les 2

                              Il y a un certain nombre de points qui vont considérablement t’aider si tu es en relation de couple avec un type 2, ou en relation tout court.

                               

                              C’est là où l’ennéagramme est un outil extrêmement précieux.

                               

                              Le principe est de détendre son ego pour éviter de déclencher ses mécanismes et vivre une relation plus harmonieuse.

                               

                              Dans le cadre du développement d’une relation saine, voici 3 points à éviter dans une relation avec un type 2 :

                               

                              1/ Ne pas le remercier pour son aide : il le prend très mal, car c’est de là qu’il tire son identité. Il y a encore pire : ignorer son aide ou l’ignorer tout court.

                               

                              2/ Le traiter d’égoïste : le 2 est convaincu de tout faire pour les autres, il se croit vraiment altruiste. Ca pourrait le mettre en colère qu’on lui dise ça (d’autant plus que c’est vrai).

                               

                              3/ Manquer d’attention à son égard : il a besoin de savoir qu’il existe à tes yeux, il a besoin de reconnaissance, de se sentir en sécurité dans la relation.

                              Les points de frictions possibles

                              Tous les types de l’ennéagramme peuvent être insupportables en particulier sous stress.

                              Le type 2 de l’ennéagramme peut être particulièrement envahissant. 

                              Au plus la personne est sous stress, au plus ces points de tension sont importants et visibles (puisque ce sont les mécanismes inhérents à l’ego).

                              Les zones de tension qui peuvent détruire la relation sont toujours les mêmes :

                               

                              – Son côté envahissant et fusionnel (il a peur d’être seul)

                               

                              – Son avis et ses conseils qu’il donne tout le temps même quand on ne lui a rien demandé

                               

                              – Ses reproches (voire sa colère) quand on n’accepte pas son avis/ses conseils

                               

                              De ton côté, pour le développement d’une relation saine, il est important que tu sois capable de :

                               

                              – Être présent à lui (il craint la solitude)

                               

                              – Donner des signes de reconnaissance en étant démonstratif (mais pas trop car ça pourrait le brusquer) et en exprimant tes sentiments pour l’aider à se sentir en sécurité

                               

                              – Satisfaire ses besoins et l’aider à les exprimer

                               

                              – Demander son avis pour le faire entrer en contact avec ses besoins

                               

                              – Reconnaître ses tentatives de manipulation et poser tes limites quand ce n’est pas OK pour toi.

                               

                              – L’aider à dire non.

                               

                              Attention aux dangers de l'ennéagramme

                              L’ennéagramme est un modèle profond et précis, mais attention : ne résume pas ton/ta partenaire à un type de l’ennéagramme.

                               

                              C’est l’un des risques de l’ennéagramme : se servir du modèle pour enfermer les autres. C’est la pire façon d’envisager une relation.

                               

                              Ton partenaire n’est pas UN type ennéagramme : il est bien plus que cela, il a son histoire, sa culture, ses particularités.

                               

                              Il a son empreinte bien spécifique, sa façon bien à lui de vivre son type 2.

                               

                              L’ennéagramme ne doit surtout pas servir à enfermer l’autre dans son type, mais plutôt l’aider à voir sa cellule et à en sortir.

                              Ennéagramme et communication : communiquer avec chaque type

                               

                              L’ennéagramme est un outil incroyable pour adapter sa communication aux autres.

                               

                               

                              Beaucoup de personnes ne tiennent pas compte de leur interlocuteur pour adapter leur communication.

                              Normal, puisque la communication découle naturellement de la vision du monde de la personne.

                               

                              Ainsi, le langage verbal comme non verbal renseigne énormément sur le psychisme de quelqu’un.

                               

                               

                              Comment chaque type communique ?

                              Comment s’adapter à chaque type de l’ennéagramme ?

                               

                              Allons chercher les réponses.

                              L’un des gros avantages de l’outil de l’ennéagramme est de comprendre qu’il existe 9 types et avec eux 9 visions du monde.

                               

                              C’est un principe de base en coaching et PNL : chaque profil a sa carte du monde.

                               

                              Pour l’un, le monde est imparfait, pour l’autre le monde est dangereux… Tu te doutes bien que selon la croyance sous-jacente, le discours s’adapte.

                               

                              Tous les types ont une vision du monde spécifique : c‘est pour cela que le discours d’un individu peut te donner des indices forts sur son type de personnalité.

                               

                               

                              Les 3 centres ne parlent pas le même langage et de cette différence fondamentale de fonctionnement découle les incompréhensions et les tensions inhérentes à toute relation.

                               

                               

                              Le centre instinctif est orienté action et concret, le centre émotionnel est orienté relations et émotions et le centre mental est orienté pensées et réflexions. Cela fait partie des fondamentaux de l’ennéagramme à garder en tête.

                               

                              Forcément, des incompréhensions vont découler de ce fonctionnement naturellement différent.

                               

                               

                              Faut-il pour autant être en relation seulement avec des personnes qui voient la vie comme nous ?

                              Ce serait se renfermer sur notre monde, restreindre le champ relationnel et faire preuve d’une fermeture d’esprit inouïe.

                               

                               

                              L’ennéagramme invite justement à l’ouverture, à la diversité, à comprendre l’autre dans sa réalité.

                               

                               

                              C’est cette ouverture qui nourrit chacun dans une relation.

                               

                              Découvrir le langage de chaque profil va énormément d’aider dans les multiples contextes de ta vie :

                              – Dans la relation amoureuse 

                              – Dans la famille

                              – Dans le travail en entreprise dès que tu es en relationavec d’autres humain

                              – Dans le management d’une équipe

                              – Dans toutes les situations et relations passagères : covoiturage, commerçant, voisinage…

                               

                              9 types de personnalités, 9 langages distincts

                              Les conflits naissent de l’incompréhension du fonctionnement des autres (et ce n’est pas une histoire de compatibilité)

                              Les couples qui se séparent en sont la conséquence directe.

                              Si tu es ici, c’est probablement parce que tu souhaites plus d’harmonie dans tes relations.

                              Tu vas donc pouvoir apprendre 9 langues pour comprendre les 9 types de personnalité. (plutôt 8, car il y en a déjà une que tu maîtrises excessivement !)

                              Le langage d'un type 1 de l'ennéagramme

                              La personnalité de type 1 sont obsédés par leurs idéaux, leur façon de faire, leur rigueur personnelle. Par conséquent, c’est ce qu’ils vont transmettre.

                               

                              Dans sa vision du monde, le monde est imparfait et il y a toujours quelque chose à faire pour corriger, améliorer et surtout devenir une bonne personne.

                               

                              Le type 1 veut convaincre les autres de leur façon de faire et sont très friands des injonctions du type “il faut”.

                              Son style de communication est appelé sermon.

                              (parce que ça peut vraiment donner l’impression d’avoir un pasteur qui t’enseigne comment il faut vivre)

                               

                              Comme il connaît sa vérité intérieure, il la partage à qui veut bien l’entendre.

                               

                              Lorsqu’il s’exprime, le 1 peut donner l’impression de critiquer parce qu’il voit ce qui dysfonctionne et désire le corriger.

                               

                              Par contre quand on le critique, il peut réagir de façon virulente avec beaucoup de colère : la colère réprimée s’exprime subitement et de façon très brève, avant d’être de nouveau contenue grâce au mécanisme de défense de formation réactionnelle (puisque la colère est sa compulsion).

                               

                              Avec une personnalité de type 1, il est important d’être précis et fiable. Il vaut mieux éviter de le critiquer car il est déjà le maître en la matière envers lui-même et ça lui génère beaucoup de culpabilité.

                              Le langage d'un type 2 de l'ennéagramme

                              La personnalité de type 2 est orienté vers les autres, il fait son possible pour leur apporter de l’aide ou son avis.

                               

                              Dans sa vision du monde, il faut donner en premier pour recevoir en retour, il croit ne pas mériter qu’on s’occupe de lui.

                               

                              Il est généralement proche physiquement et émotionnellement, il est très connecté et très présent avec la personne avec qui il est en relation dans l’instant (c’est un centre émotionnel).

                               

                               

                               

                              Le type 2 peut autant questionner son interlocuteur que parler de lui et de ce qu’il fait pour les autres, de façon à recevoir de la reconnaissance extérieure pour valider son identité de personne aidante.

                              Il parle volontiers de sa vie, de ses anecdotes et de la vie des autres.

                               

                              Son style de communication est appelé aide-avis.

                               

                              L’aide peut être concrète pour le 2 alpha (qui réprime le centre mental), il n’hésitera pas à soulever des montagnes pour t’apporter son aide (puisque le centre instinctif est en soutien du centre émotionnel).

                               

                              Pour le 2 mu (qui réprime le centre instinctif), l’aide prend plutôt la forme de conseils, d’avis qu’il donne sur ta vie (puisque le centre mental est en soutien du centre émotionnel).

                               

                               

                              Avec une personnalité de type 2, il est important de lui manifester de l’attention, de le remercier de son aide. 

                              Mieux vaut ne pas le faire trop au risque de déclencher l’évitement compulsif de ses besoins. 

                              Le 2 ayant du mal à recevoir, il est important de composer avec ça et de ne pas trop en faire, au risque de le gêner. 

                              Le langage d'un type 3 de l'ennéagramme

                              Le type 3 est un vendeur né ! Il passe son temps à se vendre, à vendre ses histoires, ses réussites, ses diplômes. 

                               

                              Dans sa vision du monde, le type 3 croit qu’il doit faire et réussir pour être.

                               

                               

                              Son style de communication est appelé propagande.

                               

                              Tu peux avoir l’impression qu’il est toujours en train de te vendre quelque chose, que ce soit le dernier film qu’il a vu ou le dernier livre qu’il a lu.

                               

                               

                              Il sait s’adapter à son interlocuteur pour le persuader, poser les bonnes questions pour obtenir les informations qui l’intéressent et est très présent dans ses relations (centre émotionnel oblige).

                               

                              Il aime parler de ses succès plus que de lui (d’où sa fixation de vanité) et ça peut le desservir dans ses relations car il peut lasser les autres s’il est trop obsédé par les histoires qu’il raconte.

                               

                              Avec une personnalité de type 3, il est important d’aller droit au but, de lui expliquer où tu veux en venir et d’éviter de plomber l’ambiance avec une humeur négative. 


                              Le 3 étant avide de reconnaissance, il est important de souligner ce qu’il fait de positif.

                              Il aime que tu l’écoutes, que tu sois présent à ce qu’il dit.

                              Le langage d'un type 4 de l'ennéagramme

                              Le type 4 vit des émotions fortes et se complait facilement dans sa mélancolie (sa fixation).

                              Son mécanisme de défense d’introjection et de sublimation fait qu’il accentue tout ce qu’il vit. 

                               

                               

                              Dans sa vision du monde, il croit que quelque chose de primordial n’est pas là et doit être retrouvé.

                               

                              Son style de communication est appelé drame.

                               

                              Il exprime ce qu’il vit plusieurs crans au-dessus ce qu’un autre ennéatype ressentirait. 

                               

                              Comme ses émotions fluctuent énormément, il lui est très difficile de mettre des mots dessus et c’est pourquoi il peut être plus à l’aise de les exprimer à travers l’habillement ou l’art.

                               

                               

                              S’il a intégré sa personnalité, il est capable d’une bonne écoute et peut apporter beaucoup de réconfort aux autres.

                               

                               

                              Avec un type 4, il est très important d’exprimer ses émotions et d’écouter les siennes. 

                               

                              Il a beaucoup de mal à recevoir des critiques, il est donc capital d’y faire attention au risque d’activer son mécanisme d’introjection et de le plonger dans une grande tristesse. 

                              Attention à ne pas critiquer son sens du beau. Il apprécie beaucoup les compliments sur sa personnalité ou sur ce qu’il a créé sous le coup de ses émotions.

                              Le langage d'un type 5 de l'ennéagramme

                              "Il pourrait y avoir une explication mathématique pour la médiocrité de votre cravate."

                               

                              Le type 5 a tendance à être un mental sur pattes par son centre mental extérieur qu’il surutilise pour comprendre le monde.

                               

                              Dans sa vision du monde, le monde est exigeant et ne donne pas assez.

                              Cela l’amène à ne pas parler de lui (passion d’avarice) et à être parfois très laconique, surtout lorsqu’on l’assomme de question.

                              Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il exprime toutes les nuances de ce qu’il ressent comme un type 4.
                               

                              Le type 5 peut être très bavard ou très réservé selon le contexte et la personne avec qui il échange. 

                              Parler de la pluie et du beau temps l’ennuie au plus haut point, c’est la meilleure façon de le faire fuir.

                               

                              Il a du mal à entretenir les relations, il n’est pas proactif dans ce domaine.

                               

                              Son style de communication est appelé traité.

                               

                              Le type 5 va te tester sur le plan mental : si tu t’intéresses à son sujet, si tu en sais suffisamment et si lui possède assez de connaissances, il peut parler pendant des heures avec toi avec beaucoup d’implication.

                              S’il est plutôt désintégré, il va rester très obscur et utiliser un langage abscons voire totalement hermétique… Et tu ne vas pas comprendre grand chose.

                               

                              Par contre s’il t’apprécie, il peut te donner des informations de grande qualité (ce qui peut d’ailleurs être sa stratégie de séduction privilégiée)

                               

                              Avec le type 5, il est important de parler seulement de ce qui est nécessaire. Evite de parler de la pluie et du beau temps. Evite d’être trop invasif au niveau de ses émotions, il n’est pas très à l’aise avec.

                              Le langage d'un type 6 de l'ennéagramme

                               

                              Avec son centre mental intérieur et extérieur, le type 6 projette toutes ses peurs à l’extérieur d’un “cadre”, de sorte à se sentir en sécurité.

                               

                              Dans sa vision du monde, le monde est instable est dangereux.

                               

                              Son style de communication est appelé limites. Il cherche à ce que tout le monde respecte le fameux cadre.

                               

                              Le type 6 adapte sa communication en fonction de son interlocuteur, selon s’il est dans son cadre ou pas.

                              Pour toutes les personnes dans son “cadre”, il adapte sa façon de parler et son vocabulaire audit “cadre”. Il peut être très directif et corrige tout le monde pour éviter à tout prix la déviance du cadre (sa compulsion).

                               

                               

                               

                               

                              Avec un type 6, il est important de le rassurer pour lui montrer qu’on appartient à son cadre, de préciser nos intentions à son égard. 

                               

                              Il a besoin qu’on soit loyal envers lui, qu’on le respecte et qu’on ne va pas trahir son “cadre”.

                               

                              Du moment qu’on respecte son “cadre”, le type 6 sera OK pour être en relation avec nous.

                              Le langage d'un type 7 de l'ennéagramme

                              Le type 7 étant un centre mental intérieur, il a toujours une idée géniale à partager.

                               

                              Sa vision du monde est que le monde est rempli de limite pénibles et superflues auxquelles il est impossible d’échapper.

                               

                              Tout est bon pour éviter le négatif.

                               

                              Son style de communication est appelé histoires.

                               

                              Le type 7 adore les anecdotes, les histoires, les blagues… Du moment qu’il peut amener de de la joie et du rire, il peut transformer tout le quotidien pour ça.

                               

                              Le moindre événement de vie est raconté comme un film.

                               

                              Il ne parle pas de ses problèmes et occulte tout ce qui est négatif.

                               

                              Il aime parler de choses et d’autres sans aucune logique apparente.

                               

                              Le type 7 peut parler abondamment de ses idées et ses projets, même s’il ne les concrétise jamais (fixation de futurisation).

                               

                              Globalement optimiste, il a tendance à sourire et à être avenant.

                               

                               

                              Avec un type 7, il est important de l’intéresser, de l’attirer par le côté fun et joyeux. Il aime la légèreté, donc tout trait d’humour est un plus.

                               

                              Fais attention aux contraintes et aux règles qu’il a tendance à détester. Avec lui il vaut mieux éviter de se plaindre et d’amener un discours négatif, au risque de le faire fuir.

                              Le langage d'un type 8 de l'ennéagramme

                              Par son centre instinctif extérieur, le type 8 se caractérise par sa volonté de contrôle sur le monde qui l’entoure.

                               

                              Dans sa vision du monde, le monde est une lutte et il faut être fort pour survivre.

                               

                              Son style de communication est appelé impératifs.

                               

                              Le type 8 est très direct, il ne passe par par 4 chemins quand il a quelque chose à dire et il ne te laisse guère le choix.

                               

                              Son langage cru peut déranger les autres mais il s’en fiche pas mal.

                               

                              Il exprime peu de compliments, par contre il ne laisse pas passer si ça ne lui convient pas.

                               

                               

                              Il repère les gens qui ont peur de lui, donc communiquer avec un type 8 commence par laisser de côté cette crainte. 

                              Avec un type 8, il est important d’être assertif et totalement franc. Surtout ne rien lui cacher, il pourrait très mal le prendre et se sentir trahi.

                              Le langage d'un type 9 de l'ennéagramme

                              Par son évitement compulsif du conflit, le type 9 est facile à vivre, la plupart des gens l’apprécient et aiment passer du temps en sa compagnie.

                               

                               

                               


                              Dans sa vision du monde, il n’a pas d’importance par lui-même et il ne peut en avoir que s’il fusionne avec les autres.

                               

                              Son style de communication est appelé saga.

                              Le type 9 peut être très bavard et parler de sujets neutres qui ne risquent pas de créer d’opposition. 

                               

                              Il a tendance à se perdre dans ses explications et ses histoires, il abuse des détails et des digressions. Son discours peut avoir une composante hypnotique forte, d’autant plus qu’il a souvent un tempo lent.

                               

                               

                              Il a énormément de mal à décider (ça pourrait créer des conflits) et peut agacer par son indécision et le flou de son discours.

                               

                               

                              Il peut avoir une grande capacité d’écoute et accepter l’autre sans le juger.

                               

                               

                              Avec un type 9, il est important de respecter son rythme et ne pas le presser. Il vaut mieux éviter de le forcer à prendre une décision ou prendre parti, au risque de créer chez lui une forte résistance passive et une inertie qui en déstabilisera plus d’un.

                              Communiquer avec l'ennéagramme : quelques recommandations

                              L’ennéagramme est d’une aide vraiment précieuse en ce qui concerne la compréhension des types de personnalité et peut nous apporter beaucoup de confort dans nos relations et notre couple.

                              Il s’agit de passer de la théorie à la pratique : c’est un outil qui n’a pas pour vocation à rester dans ta tête.

                               

                              Comprendre la psychologie de son interlocuteur est un cadeau.

                               

                              Ainsi, l’ennéagramme nous enseigne que chaque profil de personnalité s’exprime d’une façon particulière.

                               

                              Voici quelques points de bon sens pour mieux communiquer avec chaque type de l’ennéagramme :

                              1. Eviter d’activer les mécanismes égotiques : la critique a tendance à activer tous les ennéatypes et à générer de l’opposition ou de fortes émotions, selon le type de personnalité. 

                              2. Ecouter vraiment : nous écoutons souvent les autres dans l’optique de répondre et, obnubilés par ce que nous allons dire, nous sommes au final peu présents.

                               

                              3. Rassurer l’autre : être droit pour le type 1, exprimer sa reconnaissance pour le type 2, exprimer ses émotions pour le type 4, être assertif pour le type 8. 

                               

                              Et le plus important : ton intention. 
                              En effet, un outil aussi puissant que celui-ci peut être utilisé pour manipuler.

                              Tu peux t’adapter sans manipuler, la différence tient à ton intention de départ.

                               

                              Après tu peux creuser plus en profondeur le modèle de l’ennéagramme.

                               

                              En terme de communication, il y a un autre outil qui peut être très intéressant pour communiquer de cœur à cœur : la communication non violente (CNV).

                               

                              En clair, il est important de parler le langage de l’autre si on veut être entendu et compris. Ca n’est évidemment pas une garantie mais ça facilitera grandement la communication dans la relation.

                               

                              Nous allons beaucoup plus dans le détail de l’ennéagramme et du couple dans un article dédié.

                              Type 9 de l’ennéagramme : l’amour et le couple

                              Appartiens-tu à la famille de type 9 de l’ennéagramme ?

                               

                              Es-tu dans une relation avec un(e) type 9 ? 

                               

                              Peut-être as-tu un doute sur le type de ton/ta partenaire de vie ?

                               

                               

                              La personnalité de type 9 de l’ennéagramme fait partie de ceux qui peuvent être difficiles à débusquer car il fait partie des types du triangle (les types 3, 6 et 9) qui surutilisent leur centre préféré dans les deux directions.

                               

                               

                              Dans cet article, tu vas découvrir les spécificités de la relation avec un type 9 de l’ennéagramme, que ce soit toi ou l’autre.

                              Avant d’aller plus loin, vérifions que nous parlons de la même chose (car la personnalité de type 9 de l’ennéagramme est souvent mal comprise et mal expliquée).

                               

                              Le type 9 de l’ennéagramme a un centre instinctif préféré tourné vers l’intérieur et l’extérieur.

                               

                              Rappelons que le centre instinctif est le centre de l’action, du mouvement, qui est toujours relié à une problématique de contrôle.

                              Contrôler l’extérieur et l’intérieur est extrêmement compliqué, par conséquent l’ego du 9 choisit un stratagème très fin : contrôler par le non contrôle. Il donne l’impression de ne rien contrôler alors que, dans l’ombre, il tire les ficelles (inconsciemment).

                              Son orientation “acceptation et soutien” fait de lui le bon ami que tout le monde veut avoir. 

                              C’est d’ailleurs pour cela qu’il se retrouve souvent délégué de classe ou président d’association, alors qu’il n’a rien demandé. 

                              Mes amis de type 9 m’ont souvent confirmé des anecdotes allant dans ce sens.

                              Il est souvent un médiateur naturel entre les gens, un “liant” qui apaise les tensions et les conflits en recréant de l’harmonie, d’où le fait que certaines écoles d’ennéagramme parlent du 9 comme “médiateur”.

                              Sauf que réduire le 9 au seul rôle de médiateur serait limitant car c’est seulement un rôle qu’il est capable de jouer, et ce qui compte réellement, ce sont ses motivations sous-jacentes et en particulier l’évitement du conflit dont on reparle dans un instant.

                              C’est ainsi quelqu’un qui se laisse porter par la vie, qui se satisfait de tout, facile à vivre et donc adaptable à tous les types.

                              Pour cette raison, le type 9 de l’ennéagramme a souvent des bonnes relations avec tout le monde : par exemple, plusieurs neufs ont fini personnalité préférée des français. On retrouve Zidane, Omar Sy, Yannick Noah…

                               

                              Il a souvent un tempo lent, il est cool et posé, très routinier.

                              Ne nous y trompons pas, c’est un faux calme. Le type 9 réprime sa colère et, quand la coupe est pleine au bout de quelques années, ça explose et c’est dévastateur.

                              La plupart des gens ayant une personnalité de type 9 accumulent beaucoup de colère dans leur vie. Cette colère s’accumule, génère de plus en plus de colère, jusqu’au jour où…

                              Peu de personnes sont aussi dangereuses qu’un 9 qui arrive au bout de cette répression et qui fait sortir sa colère malgré lui. 

                              Cela étonne grandement ses proches et ça peut même faire très peur !

                              Cette peur est légitime car le type 9 en pleine “explosion” est dangereux, toute l’énergie réprimée depuis des années sort d’un coup d’un seul, et il ne vaut mieux pas être là à ce moment…

                              Son évitement compulsif est le conflit, donc pour lui, le conflit n’existe pas. Il va tout faire pour éviter les conflits, les discussions animées, au cours de sa vie. C’est la paix qui lui importe le plus.

                              Pour cela, il fait tout pour ne pas se connaître : 

                               

                              Son mécanisme de défense de narcotisation et anesthésie lui permet de ne pas vivre le conflit en se coupant complètement de lui-même et de ses sensations, ses émotions, ses besoins, ses désirs…

                               

                              Il peut se narcotiser à coup d’écrans, de substances, de sexe, de nourriture…

                              S’ajoute à cela sa passion de paresse, qui est essentiellement une paresse à se connaître. Il peut aussi être hyperactif (c’est sa contre-passion) et se perdre dans énormément d’actions complètement inutiles : gardons en tête qu’il a une énergie énorme puisque c’est un instinctif.

                              Ainsi, en ne connaissant pas ses besoins, ses émotions et ses limites, tout lui convient ! 

                              Donc, pas de conflit et la paix règne.

                              Sa fixation d’oubli de soi fait qu’il ne pense pas à lui pour ne pas gêner les autres. Sa contre-fixation de pharisaïsme se manifeste lorsqu’il prêche des vérités consensuelles qui met tout le monde d’accord.

                              Le mécanisme de fusion (qui fait partie des sous-types), propre au 9, le rend très malléable, il se modèle sur la personne avec qui il fusionne, en mimant ses loisirs, ses centres d’intérêt…

                              Il se perd littéralement dans la relation.

                              C’est ainsi que pour le type 9 dans l’ego, il n’y a pas d’amour car pour être dans l’amour, il faut être incarné.

                              Dans l’essence :

                              Sa vertu est l’activité. Il sait se mettre en action avec de la présence en fonction de ce qui l’anime.

                              Son idée supérieure est l’amour. Comme il se connaît, il est enfin incarné et sait ce qu’il aime ou non. 

                              Sa peur de base est d’être coupé et séparé du monde.

                              Son désir de base est d’être en paix, tranquille.

                              Les sous-types du type 9 de l’ennéagramme (qui sont relatifs au centre instinctif) peuvent aussi aider à le repérer :

                              • Sous-type conservation : appétit. Cette variante du type 9 engouffre d’immenses quantités de nourriture, proportionnellement au vide qu’il ressent.

                               

                              • Sous-type social : participation périphérique. Il reste à distance des groupes, sans s’engager réellement pour éviter les conflits inhérents à l’existence d’un groupe.

                               

                              • Sous-type sexuel/tête-à-tête : fusion. Comme il ne peut pas vivre dans une relation où il y a du conflit, il fusionne littéralement avec une personne proche de lui (son partenaire, un membre de sa famille, un ami, un maître…). Pas de personnalité, pas de conflit. La fusion est un mécanisme coûteux pour le 9 donc il le fait avec une seule personne à la fois.

                               

                              Selon le sous-type dominant, tu peux voir la priorité de son centre instinctif.

                               

                              Il fait partie des types du triangle (types 3, 6 et 9), qui ont une particularité : la co-répression du centre préféré.

                               

                              Pour ces 3 profils, le centre préféré est tellement utilisé (vers l’intérieur et vers l’extérieur), qu’il disjoncte quand le type 9 est sous stress, activé par sa compulsion d’évitement du conflit.

                               

                              Pour le type 9 de l’ennéagramme, cela veut dire que le centre instinctif devient réprimé et c’est le centre de soutien qui prend le relais.

                               

                               

                              Selon la variante alpha ou mu, c’est le centre mental ou le centre émotionnel qui prend le relais. Concrètement, voici ce que ça donne :

                               

                              – Sous stress, le type 9 alpha (qui réprime le centre émotionnel) devient très mental, il accumule de l’information, des idées et se coupe encore plus de ses émotions. Il peut être solitaire et évacuer sa colère par un humour un peu agressif dans un contexte où il ne risque pas le conflit.

                               

                              – Sous stress, le type 9 mu (qui réprime le centre mental) devient très émotionnel. Il est confus et à du mal à structurer ses idées. Il est beaucoup plus émotionnel et proche des autres, sa tendance à fusionner est plus importante.

                               

                              Tous ces éléments font que le type 9 de l’ennéagramme est souvent plus difficile à repérer, c’est une personnalité complexe. 

                               

                              Cela dépend de la personne avec qui il fusionne car il peut en mimer les traits de caractère et les hobbies.

                               

                              C’est globalement le cas des types 3, 6 et 9, qui sont souvent plus difficilement repérables que les autres types.

                              Ton partenaire est-il de type 9 ?

                              Ton partenaire de vie est-il de type 9 ?

                               

                              Comme pour ton propre type ennéagramme, je t’invite avant tout à procéder par élimination pour éviter le biais de confirmation d’hypothèse.

                               

                              Si tu penses qu’il/elle est du type 9 de l’ennéagramme, tu vas sélectionner les arguments et les exemples qui te donnent raison.

                               

                              Ceci étant précisé, tu peux te poser ces questions :

                              – Observes-tu la fuite dès qu’un conflit pointe le bout de son nez ? Notamment à travers son mécanisme de défense de narcotisation et anesthésie ?

                              – Est-il arrive que tu vives un conflit avec lui ? 

                              – Constates-tu l’inertie inhérente au 9, la facilité à se laisser porter et la difficulté à faire des choix ?

                              – As-tu du mal à discuter avec lui les yeux dans les yeux, de façon franche ?

                              – A-t-il tendance à se perdre dans de multiples activités futiles ?

                              – As-tu du mal à le connaître, à savoir ce qu’il vit intérieurement, les émotions qu’il ressent, les désirs qu’il a ?

                               

                               

                              Le profil 9 a la tendance de se reconnaître dans tous les types… Normal c’est justement son problème : ne pas être incarné et se perdre dans le Tout.

                               

                              Le type 9 en couple

                               

                              Le tout premier élément notable chez le type 9 en couple est le mécanisme de fusion : il fusionne avec son/sa partenaire et s’imprègne de ses goûts et couleurs.

                               

                              Le type 9 est facile à vivre en couple.

                              Comme on dit : “c’est une patte !”

                               

                              Il adore la routine, tout ce qui est simple et qui ne risque pas de créer du conflit.

                              Il a des grandes qualités d’écoute, d’entendre tous les points de vue, ce qui est appréciable.

                               

                              Son inertie, sa nonchalance, peut en énerver plus d’un et si son partenaire commence à lui faire des reproches et lui rentrer dedans, il esquive et prend la tangente.

                               

                              Il a souvent besoin de prendre son temps, il déteste être brusqué, forcé, pressé.

                               

                              Il est une bombe à retardement, ce n’est pas parce qu’il est cool la plupart de temps qu’il n’accumule pas de la colère quand on lui fait des reproches.

                               

                              Il minimise les problèmes, voire il peut carrément les nier ou attendre, croyant que le temps résout les conflits.

                               

                              L’ennéatype 9 procrastine beaucoup et il peut y avoir beaucoup de délai lorsqu’il dit quelque chose et qu’il le fait, ça ne veut pas dire qu’il est de mauvaise volonté.

                               

                              Il ne sait pas dire non, donc il ne faut pas lui en vouloir et lui reprocher s’il a dit “oui” pour éviter le conflit et qu’il ne montre aucun enthousiasme.

                               

                              Le forcer à faire quelque chose ne peut qu’amener à une résistance passive de sa part.

                              A quoi faire attention : à éviter avec les types 9

                              Comme dit ci-dessus, c’est une très mauvaise idée de stresser un ennéatype 9 et lui mettre la pression. Le forcer à faire un choix, le critiquer, le menacer, est aussi une stratégie perdante.

                               

                              Il est instinctif donc il ne va pas se laisser faire quand tu attends quelque chose de lui, sans pour autant s’opposer frontalement.

                               

                              Lui rentrer dedans avec un style direct est à double tranchant et à de fortes chances d’activer sa compulsion d’évitement des conflits.

                               

                              Il est irrité par les demandes d’implication forte.

                              Comme il a énormément de mal à dire non (pour éviter les conflits), il va se sentir pris entre deux étaux et il déteste ça.

                               

                              Tout cela va activer sa compulsion, son mécanisme de défense, sa passion, sa fixation… Et le faire partir en désintégration.

                               

                              Evite ce type de comportement si tu désires une relation de qualité avec un ennéatype 9. Ca fait partie des basiques de toute relation de couple, avec un ennéatype 9 ou un autre type.

                              Les difficultés possibles avec un type 9 de l'ennéagramme

                              Être en relation avec un type 9 va te mettre face à tes propres zones d’ombre, comme dans tout couple. Encore plus avec un 9 car comme il n’a pas de personnalité, pas de relief (dans son ego), il te renvoie ce que tu n’aimes pas chez toi.

                               

                              Le type 9 est facile à vivre et c’est ce qui va plaire à son partenaire. Par contre, il risque d’irriter toujours pour les mêmes raisons :

                              – Son indécision particulièrement dans les situations critiques, son incapacité à faire un choix

                              – Sa tendance à minimiser voire ignorer les problèmes

                              – La procrastination dès qu’il y a de l’enjeu

                              – L’incapacité à avoir des réponses claires et précises de sa part

                              – Sa résistance passive consécutive à son manque d’implication

                               

                              De ton côté, il est important que tu sois capable de :

                              – Prendre le temps et y aller avec douceur pour ne pas le brusquer.

                              – L’inviter à exprimer son avis, ses émotions, ses besoins.

                              – Exprimer sans agressivité ni critique ce que tu vis quand tu fais face à ses mécanismes (inertie, indécision…) pour qu’il comprenne ce que ça crée chez toi et que, paradoxalement, son évitement compulsif du conflit risque de créer… des conflits.

                              Attention aux dangers de l'ennéagramme

                              L’ennéagramme est un modèle profond et précis, mais attention : ne résume pas ton/ta partenaire à un type de l’ennéagramme.

                              C’est l’un des risques de l’ennéagramme : se servir du modèle pour enfermer les autres. C’est la pire façon d’envisager tes relations.

                              Il est bien plus que cela, il a son histoire, sa culture, ses particularités.

                              Il a son empreinte bien spécifique, sa façon bien à lui de vivre son type 9.

                              L’ennéagramme ne doit surtout pas servir à enfermer l’autre dans son type, mais plutôt l’aider à voir sa cellule et à en sortir.

                              Le coaching en ennéagramme : un coach pour mieux se connaître ?

                              Aujourd’hui nous sommes à l’ère des coachs.

                               

                              Il y a des coachs pour tout : dresser ton chat (oui oui), vider ton appartement, gagner en confiance en soi, lancer ton business…

                               

                               

                              L’accompagnement avec l’ennéagramme diffère, selon moi, du coaching classique.

                               

                              Qu’apporte un coach en ennéagramme ?

                              Quelles sont les applications et possibilités d’évolution avec l’ennéagramme ?

                              Quelles sont les différentes étapes dans un processus avec cet outil ?

                              Que choisir entre coaching et formation ?

                               

                              Autant de questions qui trouvent réponse ci-dessous.

                              “Coaching” vient de l’anglais “coach” qui désignait l’entraîneur sportif. Il est lui-même dérivé du français “coche” qui désignait le carrosse, la voiture et par extension le cocher qui dirige ce même carrosse.

                              Le coaching est particulièrement indiqué dans l’atteinte d’objectifs, le dépassement de soi, la reconversion professionnelle ou toute autre dimension de l’accompagnement orientée résultat.

                              Aujourd’hui je vois le coaching beaucoup plus proche de cette citation de Saint Exupery : 

                               

                              “L’amour, c’est ce mouvement par lequel je te ramène doucement à toi-même.”

                               

                              C’est là que prend tout son sens un coach en ennéagramme : te ramener tout doucement vers toi-même, te connaître, te comprendre et t’aimer tel que tu es.

                               

                              Pourquoi prendre un coach en ennéagramme ?

                               

                              Le coaching pour la performance est dépassé au sens où le résultat pour le résultat à un coût colossal : soi-même.

                              Un client qui vient voir un coach pour obtenir à tout prix un résultat est en train de se sacrifier sur l’autel du résultat et se traite lui-même comme un objet.

                              (vision à laquelle je ne souscris pas)

                               

                              L’intention d’un accompagnement en ennéagramme est t’aider à comprendre comment tu fonctionnes au plus profond de ton être (dans tes motivations inconscientes), puis de t’accompagner à aller voir à l’intérieur, t’apprendre à écouter, à rencontrer les parts de toi que tu ne veux pas voir car tu n’es pas à l’aise avec.

                               

                              Tu ne peux pas vouloir te rencontrer ET en même temps vouloir atteindre un résultat extérieur.

                              La connaissance de soi nécessite de lâcher les enjeux qu’on a sur soi, pour revenir simplement à qui on est.

                               

                              L’ennéagramme est l’un des modèles les plus pertinents pour arriver à ça.

                               

                               

                              Ces quelques points étant éclaircis, j’attire ton attention sur 4 dangers potentiels dans le coaching et/ou l’ennéagramme :

                              1/ L’objectif : en coaching, l’objectif du client est le point de départ. Logique, il y a une demande et le coach est là pour y répondre. 

                              C’est bien là le “nœud” du problème car la demande du concerné n’est souvent pas questionnée. Or, il me paraît capital de questionner les présupposés sous-jacents à son objectif.

                              Ce n’est pas parce qu’il désire ça que c’est bon pour lui (j’ai même souvent vu le contraire.)

                               

                              2/ Le coût de la performance à tout prix : beaucoup de gens ont tendance à se traiter comme une machine à produire, le coaching en ennéagramme pourrait très vite dériver en ce sens. Je l’ai fait, je sais de quoi je parle.

                              On en revient à se traiter comme un objet et mon métier ne consister pas à aider les clients à se mettre en esclavage !


                              3/ Les projections du coach : beaucoup de formateurs en ennéagramme donnent le type d’une personne au lieu de l’aider à le trouver. 

                              Ça manque cruellement d’éthique : c’est un processus intérieur important pour le client, afin qu’il arrive lui-même à ses propres conclusions.

                              Le processus pour trouver son type ennéagramme est aussi important que le résultat lui-même.


                              4/ L’expertise du coach : il est important que le coach soit calé en ennéagramme, qu’il maîtrise les différents types de personnalité, qu’il en connaisse les nuances et la diversité d’expression, tout comme il ne cherche pas à influencer ton type.

                              Il est important qu’il applique aussi l’ennéagramme à lui-même, sinon comment pourrait-il t’en parler ?

                              Les applications de l'ennéagramme

                              L’ennéagramme étant un modèle qui cartographie les motivations sous-jacents à tous les comportements humains, nous pouvons utiliser l’ennéagramme dans beaucoup (tous ?) de domaines de notre existence.

                              Chaque profil de personnalité a son fonctionnement égotique privilégié, qui dépend lui-même de son centre préféré (et de tous les mécanismes qui sont : compulsion et mécanisme de défense, passionfixationsous-types)

                              Voici quelques applications :

                              1/ La vie personnelle : simplement entre soi et soi. 

                              Arrêter de lutter contre soi-même et apprendre à se connaître. 

                              Vivre en paix avec ses mécanismes, comprendre comment on fonctionne.

                              Il s’agit aussi d’un travail de développement personnel, d’être plus fonctionnel dans le monde, de se sentir plus à l’aise, sans pour autant chercher à s’améliorer ou se façonner par rapport à un idéal fantasmé…

                               

                              C’est d’autant plus précieux que nous passons 24 heures sur 24, toute notre existence, avec nous-mêmes.

                              Autant que la relation soit harmonieuse, qu’en dis-tu ?

                              Trouver son type de personnalité est un cadeau que chacun aurait intérêt à s’offrir !

                              2/ La vie professionnelle : autant pour un salarié qui souhaite connaître ses forces et talents (ainsi que ses faiblesses) plus en profondeur pour mieux vivre son travail, que pour un entrepreneur qui désire exprimer encore plus qui il est dans son business. 

                              L’ennéagramme est d’une aide précieuse pour te “sentir à ta place” dans son travail et avancer dans ton développement professionnel.

                              Il éclaire tes fonctionnements et peut te faire gagner un temps fou à ce niveau.

                              3/ La vie relationnelle : l’ennéagramme est un trésor pour qui a des relations… En clair, que ce soit pour le couple, la famille ou les amis, l’ennéagramme est un outil extrêmement puissant qui peut grandement aider à fluidifier la communication et à développer l’empathie.

                              Tu peux avoir envie de trouver les types des autres, de tes clients, partenaires pour être encore plus pertinent dans ton travail et vivre des relations plus harmonieuses.

                              4/ La vie spirituelle : pour qui est intéressé par la démarche spirituelle (transcender l’ego, atteindre l’éveil, retour à l’unité fondamentale, développer l’intuition…), l’ennéagramme est un outil extrêmement puissant, car il décrit les mécanismes à l’œuvre dans notre ego.

                              C’est comme si on avait le “mode d’emploi” de la pente glissante de notre type et cela donne un aperçu de la direction dans laquelle on va tendre en terme de spiritualité. Certains types ont plus d’affinité avec la spiritualité. 

                              C’est tout le travail d’intégration qui permet de laisser épanouir notre Essence (tout lien avec le nom de ce site serait, bien entendu, fortuit !).

                              Un chemin sans destination

                              L’accompagnement avec l’ennéagramme n’est jamais terminé car la connaissance de soi n’a pas de fin.

                               

                              L’idée est de définir ce que tu en attends pour sentir quand tu as eu ce que tu cherchais.

                              Il n’y a pas de résultat, de point B mesurable comme ça pourrait être le cas avec un objectif précis et mesurable.

                              Ton guide est plutôt le ressenti, comme pour la nourriture.

                              Tu n’as pas besoin de viser un repas à 1000 kcal car tu sais que ta sensation de satiété seule suffit à savoir quand arrêter.

                              L’accompagnement en ennéagramme n’a aucun protocole précis puisqu’il part du vivant : toi.

                              Selon ton intention et l’application qui t’appelle le plus, ce sera très différent.

                              Tu imagines bien que l’ennéagramme utilisé dans le cadre du couple ne ressemble pas à l’ennéagramme destiné à adapter ton business à qui tu es.


                              Par contre, il y a un socle, un tronc commun systématique dans tout accompagnement en ennéagramme (ce qui revient à comprendre et pratiquer) :

                              1/ Les prérequis : ton intention et ta posture d’ouverture sont un excellent début.

                              2/ Les principes d’éthique du modèle : commencer par soi ; un individu est plus qu’un type ; ne pas dire à quelqu’un son type… Du bon sens !

                              3/ Bien comprendre les bases de l’ennéagramme, les 3 centres et les 9 types de personnalité : ça paraît évident mais si la connaissance est superficielle, un mauvais typage est très vite arrivé. Certains types se ressemblent, c’est seulement en connaissant bien l’ennéagramme qu’on évite de les confondre et qu’on trouve son vrai type.

                              4/ Le processus pour trouver ton profil : trouver son type peut prendre quelques heures comme des années. Trouver son type ennéagramme est un savant mélange d’introspection et de conversation avec ton coach/enseignant en ennéagramme.

                              5/ Observer son type dans la vie quotidienne : constater les mécanismes égotiques, observer ses centres en action, se demander ce qui nous motive derrière nos actions.


                              Ces 5 étapes sont une base capitale et amènent un changement drastique dans ton existence.

                              Ensuite, vient un processus spécifique selon ton intention, qu’elle soit portée sur la spiritualité, le business ou les relations.

                              Les 3 outils indispensables

                              Dans un coaching en ennéagramme, l’apprenant (toi) peut toujours se raccrocher aux 3 briques de base pour intégrer cette grille de lecture dans son existence (c’est aussi applicable dans à peu près tout : la CNV, la négociation, la méditation…)

                              Ces 3 basiques prévalent quel que soit ton type de personnalité, quel que soit ton niveau de développement.

                               

                               

                              Ce sont 3 qualités que tu peux nourrir de multiples façons :

                               

                              1/ Bienveillance : l’intention de bienveillance à ton égard et à ce que tu vas découvrir sur toi est absolument indispensable à mes yeux. Si c’est pour rejouer une énième fois le bourreau et te traiter comme un objet, épargne-toi ce travail et entame une thérapie d’abord.

                              L’invitation de l’ennéagramme est d’être dans une intention d’amour vis-à-vis de soi.

                               

                               

                              2/ Observation factuelle : se regarder en face et être dans sa vérité. On est pas là pour se raconter des histoires et se mentir à soi-même (certains types sont doués pour ça, et je sais de quoi je parle !).

                              L’observation brute est nécessaire tout au long du processus, sans quoi il est facile de se fourvoyer et de s’arrêter un faux type.

                               

                               

                              3/ Présence à soi : être présent à soi, à ses pensées, à ses émotions, à ses sensations, est une clé fondamentale dans l’ennéagramme. 

                              Cette présence permet de constater à quel moment on est présent et à quel moment on ne l’est pas. Au plus on la développe, au plus on prend conscience des transes hypnotiques dans lesquelles on est.

                              La présence permet de s’ancrer de plus en plus dans la réalité et quitter le monde du fantasme.

                              Evoluer avec l'ennéagramme : formation ou coaching ?

                              Pour évoluer, tel un Pokémon, avec l’ennéagramme il existe deux grandes possibilités :

                              1/ La formation en ennéagamme.

                              2/ Le coaching en ennéagramme.

                               

                              Même si tu chemines seul dans ton développement personnel, il est important de commencer avec l’un de deux pendant quelques mois

                               

                              L’ennéagramme est une grille de lecture nuancée, systémique, et l’appréhender par des livres et des vidéos uniquement est une source majeure d’incompréhensions et d’utilisation inadaptée.

                               

                              (D’ailleurs, certains types de l’ennéagramme ont plus tendance à vouloir cheminer seul et ne pas faire appel à une aide extérieure, même quand ils en ont besoin.)

                              Trouver son type aide à progresser là-dessus (si besoin est).

                               

                              Pour choisir ce qui te correspond le mieux, voici quelques éléments :

                              1/ Si tu souhaites connaître tous les tenants et les aboutissants de cet outil, que tu désires vraiment creuser avec précision, que tu veux devenir formateur en ennéagramme, la formation en ennéagramme est toute indiquée. 

                              Les formations sont nombreuses, veille à te renseigner sur la qualité du formateur. Beaucoup de formations ont une vision parcellaire et réductrice de l’ennéagramme, qui est utilisé comme un énième outil pour progresser. C’est souvent le cas des écoles de PNL et d’hypnose. Contacter le formateur te donnera déjà un avant goût de ce que tu peux attendre de la formation. 

                               

                               

                              2/ Si tu souhaites appliquer l’ennéagramme de façon personnalisée, pour ton bien-être intérieur, dans ton business, dans tes relations ou avancer dans un cheminement spirituel, tout en étant guidé et cadré dans ce processus, l’accompagnement en ennéagramme est tout indiqué.

                               

                              À mon sens, les deux approches sont complémentaires et je ne peux que te recommander de tester les deux.

                               

                               

                              Attention : l’ennéagramme est bien plus qu’une pratique, le limiter à du “coaching” orienté performance serait vraiment dommage et limitant, voire carrément pervers.

                               

                              Cela reviendrait à rester bloqué au niveau Orange de la spirale dynamique (la spirale dynamique est un autre outil d’évolution) alors que l’intention de l’ennéagramme est vraiment de se rencontrer et de procéder à un travail d’intégration.

                               

                               

                              Alors, formation ou coaching ?

                              Expérimenter l'ennéagramme en individuel

                              Si tu désires vivre une expérience en ennéagramme, tu peux commencer par un bilan de personnalité, disponible sur ce site.

                               

                              Cela permet d’affiner ton type de personnalité, de t’éviter les erreurs les plus communes, d’identifier tes centres (dont ton centre préféré), de mieux connaître les différents profils et de voir les applications possible de cet outil dans ta vie.

                               

                              Ensuite nous verrons si cela est pertinent d’aller plus loin.